Risque de perforation rectale liée à l’utilisation de l’échographie endorectale au cours de la photovaporisation prostatique au laser en intention de traiter : à propos de 4 cas

25 février 2015

Auteurs : V. Misrai
Référence : Prog Urol, 2015, 2, 25, 108




 

La plaie rectale est une complication grave mais heureusement rare en chirurgie urologique. Le taux de plaies rectales après RTUP est mal évalué dans la littérature. Cette complication exceptionnelle est rapportée sous la forme de cas cliniques.


Comme toutes les techniques d'endo-urologie, des complications variées (graves ou non) ont été décrites pendant et au décours immédiat de la PVP au laser greenlight. Néanmoins, aucun cas de plaie rectale au cours d'une PVP n'avait été rapporté jusque-là.


Le Comité des troubles mictionnels de l'homme a réalisé en septembre dernier une enquête sous l‘égide de l'AFU, auprès des urologues français, sur les complications graves et inattendues de la chirurgie de l'hyperplasie bénigne de prostate. Ainsi, cette enquête déclarative a permis de recenser 11 cas de plaies rectales sur 216 réponses au questionnaire : 5 au cours de PVP, 4 au cours de RTUP, 1 au cours d'une ICP et 1 au cours d'une adénomectomie par voie haute.


La technique de PVP sous contrôle échographique per opératoire a été décrite dans le but de faciliter l'apprentissage, s'assurer du caractère complet de la vaporisation et réduire le risque de perforation capsulaire.


Cet article soulève une question majeure : les plaies rectales ont-elles été la conséquence directe de l'utilisation de l'échographie endo-rectale ou d'une ou de l'accumulation de fautes techniques ?


Il n'est pas difficile de répondre à cette question concernant les 2 premiers cas étudiés. Il est vraisemblable que les plaies aient étés la conséquence directe de l'utilisation de l'anse en T (pour réaliser l'incision cervico prostatique) et de l'anse de résection (utilisée pour palier à la panne du générateur) sur des prostates de petites tailles, alors que la sonde d'échographie était toujours en place. Il ne faut donc pas jeter le bébé avec l'eau du bain ni négliger la courbe d'apprentissage de la technique et la nécessité d'un encadrement des premiers cas par un « Proctor ».




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