RHESOU (Registre de l’Hérault spécialisé en onco-urologie) : le premier registre français spécialisé en onco-urologie. Un outil méthodologique de recueil de données en onco-urologie. Bilan de faisabilité sur un an d’expérience

29 décembre 2020

Auteurs : S.G. Trouche-sabatier, X. Rebillard, F. Iborra, D. Azria, J.-P. Daures, G. Poinas, N. Abdo, O. Delbos, A. Gevorgyan, S. Marchal, R. Guillon, I. Millet, P.-J. Lamy, O. Lauche, R. Reis-Borges, I. Serre, D. Topart, B. Tretarre, tous les acteurs de l’onco-urologie de l’Hérault
Référence : Prog Urol, 2020, 16, 30, 1038-1044
Objectifs

On observe dans l’Hérault une nette augmentation de l’incidence des cancers urologiques. Le registre des tumeurs de l’Hérault (RTH) a recueilli 1961 tumeurs urologiques en 2016, soit 21,4 % de l’ensemble des tumeurs de l’Hérault pour cette année-là. La création d’un registre spécialisé en onco-urologie nous est apparue nécessaire. L’objectif de cet article est de décrire le fonctionnement de RHESOU et de donner quelques exemples de résultats.

Matériel et méthodes

En novembre 2018, RHESOU (Registre de l’hérault spécialisé en onco-urologie) a été créé sur le même mode de fonctionnement qu’un registre. Il permet de compléter les données du RTH sur beaucoup d’autres paramètres oncologiques. Pour chaque type de cancer urologique et génital masculin et urologique féminin, une fiche de recueil a été réalisée pour recueillir le maximum de données présentes dans le dossier des cas signalés. Cette étude a évalué les données concernant les patients domiciliés dans l’Hérault pour l’année 2017.

Résultats

Nous avons dénombré pour l’année 2017, 970 cancers de la prostate, 581 tumeurs de vessie, 212 cancers du rein, 51 tumeurs de la voie excrétrice supérieure, 28 cancers du testicule et 9 cancers du pénis. Le recueil de ces données permet de créer des requêtes et de fournir des analyses pertinentes et détaillées sur les cancers urologiques et génitaux masculins. Nous rapportons les données analysées sur le rein, la vessie et la prostate.

Conclusions

RHESOU est un outil accessible pour permettre une vue d’ensemble sur les cancers en urologie dans l’Hérault et leur prise en charge. Avec l’apparition de nouveaux traitements, il saura s’adapter en permettant une évolution des fiches.

Niveau de preuve

3.




 




Introduction


Le registre des tumeurs de l'Hérault (RTH) est un registre général créé en 1983 sous l'impulsion du Pr Henri Pujol. Le registre des tumeurs de l'Hérault dispose de toutes les autorisations CNIL relatives à la collecte, l'enregistrement et l'analyse des données (accord CNIL no 914055). Tous les dossiers sont traités nominativement et les résultats sont agrégés et anonymes. Des sources de renseignements nombreuses assurent l'exhaustivité des données. Les données collectées sont épidémiologiques : données sociodémographiques du patient, topographie et histologie de la tumeur, date du diagnostic, caractéristiques tumorales (stade, grade, marqueurs...) et traitements synthétiques. Dans l'Hérault, le nombre des cancers urologiques (urinaires dans les deux sexes et génitaux masculins) est en forte augmentation [1, 2]. En 2016, 1961 nouveaux cas de cancers urologiques et des organes sexuels masculins ont été diagnostiqués chez les habitants de l'Hérault, soit 21,4 % des tumeurs dans l'Hérault. L'objectif des registres de cancer départementaux est de produire des données territoriales d'incidence et de mortalité permettant de constituer les estimations nationales. Il est apparu nécessaire aux acteurs de l'onco-urologie de disposer de données cliniques plus complètes. L'évaluation de la faisabilité du RHESOU a été réalisée sur les nouveaux cas diagnostiqués en 2017. Elle doit permettre de déterminer les points de faiblesse et les mesures correctrices à proposer.


Le contexte de la création du RHESOU


Depuis 1983, le RTH recueille de manière continue tous les cas de cancers survenus chez les personnes résidant dans l'Hérault. Tous les cas signalés font l'objet d'un retour aux dossiers sources pour valider les informations relatives aux patients et à leur cancer. Ces données alimentent les bases communes françaises (FRANCIM) [3] et européennes (EUROCIM) [4]. L'ensemble du corps médical de l'Hérault collabore au travail du registre. Les outils informatiques ont fait évoluer la collecte, l'enregistrement, le contrôle de qualité et l'analyse des données. Cela permet actuellement de connaître le poids exact et la prise en charge des cancers dans l'Hérault.


L'Hérault est l'un des départements qui connaît la plus forte augmentation démographique ces dernières années [5]. Entre 2009 et 2016, la population a augmenté de 1,4 % par an. La conséquence est une augmentation du nombre des cancers urinaires et génitaux masculins. En 2016, 9182 tumeurs ont été diagnostiquées chez les habitants de l'Hérault, dont 1961 tumeurs urologiques et des organes génitaux masculins, soit 21,4 % de l'ensemble des tumeurs dans l'Hérault. Le cancer de la prostate représente 26 % des cancers masculins. Le nombre de cas incidents a été multiplié par 5 en 30 ans, en passant de 204 cas en 1987 à 997 cas en 2016. Pour le cancer du testicule, l'augmentation est de 147 % (19 cas en 1987 vs 47 cas en 2016). L'augmentation d'incidence pour le cancer du rein est de 294 % (65 cas en 1987 vs 256 en 2016). En 1987, 172 cancers invasifs (T1 et≥T2) de la vessie et 16 TVES (tumeurs de la voie excrétrice supérieure) ont été diagnostiqués contre, respectivement, 271 et 35 en 2016 (à noter que les T1 sont considérés comme invasifs par les registres). Les Ta et carcinomes in situ (CIS) ne sont comptabilisés que depuis 10 ans par le registre. En 2016, on dénombrait 327 Ta et CIS de la vessie et 14 des TVES.


En plus des informations collectées en routine par le RTH, il est apparu nécessaire d'obtenir des informations complémentaires sur les patients et leur cancer. La création d'un registre spécialisé en onco-urologie est apparue comme une nécessité pour disposer d'une base permettant la recherche et des informations les plus exhaustives pour ces tumeurs. Ce registre a été créé en novembre 2018 sous le nom de RHESOU. L'objectif a été de compléter les données du RTH sur : les comorbidités du patient, les circonstances de découverte du cancer, sa présentation clinique, tous les détails de la pathologie tumorale, la biologie, l'imagerie, les traitements, le suivi et la consommation de soins. L'objectif secondaire était d'aider à l'évaluation des besoins de soins, des pratiques et l'inclusion dans des protocoles de recherche clinique. L'intégration automatisée des résultats biologiques, de l'histologie, de l'imagerie (TDM, IRM) et l'avis des patients PRO (Patient Reported Outcomes ) est en cours de développement. Ce projet a été présenté aux représentants de l'ARS (Agence régionale de santé) Languedoc Roussillon-Occitanie et de la CRAM (Caisse régionale d'assurance maladie)-LR en fin 2018.


Matériel et méthodes


La population de l'étude


La population de l'Hérault était, en 2018, de 1 107 398 habitants sur un territoire rural et urbain de 6224km2 [6].


Les cancers


Les critères d'inclusion


Tous les cancers (incidents) de l'appareil urinaire de l'homme et de la femme et des organes génitaux masculins chez les personnes adultes (≥18 ans). N'ont été retenus pour la phase pilote que les patients qui résidaient dans l'Hérault au moment du diagnostic. Les cas non confirmés par prélèvement histologique sur la tumeur ou sur des métastases sont inclus dans la base si l'imagerie ou le dosage des marqueurs étaient suffisants pour retenir le diagnostic de cancer.


Les critères d'exclusion


Ont été rejetés de l'enregistrement les cancers non urologiques et concernant les personnes ne résidant pas dans l'Hérault au moment du diagnostic ainsi que les récidives de cancers diagnostiqués avant 2017 sauf pour les tumeurs urothéliales Ta et CIS avec progression de stade (et non de grade) qui ont été incluses.


Les sources de recueil et d'information


Les sources qui signalent les cas potentiels au registre sont nombreuses :

les départements d'information médicale (DIM) de toutes les structures publiques, privées, libérales ou d'intérêt collectif (ESPIC), qui adressent chaque année les listings PMSI (Programme de médicalisation des systèmes d'information) des patients traités pour un cancer dans leur établissement ;
les caisses d'assurance maladie qui transmettent les inscriptions en affections longues durées (ALD) pour cancer des patients de l'Hérault ;
le réseau Onco-Occitanie qui fournit les données des concertations multidisciplinaires (RCP) ;
les pathologistes qui transmettent les comptes rendus histologiques pour cancer ;
les cabinets d'urologie, de radiothérapie et d'oncologie qui fournissent la liste des patients traités par chirurgie, radiothérapie et/ou chimiothérapie...


Le recueil et le traitement de tous ces fichiers, puis la validation des données dans les dossiers médicaux et la saisie de toutes les variables entraînent un décalage incompressible de deux ans entre le moment du diagnostic et la sortie de statistiques exhaustives des cas de cancers.


Le codage des cancers


Le codage des cancers (topographie et histologie) est réalisé à partir de la Classification internationale des maladie en oncologie 3e édition (CIM-O-3) [7].


Les stades sont présentés selon la classification TNM 7e édition de l'IUICC [8].


La gestion des données


Des fiches de recueil et de saisie ont été réalisées pour chaque organe à partir des recommandations du CCAFU 2018-2020 [9, 10, 11, 12] et des objectifs propres du RHESOU.


La base de données a été créée sur le serveur sécurisé du RTH. Une attachée de recherche clinique a été recrutée pour ce projet. Elle a consulté tous les dossiers médicaux des cas signalés dans les différentes structures de soins et a complété les fiches. Toutes les informations ont ensuite été validées chaque semaine par un urologue, puis saisies et injectées sur le serveur du registre avec un numéro unique pour chaque cas.


Contrôle de qualité et valorisation des données


Une fois toutes les variables validées et saisies, un contrôle de la qualité du recueil et de la cohérence des données (logiciel Dep Edit du CIRC) ainsi que la recherche de doublons ont été régulièrement réalisés. Si nécessaire, un retour aux dossiers médicaux a été fait pour rectifier ou compléter les informations.


Présentation des résultats


Nous avons considéré 7 grandes localisations tumorales dans la présentation des résultats : les cancers de prostate (code CIM-O-3 : C61), du testicule (C62), du rein (C64), de la vessie (C67), des voies excrétrices supérieures (pyélon : C65 et uretère : C66), du pénis (C60) et de l'urètre (C63).


Les tumeurs de la vessie sont séparées en 2 groupes : les TVNIM (Tumeurs Vésicales N'Infiltrant pas le Muscle) et les TVIM (Tumeurs Vésicales Infiltrant le Muscle). Pour toutes les autres localisations, seuls les cancers invasifs ont été pris en compte.


Résultats


Au total, 2766 cas de cancers urologiques et des organes génitaux masculins diagnostiqués en 2017 ont été signalés par les différentes sources.


Sur les cas signalés, 914 ont été éliminés (cancers non urologiques, patients domiciliés hors département de l'Hérault, cancers non incidents, cancers non confirmés). Nous présentons sur la Figure 1 les données pour les principales tumeurs saisies (cas validés, cas éliminés).


Figure 1
Figure 1. 

Répartition de l'analyse des données pour la prostate, la vessie et le rein.




Le nombre de nouveaux cas urologiques diagnostiqués en 2017 dans l'Hérault est de 1852 (1681 hommes et 171 femmes). Cela représente 19,91 % des 9299 tumeurs diagnostiquées chez les patients de l'Hérault en 2017.


La répartition par organe urologique et par sexe est présentée dans le Tableau 1.


Nous présentons, par ailleurs, dans différents tableaux quelques exemples de résultats de requêtes obtenus à partir de la base de données. Les critères d'analyse choisis et présentés ici pour chaque organe ne sont pas exhaustifs et sont adaptables.


Le Tableau 2 donne quelques résultats de requêtes sur le cancer de la vessie. Le nombre de chimiothérapies néoadjuvantes reste marginal (6 %). Pour le cancer du rein (Tableau 3), le nombre de cancers métastasés au diagnostic est de 14 % et le nombre de traitements ablatifs n'est que de 9 %. Dans le Tableau 4, sur le cancer de la prostate, le nombre de biopsies de confirmation dans la surveillance active n'est que de 7,2 %. L'utilisation de la curiethérapie et des ultrasons focalisés reste limitée (1,9 % et 1,1 %, respectivement).


En dehors de ces scénarios non exhaustifs, une analyse des données manquantes dans les dossiers médicaux a été réalisée. À titre d'exemple, le pourcentage de données manquantes pour certaines caractéristiques du cancer de la prostate est listé dans le Tableau 5. Dix-sept pour cent des dossiers ne mentionnent pas la réalisation d'un toucher rectal et 14 % la taille de la lésion index en IRM.


L'analyse de la base à partir de requêtes choisies permet aussi l'analyse des pratiques, dont nous donnons un exemple sur la Figure 2, pour les cancers du parenchyme rénal. Pour les T1a, le nombre de néphrectomies élargies semble élevé : 69 %.


Figure 2
Figure 2. 

Type de néphrectomie en fonction du stade clinique.





Discussion


Les résultats de cette étude montrent l'intérêt et la pertinence d'un registre spécialisé en onco-urologie. Une extension de toutes ces données en fonction du choix des requêtes demandées est possible, ce qui fait la force de cette base pour la recherche.


En France, en plus des douze registres généraux de cancer, il existe des registres spécialisés : registre des cancers digestifs (Calvados, Finistère, Bourgogne), gynécologiques (Bourgogne), hématologiques (Gironde, Bourgogne, Normandie)... En urologie, la seule base de données existante (non rattachée à un registre général) est l'URO-CCR dédiée aux cancers du rein et à la recherche [13]. RHESOU est le premier registre français spécialisé en onco-urologie avec une base de données complète dont l'implémentation et l'exploitation sont aisées. La base de données nord-américaine NCDB (National Cancer Data Base ) est générale [14]. Elle décrit des données démographiques, les caractéristiques de la tumeur, les facteurs socioéconomiques, les traitements et la survie [15]. Les publications à partir de cette base ont augmenté de façon exponentielle depuis 2013 avec 108 publications en 2016. Cependant, entre 1992 et 2016, seulement 21 articles sur les cancers génitaux masculins et 14 sur les cancers urologiques ont été publiés.


Dans l'Hérault, la progression des cancers urologiques ces dernières années a justifié la création d'un tel registre spécialisé. En plus des informations collectées par le registre général, il nous est apparu indispensable de regrouper d'autres informations concernant le patient et son cancer et de disposer des éléments de prise de décisions thérapeutiques. Les avancées diagnostiques et thérapeutiques jouent un rôle important dans l'amélioration de la survie et impactent la qualité de vie des patients. Les données fournies par la base RHESOU sont importantes. Toutes ces données ont été présentées aux acteurs de l'onco-urologie de l'Hérault.


La base de données RHESOU est en cours de finalisation. L'informatisation des fiches haut appareil urinaire, testicule, pénis, urètre est en cours.


Plusieurs projets sont développés qui complètent cette optimisation du recueil :

l'automatisation du recueil des données biologiques par la plupart des laboratoires d'analyse médicale libéraux regroupés au sein d'une même entité : « Labosud-OC Biologie » est à l'étude ;
les données de radiologie à partir des différents centres d'imagerie et de médecine nucléaire sont également en cours d'intégration automatique avec une uniformisation des comptes rendus et des données minimales à échanger pour l'IRM, la scintigraphie osseuse et le PETscan choline ou PSMA ;
l'élaboration d'un fichier tabulé pour l'intégration des données anatomopathologiques par tous les cabinets de pathologie sera prochainement finalisée.


Le comité de pilotage de RHESOU a décidé de faire un suivi des patients saisis sur la base. La fréquence a été fixée à tous les deux ans. Les modalités du suivi posent des problèmes logistiques. L'automatisation du transfert des données, la participation des patients (programme PRO) faciliteront le travail des ARC dédiés. L'implication des acteurs sera cruciale pour la réussite du projet.


L'uniformisation des comptes rendus d'imagerie et d'anatomopathologie et la traçabilité dans les dossiers médicaux restent une démarche importante afin de recueillir les données nécessaires au RHESOU et recommandées par le CCAFU (groupe coopérateur associant AFU-SFRO-GETUG-SFP).


Conclusion


RHESOU est une cohorte qui respecte tous les critères de qualité épidémiologiques exigibles et qui permettra, grâce au suivi et au nombre important de données, de répondre par des études adaptées à de nombreuses questions liées aux facteurs pronostiques, à la clinique, aux traitements et au suivi dans l'optimisation des prises en charge des patients. Des essais cliniques et médicaux économiques pourront aussi se greffer sur cette cohorte.


La base de données sera aussi adaptable en fonction des avancées thérapeutiques qui pourront survenir dans les années à venir. Elle sera donc un outil toujours en évolution avec lequel il sera possible d'effectuer de nombreux projets.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.



Remerciements


Nous remercions Mr Bertrand Aygon qui gère l'informatique du RHESOU.


Nous remercions pour leur soutien financier, qui a permis la création et la première année de fonctionnement du RHESOU : la ligue départementale de l'Hérault contre le cancer, l'association « Les bacchantes », le laboratoire Astellas et le SIRIC de Montpellier (SIRIC Montpellier Cancer Grant INCa_Inserm_DGOS_12553).




Tableau 1 - Dénombrement des cas par organe.
  Nombre de cas 2017 
Cancers  Hommes  Femmes 
Prostate  970 
Vessie  492  89 
Rein  148  64 
Uretère  19  11 
Pyélon  15 
Testis  28 
Pénis 
Urètre 
Total  1681  171 





Tableau 2 - Données requêtes vessie.
Vessie 2017  Nombre 
Nombre total de TV  581   
Nombre de TVNIM  407  70 
Nombre de stades Ta  297  51 
Nombre de stades Tis  14 
Nombre de stades T1  96  17 
Nombre d'instillations endovésicales  149  26 
Nombre mitomycine endovésicale  33 
Nombre BCG endovésical  116  20 
Nombre de TVIM d'emblée  174  30 
Nombre de M+ au diagnostic (TVIM)  37 
Nombre de cystectomie (TVIM)  87  15 
Nombre de N+ à la cystectomie (TVIM)  25 
Nombre de CT néoadjuvantes  34 
Nombre de radiothérapies±CT  26 





Tableau 3 - Données requêtes rein.
Rein 2017  Nombre 
Nombre de cancers  212 
Nombre de cancers métastasés d'emblée  29  14 
Nombre de néphrectomies élargies  80  39 
Nombre de néphrectomies partielles  74  34 
Nombre de traitements ablatifs  18 
Autres traitements (surveillance...)  11 





Tableau 4 - Données requêtes prostate.
Prostate 2017  Nombre 
Nombre de cancers de la prostate  970   
Nombre de CaP ISUP 1  333  34,3 
Nombre de CaP ISUP 2  284  29,3 
Nombre de CaP ISUP 3  184  19 
Nombre de CaP ISUP 4  81  8,4 
Nombre de CaP ISUP 5  69  7,1 
Nombre de cancers localement évolués (T3 et T4 au TR)  56  5,8 
Nombre d'IRM avant biopsies de la prostate  418  43,1 
Nombre de N+ au diagnostic  54  5,6 
Nombre de M+ au diagnostic  92  9,5 
Nombre de surveillances actives (SA)  104  10,7 
Nombre de biopsies de confirmation dans la SA  70  7,2 
Nombre de prostatectomies (en primo-traitement)  288  29,7 
Nombre de RT adjuvantes  0,8 
Nombre de RT de rattrapage  25  2,6 
Nombre de radiothérapies±HT  277  28,6 
Nombre de curiethérapies  18  1,9 
Nombre d'HIFU  11  1,1 





Tableau 5 - Données manquantes sur la prostate.
Cancer prostate (n =970)  Nombre de données manquantes 
PSA au diagnostic 
Toucher rectal  165  17 
IRM taille de la lésion index  137  14 
IRM : le PIRADS  75 
Prostatectomie (n =293)  Nombre de données manquantes 
Préservation nerveuse  55  19 
Invasion vasculaire et lymphatique  207  71 
Surveillance active (n =104)  Nombre de données manquantes 
Biopsies de confirmation  34  32 




Références



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