Retour d’expérience sur 100 prélèvements de rein de donneur vivant par cœlioscopie robot-assistée : mise à jour d’une série monocentrique

25 novembre 2019

Auteurs : T. Pelegrin, C. Champy, A. Ingels, M. Matignon, P. Grimbert, L. Salomon, A. De la Taille
Référence : Prog Urol, 2019, 13, 29, 735
Objectifs

Les données de la littérature rapportent la néphrectomie pour don de rein vivant apparenté (DV) par voie laparoscopique robot-assistée comme une technique sûre et reproductible chez des équipes avec une expertise en chirurgie robotique. L’intervention chez un patient sain impose en effet un minimum de risque. L’objectif de l’étude est d’évaluer notre expérience du prélèvement rénal de DV depuis 2011 dans un centre expert français.

Méthodes

De novembre 2011 à janvier 2019, dans notre centre, 100 patients ont eu une néphrectomie pour don de rein par laparoscopie robot-assistée (DA VINCI Si). Toutes les interventions étaient réalisées par un seul chirurgien expérimenté. L’extraction était réalisée par voie iliaque (EI) pour 23 patients, voie vaginale (EV) pour 23 patients et voie ombilicale (EO) pour 54 patients. Le rein gauche était privilégié même si l’anatomie vasculaire n’était pas modale (2 reins droits prélevés).

Résultats

L’âge médian des donneurs était de 49 ans. La durée médiane d’intervention était de 120min avec des pertes sanguines de 50mL. La durée médiane d’ischémie chaude était de 5min, avec un temps d’ischémie chaude plus faible en cas d’EO (4min). Neuf patients ont eu des complications postopératoires : 7 de grade I, 1 de grade II et 1 de grade IIIb (saignement vaginal après EV) de la classification de Clavien. La durée médiane d’hospitalisation était de 5jours. Quatre-vingt-dix-huit receveurs ont repris une fonction rénale immédiate et 3 greffons ont été détransplantés : un en peropératoire pour thrombose artérielle, un à j4 pour ischémie sur dissection artérielle et un à 5 mois pour rejet aigu.

Conclusion

Le prélèvement rénal DV par cœlioscopie robot-assistée est une technique sûre pour un chirurgien expérimenté. Elle permet de combiner l’apport de la robotique pour la dissection du pédicule rénal et les bénéfices déjà établis de la laparoscopie pour les suites postopératoires, sans altérer la fonction du greffon rénal. L’EO entraînerait une ischémie chaude plus courte que l’EV ou l’EI.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.






© 2019 
Publié par Elsevier Masson SAS.