Résultats périopératoires et oncologiques de la résection transurétrale de vessie en ambulatoire (RTUVA)

25 novembre 2019

Auteurs : A. Ochoa, C. Vuichoud, A. Goujon, P. Meria, F. Gaudez, F. Meyer, J. Verine, F. Desgrandchamps, P. Mongiat-Artus, A. Masson-Lecomte
Référence : Prog Urol, 2019, 13, 29, 694-695
Objectifs

Le traitement du cancer de vessie (CV) engendre des coûts très élevés et est source de multiples hospitalisations altérant la qualité de vie des patients. Dans ce contexte, la RTUVA permet de réduire les coûts en limitant le temps d’hospitalisation. Notre travail avait deux objectifs : rechercher des facteurs associés à la survenue de complications postopératoires et étudier l’influence d’une RTUVA sur les Résultats oncologiques.

Méthodes

Notre étude rétrospective monocentrique a porté sur tous les patients traités pour un cancer de la vessie par RTUVA entre février 2016 et décembre 2018. Les critères suivant ont été analysés :

– complications postopératoires selon Clavien–Dindo, taux de conversion en hospitalisation conventionnelle, taux de consultation aux urgences et de réhospitalisation secondaire ;

– résultats anatomopathologiques (stade, grade, présence de CIS), qualité oncologique de la RTUVA jugée par la présence de muscle sur les copeaux de résection, survie sans récidive à 12 et 24 mois.

Une régression logistique a été réalisée afin d’identifier les facteurs associés à la survenue de complication. Analyses conduite avec R version 3.3.2.

Résultats

Cent quatre-vingt-sept patients consécutifs ont été inclus d’âge moyen 64 ans. Pour 119 patients (64 %) il s’agissait de la résection d’une récidive (en moyenne 1,6 résections antérieures). Parmi les lésions, 53,5 % étaient multifocales, avec un nombre et une taille moyens respectivement de 2,3 et 1,3cm. Le muscle était présent dans 79 % des cas. Dans 3 % des cas la tumeur était infiltrante. Une complication postopératoire est survenue chez 33 patients (17,6 %) dont une majorité de Clavien 2. Vingt patients (10,7 %) ont nécessité une conversion en hospitalisation, 8 (4,3 %) une réhospitalisation et 16 (8,6 %) une consultation aux urgences. Le nombre de tumeurs réséquées était le seul zfacteur associé à la survenue d’une complication (OR=1,20, p =0,04). Les survies sans récidive à 12 et 24 mois étaient de 80 et 62 %.

Conclusion

La RTUVA apparaît être une technique sûre, avec un taux de complications de 17 %, qui n’altère ni la qualité de la résection ni les résultats carcinologiques. Le seul facteur associé à la survenue d’une complication est le nombre de tumeurs réséquées.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.






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