Résultats d’une enquête sur la pratique de la chirurgie ambulatoire en urologie en région Midi-Pyrénées

25 novembre 2013

Auteurs : S. Sanson, X. Gamé, P. Rischmann, M. Soulié, L. Bellec
Référence : Prog Urol, 2013, 13, 23, 1032




 

Objectifs .- La chirurgie ambulatoire est un exercice dont le développement a connu un essor significatif au cours de la dernière décennie. Le but de cette enquête était de faire le point sur les différents aspects de cette pratique, en urologie, en Midi-Pyrénées.


Méthodes .- Une étude transversale a été menée auprès des 57 urologues exerçant dans la région Midi-Pyrénées en utilisant un questionnaire informatisé rendu disponible sur internet. Les urologues n'ayant pas répondu étaient relancés à hauteur d'un courrier électronique de rappel par semaine. Le questionnaire comptait 25 questions, réparties en 4 sous-groupes.


Résultats .- Le taux de réponse était de 57,9 % (33/57 urologues). Les résultats montraient que la part de la chirurgie ambulatoire était de 26,4 %, qu'elle était supérieure dans les structures libérales (33,07±17,16 vs 20,42±13,54 %, p =0,04), que les actes pratiqués étaient peu en adéquation avec les gestes marqueurs, qu'ils étaient réalisés majoritairement dans des blocs opératoires non dédiés (75,0 %) et au sein du programme conventionnel (71,8 %). Il existait un protocole de sortie écrit dans 90,6 % des cas (29 urologues), qui n'était jamais remis au patient dans 7,0 % des cas (2 urologues), et qui n'était jamais transmis au médecin traitant dans 75,8 % des cas (22 urologues).


Conclusion .- Cette étude a montré qu'un quart des actes chirurgicaux urologiques réalisés en région Midi-Pyrénées, l'étaient dans le cadre de la chirurgie ambulatoire, et que l'organisation respectait incomplètement les recommandations de l'International Association for Ambulatory Surgery. Les principaux problèmes étaient l'absence d'information du médecin traitant et le manque de suivi organisé. Les problèmes d'organisation étaient considérés comme les principaux facteurs limitant au développement de ce type d'activité. La quasi-totalité des urologues interrogés exprimait le souhait d'augmenter la part d'activité ambulatoire dans le futur.




Haut de page



© 2013 
Publié par Elsevier Masson SAS.