Résultats de la neuromodulation des racines sacrées sur la continence et la sexualité dans une cohorte de 20 patientes ayant une double incontinence

25 juin 2012

Auteurs : R. Caremel, F.-X. Nouhaud, A.-M. Leroi, A. Ruffion, F. Michot, H. Damon, P. Grise
Référence : Prog Urol, 2012, 7, 22, 424-432




 




Introduction


L’incontinence urinaire (IU) et/ou l’incontinence fécale (IF) peuvent altérer la qualité de vie (QdV) et la sexualité des patients et ainsi engendrer un handicap social important [1, 2, 3, 4, 5].


L’IU est définie par l’International Continence Society (ICS) comme une perte involontaire d’urine dont se plaint le patient [6]. L’IF est définie par l’International Consultation on Incontinence comme l’émission involontaire de selles liquides et/ou solides engendrant un problème social ou hygiénique [7]. La double incontinence (DI) est définie par l’association d’une IU et IF. La dysfonction sexuelle (DS) féminine est définie par le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV) de l’association américaine de psychiatrie comme une altération du cycle de la réponse sexuelle divisée en quatre phases : désir, excitation, orgasme, et résolution.


La prévalence de l’IU varie entre 14 et 41 % dans la population générale adulte [8, 9, 10, 11] et entre 3 à 15 % pour l’IF [4, 11, 12, 13, 14, 15]. L’association d’une IU et IF est fréquente, en effet la prévalence de l’IF chez les femmes ayant une IU varie entre 9 à 30 % [16, 17, 18, 19, 20, 21, 22] et inversement 40 % des patients consultant pour IF se plaignent également d’une IU [4, 23]. La prévalence de la DS féminine a été estimée à 15,5 % dans la population générale adulte [24]. L’IU ou l’IF sont responsables d’une DS [4, 5, 25, 26, 27]. Il est légitime de penser que sa prévalence serait plus élevée chez les patients ayant une DI, même si aucune étude épidémiologique ne s’y est intéressée.


La neuromodulation des racines sacrées (NMS) a rapporté son efficacité dans le traitement respectif de l’IUI et de l’IF après échec des traitements conservateurs et plus récemment dans la population de patients ayant une DI (Tableau 1). Peu d’études ont évalué le retentissement de la NMS sur la sexualité féminine.


L’objectif de ce travail était d’évaluer les résultats de la NMS sur l’IU, l’IF et la sexualité dans une cohorte de patientes ayant une DI.


Patients et méthodes


Une étude rétrospective, multicentrique a été réalisée chez 305 patients implantés entre le 1er janvier 2005 et le 1er mai 2010 d’un boîtier de NMS pour IUI et/ou IF dans cinq centres français. La définition de l’IU et de l’IF, les indications du test de NMS, et les critères d’implantation du boitier de NMS étaient ceux des recommandations internationale, soit une amélioration de plus de 50 % du symptôme principal durant la période test. La DI était définie par l’association d’une IU et d’une IF. Les critères d’inclusion pour participer à l’étude par rapport à la population initiale des 305 patients étaient les suivants : femmes ayant une DI et étant sexuellement active avant le début du test de NMS. Le stimulateur de NMS devaient être implantés et fonctionnel lors de la réponse aux questionnaires. Les critères d’exclusion de l’étude étaient les suivants : refus de participer à l’étude, femmes enceintes, mineurs, patientes ayant une maladie psychiatrique, une maladie inflammatoire chronique intestinale, une affection neurologique (blessés médullaires, sclérose en plaques, accident vasculaire cérébral, maladie neurodégénérative), une IA aux gaz exclusivement et les patientes ayant eu un traitement dit de seconde intention dans l’algorithme thérapeutique de l’International Scientific Committee [7] pour leur IU et/ou IF après l’implantation du stimulateur de NMS.


Les patientes étaient considérées comme améliorés sur leur DI si elles avaient répondus « très amélioré » ou « amélioré » aux questions 6 et 7 du questionnaire. La sexualité était évaluée par un questionnaire non validé dérivé des sept domaines défini par Rosen [28] pour explorer la sexualité féminine : désir ; excitation ; fréquence de l’activité ; réceptivité ; plaisir et orgasme ; satisfaction relationnelle ; et problèmes affectant la sexualité. Il n’a pas été possible d’utiliser les questionnaires existants validés à cause du caractère rétrospectif de notre étude et de l’absence d’évaluation pré-thérapeutique homogène de l’IU et/ou IF en fonction du centre implanteur et de l’indication initiale de la NMS. Toutes les données recueillies ont été incluses dans une base de données Excel®. L’analyse statistique a utilisé un test exact de Fisher pour comparer les données qualitatives et un test de Mann-Whitney pour comparer les variables quantitatives grâce au logiciel BiostaTGV (Inserm UMR S 707). Les résultats étaient considérés comme significatifs pour un p <0,05.


Résultats


Résultats généraux


Description de la population


Parmi les 305 patients implantés pour IUI et/ou IF entre le 1er janvier 2005 et le 1er mai 2010 dans cinq centres français experts en NMS, 51 patients (16,7 %) avaient une DI et répondaient à l’ensemble des critères d’inclusion de l’étude. Quarante-deux patients ont répondu aux questionnaires (taux de réponse : 82,3 %). Nous avons éliminé cinq questionnaires car nous avons jugé leurs réponses contradictoires. Au final, les questionnaires de 37 patientes ont pu être analysés. Parmi les 37 patientes, 20 patientes étaient « sexuellement actifs » et avaient répondu aux questionnaires concernant la sexualité. Dans la suite de l’étude, nous décrirons les résultats de cette population de 20 patientes.


Caractéristiques cliniques générales


Il s’agissait d’une cohorte exclusivement féminine, d’âge moyen de 56,9±15ans (28–75). L’indice de masse corporelle (IMC) moyen était de 25,3kg/m2 (19–35). Le recul moyen par rapport à la date d’implantation du boitier de neuromodulation était de 27±5,2 mois (4–55). L’indication initiale de la NMS était l’IUI pour 15 patientes et l’IF pour cinq patientes. Les antécédents médicaux, chirurgicaux et obstétricaux principaux sont résumés dans le Tableau 2. Les antécédents chirurgicaux ont toujours précédé l’implantation du boîtier de NMS.


Caractéristiques de la double incontinence


L’évaluation de la fonction rectosphinctérienne et vésico-sphinctérienne était très hétérogène suivant que l’indication initiale de la NMS était une IU ou une IF. L’évaluation de l’IF par un catalogue des selles, une manométrie anorectale, une échographie endo-anale, et un temps de transit n’était jamais retrouvée dans les cas où l’indication initiale de la NMS était une IU. De même, il n’était jamais précisé s’il s’agissait d’une IF passive ou active. L’évaluation de l’IU par un catalogue mictionnel et/ou un bilan urodynamique n’était jamais retrouvée dans les cas où l’indication initiale de la NMS était une IF. Le type d’IU était toujours défini même si les scores de symptômes urinaires utilisés pour les évaluer étaient variables d’un centre à l’autre, lorsqu’ils étaient présents. Les caractéristiques de l’IU et IF sont résumées dans le Tableau 3.


Résultats sur la double incontinence


Dix patientes sur 20 (50 %) étaient améliorées à la fois sur l’IU et l’IF. Quatre Patientes (20 %) et deux patientes (10 %) étaient améliorées uniquement sur l’IU et l’IF respectivement. Pour une patiente (5 %), il n’y avait pas de changement ni sur l’IU, ni sur l’IF. Trois patientes (15 %) étaient aggravées sur l’IU et/ou sur l’IF. Dans le groupe de patientes améliorées sur la DI (n =10/20), l’indication initiale de la NMS était l’IU pour huit patientes (80 %). Parmi les 15 patientes (75 %, 15/20) qui jugeaient la NMS comme responsable d’une amélioration de leur QdV, huit (53 %, 8/15) attribuaient l’amélioration de leur QdV aux résultats de la NMS sur leur DI. Les huit patientes étaient améliorées sur leur DI.


Résultats sur la sexualité


Toutes les patientes conservaient des rapports sexuels après la NMS (Tableau 4, Tableau 1). La QdV sexuelle était améliorée pour neuf patientes (9/20, 45 %) et le nombre d’épisodes d’IUI et d’IF lors des rapports sexuels était diminué pour respectivement dix (10/20, 50 %) et trois (3/20, 15 %) patientes. La QdV sexuelle, la fréquence des rapports sexuels, le désir, la réceptivité, l’état d’excitation, la douleur lors des rapports sexuels, et le plaisir ou l’orgasme étaient améliorés pour respectivement neuf (45 %), sept (35 %), quatre (20 %), six (30 %), 5 (25 %), 0 (0 %), et sept (35 %) des 20 patientes de notre cohorte. L’amélioration d’un des sept domaines de la sexualité étaient retrouvé uniquement dans le groupe des 16 patientes pour lesquelles il y avait un bénéfice de la NMS sur leur IU et/ou IF.


Le Tableau 4 résumé les résultats de la NMS sur la sexualité des patients dans le groupe des patientes améliorées (n =10) et non améliorées (n =10) sur la DI. Lorsque l’on compare ces deux groupes, il existait une amélioration statistiquement significative sur la QdV sexuelle (p =0,03), la diminution des épisodes d’IU (p =0,05) lors des rapports sexuels et le plaisir ou orgasme (p =0,05) lors des rapports sexuels après traitement par NMS dans le groupe de patientes améliorées sur la DI par rapport à celles qui ne sont pas améliorées sur la DI.


Discussion


La présente étude rapporte l’efficacité de la NMS pour le traitement de l’IU et l’IF dans une population de patientes ayant une DI avec de meilleurs résultats sur la fonction sexuelle dans le groupe de patientes améliorées sur la DI, corroborant ainsi une action indirecte de la NMS sur la sexualité par ses résultats sur la continence.


La NMS a montré son efficacité dans le traitement de l’IU, l’IF et la DI après échec des traitements conservateurs. Peu d’études [29, 30, 31, 32, 33, 34] se sont intéressées aux résultats de la NMS sur la sexualité. Elles semblaient néanmoins toutes montrer un bénéfice de la NMS sur la sexualité même si certaine n’avaient pas utilisé de questionnaire validé, concernaient un faible effectif de patients et avaient un faible niveau de preuve. Ainsi, la NMS pourrait traiter deux incontinences et une DS. La question est de savoir si les résultats de la NMS sur la sexualité s’exercent par une action directe sur les voies neurologiques de la fonction sexuelle ou par une action indirecte via ses résultats sur la continence.


Des études expliquent l’action de la NMS sur la sexualité par ses résultats sur la continence. La DS serait surtout liée aux impériosités et aux fuites lors des rapports et au moment de l’orgasme, ainsi qu’à l’anxiété et la perte de confiance engendrée [35].


Fehri et al. [31] ont rapporté dans une série monocentrique, rétrospective, portant sur 41 patients implantés d’un stimulateur des racines sacrées pour des troubles mictionnels qu’il n’y a pas de bénéfice de la NMS sur la fonction sexuelle avec des meilleurs résultats dans le groupe rétentionniste. En effet, dans ce groupe, 56 % des patients (cinq femmes) avaient une DS avant l’implantation du boitier de NMS et 60 % d’entre elles étaient améliorés après la pose du stimulateur avec un recul moyen de 34 mois. Dans le groupe hyperactivité vésicale, ils étaient 37,5 % à présenter une DS (dix femmes et deux hommes) et 33,3 % (deux femmes et deux hommes) d’entre elles étaient améliorés. L’auteur expliquait les meilleurs résultats de la NMS sur la sexualité dans le groupe rétentionniste par ses meilleurs résultats sur les troubles mictionnels dans ce groupe. En effet, 77,7 % des patients avaient repris des mictions spontanées et ne présentaient pas de fuites lors des rapports sexuels.


Zabihi et al. [32] ont évalué la NMS bilatérale sur la fonction sexuelle (questionnaire FSFI) chez 36 patientes ayant des troubles mictionnels ou un syndrome douloureux pelvien chronique. Les meilleurs résultats ont été obtenu dans le groupe de patientes ayant des troubles mictionnels avec une amélioration de 157 % (p =0,004) du score total FSFI.


Plus récemment, Signorello et al. [33] ont démontré que la NMS amélioraient la fonction sexuelle de 30 femmes traitées pour un syndrome clinique d’hyperactivité vésicale en échec des traitements conservateurs et retrouvaient une corrélation statistiquement significative entre l’amélioration des scores urinaires et ceux du questionnaire FSFI.


Il a également été rapporté un bénéfice de la NMS sur la sexualité des patients traités pour une IF. En effet, une seule étude [34] s’est intéressée à l’impact de la NMS sur la sexualité de 16 patientes implantées pour une IF. Au total, sept des neuf patientes sexuellement actives se disaient améliorée en terme de QdV sexuelle. Cette amélioration était en moyenne de 40 %. Ce pourcentage était inversement corrélé à l’âge. Dans cette étude rétrospective, le recul moyen par rapport à l’implantation définitive du stimulateur était de 24 mois et la moyenne d’âge était de 56ans. Le questionnaire utilisé n’était pas validé et toutes les femmes améliorées sur le plan sexuel, étaient également améliorées sur leur continence fécale. Les auteurs attribuaient le bénéfice de la NMS sur la sexualité par ses résultats sur l’IF.


Inversement, certaines études sont en faveur d’une action directe de la NMS sur les voies neurologiques impliqués dans la réponse sexuelle. En effet, il a été observé une augmentation de la lubrification vaginale chez des femmes ayant une IUI d’origine neurogène après stimulation des racines sacrées S2, S3, et S4 [28]. Une autre étude [36] a rapporté une augmentation de l’amplitude de contractions vaginales et du flux sanguin après une stimulation électrique des racines sacrées S2 et S3 (pas S4) chez des femmes paraplégiques. Pauls et al. [29] ont rapporté une amélioration significative du score total du questionnaire FSFI et de tous ses domaines excepté l’excitation chez 11 femmes ayant des troubles mictionnels réfractaires au traitement médical après un traitement par NMS. Il n’a pas été observé de corrélation entre l’amélioration des scores des symptômes urinaires et ceux du questionnaire FSFI, suggérant un effet bénéfique de la NMS sur la sexualité féminine indépendamment de ses résultats sur la continence urinaire. L’absence de résultat significatif de la NMS sur le domaine excitation du score FSFI pourrait s’expliquer par un phénomène plus complexe, principalement hormonodépendant. Enfin, la diminution des douleurs percoïtales observé dans l’étude de Aboseif et al. [30] suggère également un mécanisme d’action propre de la NMS sur la fonction sexuelle. L’auteur l’explique par un meilleur contrôle des muscles du plancher pelvien par stimulation des branches somatiques du nerf pudendal et une diminution des afférences sensitives parasympathiques. Les DS touchent une majorité de patientes ayant des douleurs pelvipérinéales chroniques et l’existence ou la crainte de douleurs peut affecter toutes les composantes du cycle sexuel [37].


Le dernier argument pour une action directe de la NMS sur la fonction sexuelle est son action sur les voies nerveuses intervenant également dans la réponse sexuelle avec des circuits neurologiques communs aux organes pelviens (vagin, clitoris, petites lèvres, vessie, anus et les muscles du plancher pelvien) qui peuvent être modulés par une stimulation de la branche ventrale du nerf spinal S3.


Ainsi, même si la fonction sexuelle féminine est une entité complexe résultant d’une alchimie anatomo-physio-psycho-endocrinienne et si les mécanismes d’action de la NMS restent encore incomplètement expliqué, il semblerait que la NMS puissent traiter trois dysfonctions pelviennes : IU, IF, DS et suggérant ainsi une physiopathologie et un mécanisme d’action communs.


Conclusion


Cette étude a confirmé les résultats de la NMS dans le traitement de la DI sur une cohorte de 20 patientes puisqu’une femme sur deux était améliorée à la fois sur l’IU et l’IF. Il existait également un bénéficie de la NMS sur la QdV sexuelle et le plaisir ou orgasme dans le groupe de patientes améliorées sur la DI. Dans notre étude, les résultats de la NMS sur la sexualité féminine sont en faveur d’un effet indirect par une amélioration de la continence. Des études prospectives, multicentriques, contrôlées avec des questionnaires validés sont nécessaires pour définir des facteurs prédictifs de succès sur la DI et la fonction sexuelle de la NMS.


Déclaration d’intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d’intérêts en relation avec cet article.



Annexe A. Matériel complémentaire


Questionnaire de l’étude : questions postopératoires

(38 Ko)
  



 Niveau de preuve : 5.





Tableau 1 - Résumé des études cliniques évaluant la NMS dans le traitement de la double incontinence.
Études  Patients  Indication initiale NMS  Résultats  Suivi (mois) 
Leroi et al.  6 (5 avec DI)  IF  100 % IF ; 50 % IUI ; 0 % IUE 
Ganio et al.  16 (8 avec DI)  IF  100 % IU ; 100 % IF  15 
Uludag et al.  50 (18 avec DI)  IF  96 % IF ; 50 % IU  12 
Altomare et al.  16 (4 avec DI)  IF  100 % IUE ; 50 % IUI  14 
El-Gazzaz et al.  24 avec DI  IF et IU  31,8 % DI ; 13,6 % IF ; 18,2 % IU  29,5 
Haddad et al.  33 enfants (19 avec DI)  IU et/ou IF avec malformation  81 % IU ; 78 % IF  15 
Caremel et al.  305 (37 avec DI)  IF et/ou IU  48,6 % DI ; 62,1 % IU ; 64,8 % IF  29,9 





Tableau 2 - Caractéristiques épidémiologiques de la cohorte de 20 femmes ayant une double incontinence traitées par la neuromodulation des racines sacrées.
Données épidémiologiques 
Nombre de patients  20 
 
Répartition par genre  20 femmes
0 homme 
 
Âge  56,9 ans±15 (28–75) 
 
Indice de masse corporelle (IMC)  25,3 kg/m2±5,2 (19–35) 
 
Ancienneté des symptômes 
  Incontinence urinaire  Incontinence fécale 
<1 an  n = n =
1 à 5 ans  n = n =
5 à 10 ans  n = n =
>10 ans  n = n =
 
Recul par rapport à l’implantation du boitier  27±17,7 mois (4–55) 
<1 an  n =
>1 an  n =13 
Indication initiale de la neuromodulation  IU=15
IF=
ATCD 
Médicaux  
Ménopause  14 
Constipation 
Diabète 
Maladie de la thyroïde 
Dépression 
 
Obstétricaux  
Nombre moyen d’accouchement voie basse  17 
Nombre d’accouchement supérieur à 3 
 
Chirurgicaux  
Chirurgie abdominale   
Cholécystectomie 
Résection recto sigmoïdienne 
Appendicectomie 
Chirurgie pariétale 
 
Hystérectomie  
Chirurgie du prolapsus   
Étage antérieur et moyen 
Étage postérieur 
Chirurgie de l’incontinence urinaire 
Bandelette de soutènement sous-uréthrale 
Sphincter urinaire artificiel 
Chirurgie de réparation sphincter anal 
Chirurgie proctologique (hémorroïdes, fistule) 





Tableau 3 - Caractéristiques cliniques initiales de l’incontinence urinaire et fécale.
Diagnostic initial de l’incontinence urinaire 
Type ( n=20/20)  
IUE 
IUI  12 
IUM 
 
Ancienneté ( n=20/20)  
<1 an 
Entre 1 et 5 ans 
Entre 5 et 10 ans 
>10 ans 
 
Étiologies ( n=20/20)  
Idiopathique 
Grossesse (s) et accouchement(s) 
Chirurgie itérative de la région urétro-vésico-vaginale 
Obésité 
Efforts de poussée abdominale chronique 
Neuropathie pudendale 
Diabète 
Diagnostic initial de l’incontinence fécale 
Type ( n=5/20)  
IF passive 
IF active 
 
Évaluation du défect sphinctérien ( n=5/20)  
Sans déficit sphinctérien 
Avec déficit sphinctérien 
Sphincter interne 
Sphincter externe 
 
Ancienneté ( n=20/20)  
<1 an 
Entre 1 et 5 ans 
Entre 5 et 10 ans 
>10 ans 
 
Étiologies ( n=5/20)  
Idiopathique 
Neuropathie pudendale 
Déficit sphinctérien 
Chirurgie proctologique 
Résection rectale 
Hernie discale 
Diabète 





Tableau 4 - Résultats de la neuromodulation des racines sacrées sur la fonction sexuelle dans le groupe de patientes améliorées sur la double incontinence comparés au groupe de patientes non améliorés sur la double incontinence.
  Groupe A (n =10)  Groupe B (n =10)  p  
  Amélioré DI  Non amélioré DI   
Épidémiologie        
Âge  55,4±9,4  59,6±19,21  0,21 
IMC  25,8± 23,8±4,31  0,44 
Suivi (mois)  22,6±11,9  31,4±21,8  0,4 
 
Indication initiale de la NMS  
IU   
IF   
 
Incontinence urinaire   0,64 
IUI   
IUE   
IUM   
 
Incontinence fécale   0,4 
Lésion sphinctérienne   
Neuropathie pudendale   
Idiopathique   
Post-rectopexie   
 
Qualité de vie sexuelle   0,03 
Améliorée   
Pas de changement   
Aggravée   
 
IU lors des rapports sexuels   0,05 
Diminuée   
Pas de changement   
Augmentée   
 
IF lors des rapports sexuels   0,58 
Diminuée   
Pas de changement   
Augmentée   
 
Fréquence des rapports sexuels   0,067 
Diminuée   
Pas de changement   
Augmentée   
 
Désir d’avoir des rapports sexuels   0,99 
Diminuée   
Pas de changement   
Augmentée   
 
Réceptivité aux avances sexuelles   0,16 
Diminuée   
Pas de changement   
Augmentée   
 
État d’excitation aux avances sexuelles   0,22 
Diminuée   
Pas de changement   
Augmentée   
 
Douleur lors des rapports sexuels  
Diminuée   
Pas de changement   
Augmentée   
 
Plaisir ou orgasme lors des rapports sexuels   0,05 
Diminuée   
Pas de changement   
Augmentée   




Références



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