Résultats de la néphrectomie partielle pour les carcinomes à cellules rénales de plus de 4 cm

25 février 2009

Auteurs : M. Peycelon, C. Vaessen, V. Misraï, E. Comperat, P. Conort, M.-O. Bitker, A. Haertig, E. Chartier-Kastler, F. Richard, M. Rouprêt
Référence : Prog Urol, 2009, 2, 19, 69-74

Le traitement de référence actuel des carcinomes à cellules rénales (CCR) de plus de 4cm est la néphrectomie totale élargie (NTE). Depuis la fin des années 1990, plusieurs équipes se sont intéressées à la néphrectomie partielle (NP) pour le traitement des tumeurs de plus de 4cm. Cette technique chirurgicale a l’avantage d’offrir au patient une moindre détérioration de la fonction rénale au prix d’une morbidité à peine supérieure, avec des taux de récidive et de survie identiques à la NTE. Les séries récentes de la littérature ne mettent pas en évidence de différence carcinologique à moyen terme entre la NP et la NTE. Les taux de survie spécifique et sans récidive à cinq ans (de 82 à 97,3 % et de 81 à 97,3 %, respectivement) ont confirmé que la NP était une alternative viable à la chirurgie radicale. Concernant la voie d’abord laparoscopique, le recul est encore limité pour pouvoir tirer des conclusions définitives vis-à-vis de la chirurgie ouverte. Cette voie d’abord n’a pas totalement fait la preuve de son innocuité. Toutefois, le recul et l’hétérogénéité des séries restent encore limités. Selon les recommandations, il faut limiter les indications de principe de la NP aux tumeurs de moins de 4cm, dogme remis en cause en cas d’indication de nécessité. Dans la pratique, les indications tendent en réalité à s’élargir au-delà de la limite dogmatique de 4cm, les chirurgiens prenant en considération les contraintes techniques ou anatomiques pour l’exérèse plutôt que la taille de la tumeur. La NP entraîne un risque accru d’hémorragie peropératoire, notamment en cas de tumeur de plus de 4cm. Il est donc indispensable d’effectuer une cartographie optimale de la vascularisation du rein et de planifier la chirurgie d’exérèse en fonction des données exhaustives fournies par l’imagerie préopératoire.




 




Introduction


Les carcinomes à cellules rénales (CCR) représentent 2 à 3 % des cancers de l'adulte et leur incidence est en augmentation constante dans les pays développés. Depuis 1998, 12000 décès annuels sont directement imputés à cette maladie aux États-Unis, avec au moins 30000 nouveaux cas [1]. La néphrectomie totale élargie (NTE) par voie ouverte est une option thérapeutique pour les CCR à l'origine d'un risque de détérioration accrue de la fonction rénale [2, 3].

Ainsi, la néphrectomie partielle (NP) s'est progressivement développée et de nombreuses études ont analysé les résultats carcinologiques et les conséquences fonctionnelles de cette technique, notamment pour les tumeurs rénales de moins de 4cm [4, 5, 6]. Depuis 2004, le Comité de cancérologie de l'Association française d'urologie (CCAFU) a inscrit dans ses recommandations le principe de la NP pour les tumeurs rénales de moins de 4cm [7, 8]. Ce seuil de précaution a été établi à partir des résultats d'études antérieures ayant montré davantage de récidive et de progression au-delà d'un diamètre tumoral de 4cm [9, 10, 11]. En comparant 185NP à 209NTE pour des tumeurs de moins de 7cm, Lerner et al., en 1996, ne montraient pas de différence significative en termes de survie, la taille étant néanmoins un facteur pronostique [11]. En 1999, Hafez et al. admettent le seuil arbitraire de 4cm pour les indications de NP puisque, sur 485NP, le taux de survie pour les tumeurs de moins de 4cm était de 96 % contre 86 % pour celles de plus de 4cm [9].

Les progrès techniques réalisés depuis dans le domaine de l'urologie et de l'imagerie ont conduit récemment certaines équipes à proposer des traitements conservateurs pour les tumeurs de plus de 4cm [5, 12]. L'élargissement des indications de la NP s'est d'abord limité à certains cas de nécessité pour lesquels les patients auraient été sous dialyse après NTE (rein unique, insuffisance rénale chronique, tumeur bilatérale), puis s'est développé de façon élective en fonction de l'expérience des opérateurs [13, 14]. De nos jours, le débat est en cours concernant les indications pour les tumeurs rénales de plus de 4cm et quelques équipes se sont particulièrement intéressées aux résultats de la NP dans cette indication [15, 16, 17].

Nous avons donc souhaité proposer une mise au point sur les résultats et les indications actuelles de la NP pour la prise en charge des tumeurs du rein de plus de 4cm de diamètre.


Recommandations du CCAFU sur les indications de NP


Le CCAFU a émis plusieurs recommandations concernant la NP [7, 8]. Il précise que cette technique, si elle est techniquement réalisable, est admise pour les tumeurs exophytiques de moins de 4cm. Malgré d'excellents résultats en termes de survie pour les indications électives, elle reste toutefois en cours d'évaluation pour une taille supérieure à 4cm en raison d'un risque accru de morbidité [18]. Le CCAFU estime donc que la NP ne peut être envisagée qu'en fonction de la faisabilité technique, de l'expérience du centre et des comorbidités du patient [7, 8].


Techniques opératoires


Chirurgie ouverte


Quelle que soit la localisation de la tumeur dans le rein, l'intervention chirurgicale suit le même procédé. La NP du rein en voie ouverte consiste en une tumorectomie ou en une NP par une voie d'abord antérieure avec une incision sous-costale ou par une voie d'abord rétropéritonéale type lombotomie [19]. Il est maintenant bien admis que la marge ne doit pas nécessairement faire 5mm ou plus. Il faut simplement que l'ensemble du tissu tumoral soit retiré sans effraction. Le pédicule rénal est parfois contrôlé par des clamps vasculaires ou, dans certains cas, être simplement repéré et assuré par clampage parenchymateux [19, 20]. La possible ouverture calicielle est effectuée par ligature avec un monofilament 4/0.


Chirurgie laparoscopique


Depuis dix ans, la laparoscopie a connu un essor considérable dans le champ de l'onco-urologie et tout particulièrement dans le cancer du rein. La laparoscopie a l'avantage de réduire la durée opératoire, l'hémorragie peropératoire, la douleur postopératoire, la taille de l'incision, la durée d'hospitalisation et de convalescence [21]. Depuis la première néphrectomie élargie cœlioscopique en 1991, plusieurs centres ont développé cette voie d'abord, que ce soit par voie trans- ou rétropéritonéale, et la proposent également en cas de NP malgré le niveau de difficulté technique [22, 23]. Le clampage pédiculaire est également préconisé en cas d'abord laparoscopique.


Résultats


Pour étudier les résultats de la littérature traitant de la NP pour des tumeurs rénales de plus de 4cm, les séries ont été considérées en fonction de leur effectif (>30 cas) et de leur ancienneté (>1999) par l'intermédiaire du site PubMed (www.ncbi.nlm.nih.gov/). Les principaux résultats de ces séries sont rapportés dans les Tableau 1, Tableau 2.


Données opératoires


D'après les grandes séries publiées, la durée opératoire est de l'ordre de 150 minutes (temps moyen) dans les séries de NP pour CCR de plus de 4cm [18, 23]. Toutefois, le temps opératoire se réduit avec l'expérience des équipes. Les pertes sanguines sont de l'ordre de 582ml (moyenne) pour les CCR de plus de 4cm [18, 23]. La durée d'hospitalisation dure environ une dizaine de jours. Le taux global de complications peropératoires avoisine les 24 % en cas de taille supérieure à 4cm [18, 23]. Ainsi, opter pour un seuil de 4cm n'est pas limité par une majoration des complications médicochirurgicales, mais la morbidité est toutefois accrue, comme le montrent Patard et al., dans une étude récente multicentrique où l'hémorragie peropératoire, le taux de transfusion sanguine et le nombre de fistule urinaire sont significativement augmentés.


Résultats carcinologiques


Les séries de NP par voie ouverte pour des CCR de plus de 4cm ont un recul équivalent à 57,2mois (Tableau 3). Les résultats carcinologiques obtenus après NP pour un seuil fixé à 4cm sont acceptables : taux de récidive locale (0,9 et 3,85 %) et taux de décès par cancer (2,1 et 6,4 %) (Tableau 3). Il existe souvent un biais de sélection des patients avec des études n'intégrant que des indications électives [4, 14], a contrario de l'étude de Peycelon et al. [17], qui a inclus 66 % d'indication impérative. Dans cette série, les taux de récidive locale (9,8 %), métastatique (19,7 %) et de décès par cancer (18 %) étaient supérieurs aux données de la littérature [24].

Les deux seules études comparant la NP pour un seuil fixé à 4cm sont celles d'Antonelli et al. et Patard et al. [18, 25]. Dans la série d'Antonelli et al. comparant 176NP pour des tumeurs de moins de 4cm et 52NP pour un diamètre supérieur à 4cm, les taux de récidive locale, de récidive à distance et de survie sans récidive sont, respectivement, de 0,6 % versus 1,9 %, 1,1 % versus 5,3 % et 96,1 versus 93 % [25]. En 2007, Patard et al. ont comparé 550NP pour indication élective : pour un seuil de 4cm, il n'y a pas de différence significative concernant les taux de récidive locale (0,9 % vs 1,3 %, p =0,7), d'évolution métastatique (1,6 % vs 3,9 %, p =0,2) et de décès spécifique (2,1 % vs 2,7 %, p =0,8) [18].

Devant l'augmentation des CCR découverts de manière fortuite et les progrès des techniques chirurgicales en onco-urologie, le seuil de 4cm a été fixé initialement par crainte d'un plus grand risque de récidive, mais sans rationnel scientifique fort [9, 12, 13, 26]. L'extension récente des indications au-delà de 4cm reste un sujet de controverse dans la communauté urologique [26]. La NP s'est considérablement développée au cours des 20 dernières années quelle que soit la taille de la tumeur, en particulier pour les CCR héréditaires et/ou multifocaux [22, 27, 28, 29]. Dans de tels cas, la préservation néphronique reste l'objectif principal. En effet, l'espérance de vie et la qualité de vie des patients insuffisants rénaux chroniques représentent un risque supérieur au risque carcinologique « hypothétique » de la chirurgie partielle [6, 30]. Basée sur les résultats positifs obtenus avec la NP dans les cas de CCR héréditaires, une nouvelle stratégie chirurgicale a été proposée pour les CCR sporadiques de plus de 4cm. Les bons taux de survie spécifique et sans récidive obtenus à cinq ans (de 82 à 97,3 % et de 81 à 97,3 %, respectivement) ont confirmé que la NP était une alternative à la NTE en cas de CCR de plus de 4cm (Tableau 3).

Des études ont déjà démontré l'absence de différence entre le taux de survie et de récidive à cinq ans pour les stades pT1a (taille<4cm) versus les pT1b (4cm<taille≤7cm) [10, 15, 25, 26]. Il semble d'ailleurs que seule la taille soit un facteur significatif en analyse univariée lorsque le seuil du diamètre tumoral est fixé à 7cm [16, 17, 31]. Ainsi, pour les tumeurs de plus de 7cm, la NP ne devrait pas être considérée en pratique courante dans des situations électives (i.e., taille tumorale supérieure à 7cm et rein controlatéral sain). Dans la pratique, les indications électives de NP pour tumeurs larges se font toujours plus nombreuses, sans que les recommandations officielles n'aient été modifiées [7, 8, 24]. Le sous-type histologique papillaire et l'invasion capsulaire par la tumeur sont communément listés comme des risques de multifocalité. Pour autant, il a été également démontré que la multifocalité n'était plus un argument qui allait contre la réalisation de la NP [32].

Davantage que la taille, l'une des limites actuelles à la NP est la localisation de la tumeur dans le rein. Lorsque le diamètre tumoral est entre 4 et 7cm, les limites de la NP sont principalement causées par la faisabilité technique plus que par la sûreté carcinologique. Certaines précautions semblent néanmoins devoir être prises lors de la manipulation des tumeurs périhilaires, susceptibles d'essaimer, particulièrement lorsque les marges sont positives. Toutefois, ce risque reste théorique puisque l'association entre récidive et localisation tumorale n'a jamais été démontrée [13, 18, 27]. En revanche, même si l'hémorragie peropératoire et le taux de transfusion sanguine semblent plus élevés, la morbidité globale n'est pas plus importante lorsque le diamètre tumoral atteint 7cm. D'un point de vue chirurgical, cependant, ce sont souvent les limites techniques qui empêchent de procéder à une NP pour de très larges tumeurs, encore réalisées dans des centres experts [26, 33, 34]. Des alternatives, comme la laparoscopie ou la robotique, pourraient repousser les limites de la voie ouverte avec un confort postopératoire amélioré [35, 36].

D'un point de vue fonctionnel, la NP permet surtout de préserver la fonction rénale puisque la créatinémie reste globalement stable en postopératoire et ce, quel que soit le mode de contrôle vasculaire choisi [14, 15, 27, 30, 34]. Le taux de complications s'accroît modérément avec la taille d'exérèse tumorale, mais celles-ci sont facilement résolues et donc acceptables et diminuent nettement en cas d'indications électives. Les cas de dialyse définitive à long terme sont rares [2, 12, 25, 30]. Il semble donc évident que la NP peut améliorer la qualité de vie et apporter in fine un bénéfice éventuel en termes de coût pour le système de santé [2, 6, 23, 30]. Les progrès inéluctables de l'imagerie avec reconstruction tridimensionnelle aident considérablement à l'estimation du volume et de la vascularisation de la tumeur [26, 27, 28, 33]. Ainsi, cela permet de planifier au mieux les étapes chirurgicales, en anticipant les difficultés techniques et les gestes à effectuer au cours de l'intervention. Par conséquent, l'imagerie conduira à terme à une sélection plus appropriée des patients candidats à une NP et ce, indépendamment de la taille de la tumeur rénale.


Conclusion


Les bons résultats de la NP dans les tumeurs de plus de 4cm tendent à démontrer que le contrôle carcinologique est équivalent à celui de la chirurgie radicale. La NP par voie ouverte peut efficacement traiter des tumeurs malignes de plus de 4cm dans des indications électives ou de nécessité, avec une morbidité légèrement augmentée. Le recul carcinologique pour la NP cœlioscopique reste encore limité. Au regard de la littérature, il semble que la décision du chirurgien de proposer une NP dépend davantage actuellement de la localisation tumorale et de la faisabilité technique plutôt que de la taille. Cependant, la sécurité carcinologique pour les tumeurs de plus de 7cm n'a pas été démontrée de façon objective. Dans de tels cas, la NP ne devrait être considérée que pour des indications absolues ou discutées au sein de centres experts.




Tableau 1 - Données opératoires des principales séries de néphrectomie partielle pour carcinomes à cellules rénales de plus de 4cm publiées depuis 1999.
  Année  Patients  Clampage pédiculaire (%)  Ischémie chaude (min)  Âge (ans)  Sexe M (%)  ASA3 (%)  DMO (min)  PS (mL)  Patients transfusés (%)  Localisation hilaire (%) 
Peycelon et al. [17 2009  61  11,5  26  64  75  18  156  622  28  26 
Verhoest et al. [23]a  2008  154/68  63,5  21  57  64  27  158  613  7,5   
Patard et al. [18]a  2007  247/130  63,5  17  58  63  35  165  510,5  15   
Becker et al. [13 2006  69  84  19  54      122       
Carini et al. [12 2006  71  100  22,5  60           
Leibovich et al. [10 2004  91      63  74          12,5 



Légende :
M : masculin ; ASA : American Society of Aneasthesiology ; DMO : durée moyenne d'opération ; PS : pertes sanguines.

[a] 
Verhoest et al. et Patard et al. incluent des tumeurs bénignes (22 % et 23,5 %) et ne donnent des résultats que pour la néphrectomie partielle élective.


Tableau 2 - Morbidité des principales séries de néphrectomie partielle pour carcinomes à cellules rénales de plus de 4cm publiées depuis 1999.
  Année  Patients  Cplt med (%)  Cplt chir (%)  Cplt tot (%)  Réintervention (%)  Durée séjour 
Peycelon et al. [17 2009  61      36,0  0,0  12±9 (3–68) 
Bernhard et al. [22]a  2008  154  15,2  14,7  29,9  1,7  11±6,5 (3–92) 
Verhoest et al. [23]b  2008  154/68  8,8  17,6  26,4    9,9±6,2 
Antonelli et al. [25]a  2008  52           
Patard et al. [18]b  2007  247/130  12,3  10,8  23,1    7,6±6,3 
Becker et al. [13 2006  69      13,0  2,9  14 (5–32) 
Carini et al. [12 2006  71        0,0   
Mitchell et al. [16 2006  33      15,2     



Légende :
Cplt med : complications médicales ; Chir : chirurgicales ; Tot : totales.

[a] 
Bernhard et al. et Antonelli et al. ne donnent pas de résultats détaillés pour les carcinomes à cellules rénales de plus de 4cm.
[b] 
Verhoest et al. et Patard et al. incluent des tumeurs bénignes (22 % et 23,5 %) et ne donnent des résultats que pour la néphrectomie partielle élective.


Tableau 3 - Résultats carcinologiques après néphrectomie partielle pour carcinomes à cellules rénales de plus de 4cm reportés dans les principales séries de la littérature.
  Année  Patients  Suivi (mois)  pT3a (%)  Taux de survie sans récidive à 5ans  Récidive locale (%)  Métastases (%)  Survie spécifique (%) 
Peycelon et al. [17 2009  61  70,7  9,8  92  9,8  19,7  18 
Antonelli et al. [25 2008  52  54  93  1,9  5,3  – 
Patard et al. [18 2007  247/130  36  8,1  98,4  1,3  3,9  2,7 
Becker et al. [13 2006  69  74  4,3  94,9  5,8  5,8 
Carini et al. [12 2006  71  74  14  85,1  4,2  14,9  12,7 
Dash et al. [15 2006  45  14  80  2,2  –  – 
Mitchell et al. [16 2006  33  34  36,4  93,5  – 
Leibovich [10 2004  91  106  98  5,5  4,4  3,3 
Patard et al. [5 2004  65  62,5  93,8  3,6  7,1  6,2 
Hafez et al. [9 1999  175  47  16,7  86  1,4  16  5,4 




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