Résultats carcinologiques et fonctionnels (urinaires et digestifs) obtenus chez 748 patients consécutifs traités par implant permanent de grains d'iode 125 pour un adénocarcinome prostatique

25 novembre 2012

Auteurs : E. Huyghe, C. Genebes, T. Filleron, M. Soulie, F. Jonca, P. Belossi, M. Thoulouzan, B. Delaunay, A. Ducassou, R. Aziza, J. Bonnet, T. Brun, M. Delannes, J.-M. Bachaud
Référence : Prog Urol, 2012, 13, 22, 741-742




 



Objectifs.– Analyser les résultats carcinologiques et fonctionnels obtenus chez les patients traités par implant permanent de grains libres d’iode125de juillet 2000 à juillet 2010 pour un adénocarcinome prostatique de risque faible ou intermédiaire selon la classification de D’AMICO.


Méthodes.– La dose prescrite était de 160Gy à la périphérie de la prostate. La rechute biologique était définie par une augmentation du PSA de plus de 2ng/mL au-dessus du nadir ou par toute augmentation du PSA survenant plus de 30 mois après l’implantation. Les complications ont été gradées selon l’échelle du RTOG. Les facteurs pronostiques de survie sans récidive biologique (SSRB) ont été étudiés en étude uni- et multivariée.


Résultat.– Sept cent quarante-huit patients consécutifs, traités dans la même institution, ont été inclus dans l’étude. L’âge médian était de 65ans (43–80) ; 74 % des tumeurs étaient de risque faible et 36 % de risque intermédiaire. Le suivi médian était de 45,3 mois (0,9–127) ; 29 % des patients ont reçu une hormonothérapie préalable (médiane 4 mois) afin de réduire le volume prostatique. La SSRB à 48 mois était de 94,8 % pour l’ensemble de la série, 95,6 % pour les tumeurs à risque faible et 91,6 % pour les tumeurs à risque intermédiaire. Sur les 38 patients en récidive biologique, 26 ont eu de nouvelles biopsies prostatiques dont 17 étaient positives. En analyse multivariée, le score de Gleason était le seul facteur corrélé à la SSRB. Dix-huit patients (2,4 %) ont présenté une urétrite de grade 3, 23 patients dysuriques (3,1 %) ont nécessité une RTUP et neuf patients (1,2 %) étaient incontinents lors du dernier contact. Trente-quatre patients (4,6 %) ont présenté une rectite de grade 2 (aucune rectite de grade 3).


Conclusion.– Avec un recul médian de 48 mois, les résultats carcinologiques de la curiethérapie par grains d’iode125sont satisfaisants dans cette série, au prix d’une toxicité urinaire et digestive acceptable.






© 2012 
Publié par Elsevier Masson SAS.