Réponse érectile à l'injection intracaverneuse de linsidomine chez 38 impuissants. Comparaison à la Prostaglandine E1

16 juillet 2001

Mots clés : andrologie, traitement des dysérections, Injection intra-caverneuse
Auteurs : Lemaire A, Buvat J
Référence : Prog Urol, 1998, 8, 388-391
BUTS : Tester les effets de la linsidomine, donneur de NO, en injection intracaverneuse et comparer les résultats à ceux observés après injection de PGE1.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 38 patients présentant une insuffisance érectile ont eu une injection intracaverneuse de 10 µg de PGE1, puis une injection intracaverneuse de 1 mg de linsidomine au moins 3 jours après. La réponse érectile après linsidomine a été comparée à celle obtenue après PGE1. 21 de ces 38 patients ont eu une exploration Doppler après chacune des injections.
RÉSULTATS : La linsidomine induisait une rigidité complète chez 4 patients jugés psychogènes (contre 11 sujets avec PGE1) et 1 patient jugé artériel (contre 8 patients après PGE1). Les vitesses systoliques maximales enregistrées après linsidomine étaient corrélées significativement à celles mesurées chez le même patient après PGE1. Après injection de linsidomine, les index de résistance ne se modifiaient pas.
CONCLUSION : Notre étude confirme l'impact de la linsidomine sur les mécanismes locaux de l'érection. Elle montre que la puissance de la linsidomine est nettement inférieure à celle de la PGE1 mais peut toutefois avoir sa place dans l'arsenal thérapeutique de l'impuissance.