Réimplantation urétéro-vésicale dans la transplantation rénale d'un donneur vivant apparenté : Extravésicale ou Transvésicale? Complications urologiques et évaluation des résultats à long terme

16 juillet 2001

Mots clés : Transplantation rénale, Donneur vivant, implantation urétéro-vésicale, complication iatrogène, résultat à long terme
Auteurs : Shokeir AA, Sobh MA, Bakr MA, Ghoneim MA
Référence : Prog Urol, 1992, 2, 241-248
Nous présentons les résultats de deux techniques de réimplantation urétérovésicale réalisées à l'occasion de 400 transplantations consécutives de donneurs vivants. Pour les 150 premiers cas (groupe A), il s'est agi d'une réimplantation de type Paquin, et pour les 250 patients suivants (groupe B) de la technique de De Campos Freire. Nous avons observé des complications urologiques significatives chez 13 patients (8,6%) du groupe A et chez 1 patient seulement du groupe B (p < 0,05). Le taux de complications en rapport avec une sténose urétérale ou une nécrose urétérale a été comparable dans les 2 groupes. Un reflux vésio-urétéral à haute pression a été mis en évidence chez 2 patients sur 85 du groupe A et chez 15 patients sur 160 du groupe B (p < 0,05). Les anomalies urographiques ont été significativement plus fréquentes dans le groupe A. L'incidence des infections urinaires post transplantation immédiates ou retardées n'a pas été statistiquement différente entre les 2 groupes. Nous recommandons l'emploi de la technique de De Campos Freire plutôt que celle de Paquin pour la réimplantation urétérovésicale, non seulement en raison d'une différence dans l'incidence des complications urologiques, qui est marginale, mais aussi à cause des avantages techniques qu'offre la réimplantation type De Campos Freire.