Réévaluation anatomopathologique des tumeurs prostatiques confinées à l'organe avec progression biologique et étude de survie des patients prostatectomisés en fonction des caractéristiques histologiques de leur tumeur.

16 juillet 2001

Mots clés : prostate, Tumeur, PSA, Anatomopathologie, histo-pronostic
Auteurs : Ravery V, de la Taille A, Toublanc M, Boccon-Gibod L, Delmas V, Boccon-Gibod L
Référence : Prog Urol, 1995, 5, 968-973
BUTS : La coexistence de tumeurs prostatiques confinées à l'organe et d'une progression biologique est surprenante sauf si l'on admet la possibilité d'erreurs de l'examen anatomopathologique. De plus, le fort taux de progression biologique après prostatectomie radicale doit faire s'interroger sur la nature des caractères histologiques les plus péjoratifs afin de mieux sélectionner les malades.
MATERIEL ET METHODES : 129 pièces de prostatectomie radicale sont étudiées. 8 des 129 patients, présentant une élévation d'emblée ou secondaire du PSA alors que l'examen anatomo-pathologique diagnostiquait un cancer intracapsulaire pT2, ont été réévalués par relecture des lames et recoupes des blocs de prostate inclus en paraffine. Les courbes actuarialisées de survie sont analysées dans 4 groupes de patients, répartis selon différentes caractéristiques anatomo- pathologiques de leur tumeur.
RESULTATS : La relecture des lames a permis le diagnostic de 2 franchissements capsulaires focaux et 1 envahissement d'une vésicule séminale. Les recoupes des blocs paraffinés ont permis le diagnostic de 2 franchissements capsulaires focaux et d'une marge d'exérèse positive. Les différences entre les 4 courbes de survie sans progression biologique (PSA < 0.1 en test polyclonal hypersensible) sont statistiquement significatives sauf entre les patients dont la tumeur a franchi la capsule et ceux dont les marges d'exérèse sont positives.
CONCLUSION : Au total, la réalisation de recoupes rectifie 2,3% des stadifications anatomopathologiques et l'analyse globale des facteurs de mauvais pronostic peut guider l'urologue dans sa décision de traitement adjuvant.