Reconstruction des voies séminales: 15 ans d'expérience

16 juillet 2001

Mots clés : andrologie, voie séminale, traitement de l'infertilité, Azoospermie, anastomose déférento-déférentielle
Auteurs : Wagenknecht LV
Référence : Prog Urol, 1994, 4, 1000-1008
Une azoospermie lors de deux spermogrammes, une FSH et une taille testiculaire normales suffisent à poser le diagnostic d'azoospermie d'origine excrétoire et donc l'indication opératoire. Durant les 15 dernières années, une anastomose épididymo-déférentielle a été pratiquée chez 642 hommes, pour une obstruction épididymaire d'origine inflammatoire (51%), congénitale (44%) ou acquise (5%). Parmi 327 cas sélectionnés, la perméabilité allait de 11 à 76% selon le site de l'anastomose et la fertilité de 0 à 52%. Une vaso-vasostomie a été pratiquée chez 724 hommes. En fonction du délai depuis la vasectomie ou la cure de hernie, la perméabilité allait de 52 à 92% et la fertilité de 38 à 74%. L'anastomose en deux plans renforcée à la colle biologique à la fibrine a amélioré les résultats. Les techniques destinées à réduire la tension sur l'anastomose par mobilisation du déférent ou surélévation du testicule ont été détaillées. Pour quatre hommes souffrant d'une obstruction étendue, le testicule a été transposé dans la région inguinale: trois d'entre eux avaient un spermogramme post-opératoire positif et deux ont eu un enfant. La qualité des spermogrammes post-opératoires diminue proportionnellement à la durée de l'obstruction. Les anticorps anti-spermatozoïdes étaient significativement élevés chez seulement 3% de 531 hommes, et dans la plupart des cas, une valeur normale a été observée après la levée de l'obstruction. Les raisons des échecs des anastomoses séminales sont: une mauvaise technique, la fuite spermatique, une anastomose sous traction, une infection ou une destruction épididymaire. La fréquence à laquelle est pratiquée cette intervention est le principal facteur de compétence du chirurgien et de succès de l'intervention.