Recommandations françaises du Comité de transplantation de l’association française d’urologie (CTAFU) : carcinome urothélial chez le patient transplanté rénal et le candidat à la transplantation rénale

09 janvier 2021

Auteurs : R. Boissier, R. Thuret, T. Prudhomme, G. Verhoest, T. Bessede, J. Branchereau, A. Goujon, S. Drouin, J.-M. Boutin, Y. Neuzillet, M. Roupret, A. Méjean, M.-O. Timsit
Référence : Prog Urol, 2021, 1, 31, 31-38

Objectif

Proposer des recommandations pour la prise en charge du carcinome urothélial du patient transplanté rénal et du candidat à la transplantation rénale.

Méthode

Une revue de la littérature (Medline) d’approche systématique a été conduite par le CTAFU concernant l’épidémiologie, le dépistage, le diagnostic et le traitement du carcinome urothélial du patient transplanté rénal et du candidat à la transplantation rénale en évaluant les références et leur niveau de preuve.

Résultats

L’incidence des carcinomes urothéliaux du patient transplanté rénal est 3 fois plus élevée que l’incidence des carcinomes urothéliaux de la population générale. Les principaux facteurs de risque de carcinomes urothéliaux du patient transplanté rénal sont identiques à ceux de la population générale. La néphropathie à l’acide aristolochique et l’infection à BK virus sont des facteurs de risques plus fréquents du patient transplanté rénal. En comparaison avec la population générale, à stade équivalent, les TVNIM du patient transplanté rénal sont associées à un taux de récidive plus élevé et à une récidive plus précoce, La tolérance et l’efficacité des traitements adjuvants intra-vésicaux (Mitomycine C et BCG) ont été rapportées par des séries rétrospectives. Le traitement de référence des TVIM localisées du patient transplanté rénal est la chirurgie d’exérèse carcinologique. Chez le candidat à une transplantation rénale avec antécédent de tumeur urothéliale, il est recommandé de réaliser impérativement les cystoscopies de suivi selon la fréquence recommandée en fonction du risque de récidive et de progression de la TVNIM et de maintenir ce suivi à une fréquence au moins semestrielle jusqu’à la transplantation quel que soit le niveau de risque de récidive et de progression. Les données actuelles permettent de proposer des délais de contre-indication temporaire après traitement d’une tumeur urothéliale, selon un avis d’expert.

Conclusion

Ces recommandations françaises doivent contribuer à améliorer la prise en charge du carcinome urothélial du patient transplanté rénal et du candidat à la transplantation rénale en intégrant les objectifs oncologiques avec l’accès à la transplantation.

   
 
 

 

 

Abréviations

 

BCG : bacille de calmette et guérin
CIT : contre-indication temporaire
MRCT : maladie rénale chronique terminale
RR : risque relatif
TVES : tumeurs de la voie excrétrice supérieure
TVIM : tumeurs de vessie infiltrant le muscle vésical
TVNIM : tumeurs de vessie non infiltrant le muscle vésical

 

Épidémiologie des tumeurs urothéliales chez les patients avec maladie rénale chronique et transplantés rénaux

L'incidence annuelle du carcinome urothélial dans la population mondiale est de 0,02 % [1

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'incidence des carcinomes urothéliaux chez le patient insuffisant rénal chronique et le patient transplanté rénal est 3 fois plus élevée que dans la population générale. Il s'agit d'une moyenne, les risques relatifs (RR) dans les différentes études de registre étant : 1,4 [1,3-1,5] pour le registre américain, 1,5 [1,4-1,7] pour le registre européen et 4,8 [3,6-4,2] dans le registre ANZDATA (Australie et Nouvelle Zélande) [1

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'augmentation de la prévalence des tumeurs urothéliales chez les patients transplantés par rapport à la population générale ne semble pas être exclusivement due aux traitements immunosuppresseurs : d'une part la prévalence des tumeurs urothéliales est augmentée dans des proportions équivalentes chez les patients avec MRCT et les patients transplantés rénaux, d'autre part la prévalence des tumeurs urothéliales chez les patients transplantés est significativement plus élevée que chez des patients immunodéprimés non transplantés [1

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Dans une méta-analyse incluant plus de 25 000 patients, le risque relatif de tumeur urothéliale par rapport à la population générale était de 2,51 pour les patients atteints de MRCT sur liste d'attente, et de 3,15 chez les transplantés rénaux, sans que le risque ne soit augmenté par la durée de la dialyse comme pour le cancer du rein natif [3

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Les principaux facteurs de risque de carcinomes urothéliaux sont identiques à ceux de la population générale : tabac, bilharziose urinaire, exposition aux amines aromatiques et hydrocarbures polycycliques [4

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Plusieurs facteurs de risque sont cependant spécifiques à la population des insuffisants rénaux chroniques et des transplantés rénaux :

la néphropathie à l'acide aristolochique (néphropathie des Balkans) est associée à une augmentation du risque de carcinome urothélial [RR : 15] [6] ;
l'infection à BK virus [RR : 11,6] [7]. En particulier, l'association BK virus et tabagisme actif [RR : 6,1] permet d'identifier les patients à plus haut risque [7]. L'infection au BK virus se produit dans l'enfance et le virus reste latent dans les tubules rénaux et l'urothélium [8]. Le BK virus se réactive à l'occasion d'une immunosuppression et peut entrainer une néphropathie, une cystite hémorragique, des sténoses urétérales ou un carcinome urothélial. La présence d'une virurie positive serait associée à une augmentation du risque de carcinome urothélial [RR : 5] [9] ;
le virus HPV [10].

Par rapport à la population générale, les carcinomes urothéliaux du patient insuffisant rénal chronique et du transplanté rénal ont été diagnostiqués à un stade plus avancé [11

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Cliquez ici pour aller à la section Références], sont survenus à un âge plus précoce [14

Cliquez ici pour aller à la section Références], et leur pronostic a été inférieur [14

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. La majorité des tumeurs urothéliales des patients transplantés rénaux avaient une localisation vésicale. Moins de 10 % des carcinomes urothéliaux se sont développé dans le haut appareil [11

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Des cas de tumeurs urothéliales du transplant ont aussi été décrits [16

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Diagnostic, traitement et surveillance des carcinomes urothéliaux du patient avec MRCT candidat à une transplantation rénale

Dans le registre historique de Penn et al. [18

Cliquez ici pour aller à la section Références] qui a évalué le taux de récidive carcinologique après transplantation rénale chez 1300 patients préalablement traités pour une tumeur primitive, 55 cas de tumeurs de vessie ont été rapportés. Le carcinome urothélial était considéré comme tumeur à haut risque de récidive (29 %) et justifiait d'une contre-indication avant transplantation rénale de 5ans. Cette étude datant des années 1990 avaient plusieurs limites : l'absence de distinction entre TVIM et TVNIM et l'utilisation des traitements endovésicaux qui n'était pas renseignée.

En 2018, une revue systématique de la littérature évaluant les taux de récidive des carcinomes urologiques traités chez des patients atteints de MRCT a rapporté les résultats 9 séries de carcinomes urothéliaux, incluant 92 patients secondairement transplantés rénaux versus 350 patients maintenus en dialyse [19

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La majorité des patients était issue de zones d'endémie pour la néphropathie à l'acide aristolochique. L'âge au diagnostic du carcinome urothélial était de 37 à 66ans. Les cas rapportés étaient principalement des TVEUS (57 à 100 % des patients pour chaque série) avec une majorité de stade Ta-T1 (56 % à 100 % des cas). La prévalence des tumeurs synchrones bilatérale était de 10-16 %. La prévalence des tumeurs vésicales synchrones était de 42-81 %. De l'ordre de 56-100 % des tumeurs urothéliales étaient diagnostiquées à un stade n'infiltrant pas le muscle et le taux de haut grade était de 15-69 %. Le taux de récidive controlatérale était de 31-39 %. Pour les patients transplantés, les taux de récidive à 5ans étaient de 4,2-29 % et le délai moyen entre traitement du carcinome urothélial et transplantation rénale était de 6ans. Les cas de tumeurs de la vessie et l'utilisation des traitements endovésicaux étaient peu rapportés.

En conclusion, les études sur le carcinome urothélial du patient candidat à une transplantation rénale sont des séries de faibles niveaux de preuve, biaisées par une sur-prévalence de la néphropathie à l'acide aristolochique et des TVEUS. Considérant le faible de niveau de preuve sur la prise en charge des TVNIM chez le patient atteint de MRCT et le candidat à une transplantation rénale, la prise en charge diagnostique et thérapeutique est la même que pour la population générale [4

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Il est recommandé de réaliser impérativement les cystoscopies de suivi selon la fréquence recommandée en fonction du risque de récidive et de progression de la TVNIM [4

Cliquez ici pour aller à la section Références] et de maintenir ce suivi à une fréquence au moins semestrielle jusqu'à la transplantation quel que soit le niveau de risque de récidive et de progression.

Le CTAFU recommande la réalisation d'une fibroscopie et d'une cytologie urinaire dans le cadre du bilan pré-transplantation, et leur renouvellement annuel jusqu'à la transplantation rénale, dans les situations suivantes :

patient avec facteurs de risque de carcinome urothélial (tabagisme actif ou sevré, exposition professionnel, prédisposition génétique (Syndrome de Lynch) ;
patient avec antécédent de carcinome urothélial quel que soit le délai en rémission ;
exposition au cyclophosphamide ;
néphropathie aux analgésiques, néphropathie des Balkans, néphropathie à l'acide aristolochique [20, 21].

En considérant les critères d'agressivité des carcinomes urothéliaux du patient ayant une MRCT, le Comité de transplantation de l'association française d'urologie s'est réuni en janvier 2020 pour proposer un avis d'expert concernant le bilan pré-transplantation des candidats aux antécédents de tumeur urothéliale et la durée de contre-indication temporaire (CIT) en cas d'antécédents de tumeurs urothéliales.
Recommandations : traitement et surveillance des tumeurs de vessie du patient avec MRCT candidat à une transplantation rénaleGradeLa prise en charge diagnostique, thérapeutique et le suivi d'une tumeur urothéliale chez un patient avec MRCT doit suivre les mêmes recommandations que dans la population générale (se reporter aux recommandations CCAFU vessie 2018-2020)FortLe bilan pré-transplantation doit inclure une fibroscopie et une cytologie urinaire en cas de :patient avec facteurs de risque de carcinome urothélial (tabagisme actif ou sevré, exposition professionnel, prédisposition génétique (Syndrome de Lynch),patient avec antécédent de carcinome urothélial quel que soit le délai en rémission,exposition au cyclophosphamide,néphropathie prédisposante au carcinome urothélial (néphropathie aux analgésiques, néphropathie des Balkans, néphropathie à l'acide aristolochique)FaibleEn cas de TVNIM de faible risque (EORTC) survenant chez un candidat à une transplantation rénale aucune contre-indication temporaire (CIT) n'est recommandée pour l'inscription sur listeFaibleEn cas de TVNIM de risque intermédiaire à haut risque (EORTC), une CIT de 2 à 5 ans est recommandée, selon la réponse et la tolérance au traitementFaibleEn cas de TVIM localisée avec un traitement optimal, une CIT de 5 ans est recommandée, selon la réponse et la tolérance au traitementFaible

 
Recommandations : traitement et surveillance des tumeurs de vessie du patient avec MRCT candidat à une transplantation rénale Grade
La prise en charge diagnostique, thérapeutique et le suivi d'une tumeur urothéliale chez un patient avec MRCT doit suivre les mêmes recommandations que dans la population générale (se reporter aux recommandations CCAFU vessie 2018-2020)  Fort 
Le bilan pré-transplantation doit inclure une fibroscopie et une cytologie urinaire en cas de :
patient avec facteurs de risque de carcinome urothélial (tabagisme actif ou sevré, exposition professionnel, prédisposition génétique (Syndrome de Lynch),
patient avec antécédent de carcinome urothélial quel que soit le délai en rémission,
exposition au cyclophosphamide,
néphropathie prédisposante au carcinome urothélial (néphropathie aux analgésiques, néphropathie des Balkans, néphropathie à l'acide aristolochique) 
Faible 
En cas de TVNIM de faible risque (EORTC) survenant chez un candidat à une transplantation rénale aucune contre-indication temporaire (CIT) n'est recommandée pour l'inscription sur liste  Faible 
En cas de TVNIM de risque intermédiaire à haut risque (EORTC), une CIT de 2 à 5 ans est recommandée, selon la réponse et la tolérance au traitement  Faible 
En cas de TVIM localisée avec un traitement optimal, une CIT de 5 ans est recommandée, selon la réponse et la tolérance au traitement  Faible 

 

 

Prise en charge diagnostique, thérapeutique du carcinome urothélial du patient transplanté rénal

La prise en charge d'un carcinome urothélial vésical du patient transplanté rénal débute par une confirmation histologique et une stadification par résection endoscopique de vessie. En l'absence de niveau de preuve chez le patient transplanté rénale et sur la base d'un avis d'expert, le CTAFU émet les recommandations suivantes concernant les spécificités de la résection endoscopique de vessie chez le patient transplanté :

il est nécessaire de bien repérer le néo-meat du transplant avant résection de la tumeur, pour éviter une résection/coagulation iatrogène du neo-meat ;
il est préférable d'éviter toute hyper-pression endovésicale qui pourrait favoriser un reflux vésico-urétéral peropératoire.

 

Les tumeurs de la vessie n'infiltrant pas le muscle (TVNIM)

Par rapport à la population générale et à stade équivalent, les TVNIM du patient transplanté rénal sont associées à un taux de récidive plus élevé et une récidive plus précoce, probablement et en partie en raison de la sous-utilisation des traitements adjuvants endovésicaux [22

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Le BCG intravésical est un traitement adjuvant ayant démontré une diminution significative du risque de récidive et de progression pour les TVNIM à haut risque [23

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Il s'agit d'une souche atténuée de Mycobacterium bovis dont l'effet antitumoral est liée à une immunomodulation locale, impliquant : d'une part une potentielle diminution d'efficacité chez le patient sous immunosuppresseurs, d'autre part une augmentation des complications infectieuses de la BCGthérapie [24

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Cliquez ici pour aller à la section Références].

Plusieurs séries de patients rapportent la faisabilité du BCG intravésical chez le patient transplanté rénal [12

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ces séries ont rapporté une bonne tolérance au BCG, et ont toutes utilisé de façon empirique une antibioprophylaxie spécifique par fluoroquinolone (Roumeguere et al. [26

Cliquez ici pour aller à la section Références]) ou par isoniazide/rifampicine (Palou et al. [27

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La plus importante série de traitements adjuvants endovésicaux pour TVNIM du patient transplanté rénal est la série rétrospective et multicentrique de Rodriguez-Faba et al. [25

Cliquez ici pour aller à la section Références] incluant 88 patients avec un suivi médian de 126 mois. Au total, 20 patients ont eu une chimiothérapie endovésicale par mitomycine C et 6 patients ont eu des instillations de BCG. Le taux de récidive était de 35 %, avec un délai moyen de 10 mois. 5,6 % des patients ont progressé vers un stade infiltrant et 16 patients ont finalement été traités par cystectomie [25

Cliquez ici pour aller à la section Références].

En résumé, l'efficacité des traitements endovésicaux chez le patient transplanté rénal n'a été évalué que dans des séries de cas non comparatives. Il n'existe pas de niveau de preuve suffisant démontrant que les traitement adjuvants endovésicaux sont aussi efficaces chez le patient transplanté rénal que dans la population générale. Sur un avis d'expert, le CTAFU recommande l'administration de traitements endovésicaux (chimiothérapie et BCG) selon les mêmes modalités que la population générale et de privilégier une prise en charge dans un centre de transplantation rénale [4

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Un traitement immunosuppresseur est une contre-indication au BCG d'une part [4

Cliquez ici pour aller à la section Références] mais des études ont rapportées la faisabilité du BCG chez des transplantés rénaux d'autre part [25

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Cliquez ici pour aller à la section Références, 27

Cliquez ici pour aller à la section Références]. À la lumière de ces éléments, s'agissant des traitements endovésicaux, le CTAFU recommande :

de favoriser la chimiothérapie pour les TVNIM de risque intermédiaire ;
de proposer le BCG uniquement en cas de TVNIM de haut risque ;
de discuter les indications de BCGthérapie au cas par cas en fonction du niveau d'immunosuppression ;
de prescrire une antibioprophylaxie par fluroroquinolone à H+6 et H+18 en association au BCG pour diminuer son immunogénicité tel que décrit dans les séries rapportées ;
de proposer un traitement d'entretien si et seulement si le traitement d'induction a été complet et bien toléré [28, 29, 30].

Recommandations : diagnostic et traitement des TVNIM du patient transplanté rénalGradeRapporter l'analyse anatomopathologique de la pièce initiale, de pièce de re-résection et les caractéristiques cliniques de la tumeur (nombre, taille et caractère récidivant) pour déterminer le risque de récidive et de progressionFortFaire des instillations de chimiothérapie en cas de TV de risque intermédiaireFaibleDiscuter au cas par cas le bénéfice/risque d'une instillation de BCG en cas de TV de haut risqueFaibleProposer une cystectomie en première intention en cas de TV de très haut risqueFaibleFaire une néphro-uréterectomie en cas de TVES sur rein natifFaible

 
Recommandations : diagnostic et traitement des TVNIM du patient transplanté rénal Grade
Rapporter l'analyse anatomopathologique de la pièce initiale, de pièce de re-résection et les caractéristiques cliniques de la tumeur (nombre, taille et caractère récidivant) pour déterminer le risque de récidive et de progression  Fort 
Faire des instillations de chimiothérapie en cas de TV de risque intermédiaire  Faible 
Discuter au cas par cas le bénéfice/risque d'une instillation de BCG en cas de TV de haut risque  Faible 
Proposer une cystectomie en première intention en cas de TV de très haut risque  Faible 
Faire une néphro-uréterectomie en cas de TVES sur rein natif  Faible 

 

 

Les tumeurs de la vessie infiltrant le muscle (TVIM)

En l'absence d'étude dédiée aux patients transplantés rénaux et par analogie avec la population générale, le traitement de référence des TVIM N0 M0 du patient transplanté rénal est la chirurgie d'exérèse carcinologique [4

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Sur la base d'un avis d'expert, s'agissant du traitement des TVIM du patient transplanté rénal, le CTAFU recommande :

une cystectomie avec curage ganglionnaire pelvien étendu, incluant les régions obturatrices, iliaques externes, iliaques internes et iliaques primitives distales en remontant jusqu'au croisement des uretères, sous réserve de difficulté technique du côté de l'implantation du transplant ;
réalisation d'un bi-néphro-urétérectomie totale des reins natifs, en cas de TVEUS associée prouvée par une UPR + cytologie et/ou une urétéroscopie + biopsie en raison du risque d'atteinte synchrone ou de récidive de la voie excrétrice native ;
dérivation urinaire selon les mêmes modalités que dans la population générale et qui sera principalement limitée par la fonction du transplant rénal.

En France, selon le rapport de l'Agence de Biomédecine 2018 [31

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le débit de filtration glomérulaire 1 an après transplantation rénale était supérieur à 60mL/min pour 40 % des receveurs de greffons de donneurs décédés de mort encéphalique standards, Maastricht III et donneurs vivants, et 30 % des receveurs de greffons Maastricht II ;
les médianes de survie des transplants rénaux chez les receveurs de la tranche d'âge correspondant à la survenue des tumeurs de vessie (>60ans [11, 14]) étaient de 103 mois (61-70ans) à 60 mois (>75ans).

Sur la base de ces résultats, il est attendu que le Bricker soit la principale dérivation urinaire réalisée chez les patients transplantés rénaux. Une enterocystoplastie peut-être proposée en l'absence des contre-indications suivantes [4

Cliquez ici pour aller à la section Références] : envahissement de l'urètre (ou du col vésical chez la femme), altération des fonctions cognitives et troubles psychiatriques, pathologie inflammatoire de l'intestin, antécédents d'irradiation pelvienne et insuffisance rénale<50mL/min [4

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À ce jour, aucun série n'a rapporté la faisabilité d'un traitement trimodal (RTUV, radiothérapie, chimiothérapie) chez le patient transplanté rénal. Par analogie avec la population générale, le traitement trimodal pourra être proposé en alternative à la cystectomie, pour les tumeurs unifocales, de stade T2 maximum, sans CIS, sans hydronéphrose, réséqués intégralement et devra éviter d'inclure le transplant et ses anastomoses vasculaires dans le champ d'irradiation [4

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Cliquez ici pour aller à la section Références].
Recommandations : diagnostic et traitement des TVIM du patient transplanté rénalGradeFaire une cystectomie avec curage ganglionnaire pelvien étenduFortFavoriser une dérivation de typer Bricker lorsque le DFG est<50 mL/minFaible

 
Recommandations : diagnostic et traitement des TVIM du patient transplanté rénal Grade
Faire une cystectomie avec curage ganglionnaire pelvien étendu  Fort 
Favoriser une dérivation de typer Bricker lorsque le DFG est<50 mL/min  Faible 

 

 

Les tumeurs de la voie excrétrice supérieure (TVES)

La prise en charge de la TVES du rein natif chez un patient transplanté rénal implique certaines particularités en rapport avec son caractère non fonctionnel.

L'uro-TDM n'a pas d'indication pour explorer la voie excrétrice des reins natifs en raison de l'absence d'excrétion. Par analogie avec l'exploration d'une TVES sur rein « muet » chez un patient non transplanté, l'IRM est la plus performante pour l'exploration de la voie excrétrice native (sensibilité, spécificité de 52-86 % et 81-100 %) [5

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'urétéropyélographie rétrograde (UPR) peut être réalisée lorsqu'une imagerie optimale du haut appareil urinaire n'a pas pu être effectuée. Dans des conditions optimales, l'UPR a une sensibilité de 97 % et une spécificité de 93 % pour la détection des TVES [5

Cliquez ici pour aller à la section Références, 34

Cliquez ici pour aller à la section Références].

La distinction entre cellules de carcinome urothélial et Decoy cell (liées à la réactivation d'un BK virus) pouvant être difficile, il est indispensable de préciser à l'anatomopathologiste l'antécédent de transplantation rénale pour l'analyse d'une cytologie urinaire afin d'alerter sur le risque de faux-positifs [35

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Les traitements conservateurs doivent être évités. Les traitement de référence des carcinomes urothéliaux de la voie excrétrice native du transplanté rénal est la chirurgie d'exérèse carcinologique par néphro-urétérectomie totale selon les mêmes principes que chez le patient non transplanté [5

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Cliquez ici pour aller à la section Références, 38

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Dans le cas d'une TVES sur antécédent de néphropathie à l'acide aristolochique, une néphro-urétérectomie controlatérale de principe pourra être réalisée compte tenu du risque élevé de tumeur synchrone et/ou de récidive controlatérale [19

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Cliquez ici pour aller à la section Références].

La TVES du transplant est une situation rare, rapportée dans deux séries : Olsburgh et al. [16

Cliquez ici pour aller à la section Références] en 2016 (n =6 patients) et Leon et al. [17

Cliquez ici pour aller à la section Références] en 2020 (n =11 patients). Des traitements conservateurs par urétérectomie ont été rapportés, uniquement en cas de tumeur unique de l'uretère. Dans tous les autres cas (tumeurs multifocales et/ou localisation pyelo-calicielle), une transplantectomie avec exérèse en bloc de l'uretère est réalisée selon les mêmes règles carcinologiques que la néphro-urétérectomie totale [5

Cliquez ici pour aller à la section Références].

En l'absence d'étude spécifique à la population des transplantés rénaux, le schéma de surveillance après traitement d'un TVES chez un patient transplanté rénal est similaire à celui des TVES à haut risque de la population générale [5

Cliquez ici pour aller à la section Références, 19

Cliquez ici pour aller à la section Références, 21

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La surveillance est basée sur la cytologie urinaire, la cystoscopie et l'uro-IRM.
Recommandations : diagnostic et traitement des carcinomes urothéliaux de la voie excrétrice urinaire supérieure native pour le patient transplanté rénalGradeLe bilan diagnostique d'une TVES sur rein natif chez le patient transplanté inclu :une cytologie urinaireune cystoscopie pour éliminer une localisation vésicale synchroneune uro-IRM et/ou une urétéropyélographie rétrograde en l'absence d'imagerie en coupeFortL'anatomopathologiste qui analyse la cytologie urinaire doit être informé de l'antécédent de transplantation rénale pour alerter sur le risque de faux-positif (diagnostic différentiel avec des Decoy cell)FortFaire une instillation postopératoire (après néphrourétérectomie) de chimiothérapie intravésicale afin de diminuer le risque de récidive vésicaleFortLa NUT est le traitement de référence des TVES sur reins natifs du patient transplanté rénal (exérèse rein, uretère collerette vésicale en bloc sans ouverture de la voie excrétrice)ModéréFaire une NUT controlatérale de principe en cas de TVES sur néphropathie à l'acide aristolochique en raison du risque élevé de TVES synchrone ou de récidive controlatéraleFaible

 
Recommandations : diagnostic et traitement des carcinomes urothéliaux de la voie excrétrice urinaire supérieure native pour le patient transplanté rénal Grade
Le bilan diagnostique d'une TVES sur rein natif chez le patient transplanté inclu :
une cytologie urinaire
une cystoscopie pour éliminer une localisation vésicale synchrone
une uro-IRM et/ou une urétéropyélographie rétrograde en l'absence d'imagerie en coupe 
Fort 
L'anatomopathologiste qui analyse la cytologie urinaire doit être informé de l'antécédent de transplantation rénale pour alerter sur le risque de faux-positif (diagnostic différentiel avec des Decoy cell)  Fort 
Faire une instillation postopératoire (après néphrourétérectomie) de chimiothérapie intravésicale afin de diminuer le risque de récidive vésicale  Fort 
La NUT est le traitement de référence des TVES sur reins natifs du patient transplanté rénal (exérèse rein, uretère collerette vésicale en bloc sans ouverture de la voie excrétrice)  Modéré 
Faire une NUT controlatérale de principe en cas de TVES sur néphropathie à l'acide aristolochique en raison du risque élevé de TVES synchrone ou de récidive controlatérale  Faible 

 

 

Déclaration de liens d'intérêts

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.

 
Remerciements

Nous remercions tous les membres du comité qui ont participé à ce travail : Comité de transplantation et d'insuffisance rénale chronique de l'association française d'urologie (CTAFU) :

Marc-Olivier Timsit, Lionel Badet, Benoît Barrou, Georges Karam, Eric Alezra, Thomas Bessede, Jean-Michel Boutin, Julien Branchereau, Thibaut Culty, Guillaume Defortescu, Véronique Delaporte, Arnaud Doerfler, Sarah Drouin, François Gaudez, Marc Gigante, François Kleinclauss, Xavier Matillon, Clémentine Millet, Federico Sallusto, Nicolas Terrier, Rodolphe Thuret, Xavier Tillou, Grégory Verhoest.

Comité de cancérologie de l'association française d'urologie - groupe Vessie :

Morgan Roupret, François Audenet, Nadine Houede, Stéphane Larre, Alexandra Masson-Lecomte, Yann Neuzillet, Géraldine Pignot, Mathieu Roumiguie, Evanguelos Xylinas.

   

 



Recommandations : traitement et surveillance des tumeurs de vessie du patient avec MRCT candidat à une transplantation rénale  Grade 
La prise en charge diagnostique, thérapeutique et le suivi d'une tumeur urothéliale chez un patient avec MRCT doit suivre les mêmes recommandations que dans la population générale (se reporter aux recommandations CCAFU vessie 2018-2020)  Fort 
Le bilan pré-transplantation doit inclure une fibroscopie et une cytologie urinaire en cas de :
patient avec facteurs de risque de carcinome urothélial (tabagisme actif ou sevré, exposition professionnel, prédisposition génétique (Syndrome de Lynch),
patient avec antécédent de carcinome urothélial quel que soit le délai en rémission,
exposition au cyclophosphamide,
néphropathie prédisposante au carcinome urothélial (néphropathie aux analgésiques, néphropathie des Balkans, néphropathie à l'acide aristolochique) 
Faible 
En cas de TVNIM de faible risque (EORTC) survenant chez un candidat à une transplantation rénale aucune contre-indication temporaire (CIT) n'est recommandée pour l'inscription sur liste  Faible 
En cas de TVNIM de risque intermédiaire à haut risque (EORTC), une CIT de 2 à 5 ans est recommandée, selon la réponse et la tolérance au traitement  Faible 
En cas de TVIM localisée avec un traitement optimal, une CIT de 5 ans est recommandée, selon la réponse et la tolérance au traitement  Faible 

 

Recommandations : diagnostic et traitement des TVNIM du patient transplanté rénal  Grade 
Rapporter l'analyse anatomopathologique de la pièce initiale, de pièce de re-résection et les caractéristiques cliniques de la tumeur (nombre, taille et caractère récidivant) pour déterminer le risque de récidive et de progression  Fort 
Faire des instillations de chimiothérapie en cas de TV de risque intermédiaire  Faible 
Discuter au cas par cas le bénéfice/risque d'une instillation de BCG en cas de TV de haut risque  Faible 
Proposer une cystectomie en première intention en cas de TV de très haut risque  Faible 
Faire une néphro-uréterectomie en cas de TVES sur rein natif  Faible 

 

Recommandations : diagnostic et traitement des TVIM du patient transplanté rénal  Grade 
Faire une cystectomie avec curage ganglionnaire pelvien étendu  Fort 
Favoriser une dérivation de typer Bricker lorsque le DFG est<50 mL/min  Faible 

 

Recommandations : diagnostic et traitement des carcinomes urothéliaux de la voie excrétrice urinaire supérieure native pour le patient transplanté rénal  Grade 
Le bilan diagnostique d'une TVES sur rein natif chez le patient transplanté inclu :
une cytologie urinaire
une cystoscopie pour éliminer une localisation vésicale synchrone
une uro-IRM et/ou une urétéropyélographie rétrograde en l'absence d'imagerie en coupe 
Fort 
L'anatomopathologiste qui analyse la cytologie urinaire doit être informé de l'antécédent de transplantation rénale pour alerter sur le risque de faux-positif (diagnostic différentiel avec des Decoy cell)  Fort 
Faire une instillation postopératoire (après néphrourétérectomie) de chimiothérapie intravésicale afin de diminuer le risque de récidive vésicale  Fort 
La NUT est le traitement de référence des TVES sur reins natifs du patient transplanté rénal (exérèse rein, uretère collerette vésicale en bloc sans ouverture de la voie excrétrice)  Modéré 
Faire une NUT controlatérale de principe en cas de TVES sur néphropathie à l'acide aristolochique en raison du risque élevé de TVES synchrone ou de récidive controlatérale  Faible 

 

 
 

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