Base bibliographique

Étude comparative des résultats carcinologiques après prostatectomie et radiothérapie externe (75,6 Gy) avec hormonothérapie concomitante pour cancer de prostate à risque intermédiaire de D’Amico
2013
- Réf : Prog Urol, 2013, 10, 23, 861-868


Introduction

Trente-trois pour cent des cancers localisés appartiennent initialement au groupe de risque intermédiaire de D’Amico. Les traitements standards et validés par l’AFU sont la prostatectomie ou la radiothérapie externe exclusive ou associée à une hormonothérapie.


But de l’étude

Nous avons comparé les résultats carcinologiques d’un traitement initial par prostatectomie±traitement adjuvant (PT), ou d’une radiothérapie externe (RH) combinant dose totale élevée (75,6Gy) et hormonothérapie courte, pour cancer de prostate à risque intermédiaire de D’Amico. Notre série comptait 143 patients traités entre 2000 et 2006 dans le service d’urologie et transplantation rénale de l’hôpital de la Conception Marseille (92 prostatectomies, 51 radio-hormonothérapies). Le critère de jugement principal était la survie sans récidive biologique.


Résultats

Le suivi médian était de 90 mois [59–151]. Les SSRB à cinq ans et huit ans étaient de 85 % et 73 % dans le groupe RH, contre 74 % et 65 % après PT (p =0,196). À l’inclusion, les patients du groupe RH étaient plus âgés (63,9 versus 73,3ans, p <0,001), avaient un score de comorbidité de Charlson (2 versus 3, p <0,001) et un nombre médian de critères intermédiaires, plus élevés (un seul critère intermédiaire : PT 74 % versus RH 57 %, p <0,01).


Conclusion

Selon notre étude, il n’y avait pas de supériorité de la prostatectomie±traitement adjuvant ou de la radiothérapie à haute dose avec hormonothérapie concomitante, sur la SSRB à cinq et huit ans. La littérature confirme qu’une hormonothérapie concomitante améliore le contrôle carcinologique même pour la radiothérapie externe en escalade de dose.


Introduction

Thirty-three percent of the localized cancers belongs initially to the group of intermediate risk of D’Amico. The standard treatments validated by the French Association of Urology are the radical prostatectomy and the external beam radiotherapy.


Objectives

We retrospectively compared the carcinologic results of the radical prostatectomy±adjuvant treatment (RP) and the external beam radiotherapy combining high dose (75.6Gy) and short hormonotherapy (RH), in the treatment of intermediate risk prostate cancer. The series consisted of 143 patients treated between 2000 and 2006 in the department of Urology and Kidney transplantation of the Conception Hospital, Marseilles. The main assessment criteria was the survival without biological recurrence (SBR).


Results

The median follow-up was 90 months [59–51]. The 5 years and 8 years SBR were 85% and 73% in the RH group, versus 74% and 65% with RP (P =0.196). There was a significant difference between the series: on the age of diagnosis (63.9 versus 73.3 years, P <0.001), the Charlson score of comorbidity (2 versus 3, P <0.001) and the number of intermediate criteria per patients (one intermediate criteria: RP 74% versus 57%, P <0.01).


Conclusion

According to our study, there was no superiority of the radical prostatectomy±adjuvant treatment or the external radiotherapy combining high dose and concomitant short hormonotherapy on the survival without biological recurrence at 5 and 8 years. Many studies confirm that a concomitant hormonotherapy increases the carcinologic control, even with a high rate external beam radiotherapy.

Fistules vésicovaginales posthystérectomie
2013
- Réf : Prog Urol, 2013, 10, 23, 884-889


But

Rapporter notre expérience dans la prise en charge des fistules vésicovaginales (FVV) posthystérectomie.


Patientes et méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective et descriptive colligeant tous les cas de FVV secondaires à une hystérectomie. Les paramètres suivants étaient étudiés : l’âge, la parité, l’indication de l’hystérectomie, les facteurs de risque, le délai de consultation, le type anatomique de FVV, le bilan paraclinique, la voie d’abord et les résultats de la cure.


Résultats

Quartorze cas étaient recensés sur une période de dixans. Toutes les hystérectomies avaient été réalisées par une laparotomie. L’âge moyen des patientes était de 54,3±13ans. L’hystérectomie avait été réalisée devant un fibromyome utérin dans huit cas, un cancer du col de l’utérus dans quatre cas, une ménométrorragie dans un cas et un choriocarcinome dans un cas. Quatre patientes avaient eu une radiothérapie néoadjuvante. Le délai moyen de consultation était de 13,5±18 mois. L’examen sous-valve mettait en évidence 11 FVV de type 1 et trois FVV de type 2. L’urographie intraveineuse était normale chez sept patientes et objectivait une urétérohydronéphrose de stade III chez une patiente. La FVV était abordée par voie haute dans dix cas dont cinq par voie transpéritonéovaginale et cinq par voie transvésicale pure. Les suites opératoires étaient simples chez 11 patientes (78 %) mais marquées par des complications représentées par une fistule vésicocutanée, une suppuration pariétale et un échec.


Conclusion

Dans cette courte série de fistules vésicovaginales posthystérectomie traitées par laparotomie, nous avons observé un taux de guérison satisfaisant malgré une morbidité psychosociale importante.


Objective

Describe the epidemiology, diagnosis and treatment of vesicovaginal fistula (VVF).


Patients and methods

We conducted a retrospective descriptive study of all cases of VVF secondary to hysterectomy. The following parameters were studied: age, parity, indication for hysterectomy, risk factors, the consultation period, the anatomical type of VVF, the paraclinical, the surgical approach and results of the cure.


Results

Fourteen cases were identified over 10 years. All hysterectomies were performed by laparotomia. The average age of patients was 54.3±13 years. Hysterectomy was performed in view of a uterine leiomyoma in eight cases, a cancer of the cervix in four cases, a menometrorrhagia in one case and a choriocarcinoma in one case. Four patients had received neoadjuvant radiotherapy. The mean time from injury was 13.5±18 months. Examination under valve was allowed to find 11 VVF type 1 and three type 2 VVF. IVU was normal in seven patients and allowed to find an ureterohydronephrose stage III in one patient. VVF was addressed by high in ten cases including 5 by transperitoneovaginale and 5 by transvesical pure. The postoperative course was uneventful in 11 patients (78%) but marked by vesicocutaneous fistula, parietal suppuration and one failure.


Conclusion

In this short series of post-hysterectomy VVF treated by laparotomia, we observed a rate of cure satisfying in spite of an important psychosocial morbidity.

Implantation de sphincter artificiel urinaire par voie laparoscopique chez des femmes avec incontinence urinaire d’effort sévère
2013
- Réf : Prog Urol, 2013, 10, 23, 877-883


But

Évaluer la faisabilité, l’efficacité et la morbidité de l’implantation par laparoscopie de sphincter artificiel urinaire (SAU) chez des femmes ayant une incontinence urinaire d’effort (IUE) sévère.


Patientes et méthodes

Vingt-six patientes avec IUE ont été appareillées par un SAU AMS 800™ (American medical Systems, Inc., Minnetonka, Minnesota) par laparoscopie entre octobre 2007 et janvier 2012. Dix-huit primo-implantations et huit changements complets pour problème mécanique d’un SAU déjà en place ont été réalisées. Dans trois cas, une promontofixation a été associée. En moyenne, l’âge était de 64ans, l’indice de masse corporelle de 27,8kg/m2, et la pression de clôture urétrale maximale (PCMU) de 26,75cm H2 O. La plupart des patientes (88 %) avaient des antécédents de chirurgie pelvienne ou de l’incontinence. L’étude était rétrospective avec analyse des paramètres opératoires, de la survenue de complications et des résultats fonctionnels.


Résultats

Trois conversions en laparotomie et cinq plaies vésicales peropératoires ont été notées. En moyenne la durée opératoire était de 149minutes, la sonde vésicale était retirée à j 3,8 et la durée de séjour postopératoire était de cinq jours. Les complications postopératoires précoces étaient huit rétentions aiguës d’urines transitoires, deux migrations de pompe et une plaie vaginale méconnue. À distance, nous rapportons une érosion vaginale. Ces deux dernières patientes ont été explantées. Le suivi moyen était de 20 mois. Seize patientes avaient une continence totale, cinq une continence sociale et trois portaient plus d’une protection quotidienne.


Discussion

Nos résultats ont confirmé ceux déjà publiés sur la laparoscopie. L’abord mini-invasif a eu les mêmes résultats que la laparotomie classique, avec une courbe d’apprentissage courte.


Conclusion

L’implantation d’un SAU par laparoscopie chez des femmes avec une IUE sévère a été faisable et efficace.


Introduction

To evaluate, feasibility, efficacy and morbidity of laparoscopic artificial urinary sphincter (AUS) implantation in women with severe stress urinary incontinence.


Patients and methods

Twenty-six women with severe stress urinary incontinence were treated between October 2007 and January 2012 by laparoscopic implantation of an AUS AMS 800™ (American medical Systems, Inc., Minnetonka, Minnesota). For 18 patients AUS was primary implanted and, for eight, AUS was revised for a mechanical failure. Three patients had a concomitant laparoscopic vaginal prolapse repair. Mean value was for age 64 years, BMI 27.8kg/m2, and mean maximal urethral closure pressure was 26.75cm of water. Most of the patients (88%) had a history of pelvic or incontinence surgery. The study was a retrospective analysis of operative parameters, complications and functional results.


Results

Three conversions in open surgery and five bladder injuries were described. Mean operative time was 149minutes. Bladder catheter was removed at a mean of day 3.8. Mean post-operative stay was 5 days. Early postoperative complications consist in eight acute transient urinary retentions, two pump migrations, and one vaginal injury. Late post-operative complications consist in one vaginal erosion. Explantation of AUS was performed for these last two patients. Mean follow-up was 20 months. Sixteen patients are totally continent, five have a social continence (1 pad/day) and three need more than one pad/day.


Analysis

Our results compare favorably to literature either for laparoscopic or conventional approach with a limited learning curve.


Conclusion

Laparoscopic implantation of AUS in women with severe stress urinary incontinence was feasible and efficient.

La néphrectomie laparoscopique avec extraction vaginale
Laparoscopic nephrectomy with vaginal extraction
2013
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2013, 3, 23, F90


Introduction

La néphrectomie laparoscopique avec extraction vaginale est une technique encore très peu utilisée en chirurgie urologique.


Méthodes

Il faut tout d’abord un examen gynécologique préopératoire pour évaluer la faisabilité technique de l’extraction. La patiente est en décubitus dorsal « latéralisé » avec les membres inférieurs dans des étriers. Le temps cœlioscopique est identique à la technique couramment utilisée. En revanche, l’extraction de la pièce opératoire se fait par une incision du cul-de-sac vaginal postérieur supprimant ainsi l’incision d’extraction abdominale.


Résultats

Cette intervention permet une réduction de la durée moyenne de séjour avec un départ à j+2. Les douleurs postopératoires sont constamment inférieures à 3 sur une échelle EVA. Aucun morphinique n’est prescrit dans le service facilitant une réhabilitation rapide.


Discussion

La néphrectomie laparoscopique avec extraction vaginale est une technique simple, reproductible ayant le principal avantage de supprimer l’incision d’extraction abdominale source de douleurs. Cette technique est particulièrement intéressante chez les patientes obèses en limitant le risque d’infection et d’éventration.


Introduction

Laparoscopic nephrectomy with vaginal extraction is underperformed in urological surgery


Methods

First, physicians have to perform a gynecologic exam to assess the feasability of the extraction. Patient is in a dorsal decubitus position with legs in stirrups. Laparoscopic time is similar as a standard nephrectomy. Nevertheless, extraction of the specimen is performed by an incision of the posterior vaginal recessus. So, it avoids the abdominal wound extraction.


Results

This surgical procedure shortens mean hospital stay with a discharge at day two. Postoperative pain is always less than 3 on EVA scale. No administration of morphin is prescribed in the department allowing a quick recovery.


Discussion

Laparoscopic nephrectomy with vaginal extraction is a safe and reproductible technique, which has the main advantage to avoid the extraction abdominal wound source of postoperative pain. This surgical procedure is really interesting in obese patients decreasing risks of infection and postoperative hernia.

Le traitement médical de la lithiase urique
Medical treatment of uric acid urolithiasis
2013
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2013, 3, 23, F77


La prévalence de la lithiase urique augmente régulièrement puisqu’elle est plus fréquente en cas d’obésité, d’HTA, de syndrome métabolique, de diabète et chez les sujets âgés. Le traitement chirurgical des calculs n’en est pas toujours aisé, la LEC peu efficace. Aussi, le traitement médical bien prescrit par le médecin et bien suivi par le patient est aussi efficace pour la dissolution du calcul que sur la prévention de la récidive. Le pH urinaire acide qui est le facteur majeur de lithogenèse doit être corrigé par une alcalinisation des urines. Le plus efficace avec le moins d’effet secondaire est le citrate de potassium qui doit être prescrit dilué dans 1,5L/d’eau pour être actif tout au long de la journée et éviter les troubles digestifs.


The prevalence of uric kidney stone increases regularly, due to its high correlation with obesity, HTA, metabolic syndrome, diabetes and elderly age. The surgical treatment of urolithiasis may not be always easy, and the lithotripsy has a very low efficiency. So, an appropriate medical prescription, with a good patient observance, is very effective regarding kidney stone dissolution as well as for recurrence prevention. The urinary pH is acidic, which is the main factor of lithogenesis. It must be corrected by the alkalization of the urines. The potassium citrate treatment is very efficient, and has low side effects. It must be prescribed diluted in 1.5L of water, to be effective all over the day and to avoid gastro-intestinal disorders.

Les prothèses urétrales prostatiques
Prostatic urethral stents: A review
2013
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2013, 3, 23, F84


Introduction

Les prothèses urétrales prostatiques sont utilisées dans l’HBP dans des indications diverses mais limitées. Les buts de cet article sont de faire le point sur ces prothèses et de rechercher les raisons d’une désaffection actuelle pour ces prothèses.


Méthodes

Recherche dans la littérature à partir des mots clés uretral stent OU prostatic stent OU metallic stent OU spiral stent ET BPH. Les différents types de prothèses seront présentées avec leurs taux d’échec, les scores IPSS ou de Madsen, le débit urinaire maximal, le résidu post-mictionnel et leurs complications.


Résultat et analyse

Les différentes prothèses ont des taux d’échec variant de 0 à 40 % mais avec souvent des suivis courts dépassant rarement 12 à 36 mois. Les complications sont dominées par les migrations avec nécessité de les repositionner et les incrustations pour tous les types de prothèses et par les douleurs et les irritations vésicales, les obstructions par hyperplasie tissulaire et les difficultés de retrait pour les prothèses grillagées. Les raisons de la désaffection actuelle sont dominées par ces complications et le fait que la population concernée soit limitée.


Conclusion

Les prothèses urétrales prostatiques occupent une place limitée dans la prise en charge de l’HBP. Seuls deux modèles de prothèses temporaires sont encore disponibles en France en 2013. Les complications des prothèses grillagées définitives et le faible nombre de patients pour lesquels elles sont indiquées expliquent cette situation.


Introduction

Prostatic urethral stents are indicated for BPH in different limited clinical conditions. The goals of this study are a literature review and to look for the reasons of a limited use of these stents.


Method

Review of the literature with the following keywords: urethral stent OR prostatic stent or metallic stent OR spiral stent AND BPH. The different type of prosthesis will be presented with their clinical results; failure rate; IPSS or Madsen score; maximum urinary flow rate; post-voiding residual and their complications.


Results and analysis

The failure rate of these urethral prostatic stent is between 0 and 40%. The follow-up are limited and rarely exceed 12 to 36 months. Complications are represented by migration, repositioning and incrustation for all types of stent. For wallstents, complications are bladder pain and irritative syndrome, obstruction by hyperplasia and difficulties for removing. The reasons for a limited use are represented by those complications and the limited number of patient for which it is indicated.


Conclusion

Prostatic urethral stents have limited indications in BPH. Only two different type of stent are available in France in 2013. Complications and the limited number of indications are the reasons for this situation.

Mini-bandelettes pour le traitement de l’incontinence urinaire d’effort féminine : revue de la littérature
2013
- Réf : Prog Urol, 2013, 11, 23, 917-925


But

Effectuer une revue de la littérature concernant le traitement de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) de la femme d’origine non neurologique par les mini-bandelettes sous-uréthrales.


Méthodes

Revue de la base de données Medline/Pubmed jusqu’en juin 2013. La bandelette TVT-Secur™ a été exclue, car ce dispositif n’est plus commercialisé.


Résultats

Les deux dispositifs les plus étudiés, hors TVT-Secur™, étaient Ajust™ et Mini-Arc™. Le Mini-Arc™ présentait des taux de succès entre 44 % et 91,4 % à un an. La bandelette Ajust™ était le dispositif dont les résultats étaient les plus homogènes avec une efficacité à moyen terme d’environ 80 %. Un faible taux de complications per- et postopératoires a été rapporté dans tous les cas. Deux études randomisées ont été publiées comparant mini-bandelette et bandelette traditionnelle avec un recul minimum de un an, ainsi qu’une méta-analyse. Ces différents travaux objectivaient des taux d’efficacité égaux ou inférieurs aux BSU traditionnelles.


Conclusion

Devant le faible recul, le niveau de preuve limité et l’hétérogénéité des données publiées, les mini-bandelettes doivent être évaluées dans le cadre de protocoles de recherche clinique.


Aim

To conduct a review about the use of single incision mini-slings (SIMS) to manage non-neurogenic stress urinary incontinence in women.


Methods

Literature search in Pubmed/MEdline database until june 2013. TVT-Secur™ was excluded because this device is not anymore marketed.


Results

Ajust™ and Mini-Arc™ were the two main SIMS evaluated in the literature. Studies about Mini-Arc™ generated heterogeneous results, with a success rate between 44% and 91% after 1year. Ajust™ was the most promising device with 80% efficacy after mid-term follow-up. All evaluated SIMS had a low rate of immediate complications. Two randomized controlled trials comparing SIMS and traditional mid-urethral slings were identified, as well as one meta-analysis; they all concluded to non-superiority or inferiority for the mini-sling versus traditional slings.


Conclusion

Due to short follow-up, limited evidence and heterogeneous data, SIMS are not yet standard of care and further research is warranted.

Nouveau repérage échographique en lithotritie extracorporelle : diminution des temps de scopie et de l’irradiation
2013
- Réf : Prog Urol, 2013, 10, 23, 856-860


But

La lithotritie extracorporelle est le traitement le plus utilisé pour les calculs urinaires. Les calculs sont repérés par fluoroscopie ou échographie. La fluoroscopie était la plus utilisée. Évaluation d’un nouveau système de navigation stéréotaxique : le calcul était repéré par la sonde d’échographie avec sauvegarde de la position en 3D. La table se déplaçait de façon à centrer automatiquement le calcul sur le point focal. La sonde d’échographie mobile permettait de suivre l’évolution du calcul en continu. L’objectif était de mettre en évidence la réduction de la fluoroscopie pour le repérage du calcul en lithotritie extracorporelle grâce au module de repérage échographique 3D.


Patients et méthodes

Étude prospective comparant 20 patients traités avant et 20 patients traités après l’installation du module échographique Visio-Track® d’EDAP-TMS. Les deux populations ont été comparées avec un test de Student sur les paramètres d’âge, d’IMC, de taille de calcul, de nombre de chocs et d’énergie administrée.


Résultats

Les deux populations étaient comparables sur l’ensemble des paramètres, avec un âge moyen de 55ans, et une taille moyenne de calcul de 10,7mm. Le temps de scopie était de 174,8 contre 57,1 secondes respectivement dans les groupe sans et avec Visio-Track® (p <0,0001). De même, la dose de rayons était respectivement de 5197,25 mGy.cm2 contre 1987,6 mGy.cm2 avec Visio-Track® (p =0,0033)


Conclusion

Le système de repérage échographique Visio-Track® a réduit l’utilisation du repérage scopique chez nos premiers patients ce qui a permis de diminuer la dose d’irradiation reçue par patient.


Purpose

Extracorporeal shock wave lithotripsy is the most common method of treatment for kidney stones. Both fluoroscopy and ultrasound imaging can be used to locate stones, but fluoroscopy is more frequently employed. Evaluation of a new stereotaxic navigational system: the stone was located using an ultrasound probe, and its 3D location was saved. The table automatically moved to position the stone at the focal point. A real-time follow-up was possible during treatment. Our objective was to demonstrate a decrease in the use of fluoroscopy to locate kidney stones for extracorporeal shock wave lithotripsy through the use of a 3D ultrasound stone locking system.


Patients and methods

Prospective analysis of the case records of the 20 patients preceding and the 20 patients succeeding the arrival of the ultrasound stone locking system Visio-Track® (EDAP-TMS). We used a Student test to compare age, BMI, kidney stone size, number of shock waves and administered energy.


Results

Patient characteristics were comparable. The average age was 55 years old and the average kidney stone size was 10.7mm. Radiation duration was 174.8seconds in the group without Visio-Track® versus 57.1seconds in the group with it (P <0.0001). A similar result was observed for radiation doses: 5197.25mGy.cm2 for the group without versus 1987.6mGy.cm2 for the group with Visio-Track® (P =0.0033).


Conclusion

The stone locking system Visio-Track® reduced fluoroscopy in our first group of patients, which decreased the patient's individual absorbed irradiation dose.

Nouvelles stratégies anti-angiogéniques dans la prise en charge du cancer du rein
2013
- Réf : Prog Urol, 2013, 10, 23, 841-848


Introduction

L’objectif de ce travail a été de préciser la place actuelle des traitements adjuvants et néoadjuvants dans la prise en charge des cancers du rein.


Matériel et méthodes

Les données ont été explorées dans Medline (www.ncbi.nlm.nih.gov/) en utilisant les mots clés MeSH suivants ou une combinaison de ces mots clés : « cancer », « rein », « kidney », « adjuvant », « néoadjuvant », « anti-angiogénique », « anti-angiogenic » ; et en sélectionnant les articles obtenus sur leur méthodologie, leur pertinence par rapport au thème exploré et leur date de publication.


Résultats

Trente-deux articles anglophones et français publiés entre 2001 et 2011 ont été sélectionnés : cinq études de niveau de preuve 1, neuf études de niveau 2, neuf études de niveau 4, cinq études de niveau 5 et quatre revues de la littérature. La place de la néphrectomie de réduction tumorale dans la prise en charge des cancers du rein localement avancés ou métastatiques est désormais controversée à l’ère des nouvelles thérapies ciblées anti-angiogéniques. En situation néoadjuvante, ces traitements ont montré un impact modéré sur la réduction de volume tumoral avec une moindre amélioration de la résécabilité en dehors de quelques cas rapportés. En situation adjuvante, les données de la littérature sont encore limitées et plusieurs essais cliniques sont actuellement en cours.


Conclusion

Les anti-angiogéniques ont bouleversé les stratégies thérapeutiques actuelles. Le développement d’essais cliniques et de protocoles de recherche nous permettra dans un avenir proche de déterminer les séquences thérapeutiques optimales.


Introduction

The aim of this study was to clarify the current role of adjuvant and neo-adjuvant in the treatment of kidney cancer.


Materials and methods

The data were explored in Medline (www.ncbi.nlm.nih.gov/) using the following MeSH terms or combinations of these keywords: “cancer”, “rein”, “kidney”, “adjuvant”, “neoadjuvant”, “antiangiogenique”, “antiangiogenic” and selecting the items produced in their methodology, their relevance to the theme explored and their date of publication.


Results

Thirty-two English and French items published between 2001 and 2011 were selected: five studies of evidence level 1, nine level 2 studies, nine level 4 studies, five studies at level 5 and four literature reviews. The cytoreductive nephrectomy as first-line treatment of locally advanced or metastatic kidney cancer is now controversial with the advent of new targeted anti-angiogenic therapies. In neoadjuvant setting, these treatments showed a moderate decrease in tumor volume and rarely improved resectability. In adjuvant setting, their place has yet to be specified and several trials are currently underway.


Conclusion

Recent years have seen the anti-angiogenic therapeutic strategies upset in locally advanced and metastatic renal cancer. The development of clinical trials and research protocols will allow us to determine in the near future the optimal therapeutic sequences.

Points forts des communications présentées au congrès de l'EAU 2013
2013
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 1-9, suppl. HS5