Quoi de neuf dans le diagnostic des tumeurs du testicule ?

16 juillet 2001

Mots clés : testicule, Tumeur, échographie, marqueur tumoral
Auteurs : Haillot O
Référence : Prog Urol, 1992, 2, 488-497
Depuis 11 ans l'essentiel des nouveautés dans le diagnostic des tumeurs du testicule concerne l'imagerie et les marqueurs tumoraux. Les diagnostics cliniques douteux de tumeur testiculaire ont bénéficié des progrès et de la diffusion de l'échographie. Examen fiable (90%) et non invasif, l'échographie est plus une aide au diagnostic qu'un élément déterminant, en dehors de quelques rares cas particuliers. L'imagerie par résonance magnétique nucléaire n'a pas, à l'heure actuelle, d'utilité dans le diagnostic des cancers du testicule. Alpha-foeto protéine et hormone chorionique gonadotrope sont les deux marqueurs indispensables à l'évaluation, plus qu'au diagnostic, d'une tumeur du testicule. La lacticodeshydrogénase et phosphatase alcaline placentaire sont utiles, en particulier pour les séminomes, mais avec une spécificité bien moindre. Les autres marqueurs étudiés n'ont pas prouvé leur utilité ou sont encore du domaine de la recherche. Pour l'appréciation des métastases ganglionnaires, la tomodensitométrie semble progressivement remplacer la lymphographie. Le couplage des deux examens permet de diminuer le nombre de faux négatifs (10%) au prix d'un nombre plus élevé de faux positifs (38%). Le diagnostic de cancer du testicule peut parfois être établi au stade de carcinome in situ, lésion pré-cancéreuse qui évolue une fois sur deux vers une tumeur invasive. Les indications pratiques du dépistage du carcinome in situ sont encore discutées.