Qualité de vie des patients porteurs de dérivation urinaire

25 novembre 2017

Auteurs : Y. Neuzillet, M. Rouprêt, les membres du sous-comité vessie du CCAFU
Référence : Prog Urol, 2017, 14, 27, 845-850
Introduction

Une dérivation urinaire s’impose le plus souvent dans un contexte de cystectomie totale pour cancer de la vessie. Cette pathologie et cette chirurgie d’exérèse altère la qualité de vie des patients. Cet article fait le point sur les conséquences des dérivations urinaires sur la qualité de vie des patients et les moyens de les minimiser.

Matériel et méthode

Une recherche bibliographique a été conduite à partir des bases de données bibliographiques Medline (NLM outil Pubmed ) et Embase à partir des mots clés suivants : « cystectomy » ; « urinary diversion » ; « quality of life » ; « stoma » ; « education ». Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés en fonction de la combinaison des éléments suivants : méthodologie, langue publications (anglais/français) pertinence par rapport au sujet traité et date de publications. Ainsi, 218 articles ont été revus et 30 ont été sélectionnés.

Résultats

Le choix éclairé de la dérivation urinaire participe à son acceptation par le patient et à améliorer la qualité de vie urinaire des patients. Les critères de choix doivent être analysés et présenté au patient de façon pluridisciplinaire, en associant chirurgien, médecin, infirmier, kinésithérapeute et stomathérapeute. Grâce aux réseaux de soin, le choix du patient ne devrait pas être limité par l’expérience de l’équipe médicochirurgicale et paramédicale. Il n’y a pas de preuve évidente de la supériorité d’une dérivation par rapport aux autres pour la qualité de vie des patients.

Conclusion

La qualité de vie des patients porteurs de dérivations urinaire dépend moins du type de dérivation que du fait que cette dérivation ait été choisi par le patient lui-même. L’information du patient par l’ensemble des acteurs de sa prise en charge est donc essentielle.




 




Introduction


La proposition faite au patient d'une dérivation urinaire intervient le plus souvent dans un contexte de traitement d'un cancer de la vessie [1]. Il s'agit d'orienter les urines en provenance des uretères soit vers une stomie, soit vers un réservoir continent. Pour être mieux acceptée par le patient, la dérivation urinaire doit être, dans la mesure du possible, choisie par le patient lui-même [2]. Pour faire ce choix, le patient doit être informé par son chirurgien et son équipe, au sein de laquelle l'infirmier(e) diplômé(e) d'État (IDE), qui réalise des consultations d'annonce, a un rôle essentiel. Sa participation au choix éclairé du patient nécessite de maîtriser les indications des différentes dérivations urinaires afin de comprendre et d'expliquer pourquoi certaines sont proposables et d'autres non. Il est également utile de connaître les facteurs liés au patient susceptible d'influencer son choix. Enfin, en collaboration avec le stomathérapeute, l'IDE doit maîtriser les éléments anatomiques pour le choix du site d'abouchement cutanée d'une stomie urinaire qui faciliteront son appareillage et limiteront ses risques de complication. La qualité de vie d'un patient qui soit subir une cystectomie totale pour traiter un cancer de la vessie est immanquablement altérée par le fait de se savoir atteint d'un cancer et de supporter une chirurgie majeure [3]. La question est de savoir si la dérivation urinaire participe à cette altération de la qualité de vie et si des mesures peuvent être prises pour améliorer la qualité de vie des patients porteurs d'une dérivation urinaire. Cet article réalise une mise au point sur les données publiées concernant les facteurs déterminant et les méthodes d'optimisation de la qualité de vie des patients porteurs de dérivation urinaire.


Matériel et méthode


Les données sur les déterminants de la qualité de vie et les méthodes d'optimisation de la qualité de vie des patients porteurs d'une dérivation urinaire ont été explorées dans MedLine (www.ncbi.nlm.nih.gov/) en utilisant les mots-clés MeSH suivants ou une combinaison de ces mots-clés : cystectomy , urinary diversion , quality of life , stoma , education . Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés en fonction de la combinaison des éléments suivants :

méthodologie : les études hors sujet ont été exclue d'emblée. Parmi les articles éligibles, seules les études comparatives ont été sélectionnées. Le caractère prospectif ou rétrospectif du recueil des données n'était pas un critère de sélection ;
langue de publication : anglais/français ;
pertinence par rapport au sujet traité : les études comparatives des données d'efficacité, de tolérance et de morbidité ont été toutes été prise en compte. L'analyse des études comparatives des données sur l'indiction d'une réaction immunitaire et l'efficacité ;
date de publication : de 1987 à ce jour (30 dernières années).


Ainsi, 218 articles ont été revus et 30 ont été sélectionnés.


Résultats


Quelles sont les principes chirurgicaux fondamentaux des différentes dérivations urinaires et leurs conséquences concrètes sur la vie des patients ?


Les dérivations urinaires peuvent être distinguées en fonctions qu'elles soient incontinentes (urétérostomies cutanées bilatérales directes ou urétérostomie cutanée transiléale de type Bricker) ou continentes (hétérotopique, comme les poches iléocoliques de Kock ou de Mayence, ou orthotopique, c'est-à-dire une entérocystoplastie iléale comme les néovessies de Hautmann, Studer ou de Foch) (Figure 1) [4].


Figure 1
Figure 1. 

Modalités de dérivations urinaires selon leur caractère continent ou non.




Les urétérostomies cutanées bilatérales directes imposent deux appareillages distincts (un pour chaque uretère abouché à la peau) et le maintien à demeure de sondes urétérales afin d'éviter que les anastomoses urétérocutanées ne sténosent et obstruent les uretères. C'est sondes nécessitent des changements itératifs, généralement trimestriels. Cette technique a cependant l'avantage de ne pas utiliser de segment digestif et ainsi d'éviter les complications liées aux anastomoses digestives (iléus prolongé, fistule et/ou sténose anastomotique), ce qui peut être un avantage stratégique chez les patients âgés et/ou fragile.


Urétérostomie cutanée transiléale de type Bricker, de loin la dérivation la plus pratiquée dans le monde [5], permet d'éviter le maintien de sondes urétérales à demeure et de n'avoir qu'un seul orifice de stomie. En revanche, le prélèvement d'un segment d'iléon comporte les risques digestifs évoqués ci-dessus.


La poche iléocolique est un réservoir continent, que le patient vidange en la cathétérisant au travers d'un orifice de stomie confectionnée de telle sorte à ce qu'il empêche le reflux d'urine. Outre les inconvénients communs aux dérivations utilisant de l'intestin, ces poches nécessitent que les patients soient capables de manipuler les sondes pour se cathétériser [6].


Les entérocystoplasties sont des réservoirs confectionnés à partir d'intestin (le plus souvent de l'iléon) anastomosé à l'urètre. La continence urinaire nécessite donc une contraction périnéale et la vidange vésicale se fait par augmentation de la pression intra-abdominale par contraction musculaire. Cela nécessite une rééducation sur laquelle nous reviendrons.


Quels sont les critères de choix pour le patient ?


Les critères décisionnels peuvent être distingués en deux groupes : ceux n'appartenant pas au patient et ceux lui appartenant.


Les critères décisionnels n'appartenant pas au patient sont d'ordres oncologiques et fonctionnels. Les critères oncologiques qui limitent la possibilité ou interdisent la réalisation d'une entérocystoplastie sont :

l'intégrité de l'urètre : l'anastomose du réservoir doit se faire sur un urètre sain, exempt de cancer et ne présentant pas de malformation (par exemple de sténose). L'atteinte de l'urètre par le cancer augmente d'un facteur×4 à 18 le risque de récidive locale [7]. Le chirurgien s'assure donc de son intégrité lors des cystoscopies préopératoires et en cours de cystectomie au moyen d'un examen extemporané de la recoupe urétrale [8] ;
les tumeurs localement avancées (T3b-T4 et/ou N+) dont l'exérèse chirurgicale, lorsqu'elle est possible en marges saines, nécessitent fréquemment un complément de traitement par chimiothérapie périopératoire [9]. La fatigue et la sarcopénie causées par ces combinaisons de traitement [10] détériorent les résultats fonctionnels des entérocystoplasties avec une incontinence urinaire plus fréquentes à long terme [11].


Les critères fonctionnels sont :

l'altération de la fonction rénale. En effet, l'intestin grêle utilisé pour confectionner le réservoir a des propriétés de réabsorption des acides contenus dans les urines. Une bonne fonction rénale est nécessaire pour équilibrer cette acidité au niveau sanguin. Ainsi, une entérocystoplastie n'est pas recommandée en cas de créatininémie≥150μmol/L et/ou de débit de filtration glomérulaire≤50mL/min [12] ;
l'état général du patient, qui doit être compatible avec la pratique des exercices musculaires nécessaire à une bonne miction et une bonne continence [13]. La vidange d'une entérocystoplastie devant être faite régulièrement (toutes les 3heures environ) de jour comme de nuit, le patient doit être à même de supporter la fatigue liée aux réveils nocturnes répétés [14]. La continence s'obtenant par une bonne contraction des muscles du plancher pelvien, une sarcopénie compromet son acquisition [10] ;
l'altération des fonctions cognitives, qui pourrait limiter l'adhésion du patient aux consignes de rééducation et/ou sa reconnaissance des signes évocateurs d'une complication de l'entérocystoplastie (obstruction par un bouchon muqueux, rétention chronique par vidange incomplète...) et la compréhension de la conduite à tenir subséquente [15] ;
la diminution de la dextérité manuelle du patient à laquelle il peut être amené à faire appel afin de réaliser des auto-sondages intermittents. Un patient incapable de s'autosonder perdra en qualité de vie du fait d'une perte d'autonomie et/ou de la nécessité du port d'une sonde à demeure [16] ;
une diminution de la quantité d'intestin grêle (liée aux antécédents chirurgicaux, par exemple en cas de maladie inflammatoire chronique de l'intestin), qui conduirait, en cas d'amputation nécessaire à une entérocystoplastie, à aggraver les malabsorptions digestives et ainsi le déficit en vitamine B12 et l'hyperoxalurie [17].


Les critères décisionnels appartenant au patient sont :

le choix du respect ou non du schéma corporel, susceptible d'altérer l'estime de soi et d'entraîner une réduction d'activité conduisant à une diminution de la qualité de vie [2]. Il s'agit là d'un élément essentiel à prendre en considération lors de l'entretien avec le patient [18]. Schématiquement, les patients peu actifs, casaniers et tenants à la qualité de leur sommeil auront une qualité de vie moins dégradée suite à la réalisation d'une dérivation non continente que les patients accordant de l'importance à leur aspect physique, adepte de sport notamment aquatique ;
l'acceptation de l'incontinence urinaire, généralement subie par le patient dans les suites immédiates d'une dérivation par entérocystoplastie, et dont la disparition totale ne peut être garantie « à 100 % » au patient au vu des résultats de la rééducation publiés dans la littérature [16]. La continence diurne et nocturne est atteinte chez respectivement 93 % et 83 % des patients après un délai médian de près d'un an. Un patient refusant toute idée de fuite urinaire verra sa qualité de vie détériorée dans les mois suivant l'intervention et doit en être informé ;
la volonté de rééducation, c'est-à-dire la motivation du patient à faire les efforts nécessaires pour obtenir une continence satisfaisante et une bonne vidange de son entérocystoplastie. Cette motivation peut être estimée au travers de score tels le SIMS, le SMS ou l'IMI, qui sont couramment utilisés chez les sportifs pour guider leur entraînement [19, 20, 21]. Les scores SIMS et SMS ont été validés en langue française mais n'ont pas été évaluées dans le contexte spécifique de la rééducation des entérocystoplasties.


Comment éclairer au mieux le choix du patient ?


En la matière, il n'y a pas de preuve scientifique de la supériorité d'une méthode par rapport à une autre. Cependant, le caractère multidisciplinaire de la prise en charge du patient paraît fondamental (Figure 2). L'entretien initial entre le patient et son urologue permettra une première orientation en fonction des critères oncologiques listés ci-dessus. L'urologue, en collaboration éventuelle avec un médecin gériatre et/ou spécialiste en médecine physique et de réadaptation, pourra évaluer les critères fonctionnels n'appartenant pas au patient [22]. À l'issue de ces premières évaluations, le patient se verra exposer les dérivations qui lui sont proposables. Cela permettra de réduire le sentiment de déception associée au fait de découvrir en postopératoire immédiat qui n'a pas été possible de réaliser tel ou tel type de dérivation urinaire que le patient espérait.


Figure 2
Figure 2. 

Modélisation des interactions pluridisciplinaires pour l'évaluation et l'information du patient candidat à une dérivation urinaire. * : médecine physique et de réadaptation.




Lorsque le patient a plusieurs possibilités de dérivation, continente ou non, un entretien avec un stomathérapeutes et un kinésithérapeute ou un IDE spécialisé dans la rééducation des patients porteurs d'entérocystoplasties, permettra de compléter les informations médicales reçues par le patient [23]. La reformulation des informations données par le chirurgien et la confrontation à la réalité de la dérivation par la démonstration de l'utilisation de poche de stomie et l'explication des modalités et suites prévisibles de la rééducation permettra au patient de se déterminer. Au besoin, les critères motivationnels pourront être évalués lors d'un entretien avec un psychologue [24].


À l'issue de ces entretiens, le patient bien informé pourra choisir la dérivation qui lui convient. L'expérience de l'équipe médicochirurgicale et paramédicale concernant la réalisation et le suivi de telle ou telle dérivation urinaire pourrait être un facteur limitant. En effet, il a été clairement démontré que les patients opérés par des équipes expérimentées présentent moins de complications périopératoires [25]. Ainsi, une équipe pourrait orienter le choix du patient vers la dérivation dont elle a l'habitude, au détriment de la qualité de vie post-opératoire du patient. Pour l'intérêt premier du patient, il paraît légitime, au besoin, de confier la prise en charge du patient à une équipe en mesure de répondre à sa demande de dérivation spécifique.


Lorsque le patient n'a pas d'autre possibilité ou souhaite avoir une dérivation urinaire non continente, l'optimisation de l'emplacement de l'abouchement de la stomie est essentielle. Des recommandations ont été éditées afin de guider les praticiens [26], qu'ils soient chirurgiens, IDE ou stomathérapeutes. Les principes fondamentaux de ces recommandations sont (Figure 3) :

d'éviter un emplacement de stomie en dessous du sommet de la convexité abdominale, car le patient aurait alors un angle de vision qui l'empêcherait de pratiquer ses soins de stomie sans l'aide d'un miroir ;
de s'assurer que l'orifice ne sera pas situé dans un pli ou sur un bourrelet cutané, que le patient soit en orthostatisme, en position assise ou en décubitus ;
de traverser de manière atraumatique la paroi musculaire, ce qui implique une discision des fibres musculaire plutôt que leur section et une localisation de la stomie préférentiellement en regard des muscles grands droits. Cela réduira le risque d'éventration péristomiale ;
d'ourler la muqueuse intestinale au niveau de la stomie de façon en faciliter l'appareillage. Cela réduira le risque de complications cutanées à type de dermite.


Figure 3
Figure 3. 

Étapes pour la détermination du site d'abouchement des dérivations urinaire non continente chez l'homme et la femme.




L'évaluation de l'éducation du patient à ces soins de stomie pourrait être appréciée par un questionnaire spécifique (Urostomy education scale ) [27].


Quel que soit le mode de dérivation que choisira le patient, la réduction des complications susceptibles d'altérer sa qualité de vie à frappe par un suivi régulier [28]. Celui-ci pourrait être réalisé alternativement par le chirurgien et l'IDE ou le stomathérapeute [14]. La prise en charge précoce des complications stomiales et des problèmes de rééducation des entérocystoplastie par cette même équipe permettra également d'améliorer la qualité de vie des patients.


La qualité de vie des patients est-elle supérieure avec une entérocystoplastie plutôt qu'un Bricker ?


À ce jour, trois méta-analyses ont étudié l'ensemble des études publiées concernant cette question [29, 30, 31]. Celles de Yang et al. et Porter et al., colligeant respectivement 29 et 15 études ont concluent à l'absence de différence de qualité de vie entre les patients ayant une dérivation urinaire continente et ceux ayant une dérivation urinaire non continente. Celle de Cerruto et al. colligeant les données de 18 études, conclue à une qualité de vie supérieure associée à la réalisation d'une entérocystoplastie. Les biais méthodologiques, qui expliquent notamment que les mêmes études n'aient pas été prise en compte par les différentes méta-analyses, conduisent à considérer que l'essentiel est que le patient ait pu choisir la dérivation qui lui convient le mieux en fonction de son mode de vie, de sa motivation et en respectant les critères décisionnels oncologiques et fonctionnels exposés précédemment et que la dérivation ai été réalisée, puis suivi par une équipe en ayant l'expérience.


Conclusion


La dérivation urinaire s'impose au patient dans un contexte, le plus souvent, de cancer de la vessie. Ce contexte seul est à même de diminuer la qualité de vie des patients. Il influence également le type de dérivation qui peut être proposé. Cependant, aucune démonstration n'a été apportée de la supériorité d'une dérivation par rapport à une autre en termes de qualité de vie. Les équipes médicochirurgicales et paramédicales prenant en charge les patients candidats à une dérivation urinaire doivent avant tout être en mesure de les informer de toutes les dérivations proposables et de leur assurer un niveau d'expérience adéquate pour réaliser et suivre la dérivation urinaire que le patient aura choisi.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.



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