QCM Progrès en Urologie - Juin 2007

11 juillet 2007

Mots clés : QCM, Évaluation, questions
Auteurs : AFU - Formation initiale et continue
Référence : Prog Urol, 2007, 17, 4, 876-878
  1. Photovaporisation de la prostate par Laser UTP (potassium, titanyl-phosphate)
    Concernant la photovaporisation prostatique
    (1 réponse vraie)
    1. Il n'existe pas d'éjaculation rétrograde après PVP.
    2. Le taux d'impériosité mictionnelles après PVP atteint 50% dans certaines séries.
    3. La mise en place d'une sonde après PVP est indispensable.
    4. La prise récente d'anti-agrégant plaquettaire est une contre-indication formelle à l'utilisation du laser dans le traitement de l'HBP.
    5. Le PVP induit une réduction du coût de 20% dans certaines séries par rapport à la RTUP.
  2. Les complications rénales de la drépanocytose
    Parmi les 5 propositions suivantes, une seule est vraie, laquelle ?
    1. Le carcinome médullaire du rein est lié aussi bien à la forme homozygote qu'hétérozygote de la drépanocytose.
    2. La drépanocytose est une maladie de l'hémoglobine atteignant uniquement les sujets noirs.
    3. La néphropathie drépanocytaire peut conduire à l'insuffisance rénale terminale.
    4. Le diagnostic de drépanocytose hétérozygote est toujours fait dans l'enfance au vu de ses complications fréquentes.
    5. Le bilan de manifestation urologiques de la drépanocytose hétérozygote ne doit pas obligatoirement comporter une injection de produits de contraste.
  3. Premiers résultats de la toxine botulique dans le traitement de l'hyperplasie bénigne de la prostate.
    Parmi les 4 propositions suivantes, une seule est vraie, laquelle ?
    1. L'utilisation de la toxine botulique en urologie se base sur des études avec un faible niveau de preuve.
    2. Un mode d'action connu de la toxine botulique est une chimiodénervation des organes recevant une innervation cholinergique en bloquant l'exocytose des vésicules pré-synaptiques contenant l'acétylcholine.
    3. L'injection intraprostatique de toxine botulique se fait toujours sous anesthésie générale.
    4. L'injection intraprostatique de toxine botulique montrerait une efficacité uniquement sur des paramètres urodynamiques, sans amélioration clinique (score IPSS).
  4. Néphrectomie partielle pour les cancers du rein de plus de 4 cm.
    Parmi les 5 propositions suivantes, une seule est vraie, laquelle ?
    1. Le mode de présentation le plus fréquent du cancer du rein est l'hématurie.
    2. Les femmes sont plus fréquemment atteintes que les hommes.
    3. La néphrectomie partielle peut être réalisée pour des tumeurs entre 4-7 cm.
    4. Une tumeur > 4 cm contre-indique la néphrectomie partielle laparoscopique.
    5. Les séries de Lerner et Hafez incluent un groupe témoin de patients opérés de néphrectomie radicale.
  5. Impact de l'obésité sur le PSA lors du dépistage du cancer de la prostate.
    Quelle est la réponse fausse concernant l'obésité ?

    1. L'obésité est associée à une diminution du PSA total.
    2. L'obésité est associée à la découverte de cancer de la prostate de stade plus avancé.
    3. L'obésité est associée à une diminution du volume prostatique.
    4. L'obésité est associée à une diminution des taux de testostérone sérique.
    5. L'obésité touchait 10% de la population Française en 2002.
  6. La ploïdie cellulaire : facteur prédictif de cancer de prostate localement avancé.
    La ploïdie cellulaire en cancérologie prostatique
    (1 réponse vraie)
    1. Est une anomalie génétique.
    2. Est la quantité d'ADN présente dans une cellule en phase G0/G1.
    3. Est la quantité d'ADN présente dans une cellule en phase G2.
    4. Se mesure par Résonnance Magnétique Nucléaire et Inra Rouge.
    5. N'est pas corrélée au grade histologique.
  7. Evaluation de la radiofréquence (TUNA) dans le traitement de l'hypertrophie bénigne de la prostate en chirurgie ambulatoire.
    A propos du TUNA, une proposition est fausse. Laquelle ?

    1. Sur le nouveau générateur (ProstivaTM) la durée de traitement a été réduite à 2 min et 20 secondes.
    2. Le GHS8056 a été attribué lorsque l'acte de traitement d'une hypertrophie bénigne de prostate est la radiofréquence.
    3. Le tarif de remboursement pour cet acte en secteur public est de 2213,20 uros et de 1726,09 uros en secteur libéral.
    4. L'amélioration de la thérapie TUNA permet maintenant d'utiliser une cartouche à usage unique.
    5. Le diamètre transverse limite pour cette thérapie est de 70 mm.
  8. Importance de l'activité chirurgicale liée à l'insuffisance rénale chronique dans un bloc opératoire d'urologie et de transplantation.
    A propos de la transplantation rénale en France
    (1 réponse vraie)
    1. Le délai d'attente des patients est en moyenne de 5 mois.
    2. Le nombre de patients sur liste d'attente a augmenté de 1% en 2004.
    3. Le nombre de chirurgiens préconisé par l'agence de biomédecine dans un service d'urologie assurant l'activité de prélèvements d'organe et de transplantation et dédié à cette activité est de 2.
    4. L'objectif de l'agence de biomédecine pour le délai d'ischémie froide des greffons rénaux est de 24h.
    5. L'activité chirurgicale liée à la prise en charge de l'insuffisance rénale chronique représente moins de 10% des actes d'un service d'urologie.
  9. Cure de prolapsus urogénital par voie coelioscopique sans réparation paravaginale : résultats anatomiques à moyen terme.
    Concernant les résultats de la cure de prolapsus génito-urinaire par promontofixation coelioscopique
    (1 réponse vraie)
    1. De nombreuses études rapportent des taux de récidive anatomique supérieur à 50% à moyen terme.
    2. La correction du prolapsus par promontofixation peu entraîner l'apparition de troubles urinaires, sexuels et/ou digestifs "de novo".
    3. Les résultats en terme de correction de la cystocèle sont largement influencés par la réalisation complémentaire d'une réparation para-vaginale.
    4. La récidive du prolapsus implique systématiquement la réapparition de signes fonctionnels urinaires, sexuels et/ou digestifs.
    5. Une récidive précoce du prolapsus n'est jamais en rapport avec une désinsertion d'une ou des 2 bandelettes du promontoire.
  10. Résultats à moyen terme du traitement des cystocèles de grade 3 et 4 par plaque de xénogreffe porcine (pelvicol).
    Dans la cure de cystocèle sévère par voie basse, la prothèse "Pelvicol"
    (1 réponse vraie)
    1. Est une xénogreffe d'origine bovine.
    2. Donne un taux de réussite chirurgicale (grades 0 et 1 post opératoire) d'environ 50% à 1 an.
    3. Est bien tolérée à moyen terme avec notamment moins d'érosion vaginale et d'exposition de prothèse que les plaques synthétiques.
    4. Affecte la qualité des rapports sexuels en post opératoire.
    5. A un temps de résorption bien connu, assurant une stabilité du montage chirurgical sur le long terme.
  11. Le traitement de l'hypospadias postérieur au CHU de Treichville.
    Parmi les 5 propositions suivantes, une seule est vraie, laquelle ?
    1. L'hypospadias postérieur est traité par l'opération de Mathieu.
    2. Le prépuce est circulaire dans l'hypospadias postérieur.
    3. L'hypospadias postérieur est toujours associé à une courbure de la verge.
    4. L'hypospadias postérieur est une malformation congénitale.
    5. L'hypospadias postérieur n'est jamais associé à une cryptorchidie.
  12. Polyorchidie chez l'enfant (à propos d'un cas avec revue de la littérature).
    Dans le cadre d'une polyorchidie
    (1 réponse vraie)
    1. La preuve histologique n'est pas indispensable.
    2. Le testicule surnuméraire est toujours connecté à la voie excrétrice Wolffienne.
    3. Le testicule surnuméraire ne se complique pas de torsion.
    4. Le testicule surnuméraire présente une risque de greffe tumorale maligne.
    5. L'exploration chirurgicale est inutile