QCM Progrès en Urologie - Février 2005

04 avril 2005

Mots clés : QCM, Évaluation, questions
Auteurs : AFU - Formation initiale et continue
Référence : Prog Urol, 2005, 15, 1, 149-152
  1. Problèmes urologiques rencontrés au cours de la grossesse (P. 1)
    Au cours de la grossesse :
    (1 réponse fausse)
    1. La dilatation physiologique de la voie excrétrice débute dès 6 à 10 semaines.
    2. L'incidence de la bactériurie asymptomatique est augmentée.
    3. L'uro-IRM permet de différencier une dilatation physiologique d'une urétéro-hydronéphrose pathologique.
    4. La bactériurie asymptomatique non traitée entraîne deux fois plus d'accouchements prématurés.
    5. Les calculs développés au cours de la grossesse sont essentiellement composés de calcium et de struvite.
  2. Le récepteur KIT dans le séminome du testicule (P. 6)
    (1 réponse fausse)
    1. Le récepteur KIT est exprimé dans le séminome du testicule.
    2. La mutation du gène c-kit la plus fréquemment retrouvée dans le séminome du testicule porte sur l'exon 17.
    3. La perte du récepteur KIT est un facteur d'agressivité.
    4. La sensibilité au Gilivec dépend de l'expression du récepteur KIT.
    5. La présence de mutations du gène c-kit ne dépend pas de la taille de la tumeur.
  3. Etude rétrospective des néphrectomies élargies par laparoscopie rétropéritonéale (P. 10)
    A propos des néphrectomies élargies par laparoscopie
    (1 réponse fausse)
    1. La première néphrectomie élargie par voie laparoscopique a été réalisée en 1990.
    2. Les suites opératoires sont plus simples comparées aux mêmes interventions réalisées à ciel ouvert.
    3. La pièce opératoire doit être extraite dans un sac endoscopique imperméable afin d'éviter tout contact pariétal.
    4. Il existe une différence sur le plan carcinologique entre la voie rétro-péritonéale et la voie trans-péritonéale.
    5. Les récidives locales et/ou métastases sur site de trocart sont généralement observées pour des tumeurs évoluées, agressives ou dont l'extraction a été réalisée après morcellement.
  4. Résultats de la néphrectomie élargie à ciel ouvert : à propos d'une série de 230 patients (P. 18)
    Concernant les facteurs pronostiques du cancer du rein
    (1 réponse fausse)
    1. Le stade tumoral et le grade nucléaire sont des facteurs pronostiques indépendants.
    2. Le taux de survie à 5 ans en cas d'atteinte ganglionnaire est inférieur à 30%.
    3. Le type histologique de moins bon pronostic est le carcinome tubulo papillaire.
    4. La présence de symptômes révélateurs est de mauvais pronostic.
    5. Le type chromophobe est de meilleur pronostic.
  5. Complications des urétérostomies cutanées trans-iléales selon Bricker. Analyse d'une série de 246 patients (P. 23)
    A propos des urétérostomies cutanées trans-iléales selon Bricker
    (1 réponse fausse)
    1. La première description de la technique rapportée par Bricker date de 1950.
    2. Il s'agit d'une intervention de base en chirurgie urologique, dont les suites sont simples en particulier dans un contexte tumoral ou radique.
    3. La mortalité post-opératoire varie entre 1,2 et 14% selon les séries.
    4. Les fistules digestives sont des complications graves, survenant essentiellement pour une indication tumorale ou dans un contexte d'irradiation.
    5. Les sténoses urétéro-iléales sont les causes les plus fréquentes de détérioration de la fonction rénale à terme.
  6. Résultats carcinologiques de 117 prostatectomies radicales consécutives (P. 30)
    Concernant la récidive biologique après prostatectomie radicale, les 4 facteurs prédictifs les plus prédictifs sont
    (1 réponse fausse)
    1. Le stade pathologique.
    2. Le score de Gleason sur la pièce opératoire.
    3. Le grade du premier contingent cellulaire sur la pièce.
    4. L'envahissement capsulaire.
    5. L'état des marges chirurgicales.
  7. Radiothérapie conformationnelle dans le traitement du cancer de la prostate. Evaluation de la toxicité aiguë chez 131 patients (P. 36)
    La radiothérapie conformationnelle prostatique
    (1 réponse fausse)
    1. Diminue le volume du rectum irradié.
    2. Conforme dans les 3 dimensions le volume irradié au volume de la tumeur.
    3. Diminue le volume de la vessie irradiée.
    4. Permet d'augmenter la dose à la prostate sans augmenter les effets secondaires.
    5. N'induit pas de troubles de l'érection.
  8. Prise en charge d'une prostatite aiguë : à propos de 100 cas (P. 40)
    Concernant la prostatite aiguë bactérienne
    (1 réponse fausse)
    1. Le germe le plus souvent retrouvé à l'ECBU est un E. coli.
    2. En l'absence de doute diagnostique et de suspicion d'abcès, aucun examen complémentaire radiologique n'est nécessaire.
    3. L'absence de douleur au toucher rectal ne permet pas d'éliminer le diagnostic.
    4. Le triméthoprime-sulfaméthoxazole n'est pas recommandé en première intention.
    5. Le dosage du PSA doit être réalisé systématiquement.
  9. Evaluation de la qualité de vie après TVT (tension-free vaginal tape) à l'aide de 3 questionnaires différents (P. 45)
    Dans le cadre de l'évaluation objective des résultats de la chirurgie de l'incontinence urinaire d'effort, le questionnaire contilife
    (1 réponse fausse)
    1. Est un auto-questionnaire destiné à la patiente.
    2. Est équivalent à l'échelle Ditrovie.
    3. Objective une amélioration sur la sexualité post-opératoire.
    4. Est validé au plan international.
    5. Ne montre pas d'amélioration post-opératoire pour l'item "image de soi".
  10. Le bloc pudendal : une anesthésie loco-régionale pour la mise en place d'une bandelette sous-urétrale : étude préliminaire (P. 49)
    Le nerf pudendal
    (1 réponse fausse)
    1. Chemine dans le canal d'Alcock.
    2. Longe le bord externe de la branche ischio-pubienne.
    3. Est responsable du territoire sensitif des grandes lèvres.
    4. Peut être repéré par ponction au bord interne de la tubérosité ischiatique.
    5. Peut être repéré grâce à une aiguille munie d'une sonde d'électro-stimulation.
  11. Diabète gestationnel et malformation de l'appareil urinaire : une étude cas témoins en milieu hospitalier (P. 53)
    Le diabète gestationnel constitue un risque de
    (1 réponse fausse)
    1. Malformation des voies urinaires excrétrices.
    2. Malformation rénale.
    3. Reflux vésico-urétéral.
    4. Syndrome de jonction pyélo-urétérale.
    5. Syndrome de régression caudale.
  12. Intérêt de la mobilisation de la plaque urétrale dans la libération de la courbure qui acceompagne les formes postérieures d'hypospadias (P. 59)
    Dans la correction de la courbure qui accompagne les formes postérieures d'hypospadias
    (1 réponse fausse)
    1. Elle est obtenue essentiellement par déshabillage de la verge.
    2. Dans 70% des cas, une simple libération de la peau et du dartos est suffisante.
    3. Aucune des courbures supérieures à 90° n'a été corrigée par simple déshabillage de la verge.
    4. Le décollement de la plaque urétrale avec résection du tissu fibreux sous-jacent ne peut donner qu'un gain de 10 à 25%.
    5. Pour les courbures comprises entre 55° et 90°, le déshabillage de la verge n'a été efficace que dans 10% des cas.
  13. Uro-hématome néonatal secondaire à une valve de l'urètre postérieur (P. 63)
    Les mécanismes de protection périnataux des valves de l'urètre postérieur (VUP)
    (1 réponse fausse)
    1. Agissent par un effet de soupape dans 30 à 60% des cas.
    2. Le reflux vésico-urétéral est une chambre protectrice de décompression.
    3. L'ascite urinaire et l'urinome péri-rénal protègent le rein foetal d'un obstacle sous-vésical.
    4. L'urinome péri-rénal secondaire à une VUP nécessite souvent un drainage chirurgical.
    5. L'IRM foetale ou post-natale complète utilement le bilan d'une masse kystique rétro-péritonéale.
  14. Mélanome vésical chez une fillette de 7 ans (P. 67)
    Concernant les tumeurs de vessie de l'enfant
    (1 réponse fausse)
    1. Ces néoplasies sont rares et constituent environ 6% de l'ensemble des cancers de l'enfant.
    2. Le rhabdomyosarcome vésico-prostatique se révèle habituellement par une insuffisance rénale obstructive.
    3. Les neurofibromes s'observent avec prédilection dans les neurofibromatoses de type 1.
    4. Les carcinomes épithéliaux sont décrits comme complication à long terme de l'utilisation d'azathioprine.
    5. Le diagnostic des tumeurs myofibroblastiques inflammatoires de vessie est facilité par l'immunomarquage (ALK 1).
  15. Néphrolyse laparoscopique pour chylurie réfractaire (P. 72)
    La chylurie
    (1 réponse fausse)
    1. Résulte d'une communication des lymphatiques avec les cavités pyélo-calicielles.
    2. Peut être d'origine parasitaire ou non parasitaire.
    3. Une rémission spontanée est possible dans la moitié des cas.
    4. Un traitement conservateur doit être de première intention.
    5. La déconnexion chirurgicale réno-lymphatique bilatérale doit être systématiquement réalisée.
  16. Infarctus rénal partiel aigu idiopathique (P. 75)
    (1 réponse fausse)
    1. Les thromboses de l'artère rénale touchent habituellement la partie proximale ou le tiers moyen du tronc principal.
    2. Une embolie de l'artère rénale touche préférentiellement la partie proximale ou le tiers moyen du tronc principal.
    3. Une élévation du taux de la déshydrogénase lactique (LDH) est l'un des éléments les plus fréquemment retrouvés.
    4. Lorsqu'elle est réalisée en période de douleur, l'urographie intraveineuse est toujours anormale.
    5. Le diagnostic de certitude est porté par l'artériographie sélective rénale ou l'angioscanner.
  17. Tumeur rétropéritonéale rare : schwannome bénin (P. 78)
    (1 réponse fausse)
    1. Le schwannome bénin est une tumeur le plus souvent unifocale.
    2. La forme multifocale est plus rarement rencontrée.
    3. La localisation rétropéritonéale est exceptionnelle (4%).
    4. L'immunohistochimie avec l'anticorps anti-protéine S 100 est un élément très utile au diagnostic.
    5. Le schwannome bénin évolue souvent vers la transformation maligne.
  18. Métastase orbitaire d'un adénocarcinome prostatique (P. 85)
    Concernant l'extension métastatique orbitaire d'un cancer de la prostate
    (1 réponse fausse)
    1. L'os est l'un des sites métastatiques les plus fréquents.
    2. Les métastases orbitaires d'un cancer de la prostate sont exceptionnelles.
    3. L'extension des cellules néoplasiques à l'orbite se fait selon deux voies (pulmonaire, plexus de Batson).
    4. Les sarcomes de la prostate sont les principaux responsables des métastases orbitaires d'origine prostatique.
    5. Le traitement de cette extension se base sur la radiothérapie et les anti-androgènes.