QCM Progrès en Urologie - Février 2004

29 juin 2004

Mots clés : QCM, Évaluation, questions
Auteurs : AFU - Formation initiale et continue
Référence : Prog Urol, 2004, 14, 1, 118-120
  1. Diagnostic, traitement et surveillance de l'hypogonadisme de survenue tardive chez l'homme : recommandations officielles de l'International Society for the Study of the Aging Male (ISSAM) et commentaires (P. 1)
    (1 réponse fausse)
    1. Un déficit androgénique lié à l'âge doit être recherché en cas de dysfonction érectile au-delà de 50 ans.
    2. Un traitement androgénique peut être prescrit devant une symptomatologie évocatrice et malgré une testostérone biodisponible normale en raison d'une diminution des récepteurs aux androgènes avec l'âge.
    3. Une augmentation de la SHBG rend le dosage de testostérone totale mal adapté au diagnostic de déficit androgénique lié à l'âge.
    4. Le dosage de PSA doit être contrôlé 3 mois après le début d'un traitement androgénique substitutif pour détecter un carcinome prostatique méconnu lors du dépistage avant traitement.
    5. Le traitement androgénique substitutif améliore l'état métabolique des patients présentant un déficit androgénique lié à l'âge.
  2. Chirurgie conservatrice dans les tumeurs du testicule (P. 15)
    Le kyste épidermique du testicule
    (1 réponse fausse)
    1. Peut être traité par une tumorectomie.
    2. Possède un aspect évocateur en cible ou en pelure d'oignon en échographie.
    3. Est avasculaire en doppler.
    4. Est un tératome mature.
    5. Existe chez l'enfant.
  3. Faible intérêt pronostique de la biopsie chirurgicale avant transplantation des bons transplants rénaux (P. 24).
    Une biopsie chirurgicale de transplant rénal de donneur non limitée, réalisée avant transplantation
    (1 réponse fausse)
    1. N'est histologiquement normale que dans moins de 40% des cas.
    2. Histologiquement normale, est corrélée à un taux de reprise retardé de la fonction rénale d'environ 40%.
    3. Révélant un taux de sclérose glomérulaire de plus de 20%, n'est pas un facteur de risque de reprise retardé de la fonction rénale.
    4. N'apporte pas d'information pronostique quant à la valeur de la clairance de la créatinine à 1 an.
    5. Permet de visualiser en moyenne 15 glomérules pas biopsie.
  4. Potentialisation du traitement par ultrasons focalisés de l'adénocarcinome prostatique par une chimiothérapie concomitante associant estramustine phosphate et paclitaxel (P. 40)
    A propos du modèle tumoral Dunning R-3327
    (1 réponse fausse)
    1. C'est un modèle d'adénocarcinome prostatique.
    2. C'est un modèle de cancer hormono-indépendant.
    3. Le taux de métastase est de 30%.
    4. Ce modèle donne essentiellement des métastases hépatiques.
    5. Ce modèle implanté chez le rat Copenhague (10 millions de cellules) entraîne sa mort en 8 semaines environ en l'absence de traitement.
  5. Chirurgie plastique reconstructrice du clitoris après mutilation sexuelle (p. 47)
    (1 réponse fausse)
    1. L'excision rituelle est une forme plus ou moins complète d'amputation clitoridienne.
    2. L'excision rituelle se pratique aussi en France.
    3. L'amputation du gland clitoridien affecte profondément la sexualité féminine.
    4. Une cicatrice d'excision est souvent d'aspect chéloïde.
    5. Les mutilations sexuelles sont en voie de disparition.
  6. Tumeur rhabdoïde du rein chez l'enfant (P. 55)
    Ces caractéristiques cliniques et paracliniques orientent vers la tumeur rhabdoïde rénale chez l'enfant
    (1 réponse fausse)
    1. Association à une tumeur cérébrale.
    2. Présence d'un syndrome polymalformatif.
    3. Atteinte du chromosome 22.
    4. Présence de larges plages de calcifications linéaires au scanner abdominal.
    5. Aspect lobulaire de la masse rénale à l'examen tomodensitométrique.
  7. Cancer de novo sur un rein transplanté (P. 59)
    (1 réponse fausse)
    1. La surveillance échographique périodique des reins transplantés est le meilleur examen pour le dépistage précoce de tumeur.
    2. Le traitement de référence du cancer du rein transplanté est la néphrectomie.
    3. La chirurgie conservatrice avec néphrectomie partielle du transplant est envisageable sur les petites tumeurs de faible agressivité.
    4. Après néphrectomie partielle du transplant pour tumeur, l'immunosuppression ne doit pas être maintenue compte tenu du risque de récidive qu'elle induit.
    5. Le cancer du rein sur transplant est de meilleur pronostic que le cancer du rein natif.
  8. Embolisation d'un anévrisme intra-parenchymateux du rein gauche responsable d'une hématurie à répétition 6 cas (P. 62)
    L'origine vasculaire des hématuries macroscopiques vient de
    (1 réponse fausse)
    1. L'hypertension artérielle.
    2. Des angiomes vasculaires.
    3. Des fistules artéro-veineuses.
    4. Des varices de la voie excrétrice.
    5. Des anévrismes artériels extra ou intraparenchymateux.
  9. Tumeur fibreuse solitaire du rein (P. 65)
    Les tumeurs fibreuses solitaires rénales
    (1 réponse fausse)
    1. Relèvent d'une chirurgie élargie à la loge rénale.
    2. Ont un aspect TDM parfois proche de celui d'un oncocytome.
    3. Sont symptomatiques dans la plupart des cas.
    4. Ont un risque élevé de récidive locale en cas de chirurgie incomplète.
    5. Expriment les marqueurs vasculaires et épithéliaux.
  10. Fistule réno-colique compliquant une pyélonéphrite xanthogranulomateuse (un cas traité par laparoscopie) (P. 67)
    (1 réponse fausse)
    1. La pyélonéphrite xantogranulomateuse survient le plus souvent sur rein lithiasique.
    2. Dans la pyélonéphrite xantogranulomateuse, les germes les plus souvent retrouvés sont le Proteus mirabilis et l'Eschericha coli.
    3. Dans la pyélonéphrite xantogranulomateuse, les lésions inflammatoires sont strictement limitées au parenchyme rénal.
    4. La néphrectomie est le traitement habituel de la pyélonéphrite xantogranulomateuse.
    5. La pyélonéphrite xantogranulomateuse est la première cause de fistule réno-colique.
  11. Polype fibro-urothélial sur rein en fer à cheval dans le cas d'un syndrome de Turner (P. 70)
    (1 réponse fausse)
    1. Le polype fibro-épithélial de l'urètre est une tumeur mésodermique de la voie excrétrice.
    2. Les sites d'implantation les plus souvent décrits sont l'uretère lombaire proximal et la jonction pyélo-urétérale.
    3. Cette lésion s'accompagne généralement de la survenue secondaire d'un carcinome urothélial à cellules transitionnelles.
    4. L'apparition de l'urétéroscopie a considérablement modifié la prise en charge diagnostique et thérapeutique de cette pathologie.
    5. Le traitement chirurgical du polype fibro-épithélial doit rester le plus conservateur possible : résection segmentaire urétérale.
  12. Anurie obstructive révélatrice d'un lymphome uro-génital (P. 73)
    L'atteinte urétérale au cours d'un lymphome uro-génital
    (1 réponse fausse)
    1. Est rare.
    2. Est souvent responsable d'obstruction urétérale et d'hydronéphrose voire d'anurie lorsque l'atteinte est bilatérale.
    3. Peut être liée à une localisation rétro-péritonéale du lymphome, une atteinte du tissu para-urétéral ou de la muqueuse urétérale.
    4. L'examen histologique est en faveur le plus souvent d'un lymphome folliculaire.
    5. Son traitement en cas d'obstruction repose sur le drainage en urgence suivi du traitement spécifique des lymphomes.
  13. Le myélolipome surrénalien (P. 81)
    (1 réponse fausse)
    1. Est une tumeur bénigne et rare.
    2. Est composé de tissus adipeux matures et d'éléments hématopoïétiques.
    3. Le diagnostic est habituellement radiologique
    4. Son exérèse s'impose quant il dépasse les 5 cm ou est symptomatique ou risque d'être hémorragique.
    5. Le risque de dégénérescence est élevé.
  14. Douleurs pelviennes aiguës d'origine vasculaire et maladie de Von Recklinghausen (P. 85)
    Dans le cadre de la maladie de Von Recklinghausen
    (1 réponse fausse)
    1. L'atteinte vasculaire est rare.
    2. Les gros vaisseaux sont plus atteints que les petits.
    3. L'atteinte vasculaire est une dysplasie de l'intima du vaisseau.
    4. Les hémorragies cérébro-méningées et médiastinales sont à craindre.
    5. L'artériographie est l'examen de choix pour le diagnostic des lésions vasculaires.
  15. Cystite emphysémateuse compliquée de perforation vésicale : diagnostic et traitement d'une observation rare (P. 87)
    La cystite emphysémateuse
    (1 réponse fausse)
    1. Est une affection accompagnée le plus souvent d'une hyperthermie modérée.
    2. Survient surtout chez les femmes.
    3. Survient le plus souvent après 50 ans.
    4. Est une maladie dont l'incidence est en augmentation.
    5. Est une affection principalement occidentale.
  16. Diverticule congénital de l'urèthre chez l'adulte (P. 90)
    Le diverticule de l'urèthre est
    (1 réponse fausse)
    1. Le plus souvent congénital.
    2. De symptomatologie variable et polymorphe.
    3. Est caractérisé par sa survenue plutôt chez la femme.
    4. Est de diagnostic facile grâce à l'uréthrocystographie.
    5. Est caractérisé par la présence d'une poche épithélialisée sous uréthrale.
  17. Thérapie cellulaire de l'insuffisance sphinctérienne urétrale par autogreffe de cellules précurseur musculaire (P. 93)
    Concernant les capacités régénératives du sphincter strié urétral
    (1 réponse fausse)
    1. Le sphincter peut régénérer ad integrum après certains types de lésion grâce à des cellules précurseur musculaire intrinsèques.
    2. Le sphincter a probablement une origine embryologique différente des autres muscles striés de l'organisme.
    3. Une lésion sphinctérienne par électrocoagulation entraîne une destruction irréversible des fibres musculaires et de leur innervation qui n'a aucune tendance spontanée à la régénération.
    4. Des cellules de la moelle osseuse sont recrutées lorsqu'un muscle strié est endommagé et participent à la formation de nouvelles fibres musculaires.
    5. Une lésion du sphincter strié urétral ne peut jamais régénérer.
  18. Les néoplasies intra-épithéliales du pénis (P. 100)
    Une néoplasie intra-épithéliale de haut grade du pénis
    (1 réponse fausse)
    1. Est dans 30% des cas dû à une maladie de Bowen.
    2. Est caractérisée par deux critères histologiques.
    3. Concerne dans 80% des cas des personnes de moins de 45 ans.
    4. Est toujours associée aux papillomavirus humains.
    5. Peut être associée à une néoplasie intraépithéliale du col utérin.
  19. Intérêt de la BCG thérapie d'entretien dans les tumeurs superficielles de vessie (P. 105)
    (1 réponse fausse)
    1. La BCG thérapie d'entretien peut être indiquée dans les tumeurs superficielles de vessie multi récidivantes.
    2. Le protocole optimal de BCG thérapie d'entretien, décrit par Lamm, consiste en une instillation hebdomadaire pendant 3 semaines à 3, 6, 12, 18, 24, 30 et 36 mois.
    3. La BCG thérapie d'entretien augmente très nettement la morbidité de la BCG thérapie d'induction.
    4. Une étude du SWOG a montré que la BCG thérapie d'entretien augmentait le taux de survie sans récidive à 5 ans.
    5. L'efficacité de la BCG thérapie d'entretien est controversée.