QCM Progrès en Urologie - Décembre 2004

18 février 2005

Mots clés : QCM, Évaluation, questions
Auteurs : AFU - Formation initiale et continue
Référence : Prog Urol, 2004, 14, 6, 1239-1242
  1. Terminologie des troubles fonctionnels du bas appareil urinaire : adaptation française de la terminologie de l'International Continence Society (P. 1103)
    Le syndrome clinique d'hyperactivité est défini par l'association possible de
    (1 réponse fausse)
    1. Pollakiurie diurne.
    2. Urgenturie.
    3. Nycturie.
    4. Hyperactivité détrusorienne.
    5. Incontinence urinaire par urgenturie.
  2. Prise en charge des tumeurs germinales non séminomateuses de stade I après orchidectomie (P. 1112)
    Toutes les variables suivantes, sauf une, ont été associées, en analyse unifactorielle, à un risque élevé de dissémination métastatique microscopique en présence d'une tumeur germinale non séminomateuses de stade I :
    (1 réponse fausse)
    1. Invasion tumorale intra-vasculaire.
    2. Pourcentage prédominant de carcinome embryonnaire.
    3. Pourcentage prédominant de choriocarcinome.
    4. Marquage prédominant par le marqueur MIB-1 (Ki-67) en immunohistochimie.
    5. Taille de plus de 3 cm.
  3. Le concept d'hormonorésistance revisité dans le cancer de la prostate métastatique : implications thérapeutiques (P. 1119)
    (1 réponse fausse)
    1. L'hormonothérapie améliore la survie du cancer de la prostate métastatique.
    2. Dans les cancers hormono-résistants, les anti androgènes non stéroïdiens se comportent comme des agonistes.
    3. Dans les cancers hormono résistants, les cellules tumorales deviennent sensibles à de très faibles concentrations d'androgènes.
    4. L'expression de la protéine bcl2 sensibilise les cellules tumorales à l'hormonothérapie.
    5. La voie de signalisation du proto-oncogène bcl2 diminue l'activité des antagonistes du récepteur androgénique.
  4. Les traumatismes fermés du rein : 10 ans d'expérience (P. 1125)
    (1 réponse fausse)
    1. La présence d'une hématurie macroscopique au décours d'un traumatisme fermé de l'abdomen est une indication d'uroscanner.
    2. Les traumatismes de grade 4 associant fragments dévascularisés et urinome exposent le patient à un taux non négligeable de néphrectomie secondaire.
    3. L'embolisation permet très souvent d'éviter le recours à la chirurgie d'hémostase.
    4. Le drainage de la voie excrétrice doit être systématique pour tous les grade 4.
    5. La revascularisation chirurgicale dans les traumatismes du pédicule donne dans l'ensemble de mauvais résultats.
  5. Chirurgie conservatrice contre néphrectomie élargie pour cancer du rein : analyse comparative (P. 1132)
    Concernant le traitement du cancer du rein par chirurgie conservatrice dans les indications impératives (rein unique ou cancer bilatéral)
    (1 réponse fausse)
    1. La morbidité attendue est plus importante qu'en cas d'indication élective.
    2. Il y a davantage de complications majeures qu'en cas d'indication élective.
    3. La survie spécifique à 5 ans se situe aux alentours de 75%.
    4. La chirurgie conservatrice n'a pas montré de supériorité sur la binéphrectomie suivie de dialyse et/ou transplantation rénale.
    5. Le risque d'insuffisance rénale aiguë est augmenté de par la réduction néphronique extrême.
  6. La néphrolithotomie percutanée (N.L.P.C.) chez le sujet âgé de 70 ans et plus : étude multicentrique de 210 cas (P. 1140.)
    Chez un sujet âgé de 80 ans, ASA 2 ou 3, sans antécédent lithiasique, porteur d'un calcul pyélique de 25 mm
    (1 réponse fausse)
    1. La NLPC peut être proposée de première intention avec un taux de succès probable de 81%.
    2. La ponction peut être faite par l'urologue avec les mêmes risques qu'un radiologue.
    3. Le risque de retentissement sur la fonction rénale ou l'hémoglobine sanguine est plus important.
    4. La NLPC y a les mêmes chances de succès si le malade est diabétique.
    5. La sonde urétérale est plus souvent laissée en place que chez le sujet plus jeune.
  7. Chez un homme âgé de 80 ans, non obèse, ASA 3, porteur d'un calcul unique de 15 mm dans le calice inférieur
    (1 réponse fausse)
    1. La NLPC est possible avec un taux de succès escompté de 90%.
    2. La facilité de ponction y est identique à celle du sujet jeune.
    3. Le calcul peut être extrait en monobloc dans une gaine d'Amplatz de 30 Ch.
    4. Le risque d'hémorragie est plus important que chez le sujet jeune.
    5. Le malade peut être informé d'une durée moyenne de séjour de 6 jours environ.
  8. Efficacité de la lithotritie extra-corporelle dans la phase aiguë de la colique néphrétique. Etude sur 57 patients consécutifs (P. 1146)
    (1 réponse fausse)
    1. Les séances de LEC se réalisent le plus souvent sous anesthésie générale.
    2. Le taux de succès sur les calculs de l'uretère pelvien est meilleur que celui sur les calculs de l'uretère lombaire.
    3. La LEC a une efficacité maximale sur les calculs d'une taille inférieure ou égale à 10 mm.
    4. Une infection urinaire fébrile contre-indique la LEC.
    5. Si l'efficacité de la LEC est améliorée après une deuxième séance, une troisième tentative apportera peu de bénéfice.
  9. Composition des calculs observés aujourd'hui dans les pays non industrialisés (P. 1151)
    (1 réponse fausse)
    1. Les calculs majoritaires en oxalate de calcium sont devenus les plus fréquents dans la plupart des pays du monde, y compris les pays en développement.
    2. La lithiase endémique vésicale régresse dans tous les pays en développement.
    3. L'acide urique est le principal composant des noyaux de calculs chez l'enfant des pays en développement.
    4. La plus forte prévalence de lithiase urique est observée en Polynésie française (Tahiti).
    5. La plus forte prévalence de lithiase d'infection est observée en Afrique sub-saharienne.
  10. Le risque urétéral en coelio-chirurgie (P. 1162)
    Concernant les lésions iatrogènes de l'uretère en chirurgie coelioscopique
    (1 réponse fausse)
    1. L'expérience insuffisante de l'opératuer est un facteur favorisant.
    2. Les difficultés peropératoires sont un facteur favorisant.
    3. La coagulation monopolaire diminue le risque de lésion.
    4. Le délai diagnostique influence les modalités de la prise en charge.
    5. Le scanner injecté avec coupes à la phase tardive est l'examen de référence pour le diagnostic.
  11. Traitement de l'incontinence urinaire post-opératoire de l'homme par la prothèse INVANCE® : résultats préliminaires (P. 1171)
    Le traitement de l'incontinence urinaire post-opératoire de l'homme par la prothèse INVANCE®
    (1 réponse fausse)
    1. Est indiqué dans le traitement des patients présentant une incontinence urinaire d'effort faible ou modérée après chirurgie prostatique.
    2. Est une technique mini-invasive réalisée par un abord périnéal.
    3. Utilise une plaque en polyester fixée aux branches ischio-pubiennes.
    4. Nécessite une incision du muscle bulbo-caverneux et une dissection de l'urètre bulbaire.
    5. Le réglage de la tension de la plaque peut être réalisé par un test à la toux.
  12. Conception d'un prototype de siège opératoire avec appui-bras mobiles SESAM (Système Ergonomique de Support d'Avant-bras Mobiles (P. 1181)
    Une position ergonomique du chirurgien en laparoscopie nécessite
    (1 réponse fausse)
    1. Une hauteur du moniteur vidéo entraînant une flexion de la tête du chirurgien entre 15 et 20° vers le bas.
    2. Une position debout plus qu'une position assise pour opérer en laparoscopie.
    3. Une hauteur du plan de travail entraînant un angle entre bras et avant-bras du chirurgien compris entre 90° et 120°.
    4. Un ratio longueur intra/longueur extra-abdominal de l'instrument laparoscopique à 1 (permettant des mouvements de faible amplitude des bras du chirurgien).
    5. Une colonne vidéo placée dans l'axe de travail du chirurgien (ligne perpendiculaire à une ligne passant entre les 2 trocarts opérateurs).
  13. Infection chronique d'une bandelette sous urétrale rétropubienne : mécanismes et conséquences (P. 1191)
    (1 réponse fausse)
    1. Certaines bactéries comme les staphylococcies ont la possibilité de produire une substance polysaccharidique extracellulaire dénomée Slime ou Glycocalyx.
    2. Le Slime ou Glycocalyx a la particularité d'englober les bactéries adhérentes et consolide leur adhérence au matériel et les bactéries entre elles.
    3. On appelle "Biofilm" une épaisse matrice constituée de toute une colonie bactérienne engluée dans une masse extensive de Slime ou Glycocalyx.
    4. Les antibiotiques peuvent aboutir à la disparition du Slime et du Biofilm.
    5. Le type de tissage et le caractère monofilament ou multifilament des biomatériaux ont probablement une influence sur les résultats et les complications observées.
  14. Evaluation fonctionnelle par débitmétrie de l'urétroplastie de Duplay modifiée dans la chirurgie de l'hypospade (P. 1199)
    (1 réponse fausse)
    1. La forme anatomique de l'hypospade la plus fréquemment retrouvée est la forme antérieure.
    2. La débitmétrie mictionnelle est anormale dans 20 à 30% des hypospades opérés.
    3. Les sténoses post-opératoires dépistées par la débitmétrie sont le plus souvent symptomatiques.
    4. Les malformations extra uro-génitales les plus fréquemment associées aux hyposapdes sont les cardiopathies congénitales.
    5. L'hypospade est plus fréquent en cas d'antécédents familiaux.
  15. Dissémination métastatique précoce après néphro-urétérectomie pour tumeur de la voie excrétrice supérieure : quelle responsabilité de la coelioscopie ? (P. 1203)
    (1 réponse fausse)
    1. Concernant les tumeurs de la voie excrétrice supérieure, l'association métastatique la plus fréquente est hépatique et osseuse.
    2. Après néphro-urétérectomie pour tumeurs de la voie excrétrice supérieure, 58% des évolutions métastatiques surviennent dans un délai inférieur à un an.
    3. La laparoscopie n'augmente pas le risque de dissémination métastatique ou de récidive locale pour l'exérèse des tumeurs prostatiques ou rénales.
    4. La survie spécifique à 5 ans des tumeurs de la voie excrétrice supérieure pT3 après néphro-urétérectomie ouverte par une double voie varie de 40 à 50%.
  16. Histoire naturelle d'une masse rénale suspecte chez une patiente atteinte d'un cancer gastrique : comment évaluer le risque de tumeurs malignes multiples primitives (TMP)? (P. 1206)
    (1 réponse fausse)
    1. Ces tumeurs sont dites synchrones lorsqu'elles sont diagnostiquées moins de 6 mois l'une de l'autre.
    2. 9% des tumeurs urologiques semblent être associées à des tumeurs multiples primitives dans leur histoire naturelle.
    3. La surexpression du gène STAG 1 peur être présente chez 87% des malades atteints de TMP.
    4. Le diagnostic de TMP est associé à une tumeur synchrone pour 75% des malades.
    5. La lésion la plus fréquente de TMP avec localisation urologiques est l'association cancer de prostate - cancer de l'estomac et cancer de vessie - cancer du côlon.
  17. Ruptures traumatiques vésicale et iléale associées (P. 1216)
    (1 réponse fausse)
    1. Les ruptures vésicales consécutives à un traumatisme fermé sont majoritairement sous péritonéales.
    2. Les ruptures vésicales intra péritonéales relèvent toujours d'un traitement chirurgical.
    3. La suture vésicale est mieux protégée par un drainage sus pubien que par une sonde de Foley.
    4. L'hématurie macroscopique peut manquer dans les ruptures vésicales intra-péritonéales.
    5. Le grêle est le "viscère creux" le plus souvent associé aux ruptures vésicales.
  18. Le lymphome malin non hodgkinien : une cause rare de tumeur testiculaire (P 1221)
    Le LMNH primitif du testicule est
    (1 réponse fausse)
    1. La tumeur maligne testiculaire la plus fréquente de l'adulte jeune.
    2. Le plus souvent un lymphome B de haut grade de malignité.
    3. Observé le plus souvent chez des immunodéprimés.
    4. L'atteinte associée de l'anneau de Waldeyer est fréquente.
    5. L'atteinte bilatérale est observée dans 5 à 20% des cas.
  19. Prostatectomie radicale avec dissection transurétrale de la prostate et des vésicules séminales (P. 1224)
    L'hydro-dissection trans-urétrale de la prostate et des vésicules séminales
    (1 réponse fausse)
    1. Augmente le risque de marges positives.
    2. N'entraîne pas d'augmentation sensible de la durée opératoire.
    3. A pour but de moins traumatiser le sphincter.
    4. A pour but de moins traumatiser les bandelettes neuro-vasculaires.
    5. N'entraîne pas de risques supplémentaires d'hémorragie, ni d'hémo-dilution par le liquide de lavage.