PSA post-thérapeutique, témoin d'efficacité du traitement radical du cancer localisé de la prostate.

16 juillet 2001

Mots clés : prostate, Tumeur, prostatectomie radicale, radiothérapie, PSA
Auteurs : Ravery V, Hermieu JF, Hoffmann P, Delmas V, Boccon-Gibod L
Référence : Prog Urol, 1996, 6, 981-986
L'antigène spécifique de prostate (PSA) est devenu essentiel au suivi des traitements radicaux pour tumeur T1-T2. Différents tests permettent son dosage mais ont besoin d'un coefficient de correspondance pour homogénéiser leurs résultats.Le PSA est sans doute le plus fiable pour le suivi de la prostatectomie radicale (PR), puisque l'intervention doit rendre le PSA indétectable après 3 semaines. Les tests hypersensibles, au seuil de détection à 0.1 ng/ml permettent de suspecter plus tôt les échappements biologiques (20 à 45 %). Les biopsies anastomotiques sont positives dans 35 à 50% des cas. L'envahissement séminal et les marges d'exérèse positives sont plus souvent associés aux rechutes biologiques. Le temps de doublement et le rythme de progression du PSA après PR aident à distinguer les récidives locales de celles à distance. Le PSA urinaire n'est pas utile au suivi après PR en raison de la sécrétion par les glandes péri-uréthrales. L'utilisation du PSA après radiothérapie radicale est moins claire puisque ce traitement n'a pas pour objectif de supprimer tout le tissu prostatique ni de rendre le PSA indétectable. L'efficacité thérapeutique se situe entre 1 et 1.5 ng/ml selon les tests, ce qui survient dans environ 40 % après 4 ans. Un taux de PSA à 3 mois supérieur à 3 ng/ml est de mauvais pronostic. L'avenir devrait se faire vers l'emploi de dosages hypersensibles et vers celui de la reverse transcriptase - polymerase chain reaction (RT-PCR) pour dépister les cellules prostatiques circulantes. L'utilisation du PSA a conduit à réévaluer l'efficacité des traitements radicaux et pourrait influencer les indications des traitements adjuvants.