PSA et suivi après traitement du cancer de la prostate

25 mars 2008

Auteurs : A. Benchikh El Fegoun, A. Villers, J.-L. Moreau, P. Richaud, X. Rebillard, P. Beuzeboc
Référence : Prog Urol, 2008, 3, 18, 137-144




 




Introduction


Cet article de revue présente les modalités de dosage du PSA et l’état des connaissances concernant l’interprétation du PSA dans le suivi des patients traités dans une optique curative et palliative. Il définit la récidive biologique après chaque modalité thérapeutique et présente l’intérêt pronostique de la mesure du temps de doublement du PSA (PSADT), l’intérêt du PSA et du PSADT dans la différentiation de la récidive locale et à distance, ainsi que dans l’indication d’examens et de traitements complémentaires.


Modalités du dosage de PSA


Un dosage du taux de PSA total sérique est recommandé dans les trois mois après le traitement. Le dosage du PSA total doit être semestriel pendant les trois premières années et annuel ensuite si le taux de PSA total est à un taux indétectable ou stable. En cas de PSA détectable, il est recommandé de pratiquer un contrôle à trois mois pour certifier l’anomalie et estimer le temps de doublement de la valeur du PSA [1, 2].

Le dosage du PSA ultrasensible (seuil de détection biologique inférieur à 0,07ng/ml) permet de dépister la récidive biologique plus précocement (de neuf mois à un an) chez des patients traités dans une option curative [3, 4, 5, 6, 7].

Une hormonothérapie par un analogue de la LHRH, avant, pendant ou après un traitement à visée curative rend le suivi par PSA difficile. En effet, il a été démontré qu’une hormonothérapie de trois mois avant prostatectomie, retardait d’environ un an la progression du PSA, sans augmenter la durée de survie sans récidive du patient [8]. Le dosage du PSA libre n’a pas d’indication dans le suivi, toute élévation du PSA total étant spécifique de la présence d’un cancer résiduel.


Prostatectomie totale


Après prostatectomie totale, un dosage du taux de PSA total sérique est recommandé dans les trois mois. Le dosage du PSA total doit être semestriel pendant les trois premières années et annuel ensuite si le taux de PSA total est à un taux indétectable [9] EAU 2006. Quand il n’y a pas de cancer résiduel, le PSA s’abaisse jusqu’à un taux indétectable à partir du premier mois après l’intervention. Le résultat est dans ce cas inférieur à 0,1ng/ml (ou inférieur à 0,07ng/ml qui représente la limite de détection biologique) pour les méthodes de dosages hypersensibles et inférieur à 0,2ng/ml pour les autres méthodes. La progression ou la récidive du cancer est définie par une élévation de PSA supérieur à 0,1ng/ml à deux (ou trois) dosages successifs. L’EAU et l’AFU recommandent une limite à 0,2ng/ml [2, 10]. En effet, le risque de progression du taux de PSA en cas de PSA supérieur à 0,2ng/ml en postopératoire est de 86 % à un an et de 100 % à trois ans [11]. Aux États-Unis, le Prostate Specific Antigen Working Group propose une limite à 0,4ng/ml. Ces recommandations américaines sont fondées sur une étude au cours de laquelle 50 % des patients présentant un PSA entre 0,2 et 0,3ng/ml ne présentaient pas d’élévation ultérieure du PSA alors que dans la tranche de PSA supérieur à 0,4ng/ml, 79 % des patients présentaient une progression clinique [12]. Une étude récente a comparé les différentes définitions de la récidive biologique : deux dosages de PSA au-delà du seuil de 0,4ng/ml définissait le mieux le risque de progression clinique et était associé à une plus grande probabilité d’élévation du PSA au cours du suivi et d’un PSADT court [13]. Cependant, cette valeur seuil de 0,4ng/ml n’a pas été observée en Europe où les kits de dosage et les séries ne sont pas comparables et donc ne peut être validée ni recommandée.

La récidive biologique, comme définie ci-dessus, correspond à deux situations distinctes. Soit le PSA ne s’abaisse pas jusqu’à un taux indétectable après la prostatectomie totale, ce qui est en faveur, de la persistance de tissu prostatique tumoral résiduel (marges positives) ou de métastases asymptomatiques et infracliniques au moment du diagnostic. Soit le taux de PSA s’élève après une période d’indétectabilité. Le délai d’apparition de la récidive et la vitesse d’élévation du PSA définie par le temps de doublement du PSA ont une valeur diagnostique quant au site de récidive, locale ou métastatique et une valeur pronostique. La récidive biologique survient le plus souvent au cours des deux premières années [14] et son taux diminue régulièrement jusqu’à cinq ans. Le taux de récidive après la cinquième année est très faible. Cette récidive tardive est expliquée par une sous-stadification des cancers au moment du diagnostic [15]. Dans la série de Stanford, 90 % des récidives sont observées avant cinq ans, 99 % dans les dix ans, 1 % après dix ans. Dans cette série un taux de PSA résiduel stable entre 0,10 et 0,15ng/ml est observé chez 1 % des patients (tissus résiduel bénin correspondant probablement à du tissu adénomateux proche du col vésical de type lobe médian) (Communication personnelle A. Gill 2006).

La majorité des études retrouve 25 à 35 % de récidive biologique à dix ans, après prostatectomie totale, tous stades confondus, mais avec des taux inférieurs à 18 % en cas de PSA initial inférieur à 10ng/ml. [16]. Le risque de progression du taux de PSA en cas de PSA supérieur à 0,2ng/ml en postopératoire est de 86 % à un an et de 100 % à trois ans [11]. En cas de récidive biologique, l’évolution se fait inexorablement vers la progression avec une histoire naturelle évoluant en deux phases : une première phase asymptomatique de huit ans en moyenne jusqu’à l’apparition des métastases, puis une seconde de cinq ans avant le décès [16]. Si le PSA reste indétectable, pendant sept à dix ans en postopératoire, il n’y a plus de risque de récidive et la guérison est affirmée [15, 16].


Radiothérapie externe


Après radiothérapie, le taux du nadir du PSA peut atteindre une valeur inférieure à 1 ng/ml. La valeur moyenne du nadir du PSA ainsi que le délai moyen pour l’atteindre est très variable d’une série à l’autre. Les recommandations 2006 de l’EAU retiennent la valeur inférieure à 1ng/ml comme nadir. Si ce taux reste stable, c’est une situation de guérison. Le nadir du PSA peut s’observer après un délai d’un à deux ans.

Une réélévation transitoire du PSA, d’une durée de six mois, d’une amplitude supérieure à 15 % de la valeur de PSA précédente, dans les 60 mois suivant le traitement initial par radiothérapie combinée externe et curiethérapie définit le rebond du PSA (bouncing ). Ce rebond initialement décrit par Critz et al. chez 35 % des patients d’une série de 779 hommes [17] s’observe aussi après radiothérapie externe conformationnelle et survient en moyenne neuf mois après le traitement [18]. Biologiquement, il correspond à une prostatite inflammatoire radio-induite et il est observé chez environ un tiers des patients. Le rebond du PSA n’a pas de valeur prédictive défavorable, même si on observe un plus grand risque de récidive biologique chez les patients présentant des fluctuations importantes du PSA [19].

La valeur du nadir du PSA est corrélée avec la survie sans récidive biologique. Pour des valeurs du nadir du PSA inférieures à 0,5ng/ml, de 0,6 à 0,9ng/ml, de 1 à 1,9ng/ml et supérieures à 2ng/ml, cette survie était respectivement de 83, 68, 56 et 28 % à cinq ans [20]. Le délai d’atteinte du nadir est corrélé avec la durée de survie sans récidive. Le délai médian d’atteinte du nadir du PSA était de 22 à 33 mois pour les patients sans récidive métastatique, dix à 12 mois en cas de récidive métastatique à distance et de 17 à 20 mois en cas de récidive locale [21, 22].

Un taux de PSA augmentant lors des dosages successifs définit la récidive du cancer. Cette récidive peut s’observer jusqu’à un délai de 20 ans après la radiothérapie [23, 24]. La majorité des réascensions du PSA se produisent entre la deuxième et la troisième année après l’irradiation [22]. La récidive biologique est définie par les consensus de l’American Society of Therapeutic Radiation Oncologists (Astro) [25]. Depuis le consensus de 1997, la progression biologique était défini par l’augmentation de trois dosages de PSA successifs après le nadir avec la date fixée au milieu de la date du nadir et de la première augmentation. Mais cette définition s’est montrée peu spécifique et peu sensible. Elle ne tenait pas compte des possibles rebonds (bouncing s) et était inadaptée pour la curiethérapie ou en cas d’hormonothérapie adjuvante. Son calcul a postériori était source de biais dans l’estimation des courbes de Kaplan Meier de survie sans évènement. Pour inclure les patients dans des essais thérapeutiques en cas de récidive biologique, certains protocoles exigeaient en plus des critères de l’Astro, un minimum de deux ans de suivi et un taux de PSA supérieur à 1,5ng/ml [26]. La seconde conférence de consensus de 2005 recommande une augmentation de 2ng/ml ou plus au dessus du nadir comme la nouvelle définition de progression biologique après radiothérapie qu’elle soit associée ou non à une hormonothérapie. Le but est de définir l’échec dans le cadre d’une population et non dans le cadre d’une approche individuelle pour permettre de calculer automatiquement la survie sans progression pour une cohorte de patients et de mieux comparer les résultats des différentes techniques de traitement [27].


Curiethérapie


Après curiethérapie, la régression du PSA est lente, permettant l’obtention du nadir entre deux et quatre ans, voire au-delà. Dans la série de Deger et al. de 230 patients, [28] la médiane du PSA était à 12,8ng/ml avant traitement combiné par radiothérapie externe et curiethérapie et la médiane de PSA était à 0,47ng/ml à deux ans et continuait à s’abaisser à cinq ans à 0,18 ng/ml.


Ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU)


Après HIFU dans une série de 120 patients, la moyenne du PSA était de 5,67±2,47ng/ml avant traitement et la moyenne du nadir du PSA était de 0,49±0,91ng/ml obtenue à cinq mois [29]. Dans une série de 30 patients, la médiane du PSA était à 7ng/ml avant traitement et la médiane de PSA était à 0,9ng/ml à un an dans le groupe avec biopsies négatives ou 0,4ng/ml dans le groupe avec deux séries de traitement [30]. Après traitement par HIFU en situation de rattrapage dans les suites d’une récidive post-radiothérapie externe, la moyenne du PSA était de 7,73±8,10ng/ml avant traitement et le nadir du PSA obtenu à trois mois était inférieur à 0,5ng/ml pour 61 % des patients [31].


Traitement par abstention–surveillance


Après traitement par abstention–surveillance (abstention thérapeutique immédiate – surveillance – traitement différé) un dosage de PSA est réalisé tous les six mois pendant quatre ans, puis annuel [32, 33, 34]. Les cancers localisés (T1c-T2), de bas grade (grade inférieur à 3) et de volume non significatif (volume tumoral inférieur à 0,5cm3) peuvent êtres surveillés [35]. Kattan et al. proposent un nomogramme pour prédire le risque de progression du cancer [36, 37]. Les patients présentant un cancer de faible potentiel évolutif d’après le nomogramme pourraient être surveillés. Le PSADT pourrait prendre tout son intérêt dans la stratégie de surveillance de ces cancers pour guider une indication de traitement. Dans une étude prospective de phase II évaluant la validité d’un tel schéma thérapeutique, un PSADT inférieur à deux ans constituait une indication thérapeutique de prostatectomie totale. Cette étude avait inclus 299 patients, avec un suivi moyen de 55 mois, 60 % des patients étaient toujours surveillés. Après huit ans de suivi, la survie globale était de 85 % et la survie spécifique de 99 % [38]. S’il est actuellement établi que le PSADT est un facteur prédictif de progression du cancer chez les patients sous « surveillance active », d’autres études sont nécessaires pour déterminer une valeur seuil de traitement radical. Il existe également des marqueurs pronostiques en faveur d’une utilisation du PSADT dans l’estimation de l’agressivité tumorale. Ainsi, l’expression de gènes de survie tumorale est plus élevée (par exemple, la survivine qui est une protéine inhibitrice de l’apoptose, fréquemment surexprimée dans les cancers. C’est un marqueur de mauvais pronostic et de résistance au traitement) [39], la ploïdie nucléaire est plus importante [40] et le volume nucléaire est plus élevé [41] lorsque le PSADT est court. Rappelons enfin que certains cancers peuvent progresser malgré un PSA stable [42].


Traitement hormonal


Après traitement hormonal, le nadir du PSA est un facteur pronostic important. La valeur du nadir du PSA est corrélée au temps de survie sans récidive [43, 44]. Après traitement hormonal, le PSA s’abaisse à un taux variable en trois à six mois, le taux le plus bas observé (qui peut aller jusqu’à un taux indétectable) a une valeur pronostique sur la survie sans récidive. L’abaissement du PSA est observé pendant une durée moyenne de 18 à 24 mois, puis survient une réaugmentation du taux, ce qui définit l’hormono-indépendance. Quand le taux de PSA continue à augmenter après une deuxième ligne d’hormonothérapie, on parle d’hormonorésistance. Un bilan d’extension par imagerie abdominopelvienne et scintigraphie osseuse est indiqué à partir d’un taux de PSA supérieur à 10ng/ml chez un homme non traité et d’un taux de PSA supérieur à 1ng/ml en situation d’hormonorésistance [45]. En cas d’hormonorésistance, la récidive biologique peut précéder de plusieurs mois la récidive clinique (douleurs osseuses, nouveaux foyers de fixation scintigraphique) [46]. En effet, une récidive métastatique est toujours associée à une élévation première du PSA, sauf pour de très rares tumeurs indifférenciées pour lesquelles le PSA peut rester indétectable [16].

Après traitement hormonal intermittent, les valeurs seuils du PSA conduisant à une réintroduction sont de 10 ou 20ng/ml chez les patients métastatiques et inférieures à 10ng/ml chez les patients en récidive biologique après traitement à visée curative [47, 48, 49].


Signification d’une élévation du PSA, du PSADT et du délai de récidive dans le suivi


Il n’existe pas de méthode standardisée pour calculer le PSADT post-thérapeutique. Néanmoins, la valeur du PSA de départ, l’intervalle entre les dosages et le nombre de valeurs utilisées influencent le résultat obtenu. La formule originale de calcul est PSADT=log2×t /log (PSA final)log (PSA initial), t étant le temps entre les deux dosages [50]. La production de PSA étant androgénodépendante, l’hormonothérapie adjuvante empêche le suivi par PSADT.

Après prostatectomie totale, le PSADT a un intérêt pronostique pour la survie sans récidive (SSR). Les patients traités par prostatectomie ou radiothérapie avec un PSADT de zéro à trois mois et de trois à six mois ont montré une augmentation du risque de développer des métastases à distance extrapelviennes ou osseuses ou de décéder respectivement de 7,0 et 6,6 fois en comparaison avec des patients ayant un temps de doublement de plus d’un an [51]. Il a été montré que la pente du PSA (en pourcentage d’augmentation par an) à trois et 12 mois était un facteur prédictif indépendant de la SSR métastatique, chez les patients qui n’avaient jamais présenté de PSA indétectable après prostatectomie. En effet, la mesure trimestrielle du taux de PSA après l’intervention permet de calculer la pente du PSA en prenant les valeurs du troisième et du douzième mois. Il a été observé par étude rétrospective que lorsque la pente du PSA était inférieure à 5 %, la médiane de survie sans récidive métastatique était de 13 ans, contre 3,5 ans si elle était supérieure à 5 %. [52]. Après prostatectomie pour un stade localisé, les patients avec une survie inférieure à dix ans avaient un PSADT médian de 9,6 mois (50 % avaient un PSADT entre 0,5 et 1,4 ans). Les patients avec une survie supérieure à dix ans avaient un PSADT médian supérieur à 12 mois pour 44 % ou un PSA indétectable pour 40 % [53]. Un PSADT inférieur à trois mois était associé à un taux de mortalité spécifique cinq ans après la récidive biologique de 31 versus 1 % si supérieur à trois mois [54].

Après radiothérapie, les patients présentant un PSADT de moins de huit mois, avaient un taux de métastases à sept ans de 54 contre 7 % si le PSADT était supérieur. À noter que l’association d’un PSADT inférieur à huit mois et d’une réascension du PSA la première année, s’accompagne d’un risque de métastase de 50 % à trois ans et de 100 % à 6,5 ans [55]. Une étude a montré qu’après radiothérapie, le PSADT était un facteur prédictif du risque de mortalité spécifique, lié au cancer de la prostate. En effet, dans cette étude, les taux de mortalité spécifique et globale étaient identiques dans la population de patients présentant un temps de doublement du PSA inférieur ou égal à 12 mois, suggérant que la cause de décès dans cette population était quasiment toujours le cancer prostatique [56]. De plus, lorsque le PSADT est inférieur à trois mois, la médiane de survie après récidive biologique serait de six ans [57]. Un PSADT inférieur à trois mois est associé a un taux de mortalité spécifique cinq ans après la récidive biologique de 15 versus 4 % si supérieur à trois mois [54]. Dans le cadre de la radiothérapie de rattrapage après prostatectomie, le PSADT a une valeur pronostique sur la récidive clinique et biologique [58].


Différenciation entre la récidive locale et la récidive métastatique


Après prostatectomie ou radiothérapie pour un stade localisé, le délai court de moins d’un an avant récidive biologique, l’élévation rapide du taux de PSA avec une vélocité élevée (en ng/ml par an) ou un PSADT court serait plus en faveur d’une récidive métastatique à distance, alors qu’une élévation lente et retardée à plus d’un an du PSA prédirait plutôt une récidive locale [57]. Une valeur seuil de PSADT à dix mois est observée le plus souvent [1, 16, 50, 56, 59]. Un délai supérieur à un an était corrélé avec la localisation de la récidive, après traitement chirurgical, dans une série de 1623 patients dont 17 % ont présenté une récidive [16]. La première année, 93 % des récidives étaient de type métastatique, avec ou sans récidive locale contre 1,7 % locale isolée. La seconde année, la tendance s’inversait avec 61 % de récidive locale isolée contre 39 % de récidive métastatique. L’indifférenciation tumorale est aussi un des facteurs prédictifs permettant de distinguer la récidive locale et à distance. La présence de grade de Gleason en majorité 4 ou 5 est en faveur d’une récidive métastatique [60, 61]. En conclusion, les caractéristiques anatomopathologiques et biologiques les plus en faveur d’une récidive locale sont un score de Gleason inférieur ou égal à 7 (3+4), un stade pT3, pN0, une réascension du PSA après un délai supérieur à un an et un PSADT supérieur à dix mois [16, 60]. En faveur d’une récidive métastatique, les caractéristiques sont un PSA détectable inférieur à un an en postopératoire, un PSA DT inférieur à quatre à six mois, un score de Gleason supérieur ou égal 7 (4+3) et un stade pTxpN1. Après radiothérapie, la valeur du nadir du PSA, le délai de son obtention et le PSADT, sont des facteurs prédictifs de localisation de la récidive (Tableau 1).


Indication d’examens complémentaires pour bilan d’extension métastatique


Il est généralement recommandé de réaliser un bilan morphologique, associant un scanner ou une IRM abdominopelvien et une scintigraphie osseuse, en cas de récidive biologique, cependant, il a été montré dès 1991 que la sensibilité de ces examens dépend du taux de PSA au cours de la récidive [45]. En 2006, l’EAU recommande que le bilan morphologique pour rechercher des métastases à distance ne soit réalisé chez un patient asymptomatique, que si le PSA est supérieur à 30ng/ml. Dans une étude rétrospective évaluant l’intérêt du bilan d’imagerie après récidive biologique postprostatectomie, un PSA inférieur à 45ng/ml n’était jamais associé à une scintigraphie osseuse positive [62]. L’étude de la cinétique du PSA semble apporter des informations prédictives supplémentaires. Dans une étude de 128 patients en récidive biologique après prostatectomie totale et avant le début de l’hormonothérapie, le risque de mettre en évidence une métastase sur une scintigraphie osseuse était de 11 % et sur un TDM abdominal était de 5 %. Les patients avec un PSADT inférieur à six mois avaient un risque beaucoup plus élevé de métastases respectivement de 26 et 24 %. En revanche, en cas de PSADT supérieur à six mois, les risques étaient de 3 et 0 %. De plus en cas de PSADT inférieur à six mois, les risques de mettre en évidence une métastase sur une scintigraphie osseuse ou un TDM étaient de 57 et 46 % en cas de PSA supérieur à 10ng/ml versus 0 et 11 % en cas de PSA inférieur à 10ng/ml. En cas de PSADT supérieur à six mois, il n’y avait pas de corrélation entre le taux de PSA et le risque de mettre en évidence une métastase, même en cas de PSA jusqu’à 90ng/ml [63]. Aucun consensus fort n’est actuellement établi, concernant l’indication des examens complémentaires morphologiques selon le taux de PSA et le PSADT.


Indication de traitements complémentaires


Le PSA et le PSADT ont un intérêt pour l’indication de traitements complémentaires de rattrapage en cas de récidive biologique après prostatectomie totale. Après échec de radiothérapie à visée curative pour un cancer localisé, le délai de récidive ainsi que le temps de doublement du PSA, influent sur les indications des traitements de rattrapage par prostatectomie totale, HIFU, cryothérapie ou hormonothérapie. En effet, ces variables ont une valeur prédictive du délai et de la localisation des récidives. Quarante pour cent des urologues interrogés débutent une hormonothérapie après échec de la radiothérapie lorsque le PSADT inférieur à six mois et 25 % pour PSADT supérieur à 12 mois. Les 35 % restant utilisent la définition d’échec thérapeutique de première ligne de l’Astro (1997) pour mettre en route l’hormonothérapie de rattrapage [64]. Ces pratiques sont expliquées par l’absence de consensus concernant les indications de traitement complémentaire après échec des traitements à visée curative et par l’attente des résultats des études prospectives en cours. Après radiothérapie de rattrapage, la réponse thérapeutique à trois ans (évaluée par une diminution du PSA inférieur à 0,4ng/ml) était de 48 % en cas de PSADT inférieur à un an contre 66 % en cas de PSADT supérieur à un an [58].


Suivi du PSA dans les formes en échappement biologique sous blocage androgénique complet


Il est nécessaire avant de discuter de la mise en route d’une chimiothérapie de vérifier l’absence de syndrome de retrait défini par la poursuite de l’ascension du PSA quatre semaines après l’arrêt de l’antiandrogène (six semaines pour le bicalutamide) [65]. Au début des années 1990, le PSA est devenu un moyen d’évaluation de l’efficacité de certains agents cytotoxiques. Des études ont montré une corrélation entre la décroissance des taux de PSA supérieur ou égal à 50 % et l’augmentation de la survie [66]. Bubley et al. [67] ont publié les résultats de la conférence de consensus du Prostate Specific Antigen Working Group concernant l’évaluation de la réponse par le PSA chez les patients androgéno-indépendants inclus dans les études de phase II. La réponse partielle était définie comme une diminution du PSA supérieur ou égal à 50 % confirmée par un deuxième dosage au moins quatre semaines plus tard en l’absence de progression clinique ou radiologique. L’intérêt de ce critère est de sélectionner rapidement des produits qui peuvent avoir un intérêt en phase II et qui sont susceptibles d’être développés en phase III, avec comme objectif principal un bénéfice en terme de survie. Ce critère est toujours à la base de l’évaluation des traitements en phase d’hormonodépendance.

Remerciements aux membres du Comité de cancérologie de l’AFU pour leur aide dans la relecture de cet article.




Tableau 1 - Orientation diagnostique du site de récidive après radiothérapie, en fonction de la valeur du nadir du PSA, de son délai d’obtention et du PSADT [68].
  Nadir du PSA (ng/ml)  Délai du nadir du PSA (mois)  PSADT 
Asymptomatique  0,4–0,5  22–33  NC 
Récidive locale  1–2  12–18  11–13 mois 
Récidive à distance  > <12  3–6 mois 




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