Prostatectomie radicale versus HIFU : résultats oncologiques chez 723 patients traites entre juin 2000 et décembre 2005 dans le même service d'urologie

25 novembre 2012

Auteurs : S. Crouzet, J.-M. Marechal, M. Colombel, R. Bouvier, F. Mège-lechevallier, O. Rouvière, X. Martin, A. Gelet
Référence : Prog Urol, 2012, 13, 22, 742




 

Objectifs.– Comparer les résultats oncologiques obtenus après chirurgie radicale et HIFU réalisé dans le même service pendant la même période (2000–2005).


Méthodes.– Tous les patients consécutifs <70ans ont étés inclus dans cette étude rétrospective. L’ensemble des données a été collecté sur des bases de données prospectives. Les patients traités par HIFU ont eu des biopsies de contrôle systématiques et une seconde session HIFU en cas de biopsies positives.


Résultat.– Un total de 723 patients a été inclus : 413 chirurgies (PR) (laparo : 259, cœlio : 154) et 310 HIFU. Le suivi était de 6,5ans±2,2. Hormis l’âge moyen (PR : 61ans ; HIFU : 64ans ; p <0,01), il n’a pas été observé de différences significatives sur : PSA initial (PR 9,2ng/ml vs HIFU 8,5ng/ml), score de Gleason (PR 6,3±1 vs HIFU 6,2±1) et les groupes de d’AMICO : faible=42,6 % vs 39,5 %, intermédiaire 43,1 % vs 44,8 % et élevé 14,4 % vs 15,7 % pour les groupes PR et HIFU respectivement. Le PSA nadir moyen a été significativement différents : 0,17ng/ml (médiane 0,06) groupe PR et 0,72ng/ml (médiane 0,16) groupe HIFU. Radiothérapie adjudante : 22,3 % dans le groupe PR vs 34,5 % dans le groupe HIFU (p <0,01), mais le taux d’hormonothérapie palliative : (PR 9,4 % vs HIFU 12,3 %, p =0,22). À neuf ans, il n’a pas été observé de différence significative de la survie globale (PR 93 % vs HIFU 89 %, p =0,10) et spécifique (PR 99 % vs HIFU 97 %, p =0,31). Il existait, en revanche, une différence significative de la survie sans métastase (PR 97 % vs HIFU 94 %, p =0,01).Taux de survie sans hormonothérapie palliative : 87 % dans le groupe PR et de 85 % dans le groupe HIFU (p =0,29).


Conclusion.– Le contrôle local de la maladie et la survie sans métastase à neuf ans ont été significativement meilleur dans le groupe des patients traités par chirurgie radicale ce qui est en faveur de cette option de traitement pour les patients sans comorbidité avec une espérance de vie supérieure à dix ans. La survie spécifique à neuf ans n’était pas différente entre les deux groupes.




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