Prise en charge du cancer de la prostate oligo-métastatique

25 juin 2019

Auteurs : F. Kleinclauss, A. Thiery-Vuillemin
Référence : Prog Urol, 2019, 29, S20, suppl. S1
Objectifs

Réaliser un état de l’art exhaustif du traitement du cancer de la prostate oligométastatique.

Matériel et méthodes

Une recherche bibliographique exhaustive à partir de Medline (www.ncbi.nlm.nih.gov), Embase (www.embase.com) et US National Library of Medicine (www.clinicaltrials.gov) a été réalisée entre 1990 et 2019 en utilisant les mots-clés suivants seuls ou en combinaison « prostate cancer ; metastasis ; oligo-metastasis ». Les articles obtenus ont été sélectionnés sur leur méthodologie, leur langue de publication (anglais/français), et leur pertinence. Après élimination des doublons et analyse des articles, 99 articles ont été sélectionnés.

Résultats

Le cancer de la prostate oligo-métastatique est une entité nouvelle définissant un cancer de la prostate avec un nombre limité de localisations secondaires. Ce stade devient de plus en plus fréquent du fait de progrès de l’imagerie notamment l’utilisation des nouveaux traceurs marqués (choline ou PSMA) lors des tomodensitométries par émission de positrons (TEP). Il n’y a aujourd’hui aucune définition consensuelle du stade oligo-métastatique concernant le nombre et la localisation des métastases. De plus ce stade peut être observé soit de novo lors du diagnostic du primitif, soit dans le cas de récidive après un traitement primaire. En l’absence de données de haut niveau de preuves, il n’existe pas aujourd’hui de recommandations concernant la prise en charge du cancer de la prostate à ce stade. Dans le cancer de la prostate oligo-métastatique de novo, le traitement du primitif en association avec la déprivation androgénique (DA) semble améliorer la survie chez certains patients bien sélectionnés. Ces données nécessitent cependant d’être confirmées par les nombreux essais cliniques prospectifs actuellement en cours. En cas de récidive, le traitement direct des métastases (avec ou sans DA) est régulièrement discuté mais son impact reste à analyser.

Conclusion

La prise en charge de la maladie oligo-métastatique est un exemple de prise en charge personnalisée et individualisée qui doit tenir compte du patient, des caractéristiques du cancer, de son traitement initial, du nombre et du site de la ou des localisations métastatiques. En absence de consensus et de recommandations de bonnes pratiques, la discussion et la validation en réunion de concertation pluridisciplinaire de la stratégie thérapeutique prennent tout leur sens.




 




Introduction


Définition « oligo-métastase »


Le concept de cancer oligo-métastatique a été développé en 1995 par Hellman et Weischselbaum [1, 2]. Ce concept définit un stade de la maladie intermédiaire entre la maladie localisée et la maladie métastatique. Dans ce concept, le nombre et site des métastases sont limités même si celui-ci n'est pas encore consensuel. L'impact clinique de ce stade oligo-métastatique est potentiellement important. En effet classiquement, la maladie métastatique bénéficie de traitement systémique lorsque la maladie au stade localisée bénéficie de traitements locaux ou régionaux. Au stade oligo-métastatique les patients peuvent bénéficier des traitements localisés des différents sites pathologiques dans une optique à visée curative. Ainsi par exemple, le traitement local des métastases hépatiques de l'adénocarcinome colique ou des métastases pulmonaires d'un carcinome à cellule rénale est devenu un standard pouvant être associé à une rémission complète.


Ces dernières années, du fait d'un meilleur suivi des patients, des progrès de l'imagerie [3] et de la prolongation de la survie des patients atteints de cancer de la prostate, l'incidence des formes oligo-métastatiques a considérablement augmenté [4, 5].


La définition d'un cancer de la prostate oligo-métastatique est cependant variable dans la littérature. Elle dépend du nombre de métastases, du type d'imagerie, et du site des métastases (Tableau 1 ) [6]. La plupart des publications fixent le nombre maximum de métastases à 5 même si dans certains essais cliniques, un nombre de métastases inférieur à 10 peut être considéré comme « oligo-métastatique » (Tableau 1). A contrario dans d'autres essais cliniques, un nombre plus faible de localisations secondaires (< 3) est nécessaire pour définir le statut « oligo-métastatique ». Lors de la conférence de consensus sur le cancer de la prostate localement avancé [7], lors du vote des experts concernant le nombre de métastase maximum au stade oligo-métastatique, 60 % des votants étaient en faveur d'un nombre < 3, 20 % en faveur d'un nombre < 5 et 16 % en faveur d'un nombre < 2 [7].


Deux situations différentes peuvent être individualisées selon la chronologie de développement des métastases par rapport au cancer de la prostate. Ainsi on identifie les métastases synchrones découvertes de novo dans le cadre d'un cancer de la prostate non traité initialement (cancer de la prostate de novo oligo-métastatique) et les métastases métachrones apparaissant après traitement local de la maladie initiale (récidive sous forme oligo-métastatique). Cette différence peut avoir un impact notamment dans la stratégie de traitement (initiation des traitements systémiques). Le traitement local des métastases répond lui aux mêmes critères et semble peu impacté par la chronologie d'apparition de celles-ci.


Biologie du cancer oligo-métastatique


La diffusion sous forme métastatique d'un cancer a fait l'objet de plusieurs théories. En 1898, S. Paget a développé la théorie de la « graine et du sol » [8]. Dans cette théorie Paget émettait l'hypothèse que les métastases étaient l'aboutissement de cellules tumorales circulantes (graines) ayant trouvé un ou des organes présentant des caractéristiques favorables (microenvironnement réceptif) à leur développement (sol) [9]. Quelques années plus tard, Halstead discute l'hypothèse que le cancer se développe de manière continue par extension directe extraprostatique jusqu'aux ganglions lymphatiques par l'intermédiaire des vaisseaux lymphatiques puis vers les organes distants [10]. Cette théorie propose l'utilisation des traitements locaux et régionaux pour stopper la diffusion métastatique [10, 11]. En 1928, Ewing complète ces deux théories en définissant le rôle des vaisseaux sanguins et lymphatiques dans la progression des cellules tumorales ainsi que le rôle d'un microenvironnement favorable à l'établissement de métastases [12].


Ces théories furent débattues par Keynes puis Fisher qui ont proposé la théorie systémique défendant que tous les cancers, y compris localisés, soient des maladies systémiques et métastatiques, l'extension lymphatique comme la récidive étant des marqueurs de l'agressivité tumorale et du statut métastatique. Dans cette théorie, l'impact du traitement local ou locorégional est insuffisant et le recours à des traitements systémiques systématique est recommandé [13].


En 1994, Hellman a développé une théorie selon laquelle le cancer du sein au moment de son diagnostic présentait un large spectre de forme allant de la maladie indolente à la maladie multimétastatique selon différents niveaux d'évolution clonale déterminant les capacités de la tumeur initiale à se propager et à développer des métastases [1]. Ainsi la diffusion métastatique dépendrait de nombreux clones agressifs dans de multiples organes alors que le stade oligométastatique serait dû à quelques clones peu agressifs au sein d'un faible nombre d'organes. Cette dichotomie serait liée aux caractéristiques des cellules tumorales (agressivité, mutations multiples), aux conditions au sein de la tumeur initiale (des conditions hostiles favorisant la migration des cellules) et du site métastatique (des conditions hostiles limitant le développement des métastases) (Figure 1) [14].


Figure 1
Figure 1. 

Maladie oligo-métastatique vs maladie systémique (d'après [14]).




Dans la maladie oligo-métastatique (gauche) le potentiel de diffusion est limité du fait de conditions locales favorables limitant ainsi la sélection et le développement de clones agressifs, de cellules migrantes n'ayant pas les capacités de survivre ni d'envahir les organes cibles, où les cellules migrantes atteignent un organe « inhospitalier » dont les conditions locales inhibent leur potentiel de développement. Dans la maladie systémique, le potentiel de dissémination est important du fait de conditions locales défavorables aboutissant à la sélection de clones indifférenciés agressifs, de cellules migrantes actives ayant les propriétés nécessaires pour survivre et s'intégrer dans les organes cibles dont les conditions locales sont favorables à leur prolifération.


En 2001 et 2011 ont été proposées par Hanahan et Weinberg les caractéristiques distinctives des cancers [15, 16]. Ces caractéristiques particulières correspondent à des modifications aboutissant à la carcinogenèse en permettant ainsi aux cellules de survivre, proliférer et disséminer (autosuffisance en facteurs de croissance <-> insensibilité aux signaux limitant la prolifération <-> migration et métastase prolifération illimitée <-> résistance à l'apoptose — promotion de l'angiogenèse). La séquence de ces transformations ainsi que leur importance peuvent varier d'un cas à l'autre expliquant ainsi la variété des stades de la maladie et notamment le stade oligo-métastatique [14]. Ainsi des cellules ne présentant pas les caractéristiques nécessaires de dissémination et de prolifération pourraient être à l'origine des oligo-métastases à progression lente (Figure 1).


Toutes les métastases du cancer de la prostate n'ont pas la même fréquence, le même potentiel d'agressivité et le même impact clinique. Gandaglia et al. ont analysé ces différents critères grâce à la base de données Surveillance, Epidemiology and End Results (SEER). Les auteurs ont ainsi rapporté une fréquence de respectivement 2,8, 80,2, 6,1 et 10,9 % de patients présentant des métastases ganglionnaires, osseuses, viscérales, et osseuses et viscérales associées [17]. Dans cette étude, la survie globale médiane et la survie spécifique médiane étaient respectivement de 43 et 61 mois en cas de métastases ganglionnaires, de 24 et 32 mois en cas de métastases osseuses, de 16 et 26 mois en cas de métastases viscérales et de 14 et 19 mois en cas de métastases osseuses et viscérales associées (p < 0,001) [17].


Méthodologie


Une revue systématique de la littérature de 1990 à 2019 a été réalisée par les deux auteurs via les moteurs de recherche PubMed®, Embase et ClinicalTrials.gov. Les mots-clés utilisés ont été « Cancer », « prostate », « metastasis », « oligometastasis ». Tous les articles en langue anglaise et française dont l'abstract est accessible ont été étudiés. Seuls les articles directement en rapport avec le sujet et ne constituant pas de doublons (mêmes résultats dans des revues différentes) ont été sélectionnés. Au total, 94 articles ou référence d'essais cliniques ont été retenus.


Traitements


En absence de données robustes, d'études à haut niveau de preuve et de définitions non homogènes du stade oligo-métastatique dans la littérature, le traitement de la maladie oligo-métastatique reste aujourd'hui très controversé. Les deux théories principales du stade oligo-métastatique s'opposent d'ailleurs fortement sur le traitement à ce stade. Ainsi dans la théorie de Helman posant l'hypothèse d'une maladie métastatique en début d'évolution, un traitement local, ciblant la ou les métastases, pourrait améliorer la survie au long cours, voire entraîner une guérison. De plus, le traitement local permettrait de diminuer le volume tumoral et de réduire le risque d'apparition de clones génétiquement instables au sein de la métastase capable secondairement d'entraîner une diffusion métastatique plus rapide et agressive [2]. Une telle approche pourrait aussi retarder l'utilisation de traitements systémiques et donc la survenue de leur toxicité. La théorie de la maladie systémique d'emblée favorise au contraire l'utilisation précoce des traitements systémiques et apporte peu d'intérêt au traitement ablatif des métastases. Aujourd'hui, en l'absence de données et de recommandations, le traitement de la maladie oligo-métastatique peut être considéré comme une approche orientée vers la qualité de vie, avec une stratégie personnalisée pour chaque patient en fonction de la balance bénéfices/risques et de sa perception de la maladie [18].


Dans le cancer de la prostate oligo-métastatique, le traitement repose sur celui de la tumeur primitive, le traitement ablatif de la métastase et l'hormonothérapie, qui reste la pierre angulaire de la prise en charge du cancer de la prostate métastatique même si dans cette indication le moment optimal de son introduction et la durée de traitement restent incertains [19, 20],


Intérêt du traitement local


Si initialement le traitement du cancer de la prostate métastatique reposait uniquement sur le blocage androgénique, certaines études récentes de faible niveau de preuve cependant ont suggéré un possible bénéfice d'un traitement local du primitif (Tableau 2). Ainsi Culp et al. ont analysé et comparé à partir de la base SEER la survie des patients avec un cancer de la prostate métastatique ayant bénéficié ou non d'un traitement local [21]. Les deux cohortes de patients présentaient des différences significatives (patients plus jeunes, score de Gleason plus faible et adénopathies moins fréquentes dans la cohorte des patients ayant eu un traitement local). L'analyse multivariée a cependant mis en évidence une diminution du risque de mortalité spécifique de 62 % (SHR = 0,38 ; IC 95 % : 0,27-0,53 ; p < 0,001) pour les patients ayant eu une prostatectomie totale, de 32% (SHR = 0,68 ; IC 95% : 0,49-0,93 ; p = 0,018) pour les patients ayant eu une curiethérapie. Dans cette étude, la PT était associée à une moindre mortalité par cancer quel que soit le stade M + et la curiethérapie diminuait la mortalité dans les stades M1c [21].


Antwi et al. ont utilisé la même base SEER mais en utilisant des scores de propension basés sur l'âge, l'ethnie, le statut marital, le grade tumoral, le Prostate Spécifie Antigen (PSA) pour homogénéiser les deux cohortes d'analyse (traitement local vs pas de traitement local) [22]. Cette étude a conclu à une diminution de la mortalité spécifique par cancer après traitement local (PT ou curiethérapie) [22].


Les données du registre des cancers de Munich ont permis l'analyse de la survie de plus de 1 500 patients avec un cancer de la prostate métastatique entre 1998 et 2010 [23]. Dans cette étude, 5 % des patients ont bénéficié d'un traitement chirurgical (PT) et présentaient une survie à 5 ans de 55 % contre 21 % chez les patients non opérés. Les auteurs n'ont malheureusement pas pu analyser l'impact de la radiothérapie prostatique sur la survie dans cette population métastatique. En dépit de ce biais, cette étude montre un bénéfice du traitement chirurgical au sein d'une population métastatique sélectionnée [23].


Utilisant une méthodologie permettant de différencier les patients bénéficiant d'une radiothérapie palliative des métastases de ceux bénéficiant d'une radiothérapie prostatique ainsi que de l'utilisation d'une hormonothérapie, Satkunasivam et al. ont tenté de limiter les biais des études précédentes basées sur la cohorte nord-américaine SEER [24]. Ils ont ainsi pu démontrer un bénéfice d'un traitement local prostatique chez les patients M + avec une diminution de la mortalité spécifique de 62 % après PT, de 72 % après intensity Modulated Radiation Therapy (IMRT) et de 15% après radiothérapie standard [24].


Heidenreich et al. ont publié la première étude cas témoins analysant l'impact de la PT dans une population de patient métastatique sélectionnée [25]. Vingt-trois patients ont été inclus dans le groupe chirurgie selon les critères d'inclusions suivant : < de 3 métastases osseuses, absence de métastases viscérales ou ganglionnaires étendues et une bonne réponse à la suppression androgénique (PSA nadir < 1 ng/mL après 6 mois d'hormonothérapie). Le groupe contrôle comportait 38 patients appariés sur les données cliniques et pathologiques. La survie spécifique comme la survie globale étaient significativement supérieures dans le groupe PT. De plus le temps médian de survenue de la résistance à la castration (40 mois vs 29 mois ; p = 0,014) et la survie sans progression clinique (38,6 mois vs 26,5 mois ; p = 0,032) était améliorée dans le groupe chirurgie.


Dans une autre étude cas témoins, Cho et al. ont comparé la survie spécifique et la survie sans rechute biologique dans deux cohortes de patients métastatiques, l'une comportant 38 hommes ayant eu une radiothérapie prostatique et l'autre comportant 102 hommes sans radiothérapie prostatique [26]. La survie spécifique à 3 ans était de 69 % en cas de radiothérapie prostatique vs 43 % dans l'autre groupe (p = 0,004). La survie sans rechute biologique à 3 ans était aussi augmentée dans le groupe ayant reçu une radiothérapie prostatique (52% vs 16% ; p = 0,002) [26].


Plusieurs essais prospectifs analysant l'impact du traitement local de la prostate dans les stades métastatiques sont actuellement en cours ou ont été rapportés récemment. Ainsi Boevé et al. ont rapporté récemment les résultats de l'essai prospectif randomisé HORRAD comparant un traitement par DA seule vs un traitement associant DA et radiothérapie prostatique chez des patients avec métastases osseuses [27]. La médiane de survie globale était de 45 mois (IC 95 % : 40,4-49,6) dans le groupe DA et radiothérapie prostatique vs 43 mois (IC 95 % : 32,6-53,4) dans le groupe DA seule (HR = 0,90 ; IC 95 % : 0,70-1,14 ; p = 0,4). Il a été observé par contre un bénéfice de l'association DA et radiothérapie en termes de survie sans progression biochimique. L'analyse en sous-groupe montrait une tendance à un bénéfice de l'association DA et radiothérapie vs DA seule dans le groupe oligo-métastatique (n < 5 métastases) mais de manière non significative (HR = 0,68 ; IC 95% : 0,42-1,10). Le temps médian de progression du PSA était de 15 mois (IC 95 % : 11,8-18,2) dans le groupe DA et radiothérapie vs 12 mois (IC 95 % : 10,6-13,4) dans le bras DAseule (HR = 0,78 ; IC 95 % : 0,63-0,97 ; p = 0,02) [27]. Récemment ont été publiés les résultats de l'essai STAMPEDE analysant chez des patients présentant un cancer de la prostate métastatique l'impact sur la survie globale et sans progression du traitement du primitif prostatique par radiothérapie [28]. Si les résultats globaux n'ont pas démontré de bénéfice à la radiothérapie, l'analyse en sous-groupe selon le volume tumoral (selon les critères de l'essai CHAARTED [29]) a démontré une amélioration de la survie sans progression (HR = 0,59 ; IC 95 % : 0,49-0,72 ; p < 0,0001) et de la survie globale (HR = 0,68 ; IC 95 % : 0,52-0,90 ; p = 0,007) en faveur de la radiothérapie chez les patients avec un faible volume tumoral. Une méta-analyse récente de Buredett et al. incluant plus de 2 000 patients issus des essais HORRAD et STAMPEDE a confirmé l'absence de bénéfice sur la survie globale et sans progression d'une radiothérapie prostatique chez des patients métastatiques avec un haut volume tumoral, mais a retrouvé une amélioration de la survie à 3 ans de 7 % en cas de radiothérapie chez les patients présentant moins de 5 métastases (HR = 1,47 ; IC 95% : 1,11-1,94; p = 0,007) [30]. D'autres essais analysant l'impact du traitement du primitif prostatique en situation métastatiques sont actuellement en cours (Tableau 3).


Traitement local des métastases


Différentes techniques de traitements des métastases sont aujourd'hui à disposition des cliniciens [14, 31]. Les principales options thérapeutiques utilisées dans le cancer de la prostate sont la radiothérapie (conventionnelle ou stéréotaxique) (Tableau 4), principalement pour les métastases viscérales et osseuses, et le curage ganglionnaire chirurgical pour les métastases ganglionnaires (Tableau 5) [32, 33, 34]. Muacevic et al. ont rapporté une série de 40 patients présentant 1 à 2 métastases osseuses traitées par radiothérapie associée ou non à une DA [35]. Le taux de contrôle des métastases (absence de progression en imagerie par résonance magnétique [IRM] et TEP-choline) était de 95,5 % à 2 ans incluant 27 patients avec une DA (68 %) [35]. Shick et al. ont réalisé un traitement local des métastases par radiothérapie chez 50 patients avec des lésions secondaires osseuses ou pulmonaires [36]. La survie sans récidive biochimique à 3 ans était de 54 %, la survie sans métastases (nouvelles lésions) était de quasiment 60 % et la survie globale était de 92 % [36]. Ahmed et al. ont observé des résultats très proches dans une série de 17 patients (incluant une métastase viscérale et une métastase ganglionnaires) [37]. Le taux de contrôle local à 6 mois était de 100%. Plus de la moitié des patients présentaient un taux de PSA indétectable après traitement des métastases (y compris certains patients résistants à la castration) [37]. La toxicité des traitements locaux était relativement peu fréquente (< 10%) et de faible gravité. Berkovic et al. ont traité des patients présentant de 1 à 3 métastases osseuses ou ganglionnaires par radiothérapie stéréotaxique [38]. Le contrôle local à 2 ans des lésions secondaires (absence de progression dans le territoire irradié) était de 100%. La survie à 2 ans sans nouvelle métastase était de 42 % [38]. La même équipe dans leur série de 50 patients présentant des métastases osseuses, ganglionnaires et/ou viscérales traitées par radiothérapie stéréotaxique retrouvait une survie sans progression a 1-3 ans de 51 %, la plupart des patients recevant une DA dont la duree n'etait pas mentionnee (40].


L'une des situations cliniques fréquemment rencontrées est celle de la récidive après traitement local d'un cancer de la prostate, sous forme uniquement ganglionnaire (métastases ganglionnaires métachrones) [20] et donc accessible à un traitement chirurgical (curage de rattrapage [33, 43, 44, 45]. La conférence de consensus de l'Advanced Prostate Cancer Consensus Conférence (APCCC) a rapporté que 42 % des experts envisageaient un curage de rattrapage en cas de récidive sous forme ganglionnaire seule [7]. En 2015, Ploussard et al. ont réalisé une revue des différentes publications sur le traitement de la récidive ganglionnaire regroupant ainsi 728 patients ayant eu soit un curage ganglionnaire de rattrapage (n = 480), soit une radiothérapie (n = 248) [45]. Environ 50 à 60% des patients avaient un traitement systémique par DA. Dans les 8 études incluses de radiothérapie de rattrapage, le taux de réponse variait de 13 à 75%, la survie sans progression à 3 ans était de 17 à 84 % et la survie globale de 93 % [45]. Douze études de curage ganglionnaire de rattrapage ont été incluses dans cette revue. Dans la plupart de ces études, le curage consistait en un curage pelvien étendu et non pas en un curage des ganglions suspects en imagerie. Le nombre moyen de ganglions retirés était de 20,8 (7,1-30,6) et le nombre moyen de ganglions métastatiques était de 5,9 (1,0-9,7). Une DA adjuvante a été donnée à 60 à 83 % des patients. Le taux de réponse complète variait selon les séries de 13 à 73 %. La survie sans récidive biochimique à 5 ans variait de 9 à 22 %. La survie globale à 5 ans était d'environ 75% [45]. Initialement, peu d'études de curage de rattrapage ont analysé la morbidité et les complications de ce geste [46, 47]. Les principales complications étaient la survenue d'une lymphorrhée (15 %), d'une hyperthermie (14%) et d'un iléus digestif (11 %). La plupart des complications étaient de faible grade de Clavien à l'exception d'une section de l'uretère ayant nécessité une reprise chirurgicale [44].


Plus récemment Ploussard et al. ont réalisé une revue exhaustive des différentes séries de curage de rattrapage ; TJ études, regroupant 1 370 patients ont ainsi été incluses dans cette revue systématisée (Tableau 6) [33]. Dans 15 études la récidive ganglionnaire était diagnostiquée par leTEP-choline, dans 6 par TEP-PSMA et dans 5 les deux traceurs avaient été utilisés. Le nombre moyen de ganglions retirés lors du curage était de 19,8 (3,8-83), le nombre moyen de ganglions métastatiques était de 4,7 (1-23). Concernant les résultats oncologiques, la réponse biologique complète variait de 13,0 % à 79,5 % (moyenne : 44 %). La survie sans récidive biochimique à 2 ans variait de 23 % à 64 % et à 5 ans de 6 à 31 %. La survie globale à 5 ans était de 84%. Parmi les complications, la lymphorrhée et les lymphocèles symptomatiques nécessitant un drainage étaient les plus fréquentes. La plupart des complications étaient de faible grade de Clavien : grade 1 : 21 % (0-62,5%), grade 2 : 11 % (0 %-37,5 %), grade 3 < 10% (grade 3a : 4,9 % [0-20 %], 3b 4,5 % [0-15,6 %]) [33].


La chirurgie mini-invasive notamment robot assistée s'est aussi développée dans les indications de curage de rattrapage en permettant une réduction de la morbidité, des saignements et un meilleur contrôle des vaisseaux lymphatiques. Quatre séries dans la littérature ont rapporté les résultats du curage de rattrapage par voie cÅ“lioscopique robot assistée [48, 49, 50, 51]. Aucune complication > Ilia n'a été rapportée avec cette technique mais il n'existe aujourd'hui aucune étude à fort niveau de preuve comparant les résultats et la morbidité de cette voie d'abord à une voie ouverte conventionnelle [33].


Deux essais prospectifs incluant un curage ganglionnaire chirurgical sont actuellement en cours. L'essai NCT02974075 est un essai de phase 1 /2 et évalue les résultats oncologiques et la morbidité du curage chez 70 patients [52]. L'essai PEACE V (NCT03569241) tentera de répondre à l'intérêt d'une irradiation pelvienne en association avec le traitement direct des métastases et la DA (Tableau 6) [53].


Conclusion


Le stade oligo-métastatique dans le cancer de la prostate devient de plus en plus fréquent notamment grâce aux progrès de l'imagerie et l'utilisation de radiotraceur spécifique des cellules prostatiques et reste un véritable challenge thérapeutique. Les données de la littérature s'y rapportant sont encore pauvres et le niveau de preuve faible. Ainsi plusieurs questions restent encore sans réponse comme l'impact du traitement du primitif en cas de maladie métastatique de novo, l'impact du traitement local de la ou des métastases, et la nécessité ou non d'associer une DA (qui reste aujourd'hui le traitement de référence de la maladie métastatique). Le nombre d'essais cliniques s'intéressant à cette problématique démontre bien l'intérêt de la communauté médicale et le besoin d'Evidence Based Medicine.


La prise en charge de la maladie oligo-métastatique aujourd'hui est un exemple de prise en charge personnalisée et individualisée qui doit tenir compte du patient, des caractéristiques du cancer, de son traitement initial, du nombre et du site de la ou des localisations métastatiques. En l'absence de consensus et de recommandations de bonnes pratiques, la discussion et la validation en réunion de concertation pluridisciplinaire de la stratégie thérapeutique prennent dans ces cas tout leur sens.


Liens d'intérêts


F. Kleinclauss : Astellas, Coloplast, Ipsen, Janssen, Sanofi, Steba-Biotech, Takeda.


A. Thiery-Vuillemin : Astra-Zeneca, Astellas, Bristol Myers Squibb, Ipsen, MSD, Novartis, Pfizer, Roche, Sanofi.


Remerciements


Cet article fait partie du numéro supplément Cancer de la prostate - Optimisation des traitements des tumeurs agressives réalisé avec le soutien institutionnel d'Ipsen.




Tableau 1 - Définition du cancer de la prostate oligo-métastatique dans la littérature.
Auteurs  Nombre M +  Sites M +  Imagerie 
Tabata et al. [54 35  ≤ 5  Os (≤ 50 % du corps vertrébral)  Scintigraphie osseuse 
Ahmed et al. [37 17  ≤ 5  NR  11C-choline PET-CT, IRM 
Berkovic et al. [38 24  ≤ 3  Os et adénopathies  11C-choline PET-CT
18F-FDG PET-CT
Scintigraphie osseuse 
Schick et al. [36 50  ≤ 4  NR  18F-FDG PET-CT
11C-acétate PET-CT
Scintigraphie osseuse 
Decaestecker et al. [39 50  ≤ 3  Os et adénopathies  18F-choline PET-CT
18F-FDG PET-CT 
Ost et al. [40 119  ≤ 3  Indifférent  18F-choline PET-CT
18F-FDG PET-CT 
Essais cliniques (NCT) 
NCT01859221 [55 NR  NR  Indifférent sauf cerveau et SNC   
NCT02563691 [56 NR  ≤ 5  Extraprostatique et adénopathie   
NCT02489357[57 NR  ≤ 4  Extrapelvien   
NCT01777802[58 NR  ≤ 3  NR   
NCT02192788[59 NR  ≤ 4  Os, adénopathies   
NCT01558427[60 NR  ≤ 4  Indifférent (N1, M1a/b)   
NCT02264379[61 NR  ≤ 5  NR   
NCT00544830[62 NR  ≤ 5  Indifférent (N1-3, M1)   
NCT02020070 [63 NR  ≤ 10  Os, adénopathies   
NCT02680587 [56 NR  ≤ 3  Os, adénopathies   



Légende :
NR : non reporté



Tableau 2 - Études et résultats du traitement local du primitif prostatique en situation métastatique (d'après [6]).
Auteurs  Design  Critères Inclusion  TTT  SG  SS  AMV  Informations 
Culp et al. [21 Cohorte
n = 8 185
Suivi 16 mois 
M1a-M1c  PT (n = 245)
CT (n = 129)
Pas TL (n = 7 811) 
67,4 %
52,6%
22,5%
p < 0,001 
75,8%
61,3%
48,7%
p < 0,001 
SHR (SS)
HR = 0,38 (0,27-0,53; PT)
HR = 0,68 (0,49-0,93; BT)
HR = 1 (réf pas TL) 
AMV : GS ≥ 8, T4, PSA ≥ 20 ng/mL, N1 vs N0, M vs M1a, année diagnostic 
Antwi et al. [22 Cohorte n = 7 858  M1a-M1c  PT (n = 222) CT (n = 120) Pas TL (n = 7 516)  82,0%
66,7%
43,6%
p < 0,0001 
84,7% 71,7%
54%
p < 0,0001 
aHR (SS)
HR = 0,22 (0,27-0,28 ; PT)
HR = 0,4 (0,32-0,51 ; CT)
HR = 1 (réf pas TL) 
AM : âge, ethnie, statut marital, grade tumoral, PSA 
Gratzke et al. [23 Cohorte n = 1 538  M +  PT (n = 74)
RT (n = 389)
DA (n = 635)
Autres (n = 440) 
55 % (PT)
21 %
(autres)
p < 0,01 
NR  NR  Survie globale : PT vs non PT 
Satkunavisam et al. [24 Cohorte n = 4 069  M +
Âge ≥ 65 ans 
PT (n = 47)
IMRT (n = 88)
RT (n = 107)
Pas TL (n = 3 827) 
73%
72%
37%
34% 
79%
82%
49%
46% 
aHR (SS)
HR = 0,48 (0,27-0,85 ; PT)
HR = 0,38 (0,24-0,61 ; IMRT)
HR = 0,85 (0,64-1,14; RT)
HR = 1 (réf pas TL) 
AMV : C. sociodémographiques, c. tumorale, Index Charlson, HT, RT osseuses ≤ 6 mois 
Heidenreich et al. [25 Case control
n = 61
Suivi > 40 mois 
M1 limitée  PT = 23
No PT = 38 
91,3%
78,9 %
p = 0,048 
95,6%
84,2 %
p = 0,043 
NR  ≤ 3 lésions en scintigraphie os Pas de M + viscérale ni ADP étendue ; PSA nadir ≤ 1 ng/mL après HT 6 mois 
Cho et al. [26 Case control
n = 140
Suivi 34 mois 
M1  RT = 23
No RT ou RT
palliative = 102 
69%
43% 
NR  HR (Mortalité globale)
HR = 0,43 (p = 0,015) 
AMV : Statut ECOG, site M + 
Boevé et al. [27 Prospectif randomisé  M1b  RT + DA = 216
DA = 216 
45 mois
43 mois 
     



Légende :
PT : prostatectomie totale ; CT : curiethérapie ; RT : radiothérapie ; TL : traitement local ; SG : survie globale ; SS : survie spécifique ; AMV : analyse multivariée ; IMRT : radiothérapie en modulation d'intensité ; DA : déprivation androgénique ; NR : non rapporté ; HR : Hazard Ratio ; aHR : Adjusted Hazard Ratio ; SHR : Subhazard Ratio ; GS : Gleason Score.



Tableau 3 - Essais prospectifs de traitement du primitif prostatique en situation métastatique.
Essais 
enregistrement 
Design  Critères d'inclusion  Bras randomisation  Objectif principal 
TRoMbone [64 ISRCTN15704862  Randomisé Prospectif  M1b, < 3  PT + DA DA seule  Faisabilité QDV Temps de résistance à la castration 
g-RAMPP [65 NCT02454543  Randomisé Prospectif  M1b 1-5 N1  PT + DA DA seule  Survie spécifique Temps de résistance à la castration 
SWOG 1802 [66 NCT03678025  Randomisé Prospectif  AJCC stades IVa, IVb  PT/RT + SOC SOC  Survie globale Survie sans progression 
STAMPEDE Bras H [67 NCT00268476  Randomisé Prospectif Multibras, multistade  M1  RT + SOC SOC  Survie globale Survie sans progression 
PEACE-1 [68 NCT01957436  Randomisé Prospectif  M1 N1  DA ± DOCE ± ABI ± RT  Survie globale Survie sans progression 



Légende :
DA : déprivation androgénique ; PT : prostatectomie totale, RT : radiothérapie ; SOC : Standard of Care ; DOCE : docétaxel ; ABI : abiratérone.



Tableau 4 - Études et résultats du traitement local par radiothérapie des métastases (d'après [6]).
Auteurs  N =  M + site ADP/os/viscères  Temps à récidive M +  PSA médian  Imagerie  Traitement  Suivi médian (mois)  SSP médiane (mois)  DA adjuvante (%)  Tps HT  RTE ADP (%) 
Casamassima et al. [69 25  25/0/0  11,8-37,6  5,65  TEP-choline  RT Stéréo  29  24  NA  7 (28 %) 
Muacevic et al. [35 40  0/40/0  NR  5,4  TEP-choline  RT Stéréo  14  NR  27 (68)  NR  NA 
Würschmidt et al. [70 15  15/0/0  NR  1,79  TEP-choline  RT  28  SSP 3 ans 75%  NR  NR  15 (100%) 
Ahmed et al. [37 17  1/15/1  50,4  2,1  TEP-choline IRM, TDM Biopsie  RT Stéréo  12  15 (88)  NR  NA 
Jereczek-Fossa et al. [71 19  18/1/0  66  1,77 (ADP) 10,7 M +  TEP-choline  RT Stéréo  17  SSP 30 m 63,5%  19 (100)  12-17 
Schick et al. [36 50  33/15/2  15,6  6,7  TEP-choline Scinti. Os  RT Stéréo 14 RT 36  31  SSP 3 ans 58,6 %  49 (98)  12  25 (50) 
Decaerstecker et al. [39 50  27/22/1  57,6  3,8  TEP-choline TEP FDG  RT Stéréo  25  19 m  35 (70) 
Picchio et al. [72 83  83/0/0  NR  2,6  TEP-choline  RT Hypo  22  NR  58 (70)  NR  77 (93) 



Légende :
M+ : métastase ; PSA : Prostate Specific Antigen ; ADP : adénopathie ; TEP : tomodensitométrie à émission de positrons ; IRM : imagerie par résonance magnétique ; SSP : survie sans progression ; SS : survie specifique ; SG : survie globale ; DA : deprivation androgenique ; NR : non reporte ; NA : non applicable ; RetroP : retroperitoneale ; Para-Ao : para-aortique.



Tableau 5 - Études et résultats du traitement local par chirurgie des métastases ganglionnaires (d'après [33]).
Auteurs  N =  ADP RétroP  PSA médian  Imagerie  Traitement  Traitement adjuvant (%)  Réponse complète PSA  Suivi (mois)  SSP  SG/SSP  ADP+/ADP total 
Rinnab et al. [73 15  NR  1,9  TEP-choline  Pelvien, RetroP.  DA 73 % RT 7 %  13%  13,7  NR  NR  NR/13,9 
Schilling et al. [74 10  NR  8,8  TEP-choline  Pelvien ± RétroP  DA 60 %  NR  11  NR  1 an : 90%  2,8/7,1 
Winter et al. [75 13  NR  2,7  TEP-choline  Pelvien ± RétroP  38,5%  30,9  NR  NR  1/NR 
Rigatti et al. [47 72  25 (34,5%)  1,5  TEP- choline,  Pelvien ± RétroP  DA 65,3 %  57%  39,8  5 ans : 19%  5 ans : 75%  9,1/30,6 
Jilg et al. [76 47  18 (34,6%)  11,1  TEP-choline  Pelvien ± RétroP  DA 65 % RT 52 %  46%  35,5  5 ans : 9%  5 ans : 77,7%  9,7/23,3 
Karnes et al. [77 52  4 (7,7%)  2,2  TEP-choline  Pelvien ± RétroP  DA 83 %  73%  20  3 ans : 45,5%  3 ans : 92,5 %  5,3/23,8 
Jilg et al. [78 43  13 (28,3%)  3,2  TEP-choline  Pelvien ± RétroP  RT 100%  NR  32  NR  NR  7,9/29,3 
Suardi et al. [79 59  23 (38,9%)  2,0  TEP-choline  Pelvien ± RétroP  DA 66 %  59%  76,6  NR  8 ans : 80,6 %  8,9/29,5 
Claeys et al. [80 17  4 (23,5%)  2,0  TEP-choline ou FDG  Pelvien bil, unil, limité  RT 24 %  23%  22  2 ans : 79,5%  NR  1/11 
Rischke et al. [81 93  NR  3,5  TEP-choline  Pelvien ± RétroP  RT 51 %  NR  38  3 ans : 38,4 %  5 ans : 79%  8,9/30,8 
Tilki et al. [82 58  34 (60,4%)  9,8  TEP-choline  Pelvien ± RétroP  DA 67 %  22%  39  5 ans : 22,4 %  5 ans : 71 %  6,3/18,6 
Linxweiler et al. [48 36  3 (8 %)  1,98  TEP-choline ou PSAAA  Curage robot bil, unil, limité  Non  36%  14 PSAAA 48 Choline  12 m PSAAA 4,7 m Choline  NR  1/6,5 
Maurer et al. [83 31  45%  1,13  TEP-PSMA  Curage radioguidé  Non  64,5%  12,2  1 an : 43%  NR  1,5/4,3 
Steuber et al. [84 166  NR  NR  TEP-choline  Pelvien ± RétroP  NR  NR  70  NR  5 ans : 99,1 %  NR 
Herleman et al. [85 104  51,9%  4,1  TEP-choline ou PSAAA  Pelvien ± RétroP  NR  29,8%  39,5  5 ans : 6,2%  5 ans : 83%  3/13 
Zattoni et al. [86 117  13,7%  2,3  TEP-choline  Pelvien ± RétroP  DA 36,8 % Multi 25,7%  79,5%  20,2  5 ans : 31 %  5 ans : 97%  3/22 
Siriwardana et al. [51 35  4 (6,9%)  2,2  TEP-choline ou PSMA  Curage pelvien robot  DA 12 Chimio 2 RT2  43%  12  1 an : 23%  NR  2/9 
Jilg
et al. [87
30  14 (36 %)  1,7  TEP-choline ou PSMA  Pelvien ± RétroP  NR  NR  NR  NR  NR  1/33 
Porres et al. [88 87  3,5%  2,63  TEP-choline ou PSMA  Pelvien ± RétroP  DA 37,8 %  27,5 %  21  3 ans : 69,3%  92,7 %  2,2/12,5 
Montorsi et al. [50 16  13 (81,3%)  1,0  TEP-choline ou PSMA  Curage pelvien robot ± RétroP  DA50 %  33%  1,3  NR  NR  4/16,5 
Passoni et al. [89 46  36,9 %  0,5  TEP-choline  Pelvien ± RétroP  NR  NR  NR  NR  Nr  2/21 
Osmonov et al. [90 45  NR  6,7  TEP-CT  Curage pelvien, présacrée, para-Ao  NR  48,9 %  42,7  5 ans : 30%  5 ans : 80,5 %  4,1/21,6 
Abreu et al. [49 10  100%  2,78  TEP-choline  Pelvien robot ± RétroP  NR  PSA post op : 0,8  NR  NR  NR  23/83 
Rauscher et al. [91 48  NR  1,31  TEP-choline ou PSAAA  Pelvien ± RétroP  NR  NR  NR  NR  NR  1,4/3,8 
Pfister et al. [92 66  NR  2,5  TEP-choline ou PSAAA  Pelvien ± RétroP  NR  NR  NR  NR  NR  2,5/7,9 
Rauscher et al. [93 31  9,7  1,3  TEP-PSMA  Curage radioguidé  33%  60%  11,2  1 an : 64%  NR  1,5/4,7 
Mandel et al. [94 23  NR  3,9  TEP-PSMA TEP-IRM  Pelvien  NR  NR  NR  NR  Nr  3/15 



Légende :
M + : métastase ; PSA : Prostate Spécifie Antigen ; ADP : adénopathie ; TEP : tomodensitométrie à émission de positrons ; IRM : imagerie par résonance magnétique ; Scinti.os : Scintigraphie osseuse ; SSP : survie sans progression ; DA : déprivation androgénique ; Tps : temps ; RT ADP : radiothérapie des aires ganglionnaires ; NR : non reporté ; NA : non applicable.



Tableau 6 - Essais prospectifs en cours évaluant le traitement local des métastases dans le cancer de la prostate.
ESSAIS 
enregistrement 
Design  Critères d'inclusion  Bras randomisation  Objectif principal 
PLATON [95 NCT03784755  Randomisé Prospectif  M1a-b ≤ 5  RT stéréotaxique des M + + DA DA seule  Survie sans progression 
OLIGOPELVIS GETUG P07 [96 NCT02274779  Prospectif Phase 2  ≤ 5 ADP pelviennes  RT pelvienne avec boost sur ADP + DA 6 mois  Survie sans récidive Survie sans récidive biochimique 
GICOR [59 NCT02192788  Phase 2  N1 + M1 ≤ 5  RT stéréotaxique DA autorisée  Survie sans progression 
NRG [97 NCT02206334  Phase 1  ≤ 4 métastases (primitif : poumon, prostate, sein)  RT stéréotaxique DA autorisée  Dose irradiation 
CORE [98 NCT02759783  Randomisé Prospectif Phase 2/3  ≤ 3 métastases (primitif : sein poumon, prostate)  SOC + RT stéréotaxique SOC  Survie sans progression 
ORIOLE [99 NCT02680587  Randomisé Prospectif Phase 2  N1 + M1 ≤ 3  RT stéréotaxique Surveillance  Survie sans progression 
PEACE V[53 NCT03569241  Randomisé Prospectif Phase 2  M1, N1  RT/curage + DA + RT pelvienne RT/curage + DA  Survie sans métastases 
Univ Vienne [52 NCT02974075  Ouvert, interventionnel Monobras  N1  Curage pelvien étendu  Morbidité PSA à 6 sem. Tps de resistancea la castration 



Légende :
SOC : Standard of Care ; DA : deprivation androgénique ; RT : radiothérapie.


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