Prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques après pose de bandelette sous-urétrale pour incontinence urinaire

25 novembre 2010

Auteurs : J. Rigaud, D. Delavierre, L. Sibert, J.-J. Labat
Référence : Prog Urol, 2010, 12, 20, 1166-1174

Introduction

Le traitement chirurgical de l’incontinence urinaire d’effort repose principalement sur la mise en place de bandelette sous-urétrale type tension free vaginal tape (TVT) ou transobturator tape (TOT). Le but de cet article a été de faire une revue de la littérature sur la prise en charge diagnostique et thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques survenant après la pose de bandelette sous-urétrale pour la cure d’une incontinence urinaire.

Matériel et méthodes

Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans Pubmed sur les douleurs pelvipérinéales survenant après la pose de bandelette sous-urétrale.

Résultats

La responsabilité de la bandelette dans la genèse des douleurs a été rattachée essentiellement au fait que les douleurs ont été d’installation immédiate ou dans les jours qui ont suivi la pose. Le tableau clinique a été le plus souvent mal systématisé avec des douleurs myofasciales pelviennes plus ou moins associées à des atteintes neurologiques (nerf obturateur ou nerf pudendal) directes ou indirectes. Les infiltrations locales de produits anesthésiques le long de la bandelette ont eu un objectif diagnostique pour confirmer l’étiologie des douleurs. Elles ont également eu un but thérapeutique mais dont l’efficacité temporaire. Une ablation chirurgicale de la bandelette a été réalisée avec des résultats satisfaisants à moyen terme dans environ deux cas sur trois.

Conclusion

La fréquence des douleurs pelvipérinéales chroniques après pose de bandelette sous-urétrale semble sous-estimée. La prise en charge diagnostique a reposé sur un examen clinique complet et une infiltration le long de la bandelette et éventuellement des nerfs atteints. L’ablation chirurgicale de la bandelette a permis d’obtenir les meilleurs résultats antalgiques à moyen terme.

   
 
 

 

 

Introduction

La prise en charge de l'incontinence urinaire repose d'abord sur la rééducation périnéale et sphinctérienne. Ce n'est qu'en cas d'échec que la chirurgie trouve sa place. Plusieurs techniques chirurgicales ont été décrites. Le taux de succès et de complication varie en fonction de la technique employée. Afin de diminuer la morbidité de cette chirurgie fonctionnelle, les techniques mini-invasifs ont été développés.

Les techniques par voie rétropubienne (tension free vaginal tape [TVT]), décrite dès 1995 [1

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'efficacité est similaire à celle de la colposuspension de Burch tant à moyen terme [3

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Cliquez ici pour aller à la section Références] qu'à long terme [6

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Cliquez ici pour aller à la section Références] ; avec un taux de complications moindre et une technique chirurgicale plus simple.

Les techniques par voie transobturatrice (transobturator tape [TOT]) ont été décrites à partir 2001 [8

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Cliquez ici pour aller à la section Références] avec une efficacité similaire sur la continence à court et à moyen termes [10

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L'efficacité de ces techniques et leurs complications ont été largement décrites [11

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Deng et al. [15

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont réalisé une revue complète de la littérature pour évaluer le taux de complication des bandelettes sous-urétrales. Ils ont dénombré un taux de complications totales de 1730 sur 11806 patientes dont 86 considérées comme une complication majeure (soit 0,7 %). Dans la même étude, ils ont repris la base de données de la manufacturer and user facility device experience (MAUDE) de la food and drug administration (FDA) qui a recensé en fait 928 complications dont 161 considérées comme une complication majeure, soit 17 % des complications, dont dix ayant évoluées vers le décès. Par conséquent, il semble exister une sous-estimation des complications liées aux bandelettes sous-urétrales dans la littérature.

De manière plus récente, il a été décrit chez l'homme des bandelettes sous-urétrales pour le traitement de l'incontinence. Il existe des bandelettes avec des ancrages osseux [16

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Cliquez ici pour aller à la section Références] qui sont responsables de douleurs chronique mais également des bandelettes posées par voie transobturatrice avec, qui plus est, deux jambages par trou obturateur [18

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Peu de cas sont rapportés dans la littérature mais avec tout de même des cas de complications à type de douleur chronique [17

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cependant, on peut tout de même s'attendre à voir un taux de complication similaire à celui vu chez la femme.

Globalement, peu de publications s'intéressent aux douleurs engendrées par la mise en place de ces bandelettes sous-urétrales synthétiques [3

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. La prise en charge des patientes présentant des douleurs pelviennes chroniques rebelles après la pose de bandelette sous-urétrale n'est actuellement pas standardisée et très peu décrite. La gestion de ces patients douloureux est complexe et il n'existe pas de consensus sur la prise en charge des douleurs chroniques après la pose de bandelettes sous-urétrales. Ces douleurs altèrent la qualité de vie de ces patientes par ailleurs guéries de leur incontinence.

Le but de cet article a été de faire une revue de la littérature sur la prise en charge diagnostique et thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques survenant après la pose de bandelette sous-urétrale (TVT et TOT) pour la cure d'une incontinence urinaire.

 

Incidence

Dans la littérature, l'incidence des douleurs pelviennes après la pose de bandelette sous-urétrale pour incontinence est variable allant de 0 à 30 % [10

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Il en ressort également que ce taux serait plus important en cas de voie transobturatrice par rapport à la voie rétropubienne [10

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. But et Faganelj [35

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont également mis en évidence une différence dans la voie transobturatrice en fonction du mode de pose de la bandelette inside-out versus outside-in . Les douleurs ont été plus importantes dans les 24 premières heures pour la voie inside-out (p =0,00015) bien que, par la suite, il n'a pas existé de différence au-delà de 24 heures. Cependant, l'intensité et la durée des douleurs postopératoires a également été plus longue pour la voie inside-out (21,6 jours versus 7,5 jours [p =0,033]). De même, Spinosa et al. ont démontré suite à la dissection de sept cadavres (14 régions obturatrices) que la voie d'abord outside-in entraînait moins de risque de léser les vaisseaux et les nerfs obturateurs ou pudendaux [36

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cependant, ce point de vue est discuté car pour certain, il n'existe pas de différence en termes de complication et de douleur en fonction de la voie de passage de la bandelette [37

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cela a été également confirmé dans une méta-analyse récente conduite par Latthe et al. en 2009 [38

Cliquez ici pour aller à la section Références] avec tout de même moins de brèche vésicale et de troubles mictionnels par la voie inside-out .

Des bandelettes avec des ancrages osseux chez l'homme et chez la femme ont également été décrite avec là aussi des douleurs chroniques autour de 5 % [16

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En fait, les douleurs doivent être séparées en douleurs aiguës survenant dans le postopératoire, traitées par des antalgiques simples et durant quelques semaines qui sont observées dans près de 15 % [9

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Cliquez ici pour aller à la section Références] et les douleurs chroniques qui par définition persistent plus de deux mois après le geste opératoire. En ce qui concerne les douleurs aiguës, Feng et al. [40

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont observé une diminution des douleurs aiguës postopératoire durant la première semaine de 23,3 à 13,9 % en modifiant la position de la patiente sur la table opératoire qui est installée en position de lithotomie mais avec une hyperflexion des cuisses de plus de 110° comme préconisé par de Leval [9

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Bourrat et al. [20

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont étudié les complications et résultats fonctionnels à moyen terme du TVT dans l'incontinence urinaire d'effort. Il s'agissait d'une étude rétrospective réalisée par enquête postale et comportant 235 patientes. Avec 159 réponses à ce questionnaire postal (67,6 %), cette étude a dénombré un taux de douleurs de 30 % avec un recul de 18 mois. Elles survenaient à la marche, en urinant, pendant les rapports sexuels ou étaient permanentes. Cette étude a souligné également le fait que les douleurs et notamment, les douleurs permanentes ont été plus fréquentes en cas de chirurgie itérative (21,4 %) qu'après TVT isolés (7,7 %).

Laurikainen et al. [41

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont réalisé une étude randomisée chez 267 patientes pour comparer les résultats fonctionnels à deux mois entre le TVT (136 cas) et le TVT-O (131 cas). Ils n'ont pas mis en évidence de différence en termes de résultats subjectif ou objectif sur le traitement de l'incontinence. En revanche, ils ont mis en évidence un taux de douleur inguinale statistiquement plus important dans le groupe TVT-O par rapport au groupe TVT (p <0,001).

Enfin, une méta-analyse réalisée par Latthe et al. [10

Cliquez ici pour aller à la section Références] en 2007 a colligé 11 études randomisées contrôlées comparant la voie transobturatrice (630 patientes) versus la voie rétropubienne (633 patientes) dans le traitement de l'incontinence urinaire d'effort. Les paramètres étudiés ont été l'efficacité de chaque méthode et leur taux respectif de complications à moyen terme. Cinq études ont comparé le TVT-O au TVT et six autres comparaient le TOT au TVT avec un recul allant d'un à 17 mois. Cette étude a mis en avant un taux de douleurs plus important dans le groupe TOT/TVT-O (12 %) que dans le groupe TVT (1,3 %) avec un OR de 9,34.

En ce qui concerne le développement des « mini-bandelettes » type TVT-SECUR, les différentes études ont rapporté une efficacité inférieure au TVT standard avec un taux d'amélioration de 80 à 85 % avec un an de recul mais avec tout de même un risque d'érosion vaginal (1 à 8 %). Aucune série ne rapporte de problème douloureux dans le suivi [42

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Cependant, il est important de rappeler que ces douleurs pelviennes ne sont pas un fait nouveau dans les traitements de l'incontinence urinaire par des bandelettes sous-urétrale car il était déjà décrit des douleurs après des colposuspensions selon la technique décrite par Burch [45

Cliquez ici pour aller à la section Références] ou des bandelettes aponévrotiques [46

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Cliquez ici pour aller à la section Références] même si peut être moins fréquente.

 

Physiopathologie des douleurs

La physiopathologie des douleurs après la pose de bandelette sous-urétrale n'est pas clairement connue. Dans certains cas, comme une érosion vaginale en regard de la bandelette ou en cas d'infection de celle-ci ou en cas de bandelette intravésicale, l'origine de la douleur est évidente et généralement facilement identifié. De même pour les douleurs aiguës survenant durant les premières semaines, certaines hypothèses comme la survenue d'un hématome infraclinique peut expliquer ces douleurs transitoires et souvent d'intensité modérée [40

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Cliquez ici pour aller à la section Références] qui cèdent rapidement avec des antalgiques de palier 1.

En revanche, en cas de douleurs chroniques mal systématisées avec un examen clinique et endoscopique normal, la question est de définir si la bandelette sous-urétrale est responsable ou non de la symptomatologie. Un argument important pour incriminer une responsabilité de la bandelette est la chronologie des faites avec des douleurs survenant dans les suites immédiates (en salle de réveil) de la chirurgie ou quelques jours après.

 

Lésions nerveuses

Des atteintes nerveuses, en particulier obturatrice et pudendale, peuvent expliquées les douleurs qui sont dans ce cas systématisées avec l'atteinte d'un territoire neurologique spécifique et des douleurs neuropathiques répondant aux critères du DN4 avec des paresthésies, allodynies ou des décharges électriques (Figure 1, Figure 2). D'autres lésions nerveuses ont été décrites de manière exceptionnelle notamment les lésions du nerf ilio-inguinal après la pose de bandelettes par voie rétropubienne [49

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Figure 1
Figure 1. 

Position normale de la bandelette rétropubienne (tension free vaginal tape ).

 
Figure 2
Figure 2. 

Position normale de la bandelette transobturatrice (transobturator tape ).

 

Atteinte du nerf obturateur

Les atteintes du nerf obturateur ont été décris au cours ou à distance de la mise en place des bandelettes sous-urétrales [13

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Au cours de la pose d'une bandelette par voie transobturatrice, le risque de dommage causé aux éléments vasculonerveux de la région obturatrice semble faible compte tenu de la position de la bandelette par rapport aux principaux pédicules. La distance entre la bandelette et le nerf obturateur a été en moyenne de 2,6cm [59

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cependant, il a été décrit des cas de lésion direct du nerf obturateur lors de la pose de bandelette transobturatrice [57

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Il semble également que la position de la patiente sur la table soit un facteur de risque de compression d'une branche du nerf obturateur [36

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Rigaud et al. [62

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont rapporté une série de 13 patients présentant une névralgie obturatrice et traité par libération nerveuse par voie laparoscopique. L'étiologie de la névralgie obturatrice a été rapportée dans six cas (46 %) à une bandelette sous-urétrale (trois TVT et trois TOT).

En cas de bandelette transobturatrice, il semblerait que l'atteinte nerveuse obturatrice soit plus la conséquence d'un syndrome myofascial avec hypertonie musculaire et fibrose engendré par la traversé du muscle par la bandelette, plutôt qu'une lésion directe du nerf par la bandelette [56

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Atteinte du nerf pudendal

Les atteintes directes du nerf pudendal sont plus rares pour des raisons anatomiques [63

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La pose d'une bandelette sous-urétrale pourrait donc intervenir comme le révélateur d'un conflit préexistant source d'une pathologie non canalaire du nerf pudendal. Cette symptomatologie serait déclenchée par un syndrome myofascial avec hypertonie musculaire survenant après la pose de la bandelette en décompensant cet équilibre précaire.

 

Lésions fibreuses

L'utilisation de matériel prothétique expose à des phénomènes de rétraction périprothétique et de réactions inflammatoires pouvant être responsable de douleurs. L'aspect de fibrose cicatricielle importante a été décrit dans plusieurs publications [64

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. La tension excessive de la bandelette a également été un facteur de risque d'érosion urétral et de douleurs postopératoires par des phénomènes de tractions continues sur les tissus [47

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Lésion myofasciale

Sur le plan anatomique, Rigaud et al. [58

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont mis en évidence une grande proportion d'anomalie de position de la bandelette de TVT avec un trajet dans le muscle releveur de l'anus (70 %) ou dans la paroi vésicale. Pour les bandelettes de TOT, il existe dans tous les cas un passage de la bandelette à travers le plancher musculoaponévrotique pelvien et en particulier le muscle obturateur interne. Très souvent, les patientes ont présenté un syndrome myofascial témoignant d'une hypertonie musculaire secondaire a priori à la pose de la bandelette sous-urétrale. Il semble donc que les douleurs mal systématisées et diffuses décrites par les patientes relèvent d'un véritable syndrome myofascial plus ou moins associé à une compression nerveuse indirecte consécutif à une mauvaise position de la bandelette ou à une tension excessive de celle-ci sur les muscles pelviens.

 

Prise en charge diagnostique

 

Examen clinique

Tout d'abord, il faut savoir évoquer la responsabilité de la bandelette dans la genèse des douleurs avec l'apparition de la symptomatologie rapidement après la pose de la bandelette. Les douleurs sont généralement importantes et invalidantes et sans diminution d'intensité avec le temps [58

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L'examen clinique recherche une atteinte dans un territoire nerveux en particulier obturateur et pudendal avec les critères du DN4. Il recherche également une douleur provoquée à la palpation du trajet de la bandelette qui est un argument supplémentaire.

 

Examen complémentaire

 
Cystoscopie

Une cystoscopie doit être réalisée systématiquement à la recherche d'un passage intravésical de la bandelette avec une migration qui peut se faire à distance de la pose initiale. Des arguments cliniques qui plaident en faveur d'une bandelette intravésicale sont : hématurie intermittente, infection urinaire et instabilité [68

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Radiologie

Un bilan d'imagerie par tomodensitométrie (IRM) a surtout un intérêt pour éliminer un diagnostic différentiel (hématome, tumeur) [48

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Il n'apporte pas de renseignement particulier en cas de douleur chronique [61

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Électromyogramme (EMG)

L'EMG a également peu d'intérêt dans la prise en charge diagnostique [58

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Il permet d'identifier une atteinte dans un territoire nerveux mais il existe un manque de corrélation entre les données à l'EMG et les données cliniques.

 

Prise en charge thérapeutique

 

Érosion ou infection de bandelette

En cas de bandelette infectée, une ablation du corps étrangers est peu discutée et souvent facilement réalisé par voie vaginale [55

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En cas d'érosion vaginale, une reprise chirurgicale pour fermeture vaginale plus ou moins associé à un lambeau de recouvrement peut être proposée aux patients. Les résultats de cette fermeture vaginale en cas d'érosion simple ont permis de récupérer des bons résultats sur les différents critères de la sexualité mais pas sur l'orgasme [71

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Bandelette intravésicale

En cas de bandelette intravésical, une intervention également s'impose pour extraction du fragment de bandelette intravésical. Plusieurs techniques ont été proposée comme une ablation par voie urétrale (endoscopie) si passage transvésicale ou une résection au laser [72

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cependant, les résultats semblent moins bon si on ne fait pas une ablation complète de la bandelette [15

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Rosenblatt et al. [74

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont proposé une section de celle-ci par cystoscopie associé à un abord sous-pubien transvésical à l'aide d'un trocart de laparoscopique pour introduire des ciseaux afin de sectionner la bandelette dans deux cas. Oh et Ryu [75

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont proposé une résection transurétrale de la bandelette en cas de passage intravésical chez 14 patients (11 TVT et trois TOT) avec un succès pour l'ablation complète transvésical dans 13 cas mais avec trois complications associées : hématome, récidive de l'incontinence et fistule vésicovaginal.

 

Douleur chronique après bandelette

 
Abstention

Certains auteurs ont proposé une simple abstention – surveillance avec une disparition des douleurs dans le temps mais après plusieurs mois (une semaine à huit mois) [31

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Les patientes pouvant alors être traités par des antalgiques de différent pallier.

 
Infiltration de la bandelette

Certains auteurs ont préconisé, avant d'envisager un geste sur la bandelette, des infiltrations de corticoïdes et d'anesthésiques locaux à but thérapeutique au contact de la bandelette ou des zones douloureuses mais l'effet a été dans la majorité des cas transitoire [64

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cependant, l'infiltration test le long de la bandelette est un argument supplémentaire pour évoquer la participation de la bandelette dans la symptomatologie douloureuse.

 
Ablation de la bandelette

Après échec d'un traitement médical bien conduit, il peut être proposé à la patiente d'envisager une ablation de la bandelette quand celle-ci est à l'origine des douleurs. Les différents arguments cliniques ont été cités ci-dessus associés éventuellement à un test d'infiltration sur la bandelette bien que non spécifique. Un autre argument qui plaide pour une prise en charge chirurgicale est la suspicion d'atteinte neurologique associé afin de réaliser dans le même temps une libération nerveuse.

Dans la littérature, peu d'études ont rapporté des cas d'ablation des bandelettes pour douleurs pelvipérinéales. Duckett et Jain [64

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont opéré trois patientes par voie ouverte pour ablation d'une bandelette de TVT douloureuse. Les patientes ont été opérées après une infiltration test positive le long de la bandelette. Le score Eva est passé de 8,7 à 0,7 après la chirurgie. Pikaart et al. [68

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont opéré cinq patientes par voie mixte laparoscopique et vaginale pour une ablation de bandelette de TVT. Les patientes ont été partiellement améliorées sur le plan des douleurs et une récidive de l'incontinence a été observée dans deux cas. Vervest et al. [49

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont rapporté le cas d'une ablation partielle de TVT pour douleurs pelviennes localisées en latérovésical droit. L'exérèse a été réalisée par voie rétropubienne. En postopératoire, la patiente ne présentait plus de douleurs et était continente. L'examen anatomopathologique a mis en évidence que la bandelette de polypropylène traversait une structure nerveuse. Considérant la symptomatologie, l'hypothèse d'atteinte du nerf ilio-inguinal ou iliofémoral a été évoquée. Wolter et al. [76

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont rapporté une ablation partielle de bandelette de TOT pour des douleurs obturatrices. La résection de la branche droite de la bandelette a nécessité un double abord vaginal et obturateur. Aucune complication peropératoire n'a été signalée. Avec un recul de plus d'un an, l'amélioration des douleurs était partielle. La patiente était continente mais après une seconde cure d'incontinence urinaire par bandelette autologue. Hazewinkel et al. [61

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont rapporté deux cas d'ablation partielle de bandelette transobturatrices avec une amélioration des douleurs en particulier dans le territoire du nerf obturateur. Misrai et al. [77

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont rapporté une série de 75 patientes ayant une eu une ablation de bandelette sous-urétrale dont seulement 15 pour des douleurs chroniques (12 TVT et trois TOT). Il n'est pas rapporté d'évaluation précise sur l'amélioration des douleurs ; en revanche, une récidive de l'incontinence a été notée dans 52 % des cas de l'ensemble de la population.

Enfin, Rigaud et al. [58

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont rapporté la plus grosse série d'ablation de bandelette pour douleurs chroniques chez 32 patientes (15 rétropubiennes et 17 transobturatrices). Les bandelettes rétropubiennes (TVT) ont été ôtées dans tous les cas par voie laparoscopique. En revanche, les bandelettes transobturatrices (TOT) n'ont pu être ôtées par cette technique car elles sont situées sous le plan du muscle releveur de l'anus donc pas accessible par voie laparoscopique. L'abord a été dans tous les cas vaginaux associés dans la majorité des cas à un abord à la racine de la cuisse au niveau du point de sortie de la bandelette afin d'ôter l'ensemble du matériel prothétique. Sur l'ensemble de la population, l'ablation de la bandelette a permis une amélioration des douleurs (diminution d'au moins 50 % du score Eva) dans 68 % des cas avec un recul moyen de dix mois et avec des résultats qui sont restés stable dans le temps. Il n'a pas été mis en évidence de différence sur les résultats en fonction du type de pose de la bandelette (rétropubienne versus transobturatrice).

Starkman et al. [78

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont analysé le devenir mictionnel de 19 patients ayant eu une ablation de bandelette sous-urétrale pour une érosion vaginal (11 cas), vésicale (sept cas) et/ou urétrale (cinq cas). L'ablation de la bandelette a été réalisé par voie chirurgicale rétropubienne, vaginale ou combiné. Des douleurs étaient présentent dans 58 % des cas (dix) avant l'intervention. Après l'ablation, le taux de patiente douloureuse a été de 10 % (deux cas). Des troubles mictionnels ont été persistant après l'ablation de la bandelette dans 79 % des cas (15) comprenant des douleurs pelviennes, des troubles de la vidange vésicale ou une incontinence. L'incontinence urinaire a récidivé dans 42 % des cas (huit). Quatre patientes ont eu par la suite des interventions chirurgicales pour des troubles mictionnels. Les auteurs ont conclu que l'ablation de la bandelette pour une érosion pouvait entraîner une morbidité additionnelle. Dans le même esprit, Rardin et al. [79

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont réalisé une libération de la bandelette de TVT par voie vaginale pour des troubles mictionnels mais sans douleurs chez 23 patientes (soit 1,9 % des TVT posé dans leur service). Ils ont noté une amélioration de la vidange vésicale dans tous les cas mais avec 61 % des patientes continentes à six semaines (dont 13 % d'incontinence à l'effort). Dans sa série d'ablation de bandelette pour douleurs chroniques chez 32 patientes, Rigaud et al. [58

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont mis en évidence une récidive de l'incontinence dans près de 20 % des cas mais dans la majorité à un degré minime puisque ne nécessitant pas de port de protection.

Dans la littérature, aucun cas d'ablation précoce de la bandelette pour des douleurs importantes, dans les jours qui ont suivi la pose, n'a été rapporté. Cependant, au vu du tableau clinique tout de même constant de ces patientes et de l'absence d'amélioration avec le temps, il paraît licite en cas de douleur importante en postopératoire de proposer à la patiente une ablation rapide du matériel prothétique qui est plus simple s'il est fait rapidement avant que la fibrose ne s'installe en espérant ainsi des meilleurs résultats sur du long terme.

 

Conclusion

Les douleurs chroniques après la pose de bandelettes sous-urétrales (rétropubienne ou transobturatrice) dans la cure d'incontinence urinaire sont probablement sous-estimées. La responsabilité de la bandelette dans la genèse des douleurs a été rattachée essentiellement au fait que les douleurs ont été d'installation immédiate ou dans les jours qui ont suivi la pose. Le tableau clinique a été le plus souvent mal systématisé avec des douleurs myofasciales pelviennes plus ou moins associées à des atteintes neurologiques (nerf obturateur ou nerf pudendal) directes ou indirectes. Il n'existe actuellement aucun consensus dans leur prise en charge mais l'exérèse chirurgicale précédée éventuellement d'une infiltration test permet une amélioration de la symptomatologie dans près de deux cas sur trois.

 

Conflit d'intérêt

Aucun.

   

 

 
 
 

Références

 

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