Prise en charge de la polykystose rénale autosomique dominante avant transplantation rénale

25 novembre 2016

Auteurs : X. Tillou, M.-O. Timsit, F. Sallusto, T. Culty, G. Verhoest, A. Doerfler, R. Thuret, F. Kleinclauss, les membres du comité de transplantation de l’Association française d’urologie
Référence : Prog Urol, 2016, 15, 26, 993-1000

Objectifs

Réaliser un état de l’art sur la polykystose rénale autosomique dominante acquise (PRADA), la prise en charge de ses complications urologiques et les modalités de traitement de l’insuffisance rénale.

Matériel et méthodes

Une recherche bibliographique exhaustive à partir de Medline (www.ncbi.nlm.nih.gov/) et Embase (www.embase.com/) a été réalisée en utilisant les mots clés suivants (MeSH) seuls ou en combinaison : « autosomal dominant polykystic kidney disease  », « complications  », « native nephrectomy  », « kidney transplantation  ». Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés sur leur méthodologie, leur langue de publication (anglais/français), leur pertinence par rapport au sujet traité et leur date de publication. Seules les études prospectives et rétrospectives en anglais et en français, articles de revue, de méta-analyse ou de recommandations ont été sélectionnés (3779 articles). Après sélection en fonction du titre et du résumé, 52 articles ont été analysés et inclus.

Résultats

La PRADA est la première cause d’atteinte génétique rénale (touchant 1 personne/1000 en France) aboutissant dans 50 % des cas à une insuffisance rénale chronique terminale nécessitant le recours aux techniques de suppléance ou à la transplantation. La PRADA est source de nombreuses complications urologiques comme l’hématurie macroscopique, les surinfections kystiques, douleurs rénales et les calculs de l’appareil urinaire pour lesquelles l’urologue peut être sollicité. Dans le cadre du bilan prétransplantation, la discussion portera sur la nécessité ou non de réaliser une néphrectomie des reins natifs dont les indications sont soit des complications récidivantes soit le manque de place pour l’implantation du greffon. Le moment optimum de la néphrectomie sera discuté selon plusieurs critères (dialyse ou greffe préemptive, sévérité des complications, anurie, accès à la greffe, potentiel donneur vivant).

Conclusion

La prise en charge de la PRADA dans l’évaluation prétransplantation rénale est complexe. L’attitude doit être la plus conservatrice possible afin de limiter les troubles électrolytiques secondaires à l’oligoanurie, de conserver un appareil urinaire fonctionnel et une bonne qualité de vie. La chirurgie reste le traitement de référence, cependant, l’embolisation rénale semble une alternative efficace et associée à une faible morbidité.

   
 
 

 

 

Introduction

La polykystose rénale autosomique dominante acquise (PRADA) est la maladie génétique fréquente dans les pays occidentaux. Il s'agit de la première cause d'atteinte génétique rénale pouvant aboutir à une insuffisance rénale chronique [1

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cette pathologie entraîne la formation de kystes multiples, et parfois volumineux. D'autres organes comme le pancréas, le foie, le cerveau et les artères peuvent être atteints. La PRADA est liée à une mutation de deux gènes codant pour des polycystines (PKD-1 et PKD-2) régulant le développement des tubules rénaux et de la vascularisation rénale mais aussi des autres organes touchés [1

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La mutation de PKD1 est plus fréquente (environ 85 % des cas), plus sévère (kystes plus nombreux et plus volumineux) aboutissant à une insuffisance rénale terminale de façon plus précoce [2

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. La pénétration de la mutation est forte et 50 % des enfants de parents atteints sont porteurs du gène muté [1

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Il existe environ 5 % de mutation spontanée des gènes PKD1 et PKD2 . La PRADA est l'une des causes urologiques les plus fréquentes d'insuffisance rénale terminale avec environ la moitié des patients nécessitant une épuration extrarénale [5

Cliquez ici pour aller à la section Références]. En France, elle représente, en fréquence, le troisième motif de transplantation rénale avec environ 15 % des patients en attente de transplantation rénale en 2013 [6

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Elle est aussi responsable de complications urologiques fréquentes comme l'hématurie macroscopique [7

Cliquez ici pour aller à la section Références], les infections urinaires [8

Cliquez ici pour aller à la section Références], les surinfections de kystes [9

Cliquez ici pour aller à la section Références] et les lithiases urinaires [10

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Cliquez ici pour aller à la section Références] pour lesquelles l'urologue peut être sollicité. Cet article a pour objectif de réaliser un état de l'art de la prise en charge urologique de la PRADA avant, pendant et après la transplantation rénale.

 

Matériel et méthodes

Une recherche bibliographique exhaustive à partir de Medline (www.ncbi.nlm.nih.gov/) et Embase (www.embase.com/) a été réalisée en utilisant les mots clés suivants (MeSH) seuls ou en combinaison : « polykystic kidney disease », « complications », « native nephrectomy », « kidney transplantation ». Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés sur leur méthodologie, leur langue de publication (anglais/français), leur pertinence par rapport au sujet traité et leur date de publication. Seules les études prospectives et rétrospectives en anglais et en français, articles de revue, de méta-analyse ou de recommandations ont été sélectionnés (3779 articles). Après sélection en fonction du titre et du résumé, 52 articles ont été analysés et inclus.

 

Résultats

 

Épidémiologie

La PRADA est une pathologie génétique relativement fréquente qui atteint en France environ 1 personne sur 1000 [12

Cliquez ici pour aller à la section Références] et environ 300 à 600 000 personnes aux États-Unis [1

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Environ 50 % des patients atteints développent une insuffisance rénale chronique terminale à partir de 50 à 60ans. La PRADA représente ainsi, en France, environ 15 % des patients en attente de transplantation et 5 % de l'ensemble des patients en insuffisance rénale chronique terminale aux États-Unis [6

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Les atteintes extrarénales sont fréquentes. Les kystes hépatiques sont présents dans 80 % des cas et les kystes cérébraux dans environ 10 % des cas [1

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Diagnostic

Le diagnostic est principalement radiologique. L'échographie est sensible pour la détection de kystes de diamètre supérieur à 1cm et est l'examen de référence chez l'adulte. En cas de doutes ou de kystes de petite taille, l'imagerie par résonance magnétique ou la tomodensitométrie peuvent compléter le bilan d'imagerie. Chez l'adulte avec des antécédents familiaux de PRADA, les critères de diagnostic sont au moins deux kystes uni- ou bilatéraux si le patient à moins de 30ans, au moins deux kystes dans chaque rein entre 30 et 59ans et au moins 4 kystes dans chaque rein au delà de 60ans [14

Cliquez ici pour aller à la section Références]. En absence d'antécédents familiaux, le diagnostic est plus difficile et nécessite d'éliminer les autres étiologies des kystes rénaux. L'évolution de la taille et du nombre de kystes peut amener des éléments pour confirmer ou infirmer le diagnostic.

La PRADA est souvent asymptomatique mais peut être responsable de lombalgies, de douleurs abdominales et de troubles digestifs dus à la compression extrinsèque de l'estomac et du tube digestif avec un retentissement important sur la qualité de vie quotidienne [15

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Complications urologiques

Les complications urologiques de la PRADA sont fréquentes et nombreuses.

 
Hématurie macroscopique

L'hématurie macroscopique est une complication fréquente de la PRADA qui touche environ 60 % des patients atteints [7

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Elle peut être spontanée ou survenir à l'occasion d'un choc, même minime, au niveau de la fosse lombaire. Elle peut être due à une hémorragie intrarénale communiquant avec la voie excrétrice, une rupture d'un kyste hémorragique dans la voie excrétrice ou une tumeur (évènement rare dans la PRADA). À l'extrême, l'hématurie macroscopique peut aboutir à un caillotage de la voie excrétrice responsable d'une colique néphrétique. Le traitement de l'hématurie macroscopique dans la PRADA est purement symptomatique et associe le repos, une hydratation abondante, des antalgiques en cas de douleurs associées et l'arrêt des éventuels traitements anticoagulants. Dans la majorité des cas, l'hématurie cède spontanément en quelques jours. En cas d'hématurie persistante, l'embolisation artérielle du saignement peut être envisagée, de même que la néphrectomie [13

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Infections urinaires et surinfection de kystes

Les infections urinaires et surinfection de kystes sont fréquentes, particulièrement chez les femmes atteintes de PRADA. Le risque de développer une infection de kyste a été évalué à environ 12 % [17

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Le traitement de l'infection urinaire basse chez la femme est identique à celui de la population générale. Chez l'homme ou en cas de fièvre ou de douleurs lombaires, le bilan radiologique à la recherche d'une surinfection de kyste doit être réalisé [1

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Un traitement antibiotique long (environ 3 à 4 semaines) par fluoroquinolone est alors préconisé [9

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Douleurs rénales

Même en absence de complications des kystes rénaux, il peut exister une douleur chronique dont le mécanisme physiopathologique est encore incertain [18

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cette douleur chronique peut nécessiter une prise en charge spécialisée en centre antidouleur associant antalgiques per os , injection d'anesthésique local, résection laparoscopique de kystes [19

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La dénervation rénale laparoscopique, associée à une néphropexie à but antalgique, a été décrite chez l'enfant [20

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Lithiase

La survenue d'un calcul de l'appareil urinaire est fréquente dans la PRADA. Il s'agit le plus souvent de calcul d'acide urique [10

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Le traitement des calculs est identique à celui de la population générale et l'ensemble des techniques chirurgicales à visée extractive peut être utilisée chez ces patients [11

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Dialyse

Environ 50 % des patients atteints de PRADA évoluent vers une insuffisance rénale chronique terminale nécessitant le recours aux techniques de suppléance. La dialyse péritonéale a longtemps été considérée comme une technique peu appropriée à ces patients pour plusieurs raisons comme le volume des reins polykystiques, réduisant l'espace de diffusion du dialysat, le risque de péritonite et la coexistence fréquente de hernie ombilicale ou inguinale due à l'hyperpression abdominale [13

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cependant, plusieurs travaux ont montré que la fréquence des complications de la dialyse péritonéale dans cette population n'était pas différente de celle observée dans la population des dialysés péritonéaux non-PRADA [13

Cliquez ici pour aller à la section Références]. De même, la survie en dialyse péritonéale des patients atteints de PRADA n'est pas diminuée par rapport à un groupe témoin [21

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La dialyse péritonéale n'est donc pas contre-indiquée en cas de PRADA.

 

Évaluation urologique pré-transplantation

La prise en charge des reins natifs dans la PRADA peut représenter un défi pour les équipes de transplantation rénale. En effet, l'ablation d'un ou des deux reins natifs avant la transplantation peut devoir être envisagée. Le risque est cependant d'aggraver l'insuffisance rénale et nécessitant le recours à la dialyse si le patient n'est pas encore dialysé. De même, si le patient est dialysé, la néphrectomie peut entraîner une anurie alors que le maintien de la diurèse assure un meilleur équilibre électrolytique (en particulier potassium et phosphore), un entretien de la capacité et de la fonction vésicale et autorise le patient à maintenir des apports hydriques compatibles avec une meilleure qualité de vie.

 
Indication de la néphrectomie des reins natifs

La néphrectomie systématique avant transplantation n'est actuellement plus recommandée [22

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Par contre, la néphrectomie de l'un ou des deux reins natifs peut donc être indiquée avant le stade de la maladie rénale chronique terminale soit en cas de complications récidivantes (surinfection de kyste, hématurie macroscopique, douleurs chroniques, hémorragie intrakystique), soit du fait de la découverte d'une lésion tumorale [2

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Cliquez ici pour aller à la section Références].

La néphrectomie bilatérale dont la morbidité est controversée [26

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Cliquez ici pour aller à la section Références] n'est indiquée qu'en cas de complications récidivantes touchant les deux reins natifs du fait de l'anurie systématique (et des complications induites) qu'elle entraîne [28

Cliquez ici pour aller à la section Références]. En dehors de toute complication, le volume des reins polykystiques peut gêner l'implantation d'un futur transplant rénal. La néphrectomie, unilatérale dans ce cas, est donc nécessaire pour libérer l'espace nécessaire à la transplantation en fosse iliaque [1

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'évaluation de l'espace nécessaire implique l'examen clinique et la réalisation d'une tomodensitométrie : l'examen clinique, y compris en position debout, permet de juger de la mobilité des reins et de leur conformation anatomique générale. Sur l'imagerie, le rapport anatomique habituellement considéré est la crête iliaque ou l'artère iliaque primitive. La néphrectomie s'impose lorsque le pôle inférieur des reins descend au-delà et que ceux-ci sont peu mobiles. Le choix du côté de la néphrectomie dépend du caractère symptomatique, du site prévisionnel de la transplantation défini par les antécédents chirurgicaux du patient et de son état vasculaire.

 
« Timing de la néphrectomie »

Le moment optimal pour réaliser la néphrectomie d'un rein natif dépend de plusieurs facteurs comme l'existence de complications de la PRADA, le statut dialysé ou non et enfin une potentielle transplantation d'un rein de donneur vivant ou d'un rein cadavérique (avec, dans ce cas, la prise en compte du score d'accès à la greffe). L'objectif primordial dans le choix de la stratégie est de favoriser le maintien de la diurèse et l'absence de recours à la dialyse.

La décision de la néphrectomie prétransplantation chez un patient non dialysé est plus difficile car peut aboutir à un recours à la dialyse. Il est donc licite de réserver la néphrectomie avant la transplantation rénale qu'en cas de complications non gérables médicalement. En cas de transplantation préemptive ou de transplantation donneur vivant, la néphrectomie ipsilatérale au moment de la transplantation peut être proposée. En cas de transplantation avec donneur vivant, de nombreuses publications décrivent la néphrectomie dans le même temps que la transplantation rénale avec un taux de complications et une évolution identiques [26

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Néanmoins, l'équipe de Necker avait rapporté une tendance non significative (n =15) à un risque accru de complications [30

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'alternative est une néphrectomie unilatérale avant la transplantation rénale, avec si nécessaire, une dialyse provisoire sur cathéter central de dialyse. L'un des avantages de cette stratégie en deux temps est l'absence de risque pour le greffon en cas de complications liées à la néphrectomie [28

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Il a été montré, chez le patient dialysé, que le maintien de reins natifs dans la PRADA prévenait des complications de la maladie rénale en phase terminale : anémie, ostéodystrophie, hyperkaliémie et surcharge sodique [31

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Lorsque le patient est dialysé, la néphrectomie peut être faite soit avant la transplantation, soit pendant celle-ci. Certains auteurs ont recommandé une néphrectomie bilatérale avant la transplantation, qui donne moins de complications chirurgicales et une plus faible mortalité que la néphrectomie bilatérale dans le même temps que la transplantation rénale [29

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. La néphrectomie bilatérale a également été décrite avant une transplantation avec rein de donneur vivant avec de bons résultats mais encore une fois avec un taux accru de transfusions sanguines et un risque accru de perte du greffon et d'allo-immunisation [33

Cliquez ici pour aller à la section Références]. À l'heure actuelle, les progrès des techniques d'imagerie des reins polykystiques chez les patients IRC terminaux ainsi que l'amélioration des traitements de l'hypertension artérielle ont rendu les indications de néphrectomie bilatérale avant ou pendant la transplantation obsolète. La « technique sandwich » est une autre modalité de la néphrectomie bilatérale. La transplantation rénale est ainsi encadrée par une néphrectomie pré-greffe et une autre ayant lieu après la greffe. Il a été démontré dans cette stratégie une moindre morbidité de la néphrectomie post-transplantation [34

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cette stratégie a perdu de son intérêt devant le peu d'indication actuelle de la néphrectomie bilatérale. Cependant, une étude récente a montré un intérêt de la technique « sandwich » avec néphrectomie homolatérale à la greffe dans le même temps pour améliorer le contrôle de l'hypertension artérielle [35

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La néphrectomie ipsilatérale pendant la transplantation a pour avantage de ne nécessiter qu'une seule anesthésie et hospitalisation [36

Cliquez ici pour aller à la section Références] mais entraîne un allongement de l'ischémie froide et un risque augmenté de saignement comme le montre les résultats décrits dans des revues récentes [37

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. De plus, si elle apparaît réalisable en cas de TR à donneur vivant, elle semble plus difficile d'un point de vue organisationnel en cas de transplantation à donneur cadavérique. Il n'y a aujourd'hui aucune étude randomisée de niveau de preuve suffisant pour apporter la preuve de la supériorité de l'une ou l'autre des stratégies. Selon les recommandations européennes de l'European Association of Urology, la néphrectomie peut être réalisée avant ou pendant la transplantation rénale (TR) sans modifier le taux de complication (recommandations grade B/C). La néphrectomie systématique post-transplantation en l'absence de complications des kystes n'est pas non plus recommandée [22

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Il a même été démontré une diminution du volume des reins polykystiques d'environ 30 à 40 % dès la première année après transplantation rénale [40

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La fréquence des complications des kystes après transplantation reste stable [41

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Techniques chirurgicales

Si la voie ouverte, voie d'abord historique, reste actuellement la technique de référence, différentes techniques mini-invasives (laparoscopie transpéritonéale, lomboscopie et laparoscopie manuellement-assistée) ont été décrites pour les néphrectomies des reins polykystiques. La chirurgie ouverte nécessite une incision sous-costale ou une lombotomie responsable d'une morbidité importante avec des taux de complications autour de 38 % et une mortalité allant jusqu'à 3 % [38

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L'approche laparoscopique offre l'avantage d'une morbidité réduite [43

Cliquez ici pour aller à la section Références], réduisant les douleurs postopératoires, les durées d'hospitalisation, et offrant surtout moins de complications majeures (9,5 % vs 37 % par voie ouverte) [43

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Une méta-analyse récente a comparé chirurgie ouverte et laparoscopie pour les néphrectomies unilatérales avant transplantation rénale. Il a été retrouvé une durée opératoire moindre et un volume rénal plus important en chirurgie ouverte alors que la voie laparoscopique était associée à taux de complications postopératoires, un temps d'hospitalisation et des pertes sanguines moindres [47

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La voie laparoscopique reste sujette à controverse, notamment du fait du potentiel risque carcinologique et d'infection par rupture de kyste et de sa difficulté technique en cas de rein volumineux et de son mode d'extraction. Plusieurs solutions techniques ont été décrites. La réalisation d'une large ouverture fait perdre le bénéfice pariétal de la cÅ“lioscopie ; la morcellation à la pince à travers une courte incision dont les parois sont protégées est la technique la plus utilisée mais reste laborieuse ; ou l'utilisation d'un morcelateur cÅ“lioscopique mais peu adapté au parenchyme rénal et qui présente un risque d'essaimage d'une infection ou d'une tumeur [48

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'aspiration écho-guidée des kystes avant néphrectomie par voie rétropéritonéale a aussi été décrite [49

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Embolisation

L'embolisation de reins polykystiques a récemment été décrite comme une alternative efficace à la chirurgie pour traiter des reins de gros volume gênant l'implantation d'un greffon rénal (Figure 1). Ubara et al. ont reporté en 2002, chez 64 patients, une réduction moyenne de volume de 25 à 45 % dans l'année suivant l'embolisation [50

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cornelis et al. ont reporté une réduction moyenne du volume du rein embolisé de 42 % à 54 % à 6 mois, avec une levée de contre-indication à la transplantation à 3 mois chez 36 % des patients [51

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ainsi, 84 % des patients ont été considérés comme transplantables 6 mois après l'embolisation. Le volume rénal supérieur à 5000 cc en tomodensitométrie et l'existence d'artères polaires non détectées sont des facteurs d'échec de l'embolisation (environ 16 %) [51

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Figure 1
Figure 1. 

Embolisation d'un rein polykystique gauche occupant la fosse iliaque chez une femme de 64ans. A. Tomodensitométrie prétransplantation. B. Artériographie préembolisation de l'artère rénale. C. Artériographie postembolisation de l'artère rénale. D. Tomodensitométrie à 3 mois. E. Tomodensitométrie à 6 mois. F. Tomodensitométrie après transplantation (Images : Fédérico Sallusto - CHU de Toulouse).

Les avantages de l'embolisation sont multiples : intervention mini-invasive sous anesthésie locale, faible morbidité, risque de transfusion sanguine faible, pas de cicatrices, hospitalisation courte de 48-72h, néphrectomie possible en cas d'échec. Les inconvénients décrits sont la gestion de la douleur postopératoire surtout les 48 premières heures, la réduction modérée du volume du rein (rendant leur utilisation inutile pour les reins très volumineux), le délai d'attente nécessaire à la réduction de volume rénal (au moins 3 mois) et l'absence de possibilité de préservation de la fonction rénale. La complication principale est la surinfection du tissu rénal nécrosé pouvant nécessiter une néphrectomie. Les contre-indications sont la présence d'un kyste suspect de néoplasie, les antécédents d'infections de kystes, la présence de calculs multiples ou coralliformes.

 

Transplantations combinées

La plupart du temps, l'atteinte hépatique de la PRADA est asymptomatique et n'entraîne pas d'anomalies du bilan hépatiques. Cependant, certaines patientes, en particulier après grossesses multiples et prise d'estrogène, atteintes de PRADA peuvent présenter une volumineuse polykystose hépatique symptomatique [1

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La gêne occasionnée par le volume hépatique peut être majeure et associée à des douleurs dorsales et abdominales, une dyspnée, des troubles de la digestion et de l'alimentation. Il peut s'associer des complications compressives de la voie biliaire avec cholestase généralement sans insuffisance hépatocellulaire [2

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Une chirurgie de décompression (résection de kyste, fenestration-aspiration) peut être nécessaire. En cas d'insuffisance rénale associée, la transplantation hépatique peut alors être discutée dans le même temps que la transplantation rénale avec de très bons résultats en termes de survie et de qualité de vie [52

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Bilan d'un donneur vivant

Avec le développement de la transplantation rénale à donneur vivant, l'évaluation d'un donneur potentiel, issu d'une famille avec PRADA, peut être requise. Il est alors nécessaire d'évaluer le risque que le donneur soit atteint de PRADA. Le bilan à réaliser dépende de l'âge du donneur au moment de l'évaluation [2

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ainsi, chez un donneur potentiel de 40ans ou plus, une échographie rénale ne montrant qu'un seul kyste rénal autorise le don. Avant l'âge de 40ans, une IRM est requise en plus de l'échographie. Celles-ci doivent toutes deux être normales pour permettre le don. Enfin, avant l'âge de 30ans, un dépistage génétique permettant la recherche d'environ 90 % des mutations de PKD1 et PKD2 est recommandé pour éliminer formellement tous risque de PRADA.

 

Résultats de la transplantation rénale

Les résultats de la transplantation rénale chez les patients atteints de PRADA sont globalement très bons et similaires à ceux observés dans la population des patients insuffisants rénaux non diabétiques avec des taux de survie patient et greffon et des taux de rejets aigus identiques à la population transplantée rénale non-PRADA [2

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Les facteurs impliqués dans ces résultats sont l'absence d'anémie, l'absence d'atteinte cardiovasculaires et d'anomalies du bas appareil urinaire [41

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Conclusion

La prise en charge de la PRADA dans l'évaluation prétransplantation rénale est complexe. La décision et la stratégie thérapeutique seront prises en fonction du projet de transplantation (greffe à donneur vivant ou non), de la dialyse débutée ou non, du mode de dialyse, de l'existence de complications des reins polykystiques et du retentissement des kystes hépatiques. L'attitude doit être la plus conservatrice possible afin de limiter les troubles électrolytiques secondaires à l'oligoanurie, de conserver un appareil urinaire fonctionnel et une bonne qualité de vie.

La chirurgie reste le traitement de référence, notamment en cas de volume rénal trop important ou de complications infectieuses, lithiasiques ou néoplasiques des reins polykystiques. Cependant, l'embolisation rénale pour diminuer la taille rénale avant transplantation semble une alternative efficace et associée à une faible morbidité mais ne peut encore être recommandée en pratique courante en absence d'étude randomisée prospective.

 

Déclaration de liens d'intérêts

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.

   
☆  Cet article fait partie intégrante du rapport « Les urologues et la transplantation rénale » du 110e Congrès de l'Association française d'urologie rédigé sous la direction de François Kleinclauss.

 

 
 
 

Références

 

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