Prélèvement de reins sur donneur décédé. Technique chirurgicale dans le cadre d'un multiprélèvement.

16 juillet 2001

Mots clés : Transplantation, prélèvement multi-organes
Auteurs : Benoit G, Eschwege P, Decaux, Alexandre L
Référence : Prog Urol, 1996, 6, 114-122
95% des greffes de reins se font en France à partir de reins prélevés sur le corps de donneurs décédés. Deux techniques de prélèvement sont proposées : l'une à coeur battant, l'autre à coeur arrêté. Le prélèvement rénal peut se faire dans la très grande majorité des cas (80%) à l'occasion d'un multiprélèvement d'organes, dans le respect de la loi bioéthique : non patrimonialité, anonymat entre donneur et receveur, sécurité, traçabilité et évaluation. Le rôle de l'urologue est permanent à toutes les étapes du prélèvement dont il est l'acteur principal. Les premiers temps se font en étroite collaboration avec les services de réanimation qui ont accueilli le donneur potentiel, fait le diagnostic de mort encéphalique. Les temps suivants guidés par l'établissement français des greffes sont sous sa responsabilité. Il est chargé de l'exploration abdominale à la recherche de tumeur, de toute anomalie, il doit prendre soin à ce que les règles d'asepsie soient appliquées pour éviter toute contamination de l'organe. Il est chargé de faire les prélèvements de façon à ce que les reins aient la plus courte durée d'ischémie chaude, la meilleure solution de conservation, et que la technique préserve au mieux leurs structures anatomiques. Il se doit de connaître l'évolution des greffons pour adapter sa technique aux résultats des greffes.