Place de l'anatomie pathologique dans le diagnostic, l'évaluation pronostique et la surveillance des tumeurs de vessie

16 juillet 2001

Mots clés : Vessie, Tumeur urothéliale, Anatomopathologie, cytométrie, histo-pronostic
Auteurs : Zérat L, Guiu M, Vorhauer W
Référence : Prog Urol, 1992, 2, 1045-1059
Les techniques histologiques usuelles sont nécessaires et suffisantes pour le diagnostic de routine des tumeurs de vessie. De nombreux outils biologiques recherchent la détermination de facteurs pronostiques mais nécessitent de telles conditions techniques qu'ils ne sont pas d'usage courant.La mesure de l'ADN-ploïdie par cytophotométrie, à partir d'urines mictionnelles, de fragments tumoraux frais, fixés au formol ou inclus en paraffine, est une technique simple, standardisée et reproductible. C'est la méthode de choix des pathologistes en permettant le contrôle morphologique de l'élément à analyser. A propos de 720 tumeurs de vessie recueillies dans 3 centres différents, nous voulons montrer comment utiliser, corréler et intégrer, en pratique courante, les données de la cytométrie par analyse d'image par rapport à la cytologie et à l'histologie conventionnelles. 5% des tumeurs de grade 1, 27% des tumeurs de grade 2 et 92% des tumeurs de grade 3 sont ADN-aneuploïdes. 17% des tumeurs non infiltrantes (PTa) et 79% des tumeurs infiltrantes (PT1 et plus) sont ADN-aneuploïdes. Ces proportions sont observées dans les différentes séries de la littérature. L'ADN-ploïdie est donc un élément objectif et mesurable, complétant le grading histologique. Sa détermination aide aussi le cytologiste dans les cas difficiles de cytologie urinaire mictionnelle.