Place de la sclérothérapie alcoolique par ponction percutanée dans le traitement des kystes rénaux symptomatiques.

16 juillet 2001

Mots clés : Rein, Kyste, ponction, injection sclérosante
Auteurs : Pfister C, Sibert L, Thoumas D, Massy J, Grise P
Référence : Prog Urol, 1996, 6, 543-547
BUT : Le but de cette étude a été l'évaluation prospective des résultats de la ponction alcoolisation percutanée des kystes rénaux symptomatiques de l'adulte.
MATERIEL ET METHODES : Nous rapportons une série de 13 patients, d'âge moyen 69 ans (47-75 ans). L'indication opératoire a été : la douleur (9 cas), la compression des voies excrétrices (3 cas), la taille volumineuse (1 fois). Le bilan pré-opératoire (taille et localisation du kyste) a toujours comporté une échographie (diamètre moyen de 75 mm). Un examen tomodensitométrique, à visée morphologique, a été réalisé dans 10 cas. La technique que nous proposons, consiste en un repérage échographique per-opératoire puis une ponction du kyste (sous anesthésie locale ou générale). La mise en place d'une sonde, type Malécot, permet d'une part la vidange du kyste avec prélèvements bactériologiques et cytologiques, d'autre part une opacification puis l'instillation d'une solution alcoolique (98% d'éthanol) correspondant à la moitié du volume kystique, avec un clampage de 20 minutes. La surveillance post opératoire repose sur la clinique et l'échographie (2 mois, 6 mois, 1 an).
RESULTATS : La tolérance a été excellente dans tous les cas, avec un drainage externe de 48 heures. La régression clinique et échographique a été complète dans 90% des cas, avec un recul moyen de 15 mois (4-40 mois). Deux fois, la régression échographique a été incomplète (diamètre de moins de 20 mm) mais les patients restent asymptomatiques.
CONCLUSION : Nos résultats sont concordants avec la plupart des études de la littérature et cette méthode apparaît donc comme une technique de choix pour le traitement de tels kystes.