Peut on différencier les adénocarcinomes rénaux primitifs à cellules claires des métastases rénales en tomodensitométrie ?

16 juillet 2001

Mots clés : Rein, Tumeur, métastase viscérale, scanner
Auteurs : Le Normand S, Soyer P, Klein I, Hervé JM, Scherrer A
Référence : Prog Urol, 1997, 7, 403-407
BUTS : Déterminer s'il existe des caractères morphologiques tomodensitométriques (TDM), permettant de différencier les adénocarcinomes rénaux primitifs à cellules claires (ARCC) des métastases rénales (MR).
MATERIEL ET METHODES : Vingt cas d'ARCC et 20 cas de MR ont été revus par 2 lecteurs indépendants. L'analyse des examens TDM a porté sur la taille des tumeurs, leur forme, leur localisation et leur nombre, la présence d'une capsule, la présence de calcifications et l'analyse de l'extension loco-régionale.
RESULTATS : Un diamètre > 3 cm était plus fréquent en cas d'ARCC qu'en cas de MR (100% vs 70%, p<0,05). Une forme ronde et une capsule était plus fréquente en cas d'ARCC qu'en cas de MR (90% vs 50%, p<0,01 ; 70% vs 10%, p<0,01, respectivement). Des calcifications n'étaient retrouvées qu'en cas d'ARCC (35% vs 0%, p<0,01). Des adénomégalies péri-rénales étaient moins fréquentes en cas d'ARCC (20% vs 55%, p<0,05).
CONCLUSION : Une constellation de caractères morphologiques TDM permet de suggérer le diagnostic d'ARCC plutôt que celui de MR. Notre étude suggère que la présence de calcifications est un caractère très spécifique du diagnostic d'ARCC. Cependant, seule la biopsie percutanée peut apporter le diagnostic de certitude.