Opinion des médecins généralistes de l’Oise concernant le cancer de la prostate et son dépistage par le PSA

25 novembre 2013

Auteurs : T. François, E. Alezra, J. Kikassa, F. Saint, G. Raynal
Référence : Prog Urol, 2013, 13, 23, 1039




 

Objectifs/Introduction .- En 2013 il n'y a toujours pas de recommandation commune entre Haute Autorité de santé (HAS) et l'Association française d'urologie (AFU) pour un dépistage du cancer de la prostate. Le sujet demeure un élément polémique régulier au plan national et international. Les objectifs de ce travail étaient de recueillir l'opinion sur ce sujet des médecins généraliste en activité du département de l'Oise.


Matériel et méthode .- Entre mai 2012 et octobre 2012, nous avons adressé un autoquestionnaire à 456 médecins généralistes de l'Oise à compléter et à retourner préaffranchi anonymement. Nous avons souhaité évaluer les connaissances des médecins généralistes sur le cancer de prostate et leur opinion concernant le dépistage par le dosage du PSA. Enfin, s'ils étaient favorables au dépistage, qu'elles en étaient les raisons.


Résultats .- Le taux de participation à l'étude était de 38 %. Parmi ces médecins, 81 % considéraient que le cancer de la prostate était un cancer fréquent, 72 % qu'il évoluait lentement, 55 % qu'il touchait des hommes âgés et 63 % que sa mortalité spécifique était faible. Parmi les médecins, 79 % avaient des patients demandeurs du dépistage. Parmi les médecins généralistes, 88 % pensaient devoir être en première ligne pour proposer le dépistage et 50 % considéraient que le dosage du PSA avait une performance satisfaisante dans ce contexte. Enfin, 88 % des médecins généralistes étaient favorables au dépistage et 57 % le réalisaient systématiquement après 50ans. Les arguments retenus par les Médecins Généralistes pour proposer un dépistage étaient que le traitement précoce permettait la guérison, que le cancer de prostate était très fréquent et que le dépistage était très simple à réaliser. Les arguments retenus par les médecins généralistes pour ne pas proposer un dépistage étaient la fréquence des faux positifs du dosage PSA, et les conséquences sur la qualité de vie des différents traitements du cancer de la prostate.


Conclusion .- La majorité des médecins généralistes ayant répondu au questionnaire de notre étude restait favorable au dépistage (88 %), la demande de dépistage émanant le plus souvent du patient lui-même (79 %).




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