Base bibliographique

Immunothérapie du cancer du rein métastatique
Immunotherapy for metastatic renal cancer.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 187-194

L'Interleukine 2 (IL2), tout comme l'Interféron alpha (IFN), est active dans le cancer du rein métastatique, considéré comme une tumeur chimiorésistante. 20 à 30% de réponses objectives, dont 5 à 10% de rémissions complètes, sont rapportées avec divers schémas d'administration d'IL2. La toxicité, non négligeable, est actuellement bien contrôlée permettant la réalisation des traitements dans des services de soins standards, voire en ambulatoire lors d'administration sous-cutanée. L'IFN donné en général par un traitement au long cours, a permis d'obtenir des taux de réponses entre 15 et 20% en moyenne. Même si l'IL2 et l'IFN ont fait l'objet d'une autorisation de mise sur le marché en France, bien des questions demeurent quant à leur mode d'administration optimal, la place de l'association IL2-Interféron alpha ou les facteurs prédictifs de la réponse au traitement

Interleukin 2 (IL2), like Interferon alpha (IFN), is active in metastatic renal cancer, considered to be a chemoresistant cancer. 20 to 30% of objective responses, including 5 to 10% of complete remissions are reported with various protocols of IL2 administration. The considerable toxicity is now well controlled, allowing treatments to be administered in standard wards or even on an outpatient basis by subcutaneous injection. IFN, generally given as long-term treatment, achieved average response rates of between 15 and 20%. Although IL2 and IFN have been granted Product Marketing Authorisation in France, the modalities of optimal administration, the place of the combination of IL2-Interferon alpha and the factors predictive of response to treatment still remain unclear.

Mots clés:
Rein / Tumeur / Métastase / Immunothérapie
Mots-clés:
Kidney / tumor / Metastasis / Immunotherapy
Immunothérapie et cancer métastatique du rein.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 7, 221-226

L'immunothérapie a permis les premières réponses reproductibles dans le cancer du rein métastasé avec cependant un taux de réponses encore très faible (voisin de 30% pour les meilleures séries). L'amélioration de ce traitement nécessite une compréhension approfondie des phénomènes immunitaires présents au cours de ce type de traitement. L'association de plusieurs cytokines pourrait améliorer le résultat. Ce traitement pourrait éventuellement être adapté au profil immunitaire et tumoral de chaque patient. L'efficacité réelle des TIL reste à démontrer mais leur amélioration passe par une éventuelle sélection des TIL CD8+, éventuellement en modifiant leur patrimoine génétique avec transfection du gène d'une cytokine (TNF, IL2, ...). Enfin, la place de la néphrectomie au cours du cancer métastasé du rein n'est pas encore parfaitement établie (15). Elle permet de réduire le volume tumoral et éventuellement le prélévement pour une culture de TIL. Une étude randomisée devrait pouvoir préciser la place de cette intervention dans la stratégie du traitement du cancer métastasé du rein.

Mots clés:
Rein / Tumeur / Métastase / Immunothérapie
Mots-clés:
Kidney / tumor / Metastasis / Immunotherapy
Impact of autologous blood transfusions on patients undergoing radical prostatectomy using hypotensive anesthesia
Impact of autologous blood transfusions on patients undergoing radical prostatectomy using hypotensive anesthesia
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1993, 149, 73-76

Le risque des transfusions sanguines homologues est devenu un motif croissant d'inquiétude pour médecins et patients. La chirurgie pelvienne lourde nécessite souvent d'importantes transfusions. Le besoin en a cependant été réduit par l'amélioration des techniques chirurgicales et anesthésiques et les transfusions de sang autologue conservé. Nous en avons rétrospectivement évalué l'impact chez 71 patients ayant subi une prostatectomie radicale, dont 37 avaient stocké leur sang.METHODES. De janvier à août 1990, 71 patients consécutifs ont subi une prostatectomie radicale rétro-pubienne pour adénocarcinome prostatique. Tous les patients sauf quatre ont été opérés en hypotension contrôlée, souvent avec anesthésie péridurale. En post-opératoire, les patients ont reçu des anti-coagulants en salle de réveil. Trente quatre patients ont refusé l'autotransfusion (groupe 1), 37 l'ont acceptée et ont été prélevés de deux culots (groupe 2). Les deux groupes ont été comparés. RESULTATS :Il n'a été observé ni mortalité péri-opératoire ni complications de la transfusion. Les prélèvements liés au programme d'autotransfusion ont eu un effet significatif sur l'hématocrite pré-opératoire et 21 (57%) des 37 patients du groupe 2 étaient anémiques à l'hospitalisation. L'augmentation de l'intervalle entre prélèvements et intervention n'a pas significativement influé sur l'anémie. Des 68 culots disponibles, 31 (25 patients) n'ont pas été utilisés. Douze patients du groupe 2 n'ont pas du tout utilisé leur sang. DISCUSSION : Une meilleure connaissance de l'anatomie et l'emploi de l'hypotension contrôlée ont spectaculairement réduit la nécéssité de transfusion lors des prostatectomies radicales. Au total 21% des patients ont requis une transfusion sanguine homologue. Parmi les 35 patients transfusés, deux seulement ont eu besoin de plus de deux culots. Des 37 patients ayant stocké du sang, seulement 3 (8%) ont eu besoin de sang homologue. Cependant ce bénéfice de l'autotransfusion est réduit par la survenue d'une anémie après les prélèvements. La différence majeure entre autotransfusion et hémodilution réside dans le temps alloué à l'organisme pour compenser cette anémie. Or il semble que chez les patients porteurs de cancers, l'erythropoïétine endogène soit inapte à stimuler la réparation de l'anémie au niveau médullaire. De plus notre étude suggère que l'autotransfusion est coûteuse et responsable de gaspillage. En effet, le Çcoût du sangÈ dans le cadre de l'autotransfusion a été estimé à 620$ par patient dans le groupe 2, contre 250$ dans le groupe 1. De plus, 46% des culots prélevés n'ont pas été transfusés. Notre politique a été de ne pas tenir compte de l'origine du sang dans les indications de transfusion, une erreur humaine étant toujours possible exposant les patients du groupe à une hémolyse lors d'une transfusion non nécessaire. Enfin, environ 40% des culots prélevés pour autotransfusion ne répondaient pas aux critères minimum de teneur en hémoglobine de la American Association of Blood Banks pour les culots homologues. Des études devront être menées pour résoudre le problème de l'inefficacité de l'erythropoiétine endogène chez les porteurs de cancer.

We report on a retrospective study consisting of 71 consecutive patients who underwent radical retropublic prostatectomy under controlled hypotensive anesthesia, examining the impact of a preoperative autologous blood collection program on perioperative blood requirements. The population consisted of 34 patients who elected not to use autologous blood (group 1) and 37 patients who underwent radical prostatectomy after storing 1 to 3 units of their own blood (group 2). Median operative time and estimated blood loss were not statistically different. In group 1, 20 homologous blood units were used by 7 patients (21%). In group 2, 37 of 41 units transfused were autologous units and only 3 patients (8%) received homologous blood. However, for every unit of autologous blood deposited preoperatively there was a corresponding decrease in admission blood concentrations and 21 of 37 patients were anemic at hospitalization. In addition, the study suggests that in many patients the anemia produced by preoperative phlebotomy does not resolve preoperatively. In response, the effectiveness of preoperative autologous blood collection is decreased by this preoperative anemia. Although inefficient, we nevertheless conclude that an autologous blood collection program decreases homologous transfusion exposure and efforts should be directed to increase the erythropoietin response to the anemia produced by preoperative phlebotomy. Presently, it is an expensive program that offers only a modest benefit for patients undergoing radical retropubic prostatectomy.

Mots clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / autologous blood transfusion
Mots-clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / autologous blood transfusion
Impact of benign prostatic hyperplasia on general well-being of men
Impact of benign prostatic hyperplasia on general well-being of men
2001
- Article original
- Réf : Prostate, 1993, 23, 1-7

Le retentissement de l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) sur le bien être général de l'homme est mal connu. Pour cette étude, tous les hommes d'une consultation de médecine générale âgés de 40 à 79 ans ont été inclus. L'HBP a été définie par un poids de la glande >20 grammes sans signe de malignité, associé à des symptômes urinaires et/ou un débit max

Little is known about the impact of benign prostatic hyperplasia (BPH) on the general well-being of men with this condition. All men aged 40-79 years registered with a group general practice were enumerated. BPH was defined as enlargement of the prostate gland of equivalent weight > 20 g in the presence of symptoms of urinary dysfunction and/or a urinary peak flow rate

Mots clés:
prostate / BPH / Quality of life
Mots-clés:
prostate / BPH / Quality of life
Impact of minimal lymph node metastasis on long-term prognosis after radical prostatectomy
Impact of minimal lymph node metastasis on long-term prognosis after radical prostatectomy
2001
- Article original
- Réf : Eur Urol, 1997, 31, 11-17

BUTS : Dans la prise en charge du cancer de prostate cliniquement localisé, le sous ÇstagingÈ est un problème majeur. Il y a un dilemme thérapeutique très important pour les patients chez lesquels la lymphadénectomie d'évaluation de la maladie avant une prostatectomie radicale programmée s'avère positive en terme de métastases ganglionnaires. PATIENTS ET METHODES : Le curage des adénopathies pelviennes et une prostatectomie radicale rétro-pubienne ont été réalisé chez 132 patients consécutifs. Les patients qui avaient une maladie extra-capsulaire et-ou des adénopathies positives ont reçu une radiothérapie adjuvante. Le suivi médian après chirurgie était de 7 ans et 2 mois. Pour évaluer l'importance d'un envahissement ganglionnaire minimum, la classification p N 1 a été ultérieurement subdivisée en p N 1.1 et p N 1.2. L'envahissement de la capsule prostatique a été classifié soit en infiltration (p T 3.1) soit en perforation de la capsule (p T 3.2). RESULTATS : La survie sans maladie à 10 ans était de 58% chez les patients à ganglions négatifs, 37% dans la catégorie des pN1.1, 25% dans les pN1.2 et de 10% dans les pN 2. La survie globale corrigée était de 83% pour les patients à curage ganglionnaire négatif et de 73% pour le groupe pN 1.1 tandis qu'il n'était que de 33% pour le groupe N1.2 et de 29% pour le groupe pN 2. Les patients du groupe pT3.1 avaient une survie meilleure et statistiquement significative que ceux du groupe pT 3.2. CONCLUSIONS : Nous concluons que la prostatectomie radicale associée à une radiothérapie adjuvante est une solution thérapeutique tout à fait valable dans la prise en charge des cancers de prostate chez les patients ayant un envahissement ganglionnaire métastatique minimum. Enfin en la comparant à l'infiltration de la capsule, la perforation complète de la capsule aggrave notablement le pronostic.

OBJECTIVES: In the management of clinically localized prostate cancer, under staging is of major concern. There is a considerable therapeutic dilemma in those patients in whom staging lymphadenectomy prior to intended radical prostatectomy reveals lymph node metastases. METHODS: Pelvic lymph node dissection and radical retropubic prostatectomy were performed in 132 consecutive patients. Patients with extracapsular disease and-or positive lymph nodes received adjuvant radiotherapy. Median follow-up after surgery was 7 years and 2 months. To study the influence of minimal lymph node metastasis, category pNI was further subdivided into pNI.l and pNI 2. Involvement of the prostatic capsule was either classified as infiltration (pT3.l) or perforation (pT3.2) of the capsule. RESULTS: Disease-free survival after 10 years was 58% in patients with negative nodes, 37% in category pNI.l, 25% in category pNI.2 and 10% in category pN2. Corrected overall survival was 83% for node-nega tive patients and 73% for category pNI1.1, but it was only 33% for pN1.2 and 29% for pN2. Patients in category pT3.l had a statistically significant better survival than those in pT3 2. Conclusions: We conclude that radical prostatectomy combined with adjuvant radiotherapy is a valuable option in prostate cancer patients with minimal lymph node metastasis. When compared to infiltration of the capsule, complete capsular perforation does adversely affect prognosis.

Mots clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / lymph node metastasis / prognosis
Mots-clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / lymph node metastasis / prognosis
Implications of prostate micrometastases in pelvic lymph nodes: an archival tissue study.
Implications of prostate micrometastases in pelvic lymph nodes: an archival tissue study.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1996, 47, 370-375

BUT : Aux Etats Unis, la prostatectomie radicale rétro-pubienne pour les adénocarcinomes prostatiques est précédée d'un curage ganglionnaire. Si en extemporanée il n'existe pas d'envahissement ganglionnaire la prostatectomie est poursuivie. Les auteurs ont noté que chez près de 56% des patients ayant une prostatectomie radicale il existait une augmentation progressive du taux de PSA dans les 4 ans post-opératoires. Cette constatation les a poussé à essayer de savoir s'il existait des micro-métastases indétectables par l'histologie conventionnelle qui pourraient expliquer cette récidive biologique. PATIENTS ET METHODE : Une analyse rétrospective des ganglions a été réalisée utilisant une réaction en chaîne de transcription polymerase (RTPCR) basée sur la possibilité d'augmenter le RNA messager des PSA. Toutes les coupes provenaient d'un groupe de 57 patients avec un cancer de prostate qui avaient eu un curage ganglionnaire au moment de la prostatectomie radicale et chez qui les auteurs avaient un suivi et un recul suffisant. RESULTATS : Tous les ganglions qui ont été étudiés apparaissaient indemnes de tumeur par les méthodes conventionnelles d'histologie, un test de RTPCR a permis de mettre en évidence des métastases chez 44% des patients évaluables. Pour ceux-ci 14-16 avaient une augmentation du taux de PSA sur une période de 5 ans post-opératoire. CONCLUSION : Ces résultats suggèrent qu'un staging moléculaire des ganglions lymphatiques permet d'obtenir une meilleure classification du cancer de prostate. Il permet de distinguer les patients qui ont une maladie localisée et ceux chez qui le cancer ne pourrait être guéri par un traitement local uniquement. A leur connaissance il s'agit de la première étude publiée rétrospective sur l'expression du gène.

OBJECTIVES: In the United States, radical retropubic prostatectomy for adenocarcinoma usually includes a staging pelvic lymphadenectomy. If frozen section analysis of the lymph nodes fails to reveal any evidence of metastases, the prostate is removed. We have previously noted that as many as 56% of patients undergoing radical prostatectomy demonstrate rising serum prostate-specific antigen (PSA) levels by 4 years postoperatively. This report was designed to determine whether micrometastases undetectable by conventional pathologic methods: could have accounted for these biochemical failures. METHODS: A retrospective analysis of formalin-fixed paraffin-embedded pelvic lymph node material was undertaken using a reverse transcription-polymerase chain reaction (RT-PCR)-based assay designed to amplify messenger RNA from PSA. All specimens were obtained from a group of 57 patients with prostate cancer who had undergone staging pelvic lymphadenectomy at the time of radical prostatectomy, and whose long-term follow-up was known. RESULTS: Although all of these nodes appeared to be free of tumor by conventional pathologic methods, a RT-PCR assay was used to identify evidence of prostate metastases in 44% of evaluable samples. Of these, 14 of 16 went on to manifest rising serum PSA values by 5 years postoperatively. CONCLUSIONS: These results suggest that molecular staging of pelvic lymph nodes prior to planned therapy for clinically organ-confined prostate cancer may better distinguish between patients with local disease and those for whom local therapy alone will not be curative. To our knowledge, this is the first large-scale retrospective gene expression study published.

Mots clés:
prostate / tumor / lymph node metastasis / histoprognosis
Mots-clés:
prostate / tumor / lymph node metastasis / histoprognosis
Importance des caractéristiques des donneurs d'organes sur le devenir de la fonction rénale à 1 mois : réflexion sur la répartition des greffons rénaux.
Importance of organ donor characteristics on the outcome of renal function at 1 month. Reflections concerning the allocation of renal transplants.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 362-367

Sur une série de 731 reins prélevés chez les donneurs en état de mort cérébrale en vue de transplantation, 652 ont été greffés, la fonction rénale à 1 mois de 490 d'entre eux est connu. Les résultats montrent que certains facteurs liés aux donneurs ont une importance sur le devenir du greffon, en particulier l'instabilité hémodynamique résistante au traitement médical est responsable d'une augmentation de 50 µmol de créatininémie un mois après la greffe, de même l'utilisation de la solution UW lors du prélèvement est à l'origine d'une amélioration de la créatininémie si on la compare aux autres solutions de préservation. L'instabilité hémodynamique est un critère qu'il faut rajouter à ceux qui ont déjà été démontrés chez les donneurs, comme la cause de la mort, de l'âge et le sexe. Les auteurs proposent que les facteurs liés aux donneurs soient pris en compte dans la répartition des organes au même titre que les facteurs immunologiques qui servent seuls actuellement pour la répartition des reins.

In a series of 731 kidneys taken from brain-dead donors for renal transplantation, 652 were grafted, and the renal function at 1 month is known for 490 of them. The results show that some donor-related factors influence the outcome of the transplant. In particular, haemodynamic instability refractory to medical treatment is responsible for a 50 µmol increase of serum creatinine one month after transplantation and the use of UW solution during organ collection is responsible for an improvement of serum creatinine compared to other preservation solutions. Haemodynamic instability is a criterion which must be added to those already demonstrated in donors, such as the cause of death, age and sex. The authors propose that donor-related factors be taken into account in the allocation of organs in the same way as immunological factors which, at the present time, constitute the only criterion for kidney allocation.

Mots clés:
Transplantation rénale / donneur / coma dépassé / Pronostic
Mots-clés:
renal transplantation / donor / irreversible coma / prognosis
Improving the evaluation of renal transplant collecting system dilatation by computerized ultrasound image digitization
Improving the evaluation of renal transplant collecting system dilatation by computerized ultrasound image digitization
2001
- Article original
- Réf : Br J Radiol, 1993, 66, 1002-1008

Environ 43% des reins transplantés dans notre institution présentent une dilatation des cavités pyélocalicielles en échographie. Cependant seuls 6% des greffons apparaissent réellement en obstruction sur les pyélographies antégrades. Nous avons tenté d'améliorer la spécificité de l'échographie par une analyse quantitative de 394 échographies réalisées chez 150 patients. PATIENTS ET METHODES. Pour chaque examen une coupe longitudinale et une coupe transversale du rein ont été sélectionnées. Les contours du rein et du système pyélocaliciel ont été tracés. Les images obtenues ont été ensuite digitalisées à l'aide d'une table graphique informatisée (ÇSummagraphicÈ), permettant d'obtenir pour chaque rein la longueur, la largeur et la surface du rein et du système excréteur. Une analyse statistique a été ensuite faite pour déterminer à partir du ratio, entre la surface du rein et celles des voies excrétrices, trois groupes de reins: normaux, dilatés non obstrués, dilatés en obstruction. RESULTATS.Pour les reins considérés en obstruction, le ratio rein /voies excrétrices a été de 5,2 sur les coupes longitudinales et de 4,4 sur les coupes transversales (ratio moyen pour les reins normaux : 32,8 et 22,0). A partir de ces résultats nous avons défini un index prenant en considération les résultats obtenus à partir des coupes longitudinales et transversales afin d'améliorer la puissance diagnostique du test. L'index moyen a été de 2,45 dans le groupe des reins en obstruction contre 0,85 pour les reins normaux. CONCLUSIONS. Cette technique d'étude de l'image échographique permet d'augmenter la spécificité du diagnostic d'obstruction des voies urinaires par l'échographie et permet ainsi d'aider les cliniciens dans leurs choix thérapeutiques.

43% of the renal allografts transplanted at our centre demonstrate pelvicalyceal dilatation on ultrasonography. However, only 6% of grafts are ultimately shown to be obstructed by antegrade pyelography. We have attempted to improve the specificity of ultrasonography by a quantitative analysis of 394 serial ultrasound studies from 150 renal transplant recipients. Representative images in the longitudinal and transverse axes were selected by a single observer for each of the studies and the outline of the kidney and its pelvicalyceal system was traced out. The images were then digitized using a Summagraphics tablet so that the length, width and area of the kidney and its pelvicalyceal system were calculated for each image. A step-wise discriminant analysis was performed which showed that the ratio of the area of the kidney to its pelvicalyceal area in both axes discriminated between normal, dilated but non-obstructed, and obstructed grafts. The median ratio of kidney to collecting system area in the obstructed grafts was 5.2 in the longitudinal and 4.4 in the transverse scan planes (vs median ratios of 32.8 and 22.0 for non-dilated grafts). Using canonical discriminant function, an index was derived which combines these ratios for the longitudinal and transverse images of the same kidney and this has further improved the diagnostic accuracy (median index of 2.45 in obstructed group vs -0.85 in non-dilated kidneys). This method improves upon the radiologist's report and identifies those grafts which require intervention.

Mots clés:
Transplantation / renal transplant patient / hydronephrosis / imaging / ultrasonography
Mots-clés:
transplantation / renal transplant patient / Hydronephrosis / imaging / ultrasonography
In situ extracorporeal shockwave lithotripsy for ureteral calculi : investigation of factors influencing stone fragmentation and appropriate number of sessions for changing treatment modality
In situ extracorporeal shockwave lithotripsy for ureteral calculi : investigation of factors influencing stone fragmentation and appropriate number of sessions for changing treatment modality
2001
- Article original
- Réf : J Endourol, 1996, 10, 501-505

Le traitement par LEC in-situ des calculs de l'uretère a révolutionné le traitement de ce type de pathologie. Cependant, la controverse entre LEC et urétéroscopie reste ouverte en particulier pour les calculs de l'uretère pelvien. Les auteurs abordent le problème de la LEC in-situ de façon originale avec comme question principale la recherche du nombre maximum de LEC effectué avant d'avouer l'échec. De mars 1989 à décembre 1993, 369 patients ont donc été traités sur un appareil Lithostar à Séoul. 126 ont eu deux sessions, 54 trois sessions, 24 quatre sessions, 15 cinq sessions, 10 six sessions, 5 sept sessions et 2 encore plus. Seul 5,4% des patients avaient eu des manÏuvres préalables essentiellement à type d'urétéroscopie. Le nombre d'ondes de choc délivré semble a priori habituel (2500 à 3000) mais avec des puissances peut être un peu basses puisqu'elles n'atteignent jamais le maximum possible sur cette machine. Les patients ont été classés en fonction du siège et de l'opacité du calcul, du degré d'obstruction et enfin de la taille (plus grand diamètre). Les résultats montrent 64% de succès après une session, 81% après deux sessions, 88% après trois sessions puis une augmentation infime pour les sessions suivantes. Ceci est confirmé par un test statistique (p

To determine the factors influencing stone fragmentation and to suggest when to change treatment modality for ureteral calculi refractory to repetitive in situ extracorporeal shockwave lithotripsy (SWL), we analyzed 369 patients treated primarily by the second-generation lithotripter, Siemens Lithostar, from March 1989 to December 1993. Three hundred forty-two (92.7%) of the patients were ultimately free of stones after repetitive in situ SWL. The cumulative stone-free rates of the first, second, and third session were 64%, 81%, and 88%, respectively, and the increment in the cumulative stone-free rate thereafter with further repeated in situ SWL was minimal (p 0.05). The cumulative stone-free rate at the third session was 100%, 90%, 87%, 70%, 67%, and 50% for stones 25 mm, respectively (p

Mots clés:
stones / ureter / calculus / extracorporeal lithotripsy / endoureteral lithotripsy
Mots-clés:
stones / ureter / calculus / extracorporeal lithotripsy / endoureteral lithotripsy
In vivo effects of transurethral balloon laser prostatectomy on the canine prostate.
In vivo effects of transurethral balloon laser prostatectomy on the canine prostate.
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : J Urol, 1994, 151, 1092-1095

Trente-trois chiens ont subi une prostatectomie avec un dispositif laser trans-uréthral à ballonnet, et les effets in vivo et la morbidité ont été évalués. La prostate a été chauffée par voie trans-uréthrale, et la température à une profondeur de 5 mm à partir de la muqueuse uréthrale a été maintenue à 60¡C pendant 20 minutes. Immédiatement après le traitement, une nécrose a été observée autour de l'urèthre à une profondeur moyenne de 5 mm, et le tissu a commencé à s'éliminer à partir d'une semaine. La formation d'une cavité ré-épithélialisée était complète à 4 semaines. Aucun dommage histologique n'a été constaté au niveau du sphincter uréthral ni du col vésical. Le seuil thermique d'apparition d'une cavité était de 41,6¡C pendant 20 minutes. Il n'y a pas eu d'incontinence ni d'hématurie macroscopique, ni d'anomalies biologiques ou hématologiques constatées au décours du traitement. D'après ces données, l'application clinique de l'hyperthermie laser par sonde à ballonnet trans-uréthral semble sûre et efficace.

Twenty-three dogs received prostatectomy by transurethral balloon laserthermia, and the in vivo effects and morbidity were evaluated. The prostate was heated transurethrally, and tissue temperature at a depth of 5 mm. from the urethral mucosa was maintained at 60C for 20 minutes. Immediately after the treatment, coagulative necrosis was observed around the urethra to an average depth of 5 mm., and the tissue started to slough off within 1 week. Cavity formation and reepithelialization were complete after 4 weeks. Histologically, no tissue damage was found in the bladder neck or the urethral sphincter. The cavity formation threshold was 46.1C for 20 minutes. There was no incontinence or macroscopic hematuria in any case. No abnormality was found in hematological or biological examinations after treatment. From these data, the clinical use of transurethral balloon laserthermia for prostatectomy is considered both safe and effective.

Mots clés:
prostate / BPH / minimally invasive instrumental treatment of BPH / thermotherapy / animal experiment
Mots-clés:
prostate / BPH / minimally invasive instrumental treatment of BPH / thermotherapy / animal experiment
Incidence de la forme et du calibre dans la résistance uréthrale. Evaluation pour un urèthre masculin normal et en cas d'obstruction par hypertrophie de prostate
Influence of shape and calibre on urethral resistance. Evaluation of the normal male urethra and in the presence of obstruction by benign prostatic hypertrophy.
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 995-1015

Certaines hypertrophies bénignes de prostate associent à une réduction du calibre de l'urèthre prostatique un lobe médian, un défaut d'infundibulisation du col vésical, un aspect de dilatation de l'urèthre bulbaire. Le but de ce travail est de vérifier si des arguments hydrodynamiques permettent de confirmer la notion selon laquelle le défaut d'infundibulisation du col est en lui-même responsable d'un syndrome obstructif ou bien s'il l'est par l'intermédiaire d'une diminution de calibre de l'orifice cervical. D'une façon générale, il s'agit de quantifier la répartition de la résistance au flux le long de l'urèthre normal et de préciser le rôle des déformations cervico-prostatiques et uréthrales dans l'obstruction par hypertrophie de prostate.L'urodynamique ne permet pas de répondre à cette question car la résistance uréthrale instantanée est évaluée de façon globale par la relation Pression-Débit. C'est une analyse morphologique qui a permis de décomposer l'urèthre en segments hydrauliques simples pour lesquels ont été calculés les coefficients de perte de charge. Ces derniers représentent une approche de la résistance segmentaire au flux; ils ont permis de quantifier les modifications de forme observées en uréthrographie ou en échographie mictionnelle.Les applications numériques, effectuées à partir d'uréthrographies mictionnelles, ont montré qu'en conditions normales la résistance uréthrale était répartie de façon régulière tout au long de l'urèthre; elle dépendait pour l'essentiel des frottements du flux sur les parois. En cas d'hypertrophie de prostate, même avec un lobe médian, l'augmentation des coefficients de perte de charge était le fait de la diminution du calibre de l'orifice cervical et de l'urèthre prostatique. Les déformations cervicales semblaient peu obstructives, au sens urodynamique du terme, si elles n'étaient pas associées à une diminution du calibre de l'orifice cervical.

Certain forms of benign prostatic hypertrophy are associated with a reduction of the calibre of the prostatic urethra of the median lobe, a defect of infundibulisation of the bladder neck and a dilated appearance of the bulbar urethra. The objective of this study was to verify whether hydrodynamic arguments could be used to confirm the concept that defective infundibulisation of the bladder neck is directly responsible for an obstructive syndrome or via a reduction in the calibre of the bladder neck orifice. More generally, this study was designed to quantify the distribution of resistance to flow along the normal urethra and to define the role of cervicoprostatic and urethral deformities in the obstruction associated with benign prostatic hypertrophy. Urodynamic studies are unable to answer this question, as the instantaneous urethral resistance is evaluated globally by the Pressure-Flow relation. The authors performed morphological analysis to divide the urethra into simple hydraulic segments for which the corresponding pressure drop coefficients were calculated. These coefficients constitute an approach to segmental resistance to flow and can be used to quantify changes in shape observed on voiding urethrography or ultrasonography. Digital analysis of voiding urethrographies showed that, under normal conditions, urethral resistance was regularly distributed along the urethra and essentially depended on friction of the urethral wall. In the case of benign prostatic hypertrophy, even with a median lobe, the increase in the pressure drop coefficients was due to a reduction in the calibre of the bladder neck orifice and prostatic urethra. Cervical deformities appeared to be minimally obstructive, according to urodynamic parameters, if they were not associated with a reduction in the calibre of the bladder neck orifice.

Mots clés:
recherche fondamentale / hydrodynamique / résistance uréthrale / obstruction sous vésicale
Mots-clés:
basic research / hydrodynamics / urethral resistance / Bladder outlet obstruction
Incidence de la variabilité du rapport PSA libre/PSA total sur le diagnostic précoce du cancer de la prostate
Incidence of the variability of the free PSA/total PSA ratio on the early diagnosis of prostatic cancer.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 455-463

BUTS : Face à une élévation modérée du PSA Total, l'utilisation du rapport PSA Libre/Total (PSA L/T) a montré son intérêt dans le diagnostic du cancer de prostate impalpable. Cependant, les seuils proposés dans la littérature varient selon les études et les trousses d'immunodosages utilisées. Notre étude prospective a pour but de comparer 3 trousses différentes (Tandem, Cis Bio et Immunocorp) sur une même série de patients afin de chercher par ces résultats et l'analyse de la littérature à évaluer le rapport optimal pour lequel l'indication de biopsies de prostate peut être retenue face à une élévation isolée du PSA Total.
MATERIEL ET METHODES : Les sérums de 141 patients (43 cancers et 98 HBP histologiquement confirmés) ont été inclus. Les dosages ont été réalisés de façon concomitante à l'analyse histologique de la prostate et réalisés par les trousses Tandem, Cis Bio et Immunocorp.
RESULTATS : Sur l'ensemble des patients, les dosages du PSA Total et PSA Libre ont été statistiquement différents pour les 3 trousses données (pCONCLUSION : Le rapport PSA L/T permet d'augmenter la spécificité de la détection des cancers de prostate chez les patients ayant un PSA-T entre 4 et 10,0 ng/ml avec un toucher rectal non suspect, conduisant ainsi à réduire le taux de biopsies inutiles posant de façon plus pertinente l'indication de ces prélèvements en cas de suivi périodique. L'indication systématique de ce rapport dans le cadre d'un dépistage n'apparaît pas recommandable; il s'avère cependant utile pour la mise en évidence des stades T1c afin d'éviter les nombreuses biopsies inutiles.

INTRODUCTION : In patients with moderate elevation of total PSA, the use of the Free PSA/Total PSA ratio (F+T PSA) has been shown to be useful in the diagnosis of impalpable prostatic cancer. However, the cut-off values proposed in the literature vary from study to study and according to the immunoassay kit used. Our prospective study was designed to compare 3 different kits (Tandem, Cis Bio and Immunocorp) on the same series of patients in order to determine on the basis of these results and a review of the literature, the optimal ratio for which prostatic biopsies should be indicated in the presence of an isolated elevation of Total PSA. MATERIAL AND METHODS : Serum samples from 141 patients (43 cancers and 98 cases of histologically confirmed BPH) were included. Assays were performed concomitantly with histological examination of the prostate, using Tandem, Cis Bio and Immunocorp kits. RESULTS : In the overall patient population, Total PSA and Free PSA assays were statistically different for the 3 kits (pCONCLUSION : The F/T PSA ratio increases the specificity of prostatic cancer detection in patients with a total PSA between 4 and 10.0 ng/ml with a non-suspicious digital rectal examination, therefore resulting in a reduction of the useless biopsy rate and defining more relevant indications for biopsies in the case of periodic follow-up. The systematic indication of this ratio in the screening context cannot be recommended, but it can be useful to demonstrate stage T1C tumours in order to avoid numerous useless biopsies.

Mots clés:
prostate / Tumeur / PSA libre / dépistage
Mots-clés:
prostate / tumor / free PSA / Screening
Incidentally detected renal cell carcinoma
Incidentally detected renal cell carcinoma
2001
- Article original
- Réf : Br J Urol, 1996, 78, 29-32

BUTS : Cette étude a pour objet de connaître l'incidence des tumeurs rénales découvertes fortuitement et de comparer les taux de survie de ces patients avec ceux qui sont symptomatiques. PATIENTS ET METHODES : Dans une étude rétrospective, 157 patients ont été traités chirurgicalement pour une tumeur rénale (TR) de 1979 à 1993. Ces tumeurs étaient divisées en deux groupes, celui représenté par les tumeurs découvertes fortuitement (n=55) et un deuxième groupe les tumeurs rénales qui étaient symptomatiques (n=102). Ces deux groupes ont été comparés en ce qui concerne le grade tumoral, le stade et la taille de la tumeur, l'âge et le sexe du patient et enfin, le taux de survie. Il a été utilisé une analyse uni et multi-variable. RESULTATS : Il y a des différences significatives entre les groupes dans le nombre de patients avec des tumeurs T2 (p

OBJECTIVES : To determine the incidence of renal cell carcinoma (RCC) detected incidentally and to compare the survival of these patients with that of patients presenting with suspected RCC. PATIENTS AND METHODS : In a retrospective study, 157 patients surgically treated for RCC from 1979 to 1993 were grouped according to whether the tumour was found incidentally (n= 55) or whether the renal tumour was suspected (n= 102). The groups were compared for tumour grade, stage and size, patient age, sex and survival using univariate and multivariate analyses. RESULTS There were significant differences between the groups in the number of patients with T2 (P

Mots clés:
kidney / tumor / incidental diagnosis
Mots-clés:
Kidney / tumor / incidental diagnosis
Incidentally discovered solid renal masses: what are they?
Incidentally discovered solid renal masses: what are they?
2001
- Didactique
- Réf : Br J Urol, 1993, 72, 274-276

In 36 of 99 consecutive patients operated on for the presumptive diagnosis of renal carcinoma the tumour was discovered accidentally during investigations for a variety of complaints. CT and ultrasound scans were responsible for discovery of the tumour in 24 of the 36 patients. Renal carcinoma accounted for 92% of incidentally discovered solid renal masses. Of 33 incidentally diagnosed renal carcinomas 27 were stage 1. An incidentally discovered solid renal mass should be regarded as a low stage renal carcinoma until proven otherwise

Mots clés:
kidney / tumor / incidental diagnosis
Mots-clés:
Kidney / tumor / incidental diagnosis
Incision transuréthrale de la prostate. Cinq années de recul. A propos de 527 patients
Transurethral incision of the prostate.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 541-546

57 incisions cervico-prostatiques sont étudiées avec un recul supérieur à 5 ans. Les résultats, publiés après un an étaient très bons. Il deviennent décevants à 5 ans, avec 38, 7% de réinterventions nécessaires. Le poids de la prostate semble déterminant. Les indications, il y a 5 ans étaient très larges avec des poids de prostate allant jusqu'à 45 g au toucher rectal. Actuellement ce type d'intervention doit être réservé au sujet jeune voulant conserver une éjaculation antérograde et dont la prostate n'excède pas 20 à 30 g ainsi que les sujets fragiles ne pouvant supporter une résection transuréthrale.

Fifty-seven bladder neck incisions were studied with a minimum follow-up of 5 years. The results published after one year were very satisfactory, but became more disappointing after 5 years, with a 38.7 reoperation rate. The weight of the prostate appears to be the determining factor. The indications, 5 years ago, were much wider than they are today, with prostate weights of up to 45 g on digital rectal examination. This type of operation should now be reserved for young subjects wishing to retain antegrade ejaculation with a prostate not exceeding 20 to 30 g and in high surgical risk patients unsuitable for transurethral resection.

Mots clés:
prostate / HBP / chirurgie endoscopique / incision du col vésical
Mots-clés:
prostate / BPH / endoscopic surgery / bladder neck incision
Incontinence after radical prostatectomy: detrusor or sphincter cause
Incontinence after radical prostatectomy: detrusor or sphincter cause
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 154, 16-18

BUTS : Différentes études prospectives ont mis en évidence une fréquence élevée de l'altération de la compliance après prostatectomie radicale. Afin d'évaluer si ces troubles de compliance étaient transitoires ou durables, les auteurs ont voulu vérifier si cette anomalie était également retrouvée à distance de la prostatectomie radicale. PATIENTS ET METHODES : 74 patients ayant une incontinence urinaire après prostatectomie radicale ont eu un examen video-urodynamique, en moyenne 3,8 ans après la prostatectomie radicale. L'âge moyen des patients était de 69 ans (54-81). Le remplissage vésical a été effectué avec un débit de 80ml-mn. L'instabilité vésicale a été définie par l'existence d'une contraction détrusorienne supérieure à 15cm d'eau pendant la phase de remplissage. Pendant le remplissage, différentes manÏuvres de provocation de fuite à l'effort ont été réalisées: effort de valsalva ou effort de toux. La compliance pathologique a été définie par une augmentation au-delà de 10ml-cm d'eau. RESULTATS : Le mécanisme de l'incontinence a été une insuffisance sphinctérienne isolée dans 42 cas (57%), un dysfonctionnement vésical isolé dans 3 cas (4%), ou une association d'insuffisance sphinctérienne et de dysfonctionnement vésical dans 29 cas (39%, dont 8% avec une diminution de compliance). 24% des patients avaient une sténose anastomotique. Enfin, 31 patients (42%) avaient des mictions par poussée abdominale sans contraction détrusorienne. CONCLUSION : Les altérations de la compliance vésicale sont rares à distance de la prostatectomie radicale. L'incontinence est rarement due à un dysfonctionnement vésical isolé, l'insuffisance sphinctérienne étant le mécanisme le plus fréquent.

PURPOSE: Prospective studies have shown a high prevalence of decreased compliance immediately after radical prostatectomy, which may be a temporary phenomenon in men in whom incontinence persists for more than 1 year. We examined the video urodynamic records of 74 consecutive men referred to our urodynamic laboratory with incontinence as the predominant symptom following radical prostatectomy to evaluate voiding parameters and bladder function. MATERIALS AND METHODS: The urodynamic assessment was made an average of 3.8 years postoperatively. All men presented with persistent post-prostatectomy incontinence, and 64 underwent radical retropubic and 10 radical perineal prostatectomy. RESULTS: A total of 42 men (57%) had sphincter weakness alone, 29 (39%) had detrusor instability and-or decreased compliance combined with sphincter weakness and only 3 (4%) had detrusor instability alone. Of 29 men with a combination of factors 8 had decreased compliance, with 3 also having detrusor instability. Anastomotic strictures occurred in 24% of the patients. A total of 31 patients voided by straining without demonstrable detrusor contraction (42% overall). CONCLUSIONS: Decreased compliance is an infrequent finding after radical prostatectomy. Detrusor abnormalities in general are rarely the sole cause of incontinence, with sphincter weakness being present in the majority of patients.

Mots clés:
radical prostatectomy / iatrogenic complication / Urinary incontinence / pathophysiology
Mots-clés:
radical prostatectomy / iatrogenic complication / Urinary incontinence / pathophysiology
Incontinence urinaire à l'effort de la femme : Traitement des échecs de la chirurgie
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 1064-1068
Mots clés:
incontinence urinaire / Femme / chirurgie de l'incontinence urinaire / Échec
Mots-clés:
Urinary incontinence / female / urinary incontinence surgery / Failure
Incontinence urinaire à l'effort de la femme et troubles génito-sexuels. Etude de 35 cas.
Stress urinary incontinence in women and genito-sexual disorders : a study of 35 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 913-919

BUTS : Essayer de préciser la fréquence et le type des troubles génito-sexuels observés au cours de l'incontinence urinaire à l'effort de la femme. Essayer d'en préciser les mécanismes physiopathologiques. Etudier les corrélations éventuelles entre le retentissement psychologique de l'incontinence urinaire et les troubles sexuels. METHODES : 35 patientes atteintes d'une incontinence urinaire à l'effort ont été prospectivement explorées. Etaient réalisés : un examen clinique, une évaluation du retentissement des troubles urinaires et des troubles sexuels à l'aide d'une échelle visuelle analogique, une exploration urodynamique et pour 22 patientes une exploration électrophysiologique périnéale comportant un électromyogramme, une étude du réflexe sacré et des latences terminales du nerf pudendal.
RESULTATS : Le mécanisme des fuites était 31 fois un défaut de transmission des pressions vésicales à l'urètre (21 insuffisances sphinctériennes associées), 4 fois une insuffisance sphinctérienne isolée. Des troubles génito-sexuels accompagnaient les troubles urinaires dans 86% des cas. Dans 28% étaient notées des fuites urinaires pendant les rapports sexuels, et dans 60% une hypo ou anorgasmie. Il n'existe pas de corrélation entre la gène induite par les fuites et l'existence ou l'importance des troubles sexuels. Seule, une chirurgie abdomino-pelvienne antérieure apparaît comme un facteur statistiquement associé aux troubles génito-sexuels contrairement aux autres facteurs de risque de la neuropathie périnéale d'étirement (âge, prolapsus, ancienneté de l'incontinence urinaire, troubles anorectaux associés, ménopause, nombre de grossesses).
CONCLUSION : Fréquents au cours de l'incontinence urinaire à l'effort de la femme, les troubles sexuels, même s'ils sont volontiers multifactoriels, sont souvent la conséquence et fréquemment la cause d'une perturbation psychologique.

OBJECTIVES : To determine frequency and type of sexual disorders in stress urinary incontinence. To determine their physiopathologic mechanisms and psychologic impact. METHODS : 35 patients with stress urinary incontinence were prospectively investigated with special attention for sexuals disorders. Clinical examination, visual analogic scores testing psychologic impact, urodynamic investigation and electrophysiologic testing (electromyography, sacral latency and terminal pudendal nerve latency measurements) were performed. RESULTS : Sexual dysfunction was noted in 86% of the cases. Urinary incontinence during sexual intercourse was seen in 28%, anorgasmia noted in 60%. No correlation was demonstrated between different parameters (âge, anorectal disorders, prolapsus, weight, pregnancy, visual analogic scales testing disturbance of the quality of life induced by urinary incontinence) and the presence of sexual dysfunction.
CONCLUSION : This fact suggest that perineal stretch neuropathy, with progressive denervation of striated pelvic sphincter musculature due to repeated stretch injury of the innervation when the pelvic floor is weak, is not probably the most important factor to determine sexuals disorders. Psychogenic factors may be always considered in diagnosis and treatment.

Mots clés:
incontinence urinaire / Femme / sexualité
Mots-clés:
Urinary incontinence / female / Sexuality
Incontinence urinaire d'effort féminine et insuffisance des pressions de clôture. Que peut-on attendre de l'électromyographie des sphincters périnéaux ?
Female urinary stress incontinence and insufficient closing pressures. What can be expected from electromyography of the perineal sphincters?
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 546-553

En préalable à une évaluation clinique de l'efficacité de la rééducation sphinctérienne et périnéale dans l'incontinence urinaire d'effort féminine par insuffisance sphinctérienne striée, et dans le but d'en préciser la cause, 32 patientes incontinentes à l'effort avec effondrement de leur pression de clôture urétrale lors du bilan urodynamique, ont eu une exploration électro-myographie périnéale. Trois types d'atteinte sphinctérienne ont été retrouvés : lésion propre des fibres musculaires striées, lésion neurogène propre du nerf honteux et lésion neurogène du nerf honteux s'intégrant dans le cadre d'une polynévrite sensitivo-motrice.

Prior to a clinical evaluation of the efficacy of sphincter and perineal rehabilitation in female urinary stress incontinence due to striated sphincter incompetence, and in order to define the cause, 32 patients with stress incontinence with very low urethral closing pressure on urodynamic studies, underwent a perineal electromyographic investigation Three types of sphincteric lesion were detected : an isolated lesion of the striated muscle fibres, an isolated neurogenic lesion of the internal pudendal nerve and a neurogenic lesion of the internal pudendal nerve in a context of sensorimotor polyneuropathy.

Mots clés:
incontinence urinaire / Femme / insuffisance sphinctérienne / Électromyographie
Mots-clés:
Urinary incontinence / female / Sphincter incompetence / Electromyography
Incontinence urinaire de la femme. Evaluation et traitement. Chapitre 1 : Quelques repères historiques
2001
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 745-746
Mots clés:
incontinence urinaire / Femme
Mots-clés:
Urinary incontinence / female
Incontinence urinaire de la femme. Evaluation et traitement. Chapitre 5 : Incontinence urinaire d'origine uréthrale. Incontinence urinaire à l'effort
En attente de traduction
2001
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 789-849

L'altération des fonctions uréthrales (perte du support anatomique et/ou insuffisance sphinctérienne) préside au développement d'une IUE. C'est la forme la plus fréquente d'IU chez la femme. Les études épidémiologiques ont permis d'évoquer en outre le rôle de la grossesse, de l'accouchement et de la ménopause. Le diagnostic repose sur les données d'un examen clinique méthodique mettant en évidence les fuites lors d'une augmentation de la pression intra abdominale, et l'hypermobilité uréthrale facilement reconnue à l'inspection de la paroi antérieure du vagin. La signification de la manoeuvre de Bonney a pu être discutée. L'objectif des examens complémentaires (urodynamique et/ou imagerie) est d'essayer de faire la part du facteur insuffisance sphinctérienne en particulier dans les cas complexes déjà opérés ou chez la femme âgée.Tenant compte du mécanisme en cause, de la quantité des fuites, et du retentissement personnel et social de l'incontinence, différentes options thérapeutiques peuvent être proposées. L'objectif du traitement chirurgical est de corriger l'hypermobilité de la région cervico-uréthrale: toutes les formes de colposuspension et soutènement du col par bandelette répondent à ce but. En cas d'insuffisance sphinctérienne, le choix est à faire entre les injections péri uréthrales et le sphincter urinaire artificiel, sachant aussi que les bandelettes peuvent trouver dans ce cas une indication, d'autant plus qu'il existe une hypermobilité associée. La rééducation vésico-sphinctérienne bien indiquée et bien réalisée peut améliorer un certain nombre de femmes présentant une IUE minime. En réalité la principale question à laquelle l'analyse de la littérature ne permet pas de répondre de façon précise concerne l'évaluation des résultats de ces différentes méthodes thérapeutiques dans le temps et les facteurs prédictifs de ces résultats. C'est là un des objectifs de la recherche clinique dans l'avenir.

Mots clés:
incontinence urinaire / Femme / rééducation vésicale et sphinctérienne / chirurgie de l'incontinence urinaire
Mots-clés:
Urinary stress incontinence / female / bladder and sphincter rehabilitation / urinary incontinence surgery
Incontinence urinaire de la femme. Evaluation et traitement. Chapitre 6 : L'incontinence urinaire féminine en pratique
2001
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 851-854
Mots clés:
incontinence urinaire / Femme
Mots-clés:
Urinary incontinence / female
Incontinence urinaire de la femme. Evaluation et traitement. Chapitre 8 : Résultats de l'enquête AFU
2001
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 883-888
Mots clés:
incontinence urinaire / Femme / enquête d'opinion
Mots-clés:
Urinary incontinence / female / opinion survey
Indication thérapeutique et explorations complémentaires dans l'Hypertrophie Bénigne de la Prostate : intérêt des enregistrements simultanés.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 506-516

La dysurie par obstruction adénomateuse provoque une augmentation du travail vésical et représente le point de départ des altérations de la paroi vésicale. Bien que réversibles au début, l'évolution vers la fibrose rend leur récupération d'autant plus incomplète que le traitement est tardif. Evaluer et dépister l'augmentation du travail vésical en présence d'une obstruction débutante permet de poser une indication thérapeutique précoce dans l'histoire naturelle de la maladie. Si l'examen clinique permet d'évoquer un obstacle cervico-urétral, il n'est ni caractéristique de son retentissement vésical, ni suffisant pour définir une population à haut risque. De même l'urétrographie mictionnelle, la débitmétrie ou la cystométrie prises séparément sont incapables d'apprécier précocement le travail vésical. Celui-ci peut être étudié par l'enregistrement de la pression intra-vésicale per-mictionnelle (mesurée par cathéter sus-pubien) rapportée au flot urinaire (mesuré par la débitmétrie). En étudiant les variations de la pression per-mictionnelle par rapport à l'initiation de la miction, il est possible de définir un paramètre intéressant pour l'indication thérapeutique, la POPM (pression d'ouverture pré-mictionnelle du col), qui permet de différencier les 2 mécanismes de l'obstruction: la "compression" caractérisée par l'augmentation de la POPM, comme dans l'adénome, et la "sténose", à POPM inchangée, comme dans le rétrécissement uréthral. Le contrôle après adénomectomie prostatique montre la normalisation de la POPM. La difficulté d'imposer en pratique quotidienne la pose d'un cathéter sus-pubien conduit à développer des approches indirectes, en particulier morphologiques hydrodynamiques ou échographiques endorectales per-mictionnelles.

Complementary investigations and therapeutic indications in benign prostatic hypertrophy : value of simultaneous recordings.

Mots clés:
prostate / HBP / Urodynamique / échographie mictionnelle
Mots-clés:
prostate / BPH / urodynamics / voiding ultrasonography
Indications cliniques des dosages d'HCG et de ?HCG libre en urologie.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 7, 88-90

En 1992, il apparait nécessaire de doser séparément l'HCG dimérique et la bHCG libre. Alors que les dosages dits de "bHCG" ou dits "d'HCG" et dosant simultanément les deux molécules donnent des résultats discordants d'un laboratoire à l'autre, les nouvelles techniques pour doser la bHCG libre et, indépendamment, l'HCG sont totalement spécifiques et sensibles. En utilisant ces deux dosages, il est possible de diagnostiquer et de suivre un plus grand nombre de tumeurs testiculaires. Par contre, seul le dosage de bHCG libre est utile pour le diagnostic, la surveillance et le pronostic des tumeurs vésicales.

Mots clés:
testicule / Tumeur / marqueur tumoral / gonadotrophine chorionique
Mots-clés:
Testis / tumor / tumor marker / chorionic gonadotrophin
Indications et limites des examens extemporanés dans les tumeurs du testicule
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1998, 9, 74-75
Mots clés:
testicule / Tumeur / Anatomopathologie / Biopsie
Mots-clés:
Testis / tumor / Pathology / biopsy
Indications et stratégie de nouvelles biopsies après diagnostic de néoplasie intra-épithéliale (PIN) sur les biopsies prostatiques
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1998, 9, 58-59
Mots clés:
prostate / lésion pré-cancéreuse / Biopsie
Mots-clés:
prostate / Precancerous lesion / biopsy
Indications for lower urinary tract reconstruction in women after cystectomy for bladder cancer: a pathological review of female cystectomy specimens
Indications for lower urinary tract reconstruction in women after cystectomy for bladder cancer: a pathological review of female cystectomy specimens
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 154, 1329-1333

BUTS : Dans le but d'identifier les femmes qui seraient de bonnes candidates à une reconstruction orthotopique de leur bas appareil urinaire, les spécimens d'archives de cystectomies de femmes ayant subi une cystectomie pour cancer primitif de la vessie ont été revus. Ces constatations anatomo-pathologiques pourraient fournir une meilleure compréhension de l'envahissement tumoral du col vésical (jonction vésico-uréthrale) et de l'urèthre chez des femmes porteuses d'un cancer à cellules transitionnelles de la vessie. PATIENTS ET METHODES : De juillet 1982 à juillet 1990, ont été revus les spécimens de cystectomies de 67 femmes consécutives ayant subi une chirurgie pour cancer à cellules transitionnelles et prouvé sur biopsies de la vessie. RESULTATS : Une tumeur envahissant histologiquement l'urèthre a été retrouvée chez 9 d'entre elles (13%) (carcinome in-situ ou carcinome franc). La tumeur était confinée à l'urèthre proximal ou moyen et l'urèthre distal n'était pas envahi. Toutes les patientes ayant un carcinome envahissant l'urèthre avaient dans le même temps un carcinome envahissant le col vésical. Au total, 17 patientes (25%) avaient un envahissement tumoral du col vésical et celles qui n'avaient aucun envahissement du col n'avaient également aucun envahissement de l'urèthre. L'association entre présence de tumeur au col et dans l'urèthre était hautement et significativement corrélée (p ?0,00012). Les tumeurs envahissant le col et l'urèthre tendaient à être plus communément associée à de hauts grades et stades tumoraux et à des adénopathies positives. CONCLUSION : Le devenir de l'urèthre restant après cystectomie pour cancer de vessie chez la femme est inconnu et ces résultats montrent que les patientes porteuses d'un carcinome à cellules transitionnelles de vessie n'ayant pas à l'évidence de tumeur envahissant le col vésical ont un faible risque de malignité uréthrale. On pourrait offrir à ces femmes une reconstruction du bas appareil urinaire ce qui inclut préservation et rétablissement de la continuité au travers de l'urèthre (dérivation orthotopique). La surveillance de l'urèthre est nécessaire, comme elle l'est chez l'homme après dérivation urinaire orthotopique.

PURPOSE: In an attempt to identify women who may be appropriate candidates for orthotopic lower urinary tract reconstruction, archival cystectomy specimens from female patients undergoing cystectomy for primary bladder cancer were reviewed. These pathological findings should provide a better understanding of tumor involvement at the bladder neck (vesicourethral junction) and urethra in women with transitional cell carcinoma of the bladder. MATERIALS AND METHODS: Cystectomy specimens of 67 consecutive women undergoing surgery for biopsy proved transitional cell carcinoma of the bladder between July 1982 and July 1990 were pathologically reviewed. RESULTS: Histological evidence of tumor (carcinoma in situ or gross carcinoma) involving the urethra was present in 9 patients (13%). Tumor was confined to the proximal and mid urethra, and the distal urethra was not involved. All patients with carcinoma involving the urethra had concomitant evidence of carcinoma involving the bladder neck. A total of 17 patients (25%) had tumor involvement of the bladder neck and those with an uninvolved bladder neck also had an uninvolved urethra. The association between the presence of tumor in the bladder neck and urethra was highly significant (p

Mots clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / Cystectomy / female / replacement cystoplasty
Mots-clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / Cystectomy / female / replacement cystoplasty
Infections multirécidivantes fébriles du tractus urinaire et diverticule de l'ouraque
Recurrent febrile urinary tract infections and diverticulum of the urachus.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 1043-1046

Le canal de l'ouraque peut présenter un défaut d'oblitération partiel ou complet. Si le défaut est à son extrémité vésicale, il forme alors un diverticule. Nous rapportons ici un cas de diverticule de l'ouraque chez un adulte jeune, responsable depuis le début de l'adolescence d'infections du tractus urinaire fébriles, à répétition. L'échographie et l'imagerie par résonance magnétique ont suggéré le diagnostic. La cystoscopie puis l'examen anatomopathologique l'ont confirmé. Le traitement a consisté en une exérèse chirurgicale complète par voie sus-pubienne.

The urachus can present a partial or complete obliteration defect. If the defect is situated in its vesical extremity, it then forms a diverticulum. The authors report a case of diverticulum of the urachus in a young adult, responsible for recurrent febrile urinary tract infections since the beginning of adolescence. The diagnosis was suggested by ultrasonography and magnetic resonance imaging and confirmed by cystoscopy and histological examination. Treatment consisted of complete surgical resection via a suprapubic incision.

Mots clés:
infection urinaire / Vessie / ouraque / Diverticule
Mots-clés:
urinary tract infection / bladder / urachus / Diverticulum
Infections urinaires nosocomiales
Nosocomial urinary tract infections
2001
- Didactique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 674-682

La notion d'infection urinaire nosocomiale répond aujourd'hui à une définition précise. En règle liée à la mise en place d'une sonde vésicale, elle occupe la première place dans les infections nosocomiales (30 à 50% des infections), et constitue la troisième porte d'entrée des bactériémies. Le germe isolé le plus souvent est un Escherichia Coli, mais la flore se modifie et la distribution écologique est en perpétuelle évolution. Malgré leur caractère habituellement bénin, ces infections nosocomiales ont néanmoins un retentissement sur la mortalité hospitalière, elles augmentent la durée d'hospitalisation de 2,5 jours en moyenne et représentent pour leur traitement une part importante du budget antibiotique. La prévention doit donc être impérative, en insistant tout particulièrement sur les mesures simples et accessibles à tous : indications de sondage vésical bien ciblées, utilisation de drainage en circuit fermé, asepsie maximale lors de la manipulation des sondes après lavage des mains.

The concept of nosocomial urinary tract infection now corresponds to a precise definition. It is generally related to bladder catheterization, constitutes the most frequent form of nosocomial infection (30 to 50% of infections), and represents the third most frequent portal of entry of bacteraemia. The organism most frequently isolated is Escherichia coli; but the flora is changing and the ecological distribution is continually modified. Despite their usually benign nature, these nosocomial infections can nevertheless influence hospital mortality; they increase the hospital stay by an average of 2.5 days and their treatment represents a large share of the antibiotic budget. Prevention of these infections is therefore essential, with particular emphasis on simple and universally accessible measures: very precise indications for vesical catheterization, use of closed circuit drainage, maximal asepsis when handling catheters, after washing the hands.

Mots clés:
infection urinaire / infection nosocomiale
Mots-clés:
urinary tract infection / nosocomial infection