Base bibliographique

Torsion du pédicule spermatique. Controverses actuelles
Current aspects of torsion of the spermatic pedicle. The diagnosis of torsion of the spermatic pedicle is primarily clinical, despite the many studies concerning the value of complementary investigations. Currently available imaging modalities are limite
2001
- Didactique
- Réf : Prog Urol, 1994, 7, 72-76

Le diagnostic de torsion du pédicule spermatique reste avant tout clinique en dépit des nombreux travaux sur l'apport des examens complémentaires. Les méthodes d'imagerie actuellement disponibles sont limitées soit par leur manque de sensibilité, soit par leur manque de disponibilité. Le dogme de l'exploration chirurgicale en urgence en cas de suspicion de torsion reste donc inchangé. L'absence de preuves bien établies d'une atteinte directe de la fonction exocrine du testicule contro-latéral est en faveur du traitement conservateur chaque fois que les conditions locales s'y prêtent.

Mots clés:
Torsion du cordon spermatique / imagerie / Echographie doppler
Mots-clés:
torsion of the spermatic cord / imaging / doppler ultrasonography
Toxicité de la chimiothérapie dans le traitement des tumeurs germinales.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 7, 85-87

La toxicité aiguë doit être évitée par des mesures appropriées: toxicité rénale et neurologique du Cis-platine, hématologique du Cis-platine, du Velbé et de l'Etoposide, pulmonaire de la Bléomycine. La toxicité chronique est rare: insuffisance rénale chronique et paresthésies liées au Cis-platine, fibrose pulmonaire due à la Bléomycine au delà d'une dose seuil. L'oligospermie régresse dans 75% des cas 5 ans après chimiothérapie. Le risque de deuxième cancer, en particulier leucémie aiguë non lymphoblastique, n'apparait pas aujourd'hui significatif après chimiothérapie type EP ou BEP, mais une vigilance doit être observée notamment avec l'Etoposide, d'introduction plus récente.

Mots clés:
testicule / tumeur germinale / Chimiotherapie / complication iatrogène / effet indésirable
Mots-clés:
Testis / germ cell tumor / Chemotherapy / iatrogenic complication / adverse event
Traitement ambulatoire des calculs de l'uretère pelvien par lithotritie extra corporelle. A propos d'une série de 200 patients traités consécutivement.
Outpatient treatment of stones of the pelvic ureter by extracorporeal lithotripsy, based on a series of 200 consecutively treated patients.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 1057-1061

BUT : Démontrer la faisabilité du traitement de première intention des calculs symptomatiques de l'uretère pelvien (parfois au décours immédiat de la crise de colique néphrétique), en ambulatoire, sans aucune anesthésie par lithotritie extracorporelle piézo-électrique sur un appareil dernière génération (EDAP LTO2) à double repérage concomitant. PATIENTS ET MÉTHODES : L'âge moyen des patients était de 45 ans. La taille moyenne des calculs était de 7 mm ( extrêmes: 3 à 25 mm). La lithotritie a été réalisée sous double repérage échographique et fluoroscopique. Le suivi a été de 3 mois pour tous les patients avec contrôle radiographique et echographique.
RÉSULTATS : La fragmentation a été jugée totale dans 79% des cas, partielle dans 10,5% et nulle dans 10,5% des cas. Au total, 87% des calculs étaient complètement éliminés à 3 mois. La seule complication a été une fièvre à 38,5° nécessitant un drainage des voies excrétrices et une urétéroscopie à distance. Un traitement complémentaire s'est avéré nécessaire dans 26 cas: urétéroscopies (n=20), alcalinisation (n=1), LEC Dornier (n=5).
CONCLUSION : La LEC par EDAP LTO2 permet de réaliser un traitement ambulatoire des calculs de l'uretère pelvien en première intention avec un taux de succès satisfaisant.

OBJECTIVE : To demonstrate the feasibility of first-line outpatient treatment of symptomatic stones of the pelvic ureter (sometimes immediately following an episode of renal colic), without anaesthesia, by extracorporeal shock-wave lithotripsy using a latest generation apparatus (EDAP LT02) with concomitant dual guidance. PATIENTS AND METHODS : The mean age of the patients was 45 years. The mean stone diameter was 7 mm (range : 3 to 25 mm). Lithotripsy was performed under dual ultrasound and fluoroscopic guidance. All patients were reviewed at 3 months with follow-up and x-rays. RESULTS : Fragmentation was considered to be complete in 79% of cases, partial in 10.5% of cases and absent in 10.5% of cases. Overall, 87% of stones were completely eliminated at 3 months. The only complication was fever of 38.5°C requiring urinary tract drainage and subsequent ureteroscopy. Complementary treatment was necessary in 26 cases : ureteroscopy (n = 20), alkalinization (n = 1), Dornier ESWL (n = 5).
CONCLUSION : ESWL by EDAP LT02 allows first-line outpatient treatment of stones of the pelvic ureter with a satisfactory success rate.

Mots clés:
Lithiase / Calcul / Uretère / Colique néphrétique / lithotripsie extra-corporelle
Mots-clés:
stones / calculus / ureter / acute renal colic / extracorporeal lithotripsy
Traitement chirurgical de l'hyper-parathyroïdisme chez les transplantés.
Surgical treatment of hyperparathyroidism in renal transplant patients.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 509-515

Les auteurs présentent leur expérience de la chirurgie de l'hyper-parathyroïdisme persistant chez le transplanté rénal dans une série de 944 malades greffés de 1983 à 1992. 56 patients ont bénéficié d'une parathyroïdectomie sub-totale pour hyper-parathyroïdisme secondaire persistant. Le contrôle de la calcémie est excellent chez 83% des opérés : 2 malades gardent une hypocalcémie bien contrôlée, 8 une hypercalcémie, 3 une hypercalcémie très modérée, 2 sont toujours hypercalcémique, 3 autres patients ont récidivé leur hyper-parathyroïdie. Les suites opératoires sont marquées par un décès non lié à la parathyroïdectomie elle-même, et une paralysie récurrentielle. La parathyroïdectomie sub-totale associée à l'ablation de la lame thyro-thymique est une intervention efficace pour contrôler le métabolisme phospho-calcique en cas d'hyper-parathyroïdisme persistant après transplantation rénale.

The authors present their experience of surgery for persistent hyperparathyroidism in renal transplant recipients, based on a series of 944 patients transplanted between 1983 and 1992. 56 patients underwent subtotal parathyroidectomy for persistent secondary hyperparathyroidism. Control of serum calcium was excellent in 83% of patients : 2 patients retained a well controlled hypocalcaemia, 2 are still hypercalcaemic and 3 others have developed recurrent hyperparathyroidism. The postoperative course was marked by one death not related to parathyroidectomy and one recurrent laryngeal nerve palsy. Subtotal parathyroidectomy combined with removal of the thyrothymic tissue is an effective operation to control phosphorus and calcium metabolism in patients with persistent hyperparathyroidism after renal transplantation.

Mots clés:
transplanté rénal / hyper-parathyroïdisme / Transplantation
Mots-clés:
renal transplant patient / hyperparathyroidism / transplantation
Traitement coéliochirurgical des kystes simples du rein
Laparoscopic treatment of simple renal cysts.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 195-200

BUTS : Démontrer l'efficacité du traitement coeliochirurgical des kystes rénaux symptomatiques ou suspects de malignité.
MATERIEL ET METHODES : 10 patients (âge moyen 58 ans) ont été opérés par coeliochirurgie soit pour des kystes symptomatiques ou compressifs (7 cas), soit pour des kystes suspects de malignité (3 cas). Le diamètre moyen des kystes était de 7,8 cm. Tous les patients ont été évalués par scanner pré-opératoire: il s'agissait de 8 type I de Bosniak et de 2 type II de Bosniak.
RESULTATS : le geste a été réalisé par voie intra-péritonéale (8 fois) et par voie rétro-péritonéale (2 fois). La durée moyenne de l'intervention a été de 92 mn et la durée moyenne de séjour de 5,4 jours. Un patient a été opéré (conversion en lombotomie) pour une hémorragie non contrôlée du fond du kyste. Les 10 kystes se sont révélés bénins histologiquement. Les 10 patients sont asymptomatiques (recul moyen : 8,3 mois) avec disparition du kyste sur le scanner de contrôle.
CONCLUSION : Le traitement coeliochirurgical des kystes du rein est réalisable et efficace. Cependant, il faut réserver ce traitement aux kystes type I ou II de Bosniak pour lesquels le risque de malignité est faible.

OBJECTIVE : To demonstrate the efficacy of laparoscopic treatment of symptomatic renal cysts or cysts suspicious of malignancy. MATERIAL AND METHODS : 10 patients (mean age : 58 years) were operated by laparoscopy either for compressive or symptomatic cysts (7 cases), or for cysts suspicious of malignancy (3 cases). The mean cyst diameter was 7.8 cm. All patients were evaluated by preoperative CT scan. There were 8 Bosniak type I and 3 Bosniak type II cysts. RESULTS : The procedure was performed via an intraperitoneal approach (8 cases) or via a retroperitoneal approach (2 cases). The mean operating time was 92 min and the mean hospital stay was 5.4 days. One patient was operated (conversion to lumbotomy) for uncontrolled haemorrhage of the base of the cyst. The 10 cysts were found to be benign histologically. All 10 patients are asymptomatic (mean follow-up : 8.3 months) with disappearance of the cyst on the follow-up CT scan.
CONCLUSION : Laparoscopic treatment of renal cysts is feasible and effective. However, this treatment must be reserved for Bosniak type I and II cysts, associated with a low risk of malignancy.

Mots clés:
Rein / Kyste / chirurgie laparoscopique
Mots-clés:
Kidney / Cyst / laparoscopic surgery
Traitement d'une stérilité par éjaculation rétrograde, par l'implantation d'une prothèse sphinctérienne péri-cervicale. A propos d'un cas.
Treatment of sterility due to retrograde ejaculation by implantation of a pericervical artificial sphincter. A case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 423-425

Nous rapportons l'observation d'un homme de 26 ans consultant pour stérilité primaire par éjaculation rétrograde. Celle-ci est associée à une incontinence urinaire secondaire à une chirurgie itérative sur la région cervico-prostatique pour vessie neurologique chez un patient porteur d'un spina bifida incomplet. L'implantation d'un sphincter artificiel AMS 800(r) en position péri-cervicale a permis l'obtention d'une continence parfaite et d'une éjaculation normale suivie de grossesse de l'épouse

The authors report the case of a 26 year old man consulting for primary sterility due to retrograde ejaculation, which was associated with urinary incontinence secondary to repeated surgery to the bladder neck for neurogenic bladder in a patient with incomplete spina bifida. Pericervical implantation of an AMS 800 artificial sphincter restored perfect continence and normal ejaculation followed by a pregnancy for his wife.

Mots clés:
andrologie / infertilité / éjaculation rétrograde / Sphincter artificiel
Mots-clés:
andrology / Infertility / retrograde ejaculation / Artificial sphincter
Traitement de l'hypertrophie bénigne de prostate par Prostatron(r): étude des effets d'une augmentation de la température de traitement.
Temperature effect on transurethral microwave thermotherapy for the treatment of benign prostatic hyperplasia.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 238-244

91 hommes consultant consécutivement pour une hypertrophie bénigne de prostate modérée à sévère ont été traités par hyperthermie transuréthrale (Prostatron(r)). L'âge moyen était de 68 ans (extrêmes 55-87). Le traitement a été réalisé en ambulatoire, sans anesthésie, et a comporté une seule séance de 60 minutes. 73,6% des patients (67/91) ont été suivis avec un recul moyen de 6,1 mois (extrêmes: 3-18 mois). L'émission micro-ondes a été contrôlée en continu afin d'adapter la température endouréthrale. Deux groupes de patients ont été constitués de manière prospective par tirage au sort: groupe 1 (n=34): température de traitement comprise entre 42 et 43°C, et groupe 2 (n=33): température de traitement comprise entre 43,1 et 45 °C.Les patients dans les deux groupes ont eu une amélioration des symptômes irritatifs et obstructifs, ainsi qu'une diminution du volume résiduel post-mictionnel et du volume prostatique (p

Transurethral microwave thermotherapy was administered to 91 consecutive men with moderate to severe benign prostatic hyperplasia. Mean patient age was 68 years, with a range of 55 to 87 years. Treatment was given in one 60-minute session, on an outpatient basis and without anesthesia. Of the 91 original patients 67 (73.6%) were followed from 3 to 18 months, mean 6.1 months. The microwave emission was continuously monitored to permit the control of the urethral temperature level. Patients were prospective and randomly assessed into 2 groups : group 1 (34 patients) who underwent treatment with urethral temperature between 42 and 43°C and group 2 (33 patients) treated with higher temperature ranging between 43.1 and 45°C. There was improvement of the irritative and obstructive symptoms, prostate weight and residual urine, in both groups after treatment (p

Mots clés:
prostate / HBP / traitement instrumental non invasif de l'HBP / thermothérapie
Mots-clés:
prostate / BPH / minimally invasive instrumental treatment of BPH / thermotherapy
Traitement de l'impuissance au moyen de pompes à dépression.
Treatment of impotence by suction pumps.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 1009-1016

Dans l'arsenal thérapeutique de l'impuissance, les érecteurs à dépression ne constituent pas une nouveauté. Pourtant, il y a moins de 10 ans que les urologues s'y intéressent, alors qu'ils sont en vente aux Etats-Unis depuis 1974. Nous décrivons les résultats d'une série de 32 patients âgés en moyenne de 54 ans et traités par une pompe Erecaid Osbon(r). 84% d'entre eux souffrent d'une impuissance organique. Le taux de succès est de 66 % avec un suivi moyen de 6,6 mois. Aucun effet secondaire sérieux n'est à déplorer. Toutefois, des problèmes mineurs sont signalés par 75% des utilisateurs: blocage de l'éjaculation, douleurs, pénis froid ou pivotant. Il s'agit d'un traitement sûr et efficace, à condition que les patients soient sélectionnés. En effet, il faut se méfier des impuissances partielles et psychogènes pour lesquelles les taux de succès sont moindres: échecs en cas d'impuissances organiques: 30%, psychogènes: 40%, totales: 26%, partielles: 56%. Les meilleurs résultats sont obtenus pour des patients souffrant d'une impuissance organique, dont les couples sont stables et les partenaires associées au choix thérapeutique.

Suction erectors are not a new idea in the range of treatments available for impotence. However, urologists have been interested in them for less than 10 years, although they have been available in the U.S.A. since 1974. We describe the results of a series of 32 patients with a mean age of 54 years treated by a Erecaid Osbon pump. 84% of them suffered from organic impotence. The success rate was 66% with a mean follow-up of 6.6 months. No serious adverse effect was observed. However, minor problems were reported by 75% of users: inhibition of ejaculation, pain, cold or pivoting penis. This is a safe and effective treatment, provided patients are correctly selected, as cases of partial and psychogenic impotence have a much lower success rate: failure rate in the case of organic impotence: 30%, psychogenic: 40%, total: 26%, partial: 56%. The better results are obtained in patients suffering from organic impotence, in a stable couple and whose partners participate in the therapeutic choice. The literature is reviewed and discussed.

Mots clés:
andrologie / traitement des dysérections / pompe à dépression
Mots-clés:
andrology / erectile dysfunction treatment / suction pump
Traitement de l'incontinence urinaire d'effort par colpopexie vaginale selon Raz
The Raz bladder neck suspension for severe genuine urinary stress incontinence.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 974-976

Cette étude rapporte notre expérience du traitement de l'incontinence urinaire d'effort (IUE) par colpopexie vaginale selon la technique de Raz chez 37 patientes qui présentaient une IUE sévère. 20 avaient déjà subi un geste chirurgical pour le traitement de leur incontinence et dans 16 cas il existait un antécédent d'hystérectomie. 15 patientes avaient une cystocèle modérée. Toutes les interventions ont été faites par la même équipe chirurgicale. Le suivi moyen a été de 15,4 mois (extrêmes: 8-32 mois). Le taux de succès moyen a été de 86,5%. Le taux de succès a atteint 100% chez les patientes sans antécédent chirurgical. De même nous n'avons pas eu d'échec sur le traitement des cystocèles. Les échecs ont représenté 13,5% des (5 cas). Ils sont tous survenus chez des patientes avec antécédent d'hystérectomie ou qui avaient déjà subi une intervention pour cure d'IUE. Les complications ont été rares. En conclusion, la colpopexie par voie vaginale selon la technique de Raz est un traitement sûr et efficace de l'IUE même en cas d'antécédent chirurgical ou s'il existe une cystocèle modérée associée.

In this study we present our experience from the application of the bladder neck suspension as modified by Raz on 37 patients. All patients had severe genuine stress incontinence. Twenty of them had undergone previous surgery for the same problem, and 16 patients had had a previous hysterectomy. In addition 15 patients had a small cystocele. In all cases, the Raz procedure was performed by the same surgical team. The follow-up ranged from 8-32 months (mean follow-up 15.4). The overall success rate was 86.5%. Patients with no history of previous surgery and all patients with cystocele were cured. The 5 failures occurred in patients with previous surgery and hysterectomy. The complications were few. It is concluded that the Raz bladder neck suspension is a safe and effective method for the treatment of stress incontinence, especially in cases with cystocele or failure after primary treatment.

Mots clés:
incontinence urinaire / chirurgie de l'incontinence urinaire / colposuspension / voie d'abord vaginale
Mots-clés:
Urinary incontinence / urinary incontinence surgery / bladder neck suspension / vaginal approach
Traitement de l'instabilité vésicale par courants interférentiels. A propos de 20 cas : résultats préliminaires.
Treatment of unstable bladder by interferential currents. Preliminary results in 20 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 664-670

20 patients porteurs d'une instabilité vésicale rebelle au traitement médical par anti-cholinergiques ont bénéficié de stimulations rééducatives par courant interférentiel. Cette technique permet d'associer les avantages de la stimulation rééducative à une application par voies externes. Chaque patient a bénéficié de 6 à 20 stimulations à raison d'une par semaine chez l'enfant, deux par semaine chez l'adulte. 18 patients ont été améliorés sur le plan clinique et urodynamique avec disparition des fuites et bilan urodynamique de contrôle montrant le retour à une vessie normovolémique et normotonique. Aucun incident n'a été enregistré. Le recul moyen est de 18 mois. Nous n'avons pas assisté à une récidive de la symptomatologie. Nous pensons que cette technique est fiable et est une alternative aux autres méthodes de stimulations rééducatives.

20 patients with unstable bladder unresponsibe to medical treatment by anticholinergics were treated by interferential current retraining stimulations. This technique combines the advantages of retraining stimulation with external application. Each patient received 6 to 20 stimulation sessions at a rate of one per week in children and two per week in adults. 18 patients were clinically and urodynamically improved with resolution of incontinence and the follow up urodynamic assessment showed return of normal bladder volume and tone. No adverse effects were observed. No recurrences of the symptoms were observed with a mean follow-up of 18 months. The authors believe that this reliable technique constitutes an alternative to other retraining stimulation methods.

Mots clés:
Vessie / instabilité / neuro-chirurgie / électrostimulation
Mots-clés:
bladder / instability / neurosurgery / electrostimulation
Traitement de la cystite interstitielle par cystectomie sus-trigonale et entérocystoplastie
Treatment of interstitial cystitis by supratrigonal cystectomy and enterocystoplasty.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 27-31

8 patients atteints de cystite interstitielle ont bénéficié d'une cystectomie sus-trigonale avec entérocystoplastie. Les indications chirurgicales sont les cystites interstitielles fonctionnellement invalidantes, résistantes au traitement conservateur et dont les paramètres cystomanométriques sont très altérés. 6 patients ont un excellent résultat fonctionnel, 2 patients ont un résultat médiocre rapporté une fois à une hypotonie sphinctérienne à l'origine d'une incontinence totale.

Eight patients with interstitial cystitis were treated by supratrigonal cystectomy and enterocystoplasty. The indications for this procedure are functionally disabling interstitial cystitis refractory to conservative treatment and associated with severely altered cystomanometric parameters. 6 patients obtained an excellent functional result and 2 patients obtained a poor result, due to sphincter hypotonia responsible for total incontinence in one case.

Mots clés:
cystite interstitielle / cystectomie supra-trigonale / cystoplastie de remplacement
Mots-clés:
Interstitial cystitis / supratrigonal cystectomy / replacement cystoplasty
Traitement de la lithiase intradiverticulaire par abord percutané (à propos de 19 diverticules caliciels).
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 959-963

Dix neuf diverticules caliciels (chez 18 patients) contenant une lithiase ont été traités.Tous les patients étaient symptomatiques, 12 d\'entre eux ont été traités après échec de la lithotritie extra-corporelle(LEC). Les temps essentiels de l\'abord percutané comprenaient : la ponction (\"viser le diverticule c\'est viser la pierre\") et le traitement de la poche calicielle par coagulation à l\'anse à boule, puis drainage temporaire par sonde à ballonnet ou lame de caoutchouc permettant d\'obtenir une sclérose irritative. Aucune complication n\'a été observée. Après un échec de ponction 1 patient a refusé tout traitement. Le drainage était de 48 heures en moyenne, l\'hospitalisation de 5 jours. Chez 3 patients une séance de LEC complémentaire était nécessaire.

We reviewed 18 patients with calculi in caliceal diverticula (19 caliceal diverticula). All patients were symptomatic; 12 of them were treated after Extracorporeal Shock Wave Lithotripsy (E.S.W.L). The main technical procedures in percutaneous nephrolithotomy are the direct puncture of the diverticulum (precise puncture may be required to place the tract directly on to the stone), and treatement duration the diverticulum could be coagulated and a large nephrostomy catheter could be left in place two days. No complication was encountered. One patient refused the treatement after unsuccessful puncture. The nephrostomy tube was left open for two days of drainage. Mean hospital stay was 5 days. Three patients required E.S.W.L because of persistent symptoms. One month after treatement 13 of 18 patients intraveinous urography showed obliteration of the diverticulum (72%); Three monthes after 84% (15/18) of our patients were stone free and 94% (17/18) symptom free. Percutaneous nephrolithotomy should be performed for symptomatic patients, it has low complication rate and should be reserved for patients with persistent symptoms after E.S.W.L.

Mots clés:
Lithiase / Calice / Diverticule / Calcul / néphrolithotomie percutanée
Mots-clés:
stones / calix / Diverticulum / calculus / percutaneous nephrolithotomy
Traitement de la maladie de von Hippel Lindau avec atteinte rénale
TexF-PU-97-00070939.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 939-947

BUTS : Essayer de préciser quand et quel type d'intervention effectuer dans la maladie de von Hippel-Lindau (VHL) en cas d'atteinte rénale.
MATERIEL ET METHODES : Entre 1985 et juillet 1996, 43 patients avec atteinte rénale de la maladie ont été suivis dans notre service. Nous avons décidé d'opérer les patients qui avaient une ou plusieurs tumeurs pleines ou complexes d'un diamètre supérieur à 2,5 cm par chirurgie conservatrice (tumorectomie enlevant une couche de parenchyme sain) quand le nombre des tumeurs sur un rein ne dépassait pas 5-6 et par néphrectomie élargie dans les autres cas. Les patients ont été surveillés par une TDM, une radio thoracique et un contrôle de la fonction rénale tous les 6 mois.
RESULTATS : Vingt neuf patients ont été opérés à un âge moyen de 33,6 ans : 21 patients (29 reins) ont eu une chirurgie conservatrice, 20 fois in situ et 9 fois ex vivo; 3 ont eu une néphrectomie élargie bilatérale, 4 une néphrectomie élargie unilatérale et 1 une exérèse du dôme saillant pour obstruction de la voie excrétrice. Il y a eu 4 thromboses artérielles aiguës en cas de chirurgie ex vivo ayant nécessité à chaque fois une néphrectomie. La chirurgie conservatrice in situ n'a pas eu de complication grave. Pendant la période de surveillance (29 mois en moyenne), une nouvelle localisation sur le parenchyme rénal restant après chirurgie conservatrice a été constatée 5 fois. En cas de néphrectomie élargie aucune récidive locale ne s'est développée. Deux malades non opérés ont présenté une extension métastatique.
CONCLUSION : Le plus souvent une attitude conservatrice est possible : soit simple surveillance s'il n'y a aucune tumeur pleine ou complexe d'un diamètre supérieur à 2, 5 cm, soit chirurgie conservatrice si les tumeurs ont un diamètre supérieur à 2,5 cm et si leur nombre ne dépasse pas 6 par rein, la contre partie de cette attitude étant une surveillance bi-annuelle par TDM du parenchyme restant.

Treatment of von Hippel-Lindau disease with renal involvement.

Mots clés:
Rein / Tumeur / maladie de Von Hippel Lindau / Néphrectomie partielle
Mots-clés:
Kidney / tumor / von Hippel Lindau's disease / Partial nephrectomy
Traitement des abcès du rein et du rétro-péritoine par drainage percutané. A propos de 17 cas.
Treatment of renal and retroperitoneal abscesses by percutaneous drainage. Report of a series of 17 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 378-383

Le traitement des abcès rétro-péritonéaux a longtemps été uniquement chirurgical. L'échographie et la tomodensitométrie ont offert de nouvelles possibilités thérapeutiques à ces affections.Nous rapportons 17 cas d'abcès du rein et du rétro-péritoine traités par drainage percutané de première intention. Ce traitement a permis le plus souvent une évolution favorable, évitant le recours à la chirurgie qui reste indiquée en cas d'uropathie associée ou d'échec du drainage percutané.

For a long time, the treatment of retroperitoneal abscesses was exclusively surgical. Ultrasonography and computed tomography provide new therapeutic approaches to these lesions. The authors report a series of 17 renal and retroperitoneal abscesses treated by primary percutaneous drainage. This treatment generally ensures a favourable course, avoiding the need for surgery, which is still indicated in patients with associated uropathy or after failure of percutaneous drainage.

Mots clés:
Rein / rétro-péritoine / Infection / abcès périnéphrétique / Drainage
Mots-clés:
Kidney / retroperitoneum / infection / perirenal abscess / Drainage
Traitement des coliques néphrétiques compliquées chez les patients traités par indinavir : intérêt des endoprothèses double J.
Treatment of complicated renal colic in patients treated by indinavir : value of double J stents.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 470-473

BUTS : Evaluation du traitement des calculs urétéraux compliqués chez les patients traités par Indinavir. PATIENTS ET MÉTHODES : De mars 1997 à mai 1998, 10 patients, 7 hommes, 3 femmes, agés de 30 à 56 ans, traités par trithérapie pour une sérologie VIH, ont été drainés pour un calcul attribuable à l'indinavir (Crixivan(r)) devenu obstructif et compliqué.La durée du traitement par l'indinavir variait de 14 jours à 2 ans. Aucun patient n'avait d'antécédent urologique. Un patient a présenté une pathologie bilatérale. Tous les patients avaient une symptomatologie compliquée : 3 fois fébrile, 8 fois hyperalgique, avec un retard de sécrétion supérieur à 4 heures à l'UIV dans 6 cas. Tous les calculs étaient radiotransparents sauf un, faiblement radio-opaque. Le siège du calcul était lombaire 3 fois, iliaque 1 fois et pelvien 8 fois.
RÉSULTATS : Dans 10 cas sur 11, une sonde double J a été posée, précédée une fois d'un drainage par sonde urétérale simple (urines infectées) et une fois d'une néphrostomie percutanée (NPC) avec pose par voie antérograde (échec voie rétrograde). Après ce geste, aucun traitement complémentaire de fragmentation ou d'extraction des calculs n'a été nécessaire. Les sondes ont été gardées 3 à 7 semaines.Dans un cas, un calcul urétéral lombaire a imposé une NPC, suivie d'une lithotripsie extracorporelle.
CONCLUSION : En cas de complication nécessitant un geste urologique, la pose d'une sonde double J permet un traitement curatif des calculs d'indinavir car ils se délitent lors du passage de la sonde du fait de leur grande friabilité.

OBJECTIVE : Evaluation of the treatment of complicated ureteric stones in patients treated with indinavir. PATIENTS AND METHODS : From March 1997 to May 1998, 10 patients (7 males, 3 females, aged 30 to 56 years), treated by triple combination therapy for HIV infection, were drained for stones attributed to indinavir (CRIXIVAN(r)), which had become obstructive and complicated.The duration of treatment with indinavir ranged from 14 days to 2 years. No patient had a history of urological disease. One patient presented with bilateral stones. All patients presented complicated clinical features : fever in 3 cases; severe pain in 8 cases, with delayed excretion more than 4 hours on IVU in 6 cases. All stones were radiolucent except for one slightly radioopaque stone. The stone was situated in the lumbar ureter in 3 cases, iliac ureter in 1 case and pelvic ureter in 8 cases. RESULTS : In 10 out of 11 cases, a double J stent was inserted, preceded by drainage by simple ureteric catheter (infected urine) in 1 case and by percutaneous nephrostomy (PCN) with antegrade insertion of the stent (failure of the retrograde route) in 1 case. No complementary stone fragmentation or extraction treatment was necessary after this procedure. Stents were left in place for 3 to 7 weeks.In one case, a stone of the lumbar ureter required PCN followed by extracorporeal lithotripsy.
CONCLUSION : In the case of complications requiring a urological procedure, insertion of a double J stent allows curative treatment of very friable indinavir stones, which are fragmented by passage of the stent.

Mots clés:
Calcul / SIDA / complication iatrogène / Endoprothèse urétérale
Mots-clés:
calculus / AIDS / iatrogenic complication / Ureteral stent
Traitement des cystites aiguës de la femme
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 8, 39-46

En présence d'une cystite aiguë isolée avec une symptomatologie typique, l'ECBU classique est devenu inutile. Cet examen peut être avantageusement remplacé par la recherche des leucocytes et des nitrites à la bandelette réactive (type Multistix*), à condition que ces tests de détection rapide soient effectués dans des conditions techniques rigoureuses. En revanche, l'EC BU est indispensable en cas d'échec, de rechute précoce et/ou de réinfections successives à la recherche de germes résistants. Le choix entre dose unique et traitement de 3 jours dépend essentiellement des préférences personnelles du médecin prescripteur et/ou de la patiente. Le traitement étant probabiliste, les aminopénicillines (amoxicilline*), les associations aminopénicillines inhibiteurs de bêta-lactamases (Augmentin(r)), le cotrimoxazole ne peut plus être prescrits en raison de l'émergence croissante de souches résistantes parmi les entérobactéries et notamment E. Coli. Malgré une efficacité prouvée in vivo, mais en raison de leur mode d'administration, tous les antibiotiques injectables (bêta-lactamines, aminosides) n'ont pas d'indication dans le traite ment d'une cystite aiguë banale.

Mots clés:
infection urinaire / cystite aiguë / Femme / antibiothérapie
Mots-clés:
urinary tract infection / acute cystitis / female / antibiotic therapy
Traitement des fistules uréthro-rectales. A propos de 5 cas
Treatment of urethro-rectal fistula. Report of 5 cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 137-141

Les fistules uréthro-rectales regroupant les fistules prostato-rectales et les fistules faisant communiquer l'urèthre bulbo-membraneux avec le rectum sont des pathologies rares de diagnostic facile mais qui posent essentiellement un problème de choix de la technique chirurgicale. Si l'origine iatrogène domine actuellement par sa fréquence, d'autres étiologies nombreuses mais rares peuvent être en cause. Le traitement est le plus souvent chirurgical avec de nombreuses voies d'abord possibles. A partir de 5 observations présentées, les différentes techniques chirurgicales permettant la cure de ces fistules sont revues en exposant les avantages et les inconvénients de chacune.

Urethro-rectal fistulas, consisting of prostato-rectal fistulas and fistulas communicating between the bulbo-membranous urethra and the rectum, are rare, easily diagnosed diseases, which essentially raise a problem of choice of surgical technique. Although the predominant aetiology is currently iatrogenic, many other less frequent aetiologies can also be responsible. Treatment is usually surgical with a large numbe of possible incisions. In the light of 5 cases, the authors review the various surgical techniques allowing cure of these fistulas, and indicate the advantages and disadvantages or each one.

Mots clés:
fistule uréthro-rectale / fistule prostato-rectale / chirurgie réparatrice
Mots-clés:
urethrorectal fistula / prostatorectal fistula / reconstructive surgery
Traitement des fistules urinaires en transplantation rénale.
Treatment of urinary fistulae in renal transplantation.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 501-508

61 malades transplantés rénaux ont présenté une fistule urinaire (4 %). Le diagnostic est précoce (12 jours en moyenne), posé par la présence d'urine dans les redons, la présence d'un urinome en échographie. Le diagnostic topographique exact, la nature de la fistule, nécrose ou désunion, n'est pas facile même avec les techniques d'imagerie actuelle. La fréquence des fistules a diminué avec l'utilisation d'un uretère court, l'anastomose urétéro-vésicale type Lich Grégoir et la mise en place préventive d'une endoprothèse urétéro-vésicale. Les 36 premières fistules urétérales ont été traitées par chirurgie incisionnelle. Les 7 dernières fistules urétérales ont été traitées par mise en place d'endoprothèse par voie antérograde. 87% des malades ont guéri de leur fistule en gardant leur greffon : 31 des 36 malades opérés par voie incisionnelle et les 7 malades traités par voie percutanée. Le traitement percutané doit être proposé en première ligne en cas de fistule urétérale après transplantation rénale.

61 renal transplant patients dev eloped a urinary fistula (4%). The diagnosis was established rapidly (after an average of 12 days) by the presence of urine in the drains and a urine collection on ultrasonography. The exact topographical diagnosis, the nature of the fistula, necrosis or dehiscence, is more difficult, even with modern imaging techniques. The incidence of fistula was decreased by the use of a short ureter, a Lich-Grégoir ureterovesical anastomosis and the prophylactic insertion of a ureterovesical stent. The first 36 ureteric fistulae were treated by open surgery and the last 7 were treated by antegrade stent insertion. 87% of patients were cured of their fistula and retained their transplant : 31 of the 36 patients undergoing open surgery and all 7 patients treated percutaneously. Percutaneous treatment should be proposed as first-line treatment in the case of ureteric fistula after renal transplantation.

Mots clés:
Transplantation rénale / complication iatrogène / Fistule urinaire / lésion
Mots-clés:
renal transplantation / iatrogenic complication / Urinary fistula / lesion
Traitement des fistules uro-génitales du post-partum en Afrique. 261 cas observés en dix ans
Treatment of post-partum urogenital fistulae in Africa.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 861-873

Une série homogène de 261 fistules uro-génitales du post-partum, traitées ces dix dernières années en Afrique par le même opérateur, est analysée. Survenant en majorité chez des femmes jeunes et primipares, en milieu rural, la cause dominante a été un accouchement dystocique négligé en brousse (65,5%). La fistule a été traumatique dans 27,8% des cas et secondaire à une hystérectomie pour 6,7%. 247 patientes ont bénéficié d'une attitude réparatrice. Mené de principe par voie basse (92,3%), le choix du procédé de réparation utilisé a été basé sur une classification anatomique des différents aspects lésionnels qui a permis de codifier les indications selon trois groupes : 1) Fistules simples (98) groupe I, dont le traitement chirurgical a consisté à fermer l'orifice fistuleux grâce à une suture séparée simple de la vessie et du vagin. Le succès était de règle, 2) Fistules plus difficiles (109) groupe II, avec dégâts tissulaires importants dont le double problème d'étanchéité et de cicatrisation a nécessité l'utilisation d'un matelassage par un tissu de voisinage bien vascularisé (55 fois), 3) Fistules compliquées (54) groupe III, avec existence de lésions associées qui ont nécessité souvent plusieurs interventions à la fois urologiques, génitales et digestives, ainsi que des techniques de plastie complémentaire 31 fois: double autoplastie de la grande lèvre (17) et lambeau de peau pédiculé cutanéo-graisseux (14). Parmi les 261 patientes, 212, soit 81,2%, ont été guéries, 23 ont obtenu une guérison partielle (continence insuffisante, aménorrhée, sclérose vaginale rendant toute activité sexuelle impossible). 26 échecs ont été notés. La dérivation urinaire a été la seule solution pour 14 patientes (7,8%). Le but recherché dans la cure chirurgicale des fistules uro-génitales est double: 1) obtenir pour les patientes une guérison de qualité (81,2%), c'est-à-dire des mictions contrôlées ainsi qu'une vie génitale, conjugale et sociale normale, 2) faire reculer les limites des interventions palliatives, toujours mal acceptées en Afrique, au prix d'une chirurgie itérative par étapes de "simplifications lésionnelles", dans les cas de grands délabrements. C'est par l'amélioration de la qualité des résultats obtenus dans le traitement des fistules uro-génitales, véritable problème de santé publique en Afrique, que l'on parviendra à rendre crédibles les programmes de prévention dans la lutte pour l'éradication de cette affection dans les pays en voie de développement.

A homogeneous series of 261 post-partum urogenital fistulae treated over the last ten years in Africa by the same operator is analysed. Mostly occurring in young, primiparous women in a rural environment, the predominant cause was neglected dystocic delivery in the bush (65.5%). The fistula was traumatic in 27.9% of cases and secondary to hysterectomy in 6.8%. 247 patients underwent surgical repair. The choice of repair procedure, generally performed via the transvaginal route (92.3%), was based on the anatomical classification of the various lesions into three groups of indications : 1) Group I : simple fistulae (98), in which surgical treatment consisted of closing the fistula orifice by simple separate suture of the bladder and vagina, generally followed by success, 2) Group II : more difficult fistulae (109) with severe tissue damage, raising the dual problem of continence and healing and requiring the use of mattressing with a well vascularised adjacent tissue (55 cases), 3) Group III : complicated fistulae (54) with the presence of associated lesions, often requiring multiple urological, genital and intestinal operations as well as complementary plastic techniques (31 cases) : double autoplasty of the labia major (17) and adipocutaneous pedicle skin flap (14). 212 of the 261 patients (81.2%) were cured, 23 obtained partial cure (insufficient continence, amenorrhoea, vaginal sclerosis making sexual activity impossible) and there were 26 failures. Urinary diversion was the only solution in 14 patients (7.8%). The objective in surgical correction of urogenital fistulae is twofold : 1) to obtain good quality cure (81.2%), i.e. controlled micturition and a normal, genital, conjugal and social life, 2) overcome the limitations of palliative operations which are always poorly accepted in Africa, at the cost of repeated, staged surgery designed to simplify the lesions in the most severely damaged cases. Prevention programmes designed to eradicate urogenital fistulae, which constitutes a real public health problem in developing countries, will only be made credible by an improvement in the quality of the results obtained in the treatment of this disease.

Mots clés:
fistule uro-génitale / Accouchement / Post-partum / Afrique / lésion
Mots-clés:
Urogenital fistula / Delivery / post partum / Africa / lesion
Traitement des lymphocèles après transplantation rénale.
Treatment of lymphoceles after renal transplantation.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 260-263

Les lymphocèles représentent l'une des complications survenant dans les suites des transplantations rénales. Leur traitement est encore controversé. Sur une période de 3 ans (janvier 1992 à décembre 1993), 7 patients présentant une lymphocèle compliquée ont eu différents traitements. La ponction drainage a été utilisée dans les 7 cas, une sclérothérapie à la polyvidone-iodée(r) a été pratiquée 4 fois, un drainage interne par marsupialisation chirurgicale une fois et coelioscopique 4 fois. Les résultats du drainage externe et de la sclérothérapie ont été décevants avec respectivement 1 bon résultat sur 7 et 1 résultat moyen sur 4. Par contre le drainage interne a été efficace dans tous les cas qu'il s'agisse de la marsupialisation chirurgicale ou coelioscopique. Cette dernière évite les inconvénients de la chirurgie ouverte chez les patients à risque. Le traitement par coelioscopie nous paraît être la méthode thérapeutique de choix des lymphocèles post-transplantation rénale car elle est simple, rapide et efficace.

Lymphocele is a possible postoperative complication of renal transplantation and its treatment is still controversial. Over a 3-year period (January 1992 to December 1993), 7 patients with a complicated lymphocele were treated by various modalities. Puncture-drainage was used in 7 cases, Povidone(r) sclerotherapy was performed in 4 cases and internal drainage was performed by surgical marsupialization in one case and by laparoscopy in 4 cases. The results of external drainage and sclerotherapy were disappointing, with 1 good result out of 7 and 1 moderate result out of 4, respectively. On the other hand, internal drainage was effective in every case, whether it was performed by surgical or laparoscopic marsupialization. The latter technique avoids the disadvantages of open surgery in high-risk patients. Laparoscopy appears to be the treatment of choice for post-renal transplantation lymphoceles, as it is simple, rapid and effective.

Mots clés:
Transplantation rénale / complication iatrogène / Lymphocèle / marsupialisation
Mots-clés:
renal transplantation / iatrogenic complication / Lymphocele / marsupialization
Traitement des prolapsus génito-urinaires par promontofixation à l'aide d'un matériel prothétique associé à une hystérectomie totale: complications et résultats à propos d'une série de 55 observations.
Treatment of genitourinary prolapse by sacral fixation using prosthetic material combined with total hysterectomy. Complications and results based on a series of 55 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 221-230

De mai 1986 à mai 1992, 55 patientes présentant un prolapsus génito-urinaire, ont été traitées par hystérectomie totale, promontofixation à l'aide d'une bandelette prothétique et colposuspension. L'âge moyen était de 55,5 ans (extrêmes : 38-78). 10 patientes (18,8%) ont présenté des complications post-opératoires précoces : 2 hématomes de paroi, une reprise pour hémorragie, une hématémèse secondaire à un ulcère duodénal, une occlusion intestinale par lâchage de la péritonisation, deux rétentions aiguës d'urine, une incontinence urinaire totale, un choc septique et un abcès de paroi. 3 patientes (5,4%) ont eu des complications post-opératoires tardives : une occlusion sur bride mésentérique, une éventration, et un cas d'algies pelviennes. La durée moyenne d'hospitalisation a été de 8,9 jours (extrêmes : 7 - 25) et le recul moyen était de 36 mois (extrêmes : 6-72 mois). Le résultat anatomique a été excellent (correction complète du prolapsus et absence de récidive) dans 96,4% des cas. Sur le plan fonctionnel, 3 patientes (5,4%) sont restées dysuriques et 5 (9,1%) ont gardé une incontinence urinaire d'effort modérée (3 fois) ou invalidante (2 fois). Une insuffisance sphinctérienne importante a été objectivée à la profilométrie dans ces deux derniers cas. L'association hystérectomie totale avec ouverture vaginale, et, promontofixation à l'aide d'une bandelette prothétique, évite le risque de pathologie ultérieure sur col restant et ne semble pas augmenter le risque infectieux et la morbidité postopératoire. Sans vouloir systématiser l'hystérectomie dans la technique de promontofixation, nous pensons ainsi préférable de réaliser une hystérectomie totale plutôt que supra-isthmique lorsque l'indication est posée.

From May 1986 to May 1992, 55 patients with genitourinary prolapse were treated by total hysterectomy, sacral fixation using a prosthetic band and colposuspension. The mean age was 55.5 years (range: 38 - 78 years). Ten patients (18.8%) developed early postoperative complications: 2 wall haematomas, one surgical revision for haemorrhage, one case of haematemesis secondary to a duodenal ulcer, one intestinal obstruction due to dehiscence of the peritonealisation, two cases of acute urinary retention, one case of complete urinary incontinence, one septic shock and one wall abscess. Three patients (5.4%) developed late postoperative complications: intestinal obstruction secondary to a mesenteric band, one incisional hernia, and one case of pelvic pain. The mean length of hospital stay was 8.9 days (range: 7 - 25 days) and the mean follow-up was 36 months (range: 6 - 72 months). The anatomical result was excellent (complete correction of the prolapse and absence of recurrence) in 96.4% of cases. In terms of the functional results, 3 patients (5.4%) remained dysuric and 5 (9.1%) have persistent stress incontinence, either moderate (3 cases) or disabling (2 cases). Marked sphincter insufficiency was demonstrated on the urethral pressure profile in these last two cases. The combination of total hysterectomy with vaginal opening and sacral fixation using a prosthetic band prevents the risk of subsequent disease of the remaining cervix and does not appear to increase the risk of infection or the postoperative morbidity. Without advocating systematic hysterectomy in the sacral fixation technique, we nevertheless believe that it is preferable to perform total hysterectomy rather than supra-isthmic hysterectomy when this procedure is indicated.

Mots clés:
gynécologie / prolapsus vaginal / Chirurgie gynécologique / cure de prolapsus
Mots-clés:
gynaecology / Vaginal prolapse / gynecologic surgery / prolapse surgery
Traitement des prostatites aiguës.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 1130-1131
Mots clés:
infection génitale / Prostatite
Mots-clés:
genital infection / Prostatitis
Traitement des ruptures complètes de l'urèthre postérieur par réalignement endoscopique.
Treatment of complete rupture of the posterior urethra by endoscopic realignment.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 489-495

BUTS : Apprécier l'efficacité et le bénéfice du traitement des ruptures complètes de l'urèthre postérieur par réalignement endoscopique.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Entre 1991 et juin 1998, 14 hommes ont été hospitalisés pour une rupture complète traumatique de l'urèthre postérieur. 13 d'entre eux ont pu bénéficier d'un réalignement endoscopique.
RÉSULTATS : Avec un recul moyen de 29 mois, tous les malades sont continents et urinent avec un débit urinaire satisfaisant. Deux patients ont eu une sténose uréthrale et trois autres deux sténoses uréthrales traitées par urétrotomie interne (38,4%). Trois patients sont impuissants dont un qui a eu les deux artères hypogastriques embolisées (23%).
CONCLUSION : Le réalignement endoscopique des ruptures complètes de l'urèthre postérieur est une technique simple, peu agressive, préservant au mieux la continence et la sexualité de sujets toujours jeunes. Il induit des sténoses uréthrales dont le traitement endoscopique donne de bons résultats et qui peuvent être prévenues par l'usage systématique d'auto-calibrages de l'urèthre.

OBJECTIVE : To assess the efficacy and benefit of treatment of complete rupture of the posterior urethra by endoscopic realignment. MATERIAL AND METHODS : Between 1991 and June 1998, 14 men were hospitalised for complete traumatic rupture of the posterior urethra : 13 of them were treated by endoscopic realignment. RESULTS : With a mean follow-up of 29 months, all patients are continent and urinate with a satisfactory urinary stream. Two patients developed an urethral stricture and three others developed two urethral strictures treated by internal urethrotomy (38.4%). Three patients are impotent, one following embolization of both hypogastric arteries (23%).
CONCLUSION : Endoscopic realignment of complete rupture of the posterior urethra is a simple, minimally invasive technique, allowing optimal preservation of continence and erection in these young patients. It may induce urethral strictires which can be effectively treated endoscopically and which can be prevented by systematic use of self-calibration of the urethra.

Mots clés:
Urèthre / lésion traumatique / rupture / chirurgie endoscopique
Mots-clés:
Urethra / traumatic lesion / rupture / endoscopic surgery
Traitement des sténoses de l'urètre pénien par urétroplastie avec patch pédiculé dorsal : "Urétroplastie en toit"
Roofing urethroplasty for long anterior urethral strictures.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 1022-1028

BUTS : Proposer une technique de traitement des sténoses étendues de l'urètre pénien lorsque l'intervention de Monseur n'est pas réalisable. Cette technique d'urétroplastie consiste à élargir la lumière urétrale par un patch pédiculé de peau pénienne placé sur la face dorsale de l'urètre : "urétroplastie en toit". MATÉRIELS ET MÉTHODES : 26 patients (âge moyen : 34 ans) porteurs d'une sténose de l'urètre pénien ont été opérés entre juin 1991 et mai 1996. Neuf avaient une sténose étendue (3,2 cm en moyenne) et 17 avaient des sténoses multiples de l'urètre pénien. Tous ces patients étaient circoncis. Dans tous les cas, l'urétroplastie a été réalisée à l'aide d'un patch pédiculé de peau pénienne, prélevé transversalement, et suturé sur la face dorsale de l'urètre.
RÉSULTATS : Tous les patients ont été revus avec une durée de suivi moyenne de 38 mois (extrêmes 3 - 50 mois). Les succès, définis par l'absence de trouble mictionnel et par la normalité de l'urétrocystographie rétrograde, ont représenté 88% des patients (23/26). Deux patients ont eu une fistule postopératoire immédiate, l'une d'entre elles ayant nécessité une réintervention.
CONCLUSION : La technique d'"urétroplastie en toit" permet de traiter les sténoses étendue de l'urètre pénien lorsque la technique de Monseur est de réalisation impossible.

OBJECTIVE : Treatment of long or multiple anterior urethral stricture (s) when Monseur technique is not applicable. Our technique entails augmentation of the dorsally slit open stenosed urethra using pedicled non-hair bearing penile skin. PATIENTS AND METHODS : Between June 1991 and May 1996, 26 men (median age 34 years) with anterior urethral strictures underwent roofing urethroplasty. Nine patients had long stricture (average 3.2 cm) and 17 had multiple short segment strictures (average 7 cm). All patients were circumcised, and dorsal urethral augmentation was performed using transversely oriented non-hair bearing penile skin pedicled flap. RESULTS : Median follow-up was 38 months (range 3-50). A successful outcome with no recurrent stricture as evidenced by normal retrograde urethrography and voiding history was achieved in 23 of 26 men (88%). Two patients had fistula in early postoperative period; one of them needed surgical closure.
CONCLUSION : Roofing urethroplasty is a practical alternative for repair of long anterior urethral stricture (s) when Monseur technique cannot be applied.

Mots clés:
Urèthre / sténose / chirurgie réparatrice / uréthroplastie / greffon cutané
Mots-clés:
Urethra / stenosis / reconstructive surgery / urethroplasty / skin graft
Traitement des sténoses de la jonction pyélo-urétérale par endopyélotomie rétrograde à la lame froide
Cold blade retrograde endopyelotomy for ureteropelvic junction stenosis. Report of a series of 13 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 244-255

EXPOSÉ DU SUJET : Le traitement des sténoses de la jonction pyélo-urétérale (JPU) repose classiquement sur la résection-anastomose par chirurgie ouverte. Moins invasives, les endopyélotomies réalisent une incision de la jonction par voie endoscopique antégrade ou rétrograde. Notre expérience en matière d'endopyélotomie rétrograde à la lame froide (ERLF) est présentée et confrontée aux autres techniques.TYPES ET MOYENS DE L'ÉTUDE : Treize patients (3 hommes et 10 femmes) d'âge moyen 55,3 ans ont bénéficié d'une ERLF sous contrôle urétéroscopique et radioscopique pour sténose primitive (10/13) ou secondaire (3/13) de la JPU. L'efficacité clinique et urographique de la méthode fait l'objet d'une étude rétrospective.
RÉSULTATS : Les durées médianes d'intervention et d'hospitalisation sont respectivement de 40 mn et 4 jours. Le taux de complications post-opératoires est de 15,4% (deux infections urinaires). Onze patients sur treize sont actuellement asymptomatiques avec un recul moyen de 26,5 mois. Les contrôles urographiques (suivi moyen 11,9 mois) montrent une jonction reperméabilisée de façon satisfaisante dans 84,6% des cas (1 sténose asymptomatique, 1 sténose symptomatique reprise par chirurgie ouverte).
CONCLUSION : Comparée aux autres traitements des sténoses de la JPU, l'ERLF est simple, peu invasive, réduit les temps d'intervention et d'hospitalisation et présente donc un bon rapport coût-efficacité.

BACKGROUND : The classical treatment of ureteropelvic junction (UPJ) stenosis consists of open surgical resection-anastomosis. Endopyelotomy, a less invasive procedure, allows antegrade or retrograde endoscopic incision of this junction. The authors' experience of cold blade retrograde endopyelotomy (CBRE) is presented and compared with other techniques. MATERIAL AND METHOD : Thirteen patients (3 men and 10 women), with a mean age 55.3 years, underwent CBRE with ureteroscopic and fluoroscopic control for primary (10/13) or secondary (3/13) UPJ stenosis. The clinical and urographic efficacy of the method was assessed retrospectively. RESULTS : Median operating times and hospital stays were 40 min and 4 days respectively. The postoperative complication rate was 15.4% (two urinary tract infections). Eleven of the 13 patients are currently symptom-free with a mean follow-up of 26.5 months. Follow-up urography (mean follow-up : 11.9 months) shows a satisfactorily revascularized junction in 84.6% of cases (1 asymptomatic stenosis, 1 symptomatic stenosis revised by open surgery).
CONCLUSION : Compared to the other treatments of UPJ stenoses, CBRE is a simple, minimally invasive technique, which reduces operating time and hospital stay and therefore presents a good cost-efficacy ratio.

Mots clés:
hydronéphrose congénitale / jonction pyélo-urétérale / sténose / chirurgie endoscopique / endo-pyélotomie
Mots-clés:
ureteropelvic junction syndrome / ureteropelvic junction / stenosis / endoscopic surgery / endopyelotomy
Traitement des tumeurs de vessie pT1
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 7, 104-107

Les différentes alternatives du traitement des T1 de vessie sont présentées. La RTU seule est insuffisante pour les tumeurs de grade 2 et 3. Un traitement adjuvant est justifié, parmi lequel les instillations par BCG semblent être les plus efficaces. Les modalités de ce traitement sont variables selon les auteurs. Ce traitement implique une surveillance renforcée (cytologie urinaire, contrôles endoscopiques). La survenue d'une récidive après BCG doit faire discuter un traitement radical d'autant plus que la récidive est précoce ou de stade (T1) et de grade élevé (G2). Dans certains cas, sous couvert d'une surveillance attentive, il est possible d'utiliser deux cures d'instillations prophylactiques.

Mots clés:
Vessie / Tumeur urothéliale / chirurgie conservatrice / résection transuréthrale / BCG
Mots-clés:
bladder / transitional cell carcinoma / organ-sparing surgery / transurethral resection / BCG
Traitement des tumeurs de vessie stade Ta, T1 et TIS par le bacille de Calmette-Guérin
Treatment of stage Ta, T1 and Tis bladder tumours by Bacillus Calmette-Guérin.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 608-617

Nous rapportons l'étude de 71 patients dont la tumeur de vessie stade Ta, T1 et Tis a été traitée par résection endoscopique suivie d'un cycle d'instillation endovésicale de BCG (120 mg/semaine pendant 6 semaines). Sex ratio : 1 femme - 4 hommes. Age moyen: 68 ans. Le suivi moyen a été de 15 mois ( 3 - 36 mois). Il s'agissait de 20 tumeurs stade Ta, 32 stade T1a, 14 stade T1 b et 5 Tis isolés.Le taux de récidive globale a été de 42%. Une récidive est survenue pour 50% des Ta (médiane de récidive: 10,1 mois), 32% des T1a (médiane: 5,8 mois), 65% des T1 b (médiane: 7,3 mois) et 20% des Tis isolés (délai: 7 mois). 9% des stades T1 ont eu une progression. Sont apparus comme facteurs de risque de récidive: le stade T1 b (p= 0,05), la multifocalité (p= 0,05), la résistance à une chimiothérapie antérieure (Mitomycine C) (p

The authors report a series of 71 patients (sex ratio : 1F/4M, mean age : 68 years) with stage Ta (n=20), T1a (n=32), T1b (n=14) and Tis (n=5) bladder tumours treated by endoscopic resection followed by a course of intravesical BCG instillation (120 mg/week for 6 weeks). The mean follow-up was 15 months (3-36 months). The overall recurrence rate was 42%. A recurrence occurred in 50% of Ta (median time to recurrence : 10.1 months), 32% of T1a (median : 5,8 months), 65% of T1b (median: 7.3 months) and 20% of isolated Tis (median : 7 months). Disease progression was observed in 9% of stage T1 tumours. The following risk factors for recurrence were identified : stage T1b (p=0.05), multifocal tumours (p=0.05), resistance to previous chemotherapy (mitomycin C) (p=0.001) and association with Tis for stages T1 (p

Mots clés:
Vessie / tumeur urothéliale superficielle / BCG
Mots-clés:
bladder / superficial transitional cell carcinoma / BCG
Traitement des tumeurs germinales non séminomateuses de stade 1 - 1. Surveillance des tumeurs germinales non séminomateuses de stade 1.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 7, 68-74

Le risque de rechute après orchidectomie isolée d'une tumeur germinale de stade I repose sur la présence de différents facteurs de risque. L'histologie tumorale, l'envahissement vasculaire et/ou lymphatique ainsi que l'extension tumorale locale doivent être pris en compte. Ce n'est qu'en leur absence que la simple surveillance peut être préconisée.

Mots clés:
testicule / Tumeur germinale non séminomateuse / facteur de risque / Surveillance
Mots-clés:
Testis / nonseminomatous germ cell tumor / risk factor / Watchful waiting
Traitement des tumeurs germinales non séminomateuses de stade 1 - 2. Curage lombo-aortique dans le traitement des tumeurs germinales non séminomateuses.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 7, 75-77

Le curage ganglionnaire rétropéritonéal est aujourd'hui encore le traitement complémentaire de référence des TGNS de stade I. L'importance des séries publiées permet d'évaluer avec précision le risque de rechute rétropéritonéale (2%) ou non (12%) après curage négatif. Après curage positif, le risque de rechute est de 36%, ce qui n'autorise pas à se passer d'une chimiothérapie complémentaire. Le risque d'anéjaculation reste significatif après curage limité gauche (40%) ou droit (10%), mais parait négligeable après un curage respectant les fibres sympathiques (

Mots clés:
testicule / Tumeur germinale non séminomateuse / lymphadénectomie rétro-péritonéale
Mots-clés:
Testis / nonseminomatous germ cell tumor / retroperitoneal lymph node dissection
Traitement des tumeurs germinales non séminomateuses de stade 1 - 3. Chimiothérapie adjuvante pour les tumeurs à haut risque de récidive.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 7, 78-80

Cette attitude parait la plus logique dans les TGNS de stade I à haut risque de récidive: au prix d'une toxicité aiguë faible (2 BEP ou 3 EP) elle évite les rechutes quel que soit le site, sans compromettre l'éjaculation. Elle évite un double traitement qu'imposerait un curage positif. Cependant, cette option qui s'est répandue dans les milieux urologiques et oncologiques depuis 10 ans n'a fait l'objet que d'un nombre limité de publications. Le risque de rechute après chimiothérapie adjuvante parait très faible (1 à 2%). Cette modalité thérapeutique ne pourra être validée, et donc recommandée dans les TGNS à haut risque, qu'après une étude prospective plus large évaluant la survie, la toxicité et la qualité de vie. Dans une telle étude la chimiothérapie doit être comparée au curage.

Mots clés:
testicule / Tumeur germinale non séminomateuse / Chimiothérapie adjuvante
Mots-clés:
Testis / nonseminomatous germ cell tumor / adjuvant chemotherapy