Base bibliographique

Traitement médical du priapisme veineux à propos de 46 cas : ponction, détumescence pharmacologique ou réfrigération pénienne ?
Conservative treatment of venous priapism based on a series of 46 cases : puncture, pharmacological detumescence or penile cooling?
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 433-441

BUTS : Analyser l'efficacité comme premier traitement du priapisme de trois méthodes médicales non spécifiques : a) l'injection intracaverneuse (IIC) de drogue alphastimulante, b) la ponction caverneuse, c) la réfrigération cutanée pénienne..
MATERIEL ET METHODES : 46 cas de priapismes veineux d'étiologie variée ont d'abord été traités par IIC de drogue alphastimulante (23 cas) ou ponction (14 cas ou réfrigération (9 cas). Ces 3 méthodes n'ont été associées qu'en cas d'échec et de façon non uniforme en fonction de notre expérience. Les résultats ont été analysés sur l'obtention de la détumescence et la préservation de la capacité érectile.
RESULTATS : Dans près de 80% des cas, la détumescence a été obtenue et la capacité érectile préservée par le seul traitement médical. Comme premier traitement, l'efficacité de l'IIC (83%) et de la réfrigération (78%) a été supérieure à celle de la ponction (57%). En fait, le délai préthérapeutique a été un paramètre plus important que l'étiologie. La réfrigération n'a plus été efficace après la 8ème heure, la ponction après la 9ème heure et l'IIC après la 34ème heure. Les échecs du traitement médical et les séquelles érectiles n'ont été observés que pour les priapismes traités après la 24ème heure.
CONCLUSION : L'efficacité des 3 méthodes est proche à la condition d'être faites tôt. Leur indication dépend de : 1) la durée du priapisme, 2) l'existence ou non d'une souffrance anoxique caverneuse. Schématiquement (et parallèlement au traitement étiologique si possible) : a) en cas de priapisme indolore 12-24 24 heures, la ponction doit être le premier traitement. En cas d'échec, la gazométrie caverneuse évalue la souffrance anoxique caverneuse et guide la conduite à tenir.

OBJECTIVE : To analyse the efficacy of three nonspecific medical approaches to the first-line treatment of priapism : a) intracavernous injection (ICI) of alpha-adrenergic agonists, b) cavernous puncture, c) penile cutaneous cooling. METHODS : 46 cases of venous priapism, due to various aetiologies, were initially treated by ICI of alpha-adrenergic agonists (23 cases), puncture (14 cases) or cooling (9 cases). These 3 methods were combined only in the case of failure and not uniformly, based on our experience. The results were analysed in terms of successful detumescence and preservation of erectile function. RESULTS : Detumescence was obtained and erectile function was preserved in almost 80% of cases, with conservative treatment alone. ICI (83%) and cooling (78%) were more effective as first-line treatment than puncture (57%). The delay to treatment was a more important parameter than the aetiology. Cooling was no longer effective after the 8th hour, puncture was no longer effective after the 9th hour and ICI was no longer effective after the 34th hour. Failures of conservative treatment and erectile sequelae were only observed in cases of priapism treated after the 24th hour.
CONCLUSION : The 3 methods have a similar degree of efficacy, provided they are performed early. Their indication depends on the duration of priapism, the presence or absence of cavernosal anoxia. Schematically (and in parallel with aetiological treatment when possible) : a) in the case of painless priapism 12, but 24 hours, puncture must be the first treatment. In the case of failure, cavernosal blood gases should be performed to evaluate cavernosal anoxia and to guide management.

Mots clés:
andrologie / priapisme
Mots-clés:
andrology / priapism
Traitement microchirurgical de l'impuissance d'origine vasculaire.
Microsurgical treatment of impotence of vascular origin.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 787-795

L'impuissance d'origine vasculaire peut être dûe à un défaut d'apport artériel, à une fuite caverno-veineuse, ou à l'association des deux phénomènes. Plusieurs techniques microchirurgicales ont été proposées afin de restaurer la fonction érectile de manière physiologique, évitant les injections intracaverneuses de drogues vaso-actives ou l'implantation de prothèses péniennes. Depuis plus de 15 ans, nous avons recours à ce type de chirurgie chez des patients motivés et sélectionnés (72 patients traités, 57 patients évalués en postopératoire). Chez les patients présentant une impuissance d'origine artérielle, nous pratiquons une revascularisation artério-artérielle selon Michal II en cas de lésion limitée proximale ou distale avec conservation d'une des deux artères dorsales (13 patients), et nous pratiquons une artérialisation de la veine dorsale profonde de la verge en cas d'atteinte diffuse et distale (8 patients); avec dans les deux types de revascularisation 62% de résultats positifs pour un suivi moyen de 22 mois. Chez les patients présentant une impuissance d'origine veineuse (11 patients), nous pratiquons une artérialisation de la veine dorsale profonde, avec 92% de résultats positifs pour un suivi moyen de 12 mois. Chez les patients présentant une impuissance d'origine artérielle et veineuse (25 patients), nous pratiquons, selon le siège de la lésion artérielle, une revascularisation selon Michal II associée à une ligature de la veine dorsale ou une artérialisation de la veine dorsale, avec respectivement 64% et 58% de résultats positifs pour un suivi moyen de 12 et 5 mois. A la lumière de ces résultats, nous voudrions tenter de définir la place de la microchirurgie vasculaire dans le traitement de l'impuissance.

Impotence of vascular origin may be due to a defect of the arterial blood supply, a cavernous venous leak or a combination of the two phenomena. Several microsurgical techniques have been proposed to restore physiological erectile function, without the use of intracavernous injections of vasoactive drugs or implantation of penile prostheses. We have used this type of surgery in motivated and selected patients for more than 15 years (72 patients treated, 57 patients evaluated after surgery). In patients with impotence of arterial origin, we perform a Michal II arterio-arterial revascularisation in the case of limited proximal or distal lesions with preservation of one of the two dorsal arteries, (13 patients) and arterialisation of the deep dorsal vein of the penis in the case of diffuse distal lesions (8 patients). 62% of positive results were obtained with both forms of revascularisation with a mean follow-up of 22 months. In patients with impotence of venous origin (11 patients), we perform arterialisation of the deep dorsal vein of the penis, with 92% of positive results with a mean follow-up of 12 months. In patients with impotence of arterial and venous origin (25 patients), we carry out a Michal II revascularisation and ligation of the dorsal vein or arterialisation of the dorsal vein achieves 64% and 58% of positive results with a mean follow-up of 12 months and 5 months, respectively. In the light of these results, the authors try to define the place of vascular microsurgery in the treatment of impotence.

Mots clés:
andrologie / traitement des dysérections / micro-chirurgie / chirurgie vasculaire
Mots-clés:
andrology / erectile dysfunction treatment / microsurgery / vascular surgery
Traitement par embolisation artérielle percutanée d'un priapisme post-traumatique chez un enfant.
Treatment of post-traumatic priapism in a child by percutaneous arterial embolization.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 258-261

Un priapisme à haut débit a été diagnostiqué 5 jours après une chute à califourchon chez un adolescent de 14 ans. Une embolisation supra sélective des 2 artères honteuses internes à l'aide de gélatine ( SPONGEL(r) ) a pu être réalisée. La résolution rapide du priapisme mais aussi la reprise d'érections normales dès 48 heures ont été observées. L'échographie doppler retrouve un flux à haut débit et définit le côté de l'artère traumatisée. L'embolisation endovasculaire permet un traitement efficace des fistules artério-caverneuses traumatiques.

High flow rate priapism was diagnosed in a 14-year-old adolescent 5 days after a fall onto the perineum. Highly selective embolization of the 2 internal pudendal arteries was performed with gelatin (SPONGEL(r)). Rapid resolution of the priapism as well as return of normal erection were observed within 48 hours. Doppler ultrasound revealed a high flow rate and identified the side of the traumatized artery. Endovascular embolization allows effective treatment of traumatic arteriocavernous fistula.

Mots clés:
andrologie / priapisme / Enfant / Embolisation
Mots-clés:
andrology / priapism / child / Embolization
Traitement par radiochimiothérapie concomitante des tumeurs urothéliales de vessie N+ M0.
Treatment of N+M0 urothelial bladder tumours by concomitant radiochemotherapy.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 522-528

Dix-sept malades atteints de tumeur urothéliale de vessie N+ ont été traités par une association résection endoscopique profonde, radiochimiothérapie concomitante, (5FU cisplatine). 15 malades ont pu poursuivre l'ensemble de leur traitement, 52,9% de 17 ces malades sont en rémission complète à 6 mois, 35,2% de rémission complète à 1 an, 30% des malades en rémission complète ont fait des métastases à distance, 52,9% ont présenté une inefficacité locale, 40% ont présenté des métastases à distance. Ce protocole associant résection profonde et radiochimiothérapie peut donc être efficace sur le contrôle local de la tumeur et permettre de conserver le réservoir vésical en cas de rémission complète, il est cependant insuffisant pour éviter l'apparition de métastases à distance. Il est donc souhaitable d'intensifier ce traitement en faisant une résection endoscopique complète, en augmentant le débit-dose de radiothérapie et en intensifiant le protocole de chimiothérapie.

Seventeen patients with N+ urothelial bladder tumours were treated by a combination of deep endoscopic resection and concomitant radiochemotherapy (5FU cisplatin). 15 patients completed their course of treatment. 52.9% of these 17 patients are in complete remission at 6 months, 35.2% are in complete remission at 1 year, 30% of patients in complete remission developed distant metastases, 52.9% developed local progression and 40% developed distant metastases. This protocol of deep resection combined with radiochemotherapy can therefore be effective in the local control of the tumour and can allow preservation of the bladder in the case of complete remission. However, it is insufficient to prevent the development of distant metastases. It is therefore preferable to intensify this treatment by performing complete endoscopic resection, by increasing the radiotherapy dose rate and by intensifying the chemotherapy protocol.

Mots clés:
Vessie / tumeur urothéliale infiltrante / Métastase ganglionnaire / radiothérapie / Chimiotherapie
Mots-clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / lymph node metastasis / radiotherapy / Chemotherapy
Traitement per-cutané des kystes simples du rein
Percutaneous treatment of simple renal cysts.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 880-888

Le traitement per-cutané des kystes du rein est une alternative à la chirurgie, efficace et peu invasive, pour le traitement des kystes simples du rein symptomatiques ou compliqués de lithiases ou d'hydronéphrose. Les kystes de taille modérée et les kystes para-pyéliques relèvent de la sclérothérapie. Les kystes volumineux et périphériques doivent être réséqués par voie per-cutanée. 29 kystes ont été traités : 6 résections per-cutanées, 22 scléroses, 1 ponction/aspiration simple. La disparition des douleurs a été obtenue dans 96% des cas. La disparition des hydronéphroses et des lithiases a été obtenue dans 100% des cas. La morbidité (infection, hématome) est faible (10%) mais 9 patients, soit 32%, présentent une cavité résiduelle de petite taille qui dans 1 cas a évolué vers une récidive vraie du kyste. Le devenir de ces cavités résiduelles qui n'entraînent aucun symptôme n'est pas connu à long terme.

Percutaneous treatment of renal cysts is an effective and minimally invasive alternative to surgery for the treatment of simple, symptomatic renal cysts or cysts complicated by renal stones or hydronephrosis. Moderately large cysts and parapelvic cysts should be treated by sclerotherapy, while very large and peripheral cysts should be resected percutaneously. A series of 29 cysts was treated : 6 percutaneous resections, 22 scleroses, 1 simple puncture-aspiration. Pain relief was obtained in 96% of cases. Resolution of hydronephrosis and renal stones was obtained in 100% of cases. The morbidity (infection, haematoma) was low (10%), but 9 patients (32%) presented with a small residual cavity which, in 1 case, evolved towards a true recurrence of the cyst. The long-term outcome of these asymptomatic residual cavities is unknown.

Mots clés:
Rein / Kyste / chirurgie laparoscopique
Mots-clés:
Kidney / Cyst / laparoscopic surgery
Traitement probabiliste de l'infection urinaire en chirurgie urologique
Empirical treatment of urinary tract infection in urological surgery.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 1017-1022

La mise en route d'une antibiothérapie probabiliste est justifiée en urgence devant une infection urinaire fébrile ou pour raccourcir la période préopératoire chez un patient infecté et hospitalisé. La prise en compte de la sévérité de l'infection, de son origine (communautaire ou nosocomiale), des caractères morphologiques du (ou des) germe(s) à l'examen direct et des données de la bandelette urinaire permet de choisir l'antibiothérapie la mieux adaptée en attendant les résultats de l'antibiogramme.

Emergency prescription of empirical antibiotic therapy is justified in a context of febrile urinary tract infection, or to shorten the preoperative period in a hospitalised infected patient. The severity of the infection, its origin (community or nosocomial), morphological characteristics of the bacteria on direct examination, and urinary dip-stick data must be taken into account to select the most appropriate antibiotic while waiting for the antibiotic susceptibility test results.

Mots clés:
infection urinaire / antibiothérapie
Mots-clés:
urinary tract infection / antibiotic therapy
Traitements non-antibiotiques des cystites récidivantes
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 8, 47-53

Nous envisageons le cas de cystites récidivantes (4 crises ou plus par an selon une définition classique). Il est important de s'intéresser à la cystite récidivante parce que c'est une affection fréquente, et parce que la colonisation vésicale est l'indispensable préalable de la pyélonéphrite: le même système qui permet l'accès à la vessie, va permettre l'accès au rein des E. Coli adhérents. S'intéresser aux phénomènes d'adhérence est aussi important. Ils constituent une partie de l'explication du processus par lequel un organisme se défend contre l'infection urinaire. Or le sous entendu de tout traitement antibiotique est d'assurer la stérilité urinaire dans l'attente de récupération d'une auto protection suffisante.

Mots clés:
infection urinaire / cystites aiguës récidivantes / étio-pathogénie
Mots-clés:
urinary tract infection / recurrent acute cystitis / etiopathogenesis
Transperitoneal nephrectomy for benign disease of the kidney: a comparison of laparoscopic and open surgical techniques.
Transperitoneal nephrectomy for benign disease of the kidney: a comparison of laparoscopic and open surgical techniques.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1994, 43, 607-613

BUTS. Comparer les résultats de la néphrectomie cÏlioscopique et de la néphrectomie ouverte pour le traitement des pathologies rénales bénignes.METHODES. 20 patients consécutifs ayant subi une néphrectomie cÏlioscopique pour pathologie bénigne ont été comparés avec 23 patients ayant subi une néphrectomie chirurgicale et 29 ayant subi une néphrectomie pour transplantation (donneur vivant). Ont été relevés: l'âge du patient, son risque anesthésique, la durée de l'intervention, la perte sanguine estimée, le délai post-opératoire de reprise de l'alimentation, l'attribution d'antalgiques parentéraux et oraux, la durée d'hospitalisation, les complications et la convalescence. Ces informations ont été recueillies par revue des dossiers, entretiens téléphoniques et questionnaires postaux. RESULTATS. Comparée à la néphrectomie chirurgicale, la néphrectomie cÏlioscopique nécessitait une durée opératoire significativement supérieure. Cependant, elle était liée à une réduction significative de la durée de l'iléus post-opératoire (chirurgie ouverte), de la durée d'hospitalisation (chirurgie et prélèvement), de la prise d'analgésiques oraux (prélèvements) et de la convalescence (chirurgie et prélèvement). L'incidence de complications était de 15% (cÏlioscopie) et de 0% (chirurgie et prélèvement). La plupart des complications sont survenues au cours des 7 premières cÏlioscopies. CONCLUSIONS. La néphrectomie cÏlioscopique prend plus de temps que la chirurgie. Les complications en début de pratique sont plus élevées. Néanmoins, en dépit du caractère récent de la technique, elle apporte des bénéfices significatifs aux patients: réduction de la douleur post-opératoire, du séjour hospitalier, et convalescence plus rapide.

OBJECTIVE. The objective of this study was to compare the results of laparoscopic nephrectomy for benign disease to open surgical nephrectomy for benign disease. METHODS. Twenty consecutive patients undergoing laparoscopic nephrectomy for benign disease were compared with 23 patients undergoing open surgical nephrectomy for benign disease and with 29 patients undergoing a donor nephrectomy. Data were collected in the following areas: patient age, anesthetic risk, operative time, estimated blood loss, postoperative time to resume oral intake, parenteral analgesics, oral analgesics, hospital stay, complications, and convalescence. Information was obtained through chart review, telephone interviews, and mailed questionnaires. RESULTS. Compared with open surgical nephrectomy, laparoscopic nephrectomy resulted in a statistically significant longer operative time; however, it afforded a statistically significant decrease in postoperative ileus (open group), hospital stay (both groups), oral analgesics (donor group), and convalescence (both groups). The incidence of complications was 15 percent in the laparoscopic group and 0 percent in the two open surgical groups; the majority of complications occurred during the initial seven laparoscopic procedures. CONCLUSIONS. Laparoscopic nephrectomy is a more time-consuming procedure than open surgical nephrectomy. Also, early in one's experience with this technique, the complication rate is higher than with open surgery. However, despite the newness of the technique, it results in significant benefits to the patient: decreased postoperative pain, shorter hospitalization, and more rapid convalescence.

Mots clés:
nephrectomy / laparoscopic surgery / open surgery
Mots-clés:
nephrectomy / laparoscopic surgery / open surgery
Transplant nephrectomy over 20 years: factors involved in associated morbidity and mortality.
Transplant nephrectomy over 20 years: factors involved in associated morbidity and mortality.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1994, 151, 855-858

Sur 1048 transplantations rénales pratiquées entre 1971 et 1990, la détransplantation a été pratiquée 86 fois (8,2%). L'âge moyen des patients était de 33 ans (3,8 à 66,5). Des complications post-opératoires sont survenues chez 60% des patients, en particulier abcès de paroi dans 20% des cas et hémorragie sévère pour 4 patients. L'artère iliaque externe a été liée chez 4 patients. L'incidence et la sévérité des complications étaient plus grandes chez les patients en rejet aigu. Quatre patients sont morts: 1 par ischémie mésentérique et cancer métastatique, 1 par embolie pulmonaire, et 2 par septicémie et coagulation intra-vasculaire disséminée. Le taux de néphrectomie a significativement augmenté (p

Of 1,048 renal transplants performed between 1971 and 1990, transplant nephrectomy was performed in 86 (8.2%). Mean patient age was 33 years (range 3.8 to 66.5). Postoperative complications occurred in 60% of the patients, including wound infection in 20% and major hemorrhage in 4 patients. The external iliac artery was ligated in 4 patients. The incidence and severity of the complications were greater in patients with acute rejection. Four patients died: 1 of ischemic bowel and metastatic carcinoma, 1 of pulmonary embolism, and 2 of sepsis and disseminated intravascular coagulation. The nephrectomy rate increased significantly (p

Mots clés:
Renal transplantation / transplantectomy / mortality / iatrogenic complication
Mots-clés:
renal transplantation / Transplantectomy / mortality / iatrogenic complication
Transplantation combinée rein-pancréas dans le traitement de l'insuffisance rénale chronique d'origine diabétique.
Combined kidney-pancreas transplantation in the treatment of diabetic c hronic renal failure. The experience of La Pitié urology department.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 37-43

De 1989 à 1995, 32 patients ont bénéficié d'une transplantation combinée rénale et pancréatique pour insuffisance rénale chronique d'origine diabétique. Parmi ces patients, un seul a reçu un pancréas isolé pour cessation de fonction d'un pancréas segmentaire préalablement implanté. La technique chirurgicale employée a toujours été la transplantation par voie sous-péritonéale pure en fosse iliaque droite d'un greffon pancréatique total avec anastomose duodéno-vésicale. Les complications post-opératoires observées font déplorer un décès à J10 de thrombose veineuse pulmonaire chez un patient drépanocytaire et la perte précoce d'un greffon pancréatique par thrombose veineuse. Neuf patients ont subi au moins une reprise chirurgicale dont 8 fois pour fuite au niveau de l'anastomose duodéno-vésicale. Avec un recul moyen de 33 ± 20 mois, les résultats font apparaître, outre le décès précoce déjà cité, un décès à 50 mois d'un patient ayant perdu son pancréas de thrombose veineuse précoce et décédé avec un rein fonctionnel. Parmi les 30 patients vivants, 23 ont un rein et un pancréas fonctionnel (79%), soit 74% de l'ensemble des 32 patients pris en charge. Les pertes de fonction pancréatique ont été deux fois chirurgicales (une infection de loge, une thrombose), une fois vasculaire à six mois par rupture d'anévrysme mycotique dans le duodénum et trois fois immunologique : deux de ces pancréas ont conservé une fonction partielle permettant une euglycémie parfaite avec moins de 10 unités d'Insuline ordinaire par jour. Enfin, un pancréas parfaitement fonctionnel a été retiré à 13 mois de la transplantation du fait d'un rejet rénal non contrôlé par le renforcement de l'immunosuppression. Ces résultats comparés au Registre des données internationales font apparaître l'intérêt de la voie d'abord sous-péritonéale utilisée, ainsi que l'amélioration des résultats obtenue avec l'augmentation de l'expérience du Groupe.

Between 1989 and 1995, 32 patients underwent combined kidney-pancreas transplantation for diabetic chronic renal failure. Only one of these patients received an isolated pancreas following cessation of function of a previously implanted segmental pancreas. The surgical technique always consisted of pure retroperitoneal transplantation into the right iliac fossa of a total pancreas transplant with duodenovesical anastomosis.The postoperative complications included one death on D10 from pulmonary vein thrombosis in a patient with sickle cell anaemia and early loss of the transplanted pancreas due to venous thrombosis. Nine patients underwent at least one surgical revision, due to a leaking duodenovesical anastomosis in 8 cases. With a mean follow-up of 33 ± 20 months, the results demonstrate, apart from the early death indicated above, another death at 50 months of a patient who had lost his pancreas due to early venous thrombosis and who died with a functioning kidney. 23 of the 30 surviving patients have a functioning kidney and pancreas (79%), i.e. 74% of the total population of 32 patients. Loss of pancreatic function was surgical in two cases (one case of infection of the transplant site, one case of thrombosis), vascular in one case due to rupture of a mycotic aneurysm into the duodenum and immunological in three cases : two of these pancreases retained partial function allowing perfect blood glucose control with less than 10 units of ordinary insulin per day. Lastly, a perfectly functioning pancreas was removed 13 months after transplantation because of renal rejection not controlled by reinforced immunosuppression. Compared to the data of the international registry, these results demonstrate the value of the retroperitoneal approach used in this series and the improvement of the results obtained with increasing experience of the transplant team.

Mots clés:
Transplantation / transplantation multi-organes / transplantation rein-pancréas
Mots-clés:
transplantation / combined organ transplantation / combined kidney-pancreas transplantation
Transplantation d'un rein en fer à cheval. A propos d'une observation et revue de la littérature
Transplantation of a horseshoe kidney.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 282-286

Les auteurs rapportent un cas de transplantation d'un rein en fer à cheval chez deux receveurs. A propos de ce cas et d'une revue de la littérature, ils insistent sur les précautions techniques qui autorisent le prélèvement et la transplantation de ces reins malformés.

The authors report a case of transplantation of a horseshoe kidney in two recipients. Based on this case and a review of the literature, they emphasise the technical precautions required for collection and transplantation of these malformed kidneys.

Mots clés:
Transplantation rénale / malformation rénale / Rein en fer à cheval
Mots-clés:
renal transplantation / renal malformation / Horseshoe kidney
Transplantation in autosomal dominant polycystic kidney disease without nephrectomy.
Transplantation in autosomal dominant polycystic kidney disease without nephrectomy.
2001
- Article original
- Réf : Urol Int, 1996, 56, 75-78

BUTS : Certaines équipes de transplantation sont encore partisanes de la néphrectomie avant transplantation, pour les patients atteints de polykystose autosomale dominante (PKAD), au moins dans certain cas. Le but de l'étude était de connaître le réel bénéfice d'une telle attitude. PATIENTS ET METHODES : L'évolution de 47 patients consécutifs, porteurs d'une PKAD et transplantés sans néphrectomie préalable a été comparée à celle de sujets contrôles, en étudiant en particulier les complications spécifiques de la PKAD. RESULTATS : Bien que les patients ayant une PKAD soient plus âgés que les contrôles (50,1 ans en moyenne contre 40,3 ans), il n'y avait pas de différence significative de survie du greffon à 1 et 5 ans entre les patients porteurs de PKAD (respectivement 76,6% et 68,0%) et les contrôles (83,9% et 56,3%). Après un suivi moyen de 66,5 mois, 3 porteurs de PKAD avaient eu des surinfections de kystes, traitées par antibiothérapie. Deux patients avaient eu des épisodes hématuriques, aucun n'ayant requis de traitement invasif. Il n'y a pas eu de cancer urologique ni de lithiase. Aucune néphrectomie post-transplantation n'a été nécessaire. CONCLUSIONS : Il reste peu d'indications de néphrectomies pré-transplantation chez les patients atteints de PKAD, et aucun argument ne la justifie à titre systématique.

Some transplantation centers still suggest nephrectomy in patients with autosomal dominant polycystic kidney disease (ADPKD) before kidney transplantation at least in selected cases. We wanted to learn whether prior nephrectomy is beneficial. The outcome of kidney transplantation in 47 consecutive ADPKD patients without prior nephrectomy was compared with that in matched controls with respect to complications of ADPKD. Although ADPKD patients were older than controls (mean, 50.1 vs. 40.3 years), there was no statistically significant difference in 1- and 5-year allograft survival between ADPKD patients and controls: 76.6 and 68.0%, respectively, in ADPKD patients, and 83.9 and 56.3% in controls. After a mean follow-up of 66.5 months 3 patients with ADPKD had cyst infections and were managed with antibiotics. Two patients had episodes of hematuria; neither required invasive therapy. There was no renal malignancy and clinical sign of urolithiasis in any patient. No posttransplantation nephrectomy was required. With only few indications remaining, there is no rationale for routine pretransplantation nephrectomy in patients with ADPKD.

Mots clés:
kidney / autosomal polycystic disease / Renal transplantation
Mots-clés:
Kidney / autosomal polycystic disease / renal transplantation
Transplantation rénale à partir de donneurs vivants apparentés (DVA) : expérience d'un centre.
Living related donor (LRD) renal transplantation : one centre's experience.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 521-528

La transplantation rénale à partir de donneurs vivants apparentés (DVA) est restée peu développée en France jusqu'à présent. La diminution du nombre de greffons disponibles et surtout la supériorité des résultats de la greffe à partir de DVA nous ont conduits récemment à développer ce type de transplantation. Nous présentons l'analyse rétrospective de notre expérience portant sur 63 cas de mars 1973 à juin 1995. La survie actuarielle des greffons est de 91% à 1 an et de 87% à 3, 5 et 10 ans. La survie à 5 et 10 ans des greffons HLA identiques (n = 17) est de 100%. La morbidité chez les donneurs a été minime (2 suppurations pariétales, 1 atélectasie pulmonaire). Ces résultats soulignent la supériorité de la greffe à partir de DVA qui présente en outre l'avantage de pouvoir greffer des patients hyperimmunisés pour lesquels l'attente du rein d'un donneur en état de mort cérébrale est longue et aléatoire.

Living related donor (LRD) renal transplantation has remained underdeveloped in France up until now. The reduction of the number of available grafts and especially the superiority of the results of LRD transplants recently led us to develop this type of transplantation. We present the retrospective analysis of our experience of 63 cases from March 1973 to June 1995. The actuarial graft survival rate was 91% at 1 year and 87% at 3, 5 and 10 years. The 5- and 10-year survival rates of HLS-identical transplants (n = 17) was 100%. The donor morbidity was minimal (2 cases of parietal suppuration, 1 pulmonary atelectasis). These results emphasize the superiority of LRD transplantation, which also has the advantage of allowing transplantation of hyperimmunized patients in whom the waiting time for a brain-dead donor kidney is long and unpredictable.

Mots clés:
Transplantation rénale / Donneur vivant
Mots-clés:
renal transplantation / Living donor
Transplantation rénale avec dérivation urinaire cutanée continente (à propos de 6 observations)
Renal transplatation whith continent urinary diversion.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 110-123

Dans une série de 525 transplantations rénales réalisées entre janvier 1987 et septembre 1990, 5 patients, soit 1% présentaient des lésions vésicales, sphinctériennes et uréthrales ne permettant ni une réimplantation urétéro-vésicale ou urétéro-urétérale classique, ni une reconstruction vésico-sphinctérienne fonctionnellement satisfaisante. Dans ces conditions, la dérivation de l'urine dans la vessie étant impossible, celle-ci a été réalisée dans un réservoir intestinal continent confectionné avant la greffe. 4 poches de Kock et une poche de Mainz ont été faites dans les mois précédant la transplantation rénale avec un rein de coma dépassé. Un 6ème patient greffé en 1981 a dû avoir une dérivation urinaire continente en février 1988 après un agrandissement vésical non fonctionnel, pour des problèmes de vidange vésicale. Nous n'avons observé ni mortalité ni complication médicale ou chirurgicale majeure. Le recul après transplantation chez les 5 premiers patients est actuellement de 3, 6, 10, 37 et 40 mois. La fonction rénale est normale dans les 5 cas avec une créatininémie inférieure à 130 mmol/l. Pour le 6ème patient le recul de 9 ans après la transplantation est de 32 mois après la dérivation urinaire cutanée continente; la créatinine est à 200 mmol/l, stable depuis la dérivation cutanée. La continence est excellente et le confort de tous les patients indiscutable. Mais il existe une bactériurie dans tous les cas, sans infection urinaire symptomatique.

In a series of 525 renal transplantations performed between January 2987 and September 1990, 5 patients (i.e. 1%) presented with vesical, sphincteric and urethral lesions which prevented classical uretero-vesical or uretero-ureteric reimplantation and functionally satisfactory vesico-sphincteric reconstruction. Under these conditions, in which drainage of the urine into the bladder was impossible, a diversion was created using a continent intestinal reservoir constructed prior to the graft. Four Kock pouches and one Mainz pouch were created during the months preceding renal transplantation with a cadavre kidney. A sixth patient, transplanted in 1981, had to undergo continent urinary diversion in February 1988 after a non-functional bladder augmentation for problems of bladder drainage. We did not observe any mortality or major medical or surgical complications. The follow-up after transplantation in the first 5 patients is now 3, 6, 10, 37 and 40 months. Renal function is normal in all 5 cases with serum creatinine below 130 mmol/l. For the sixth patient, the follow-up is 9 years after the transplantation and 32 months after the continent urinary diversion; serum creatinine is 200 mmol/l and stable since the urinary diversion. Continence is excellent and the comfort of all of the patients is undeniable. However, all patients present with bacteriuria with no symptomatic urinary tract infection.

Mots clés:
Transplantation rénale / dérivation urinaire externe continente
Mots-clés:
renal transplantation / continent external urinary diversion
Transplantation rénale itérative.
Repeated renal transplantation.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 621-626

D'octobre 1987 à juin 1992, alors que 359 greffes étaient réalisées, 25 patients, ayant à ce jour plus de six mois de recul, ont bénéficié d'une retransplantation rénale: 23 pour une deuxième greffe et 2 pour une troisième. La pathologie initiale était glomérulaire pour 17 malades et interstitielle pour 6. L'âge moyen des patients lors de leur transplantation itérative était de 36,9 années (20 à 53 ans). La durée de survie moyenne du premier greffon était de 3 ans et 10 mois (1 semaine à 10 ans). Les causes de perte du premier greffon peuvent se regrouper ainsi: rejet aigu (n = 5), rejet chronique (n = 14), échec chirurgical (n= 5) ou sepsis (n = 1). Le traitement immunosuppresseur était conventionnel chez 9 patients alors que 16 patients (64%) recevaient une quadrithérapie incluant de la Ciclosporine. La survie actuarielle des patients et des greffons à un an est respectivement de 100 et 92%. Vingt trois greffons sont actuellement fonctionnels, avec un suivi moyen de 22,7 mois (1 semaine à 5 ans). Le taux moyen de la créatinine est de 136,4 ± 65 mmol/l (59 à 298 mmol/l). Dix patients ont fait un rejet dans un délai moyen de 18,6 jours (6 à 30 jours) et 2 ont fait 2 rejets avant 4 mois. Ces résultats mettent en relief le faible taux de complications post-opératoires chirurgicales et immunologiques dans ce groupe de patients dont les résultats à distance sont au moins comparables à ceux des premières transplantations dans notre groupe.

From October 1987 to June 1992, 359 renal transplantations were performed, while, over the same period, 25 patients with a follow-up of more than six months underwent repeat renal transplantation : 23 for a second transplant and 2 for a third transplant. The initial disease was glomerular for 17 patients and interstitial for 6 patients. The mean age of the patients at the time of the repeat transplantation was 36.9 years (range : 20 to 53 years). The mean survival after the first transplantation was 3 years and 10 months (range : 1 week to 10 years). The reasons for loss of the first transplant can be classified as follows : acute rejection (n = 5), chronic rejection (n = 14), surgical failure (n = 5) or sepsis (n = 1). 9 patients received conventional immunosuppressant therapy, while 16 patients (64%) received four-drug therapy including cyclosporin. The actuarial one-year survival of the patients and the transplants was 100% and 92%, respectively. The mean serum creatinine was 136.4 ± 65 µmol/l (range : 59 to 298 µmol/l). Ten patients developed rejection after a mean of 18.6 days (range : 6 to 30 days) and 2 patients suffered from 2 episodes of rejection within 4 months. These results illustrate the low postoperative surgical and immunological complication rate in this group of patients whose long-term results are at least comparable to those of first transplantations in our group.

Mots clés:
Transplantation rénale / transplantations itératives
Mots-clés:
renal transplantation / repeated transplantations
Transplantectomies rénales : techniques chirurgicales et résultats. A propos de 60 patients.
Transplantectomies : surgical techniques and results in a series of 60 patients.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 627-636

La néphrectomie d'un greffon rénal non fonctionnel après transplantation rénale est une intervention délicate que nous évaluons à partir de l'analyse rétrospective de 60 patients. L'étude de la littérature nous permet de mieux codifier l'indication thérapeutique, le choix du moment de l'acte chirurgical et la technique opératoire. Dans les formes "tardives", la voie sous-capsulaire, en simplifiant l'intervention, constitue un facteur important de la diminution de la morbidité de celle-ci. Les transplantectomies "précoces" sont souvent plus graves en raison de la fragilité de l'opéré récent, et de l'immuno-suppression responsable de complications infectieuses fréquentes. Elles ne doivent donc pas être retardées lorsque l'on est assuré de la perte définitive de la valeur fonctionnelle du greffon.

Nephrectomy of a non-functioning renal transplant after renal transplantation is a delicate operation which the authors evaluate on the basis of a retrospective analysis of 62 patients. A review of the literature helps to more clearly define the indications, optimal time of the operatin and the operative technique. A subcapsular approach, by simplifying the operation, constitutes an important factor in reducing the operative morbidity in the late forms. "Early" transplantectomies are often more serious because of the recently operated patient's fragile status and immunosuppression, responsible for frequent infectious complications. Transplantectomy should therefore not be delayed once the permanent loss of transplant function has been confirmed.

Mots clés:
Transplantation rénale / Transplantectomie
Mots-clés:
renal transplantation / Transplantectomy
Transplantectomies rénales: Etude multicentrique du Comité de Transplantation de l'Association Française d'Urologie.
Renal transplantectomies: Multicentre study of the Transplantation Committee of the Association Française d'Urologie.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 204-210

BUTS: Etude multicentrique du Comité de Transplantation de l'Association Française d'Urologie (les attitudes des différents centres français de transplantation en matière de transplantectomie rénale). MÉTHODES: Neuf centres ont participé à cette étude: Bordeaux, Brest, Grenoble, Marseille, Nantes, Paris-Necker, Paris-la Pitié, Strasbourg et Toulouse. L'enquête a été réalisée à partir de 2 types de fiches: étude des transplantectomies réalisées entre 1982 et 1992, étude spécifique des transplantectomies réalisées en 1992.
RÉSULTATS: De 1982 à 1992, 731 transplantectomies ont été réalisées dans ces centres, soit 15% de l'activité de transplantation rénale.Le rejet représente 80% des indications et les complications vasculaires 15%. Avant la 6ème semaine la technique utilisée est l'ablation complète du transplant, après ce délai le transplant est enlevé par voie sous-capsulaire. La mortalité post-opératoire est de 0,7% et la morbidité de 26%. En 1992, 91 transplantectomies ont été réalisées dans ces différents centres. Quarante-deux pour cent des transplants présentaient des signes locaux et 38% des signes généraux. Une transplantectomie sous-capsulaire a été réalisée dans 84% des cas, dans tous les cas pour un rejet. La morbidité a été de 16% . Une ablation complète du transplant a été réalisée dans 16%des cas, essentiellement pour des complications infectieuses. La morbidité a été de 7%.
CONCLUSION : La technique de transplantectomie rénale doit être adaptée au délai après la transplantation: avant la 6ème semaine l'ablation du transplant doit être complète, passé ce délai la transplantectomie doit être sous-capsulaire. Ainsi, cette intervention ne présente plus les mortalité et morbidité qui lui étaient accordées.

OBJECTIVES: Multicentre study of the Transplantation Committee of the Association Française d'Urologie (French Urology Association) concerning the attitudes of various French transplantation centres in relation to renal transplantectomy. METHODS: Nine centres participated in this study: Bordeaux, Brest, Grenoble, Marseille, Nantes, Paris-Necker, Paris-La Pitié, Strasbourg and Toulouse. The survey was performed by means of 2 types of forms: study of transplantectomies performed between 1982 and 1992, specific study of transplantectomies performed in 1992. RESULTS: From 1982 to 1992, 731 transplantectomies were performed in these centres, i.e. 15% of all renal transplantations. Rejection represented 80% of the indications and vascular complications represented 15%. The technique used before the 6th week was complete removal of the transplant. After this period, the transplant was removed via a subcapsular approach. The postoperative mortality was 0.7% and the morbidity was 26%. In 1992, 91 transplantectomies were performed in these different centres. Forty-two per cent of the transplants presented with local signs and 38% with general signs. A subcapsular transplantectomy was performed in 84% of cases, for rejection in every case. The morbidity was 16%. Complete removal of the transplant was performed in 16% of cases, essentially for infectious complications. The morbidity was 7%. CONCLUSION: The renal transplantectomy technique must be adapted to the interval after transplantation: before the 6th week, the transplant must be completely removed; after this period, subcapsular transplantectomy must be performed. This operation therefore no longer carries the mortality and morbidity attributed to it.

Mots clés:
Transplantation rénale / Transplantectomie
Mots-clés:
renal transplantation / Transplantectomy
Transrectal ultrasonography of the prostate and seminal vesicles with hemospermia.
Transrectal ultrasonography of the prostate and seminal vesicles with hemospermia.
2001
- Article original
- Réf : Urol Int, 1994, 53, 139-142

Une échographie transrectale a été réalisée chez 46 patients présentant une hémospermie. Les anomalies de la prostate et des vésicules séminales (lithiase prostatique, hyperplasie bénigne de la prostate, prostatite, dilatation ou calcul des vésicules séminales) ont été observées chez 34 patients (73,9%). Cependant aucune lésion maligne n'a été retrouvée sur la prostate ou sur les vésicules séminales. L'échographie transrectale est un moyen utile et non invasif pour étudier les causes d'hémospermie. De plus l'échographie transrectale peut retrouver des anomalies bénignes et exclure une origine tumorale prostatique ou séminale chez les patients atteints d'hémospermie.

Transrectal ultrasonography was performed in 46 patients with hemospermia. Abnormal findings in the prostate and seminal vesicles, including prostatic stones, benign prostatic hyperplasia, prostatitis, and dilatation and calculi of the seminal vesicles, were observed in 34 patients (73.9%). However, no malignant lesions were found in the prostate or seminal vesicles. Transrectal ultrasonography was a useful and noninvasive procedure to investigate the causes of hemospermia. Furthermore, transrectal ultrasonography could demonstrate latent diseases and exclude malignancy of the prostate and seminal vesicle in patients with hemospermia.

Mots clés:
hemospermia / transrectal ultrasonography
Mots-clés:
hemospermia / transrectal ultrasonography
Transrectal ultrasound screening for prostatic adenocarcinoma with histopathological correlation. Factors affecting specificity.
Transrectal ultrasound screening for prostatic adenocarcinoma with histopathological correlation. Factors affecting specificity.
2001
- Article original
- Réf : Cancer, 1993, 71, 2047-2047

Facteurs affectant la spécificité. OBJECTIFS. L'échographie transrectale est de plus en plus employée pour détecter le cancer de la prostate, mais sa spécificité n'est pas très élevée lorsqu'elle est utilisée seule. Cette étude a été entreprise pour examiner les facteurs affectant la spécificité de l'échographie prostatique transrectale. METHODES. 35 prostates intactes prélevées lors d'autopsies ont été étudiées in vitro par échographie et les observations ainsi faites ont été rapprochées de l'analyse des coupes histologiques. RESULTATS. Des anomalies échographiques ont été observées sur 24 prostates, mais un adénocarcinome prostatique n'a été reconnu par échographie que dans 5 des 12 prostates où il a été mis en évidence histologiquement. Il semble que le diagnostic échographique de tumeur soit influencé plus par le siège de cette tumeur que par sa taille. Les tumeurs antérieures et centrales sont souvent manquées par les ultrasons. L'hypertrophie bénigne de la prostate, qui atteint la zone transitionnelle, a contribué à un diagnostic de tumeur faux-positif ou faux-négatif dans 10 des 35 cas. Parmi les autres pathologies associées à des anomalies échographiques se trouvent les abcès, les infarctus et l'inclusion des vésicules séminales dans la prostate. CONCLUSION. La spécificité de l'échographie prostatique transrectale est faible; elle ne devrait pas être employée comme moyen de dépistage isolé pour les tumeurs de la prostate.

BACKGROUND. Ultrasound (US) is increasingly used for the detection of prostatic cancer, yet its specificity is low when used alone. A study was undertaken to examine the factors affecting the specificity of prostatic US. METHODS. Thirty-five intact prostates obtained at autopsy were studied in vitro by US, and the findings were correlated with those in histologic sections. RESULTS. US abnormalities were noted in 24 cases, but prostatic adenocarcinoma was diagnosed by US in only 5 of 12 proven cases. It appears that the US diagnosis of tumor is determined more by location than by size. Anterior and central tumors often are missed by US. Benign prostatic hyperplasia, which affects the transition zone, contributed to a false-positive or false-negative diagnosis of tumor in 10 of 35 cases. Other findings associated with abnormal US include abscesses, infarcts, and seminal vesicles embedded in the prostate. CONCLUSION. The specificity of prostatic US is low; it should not be used as an isolated test in screening the prostate for tumors.

Mots clés:
prostate / tumor / Screening / transrectal ultrasonography
Mots-clés:
prostate / tumor / Screening / transrectal ultrasonography
Transurethral electrovaporization of the prostate: a novel method for treating men with benign prostatic hyperplasia
Transurethral electrovaporization of the prostate: a novel method for treating men with benign prostatic hyperplasia
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1995, 45, 566-572

BUTS : Réaliser une étude préliminaire de la sécurité et de l'efficacité de la vaporisation électrique trans-uréthrale de la prostate (VTUP) à l'aide de la vapotrode en tant qu'alternative thérapeutique pour le traitement de l'hypertrophie prostatique bénigne, responsable d'obstruction prostatique. METHODES : 25 hommes (âge moyen 63,5±3,1 ans) avec des symptômes de prostatisme légers à modérés ont subi une VTUP depuis Août 1994. L'efficacité et la sécurité du traitement ont été évalués au cours du traitement, à 1 semaine et à 1 et 3 mois. Les paramètres d'efficacité comprenaient la durée opératoire en minutes, les modifications d'hématocrite et de natrémie, la durée du sondage post-opératoire, le score symptomatique de l'AUA, le débit urinaire maximal et le résidu post-mictionnel. Les paramètres de sécurité incluaient la fréquence des effets secondaires, les variations de natrémie et d'hématocrite et l'évaluation de la fonction sexuelle. RÉSULTATS : Le score symptomatique est passé de 17,8 à 5,9 et 4,2 à respectivement 1 et 3 mois (p

OBJECTIVES. To determine the preliminary safety and efficacy of transurethral vaporization of the prostate (TVP) using the VaporTrode as a therapeutic alternative in the management of men with bladder outlet obstruction. METHODS. Twenty-five men (mean age, 63.5 ± 3.1 years) with mild to moderate symptoms of prostatism underwent TVP since August 1994. Patients were assessed at baseline for both safety and efficacy and in follow-up at 1 week and 1 and 3 months. Efficacy parameters evaluated included operative time (in minutes), change in hematocrit and serum sodium, postoperative catheterization time, American Urological Association symptom score, peak uroflow (Qmax) and postvoid residual urine. Safety parameters evaluated included incidence of side effects, changes in serum sodium and hematocrit, and evaluation of sexual function. RESULTS. Symptoms decreased from 17.8 to 5.9 and 4.2 at 1 and 3 months, respectively (P

Mots clés:
prostate / BPH / endoscopic surgery / transurethral vaporization
Mots-clés:
prostate / BPH / endoscopic surgery / transurethral vaporization
Transurethral evaporation of the prostate for treatement of benign prostatic hyperplasia : results in 168 patients with up to 12 months of followup
Transurethral evaporation of the prostate for treatement of benign prostatic hyperplasia : results in 168 patients with up to 12 months of followup
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1997, 157, 1309-1312

BUTS : Evaluer l'efficacité et la tolérance de la vaporisation prostatique pour HBP par laser contact. PATIENTS ET METHODES : 168 patients ont été traités par vaporisation prostatique (âge moyen 68,2 ans). Le volume prostatique moyen était de 60,1cc (extrême 16-132 cc). Les critères d'inclusion étaient un score IPSS supérieur à 13, un débit maximum inférieur à 15 ml-s, avec ou sans volume résiduel. La vaporisation prostatique a été fait par laser contact YAG. Les patients ont été réévalués au 3ème, 6ème et 12ème mois post-opératoires. RESULTATS : A 12 mois, il existait une diminution significative du score IPSS qui est passé de 15,6 à 7,2 points. Le débit maximum est passé de 8,2 à 18,2 ml-s. La complication la plus fréquente a été la survenue de troubles mictionnels de type irritatif en post-opératoire chez 22,6% des patients et une infection urinaire postopératoire chez 4,8% des patients. Les troubles mictionnels étaient présents essentiellement pendant le premier mois post-opératoire. CONCLUSIONS : La vaporisation prostatique est un traitement efficace et sûr de l'hypertrophie bénigne de la prostate.

PURPOSE: We assessed the safety and efficacy of transurethral evaporation of the prostate for the treatment of symptomatic benign prostatic hyperplasia (BPH). MATERIALS AND METHODS: A total of 168 patients with symptomatic BPH underwent transurethral evaporation of the prostate. Peak flow rate, American Urological Association symptom index and post-void residual were assessed at baseline, and at 3, 6 and 12 months of followup. RESULTS: We found a statistically significant decrease in mean American Urological Association symptom index from 20.6 at baseline to 7.2 at 12 months (mean difference 13.4, 65% reduction, p

Mots clés:
prostate / BPH / Laser / transurethral vaporization
Mots-clés:
prostate / BPH / Laser / transurethral vaporization
Transurethral microwave thermotherapy (TUMT) in benign prostatic hyperplasia: placebo versus TUMT.
Transurethral microwave thermotherapy (TUMT) in benign prostatic hyperplasia: placebo versus TUMT.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1994, 44, 58-65

Une étude prospective randomisée contre placebo a été entreprise pour éliminer un effet placebo lors de la thermothérapie par micro-ondes transuréthrales (TMTU). METHODES. Au cours d'un faux traitement, l'antenne micro-ondes a été mise en place dans l'urèthre comme au cours d'un vrai traitement par TMTU et la procédure complète a été simulée avec le dispositif émetteur (Prostatron). Tout patient enrôlé dans l'étude était libre de demander un deuxième traitement (réel) si son état ne s'était pas amélioré trois mois après le traitement. RESULTATS. A trois mois, 48 patients étaient évaluables, et 28 à 6 mois. Dans le groupe traité, le score de Madsen était diminué en moyenne de 7,3 points (de 13,3 à 5,9), le débit urinaire était augmenté de 3,4ml-sec (de 9,6 à 13,0), et le pourcentage d'urines vésicales éliminées était augmenté en moyenne de 9,6% (de 81,7% à 91,3%). Toutes ces améliorations étaient statistiquement significatives. Dans le groupe placebo, le score de Madsen était diminué de 12,1 à 8,2, le débit urinaire était diminué de 9,7 à 9,5ml-sec et le pourcentage d'urines vésicales éliminées était augmenté en moyenne de 80,8% à 84,3%. Seule la modification du score symptomatique était statistiquement significative. Dans les deux groupes, les constatations à 3 mois étaient semblables à celles à 6 et 12 mois. Les patients qui ont subi une TMTU après le traitement placebo ont montré les mêmes améliorations dans le score de symptômes et le débit urinaire maximal que celles conservées dans le groupe de patients traités de première intention. Les patients n'ayant pas répondu favorablement à une première TMTU n'ont pas mieux répondu à la seconde. CONCLUSIONS. Il existe un effet placebo, bien que minimal. Il n'intervient que faiblement dans les résultats obtenus par le TMTU.

OBJECTIVES. A prospective, randomized placebo-controlled study was designed to exclude a placebo response in transurethral microwave thermotherapy (TUMT). METHODS. During a sham procedure, the microwave applicator was installed in the urethra as in the real TUMT treatment and a complete procedure was simulated by the microwave delivery system (Prostatron). Any patient who entered this study had the option to request a second real TUMT treatment if, 3 months after the initial procedure, his condition had not improved. RESULTS. A total of 48 patients were available for evaluation at 3 months and 28 at 6 months. The TUMT group had an average decrease of 7.3 points (from 13.2 to 5.9) in the Madsen symptom score, an average increase in flowrate of 3.4 mL-s (9.6 to 13.0), and an increase in voiding percentage of 9.6% (81.7 to 91.3). All improvements were statistically significant. In the sham group, the average Madsen score decreased from 12.1 to 8.2 points, the average flowrate decreased from 9.7 to 9.5 mL-s, and the voiding percentage increased from 80.8% to 84.3%. Only the change in symptom score was significant. In both groups, observations at the 3-month follow-up were similar to those after 6 and 12 months. Patients who had TUMT after sham treatment showed similar significant changes in symptom score and peak flow as observed in the original TUMT group. Patients who did not respond favorably to a first TUMT did not experience improvement after a second TUMT. CONCLUSIONS. A placebo effect, although minimal, exists. This placebo response, however, accounts for little of the observed benefit of TUMT.

Mots clés:
prostate / BPH / minimally invasive instrumental treatment of BPH / thermotherapy
Mots-clés:
prostate / BPH / minimally invasive instrumental treatment of BPH / thermotherapy
Transurethral microwave thermotherapy : minimally invasive therapy for benign prostatic hyperplasia
Transurethral microwave thermotherapy : minimally invasive therapy for benign prostatic hyperplasia
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1997, 50, 163-166

Cet éditorial a pour objectif, après avoir rappelé les différents traitements disponibles en 1997 dans le cadre de l'hypertrophie bénigne de la prostate ainsi que leurs enjeux en termes épidémiologiques et économiques en reprendre les résultats de la thermothérapie micro-onde trans-uréthrale prostatique. L'objectif de cette thérapeutique étant à priori d'être le moins invasive possible et d'aboutir à une efficacité prouvée, durable, en toute sécurité et à un coût moindre c'est ce que l'analyse actuelle cherche à appréhender. Le procédé de thermothérapie micro-onde trans-uréthrale procède par lésions de coagulation thermique des micro-vaisseaux, du stroma musculaire et de certains éléments épithéliaux. L'existence d'un refroidissement uréthral apporte une analgésie pendant le traitement tout en maintenant une température de l'urèthre à - 45¡C, niveau qui semble avoir été montré lors d'études thermiques cinétiques comme étant celui de la douleur de l'urèthre prostatique. Ainsi le traitement peut-il être réalisé en ambulatoire. L'étude réalisée en 1991 sous l'égide de la FDA a permis d'accéder à l'agrément définitif FDA en 1996 pour la thermothérapie basse énergie. Cependant la variabilité des réponses selon les patients et le manque d'indicateur clinique permettant de sélectionner les patients les plus appropriés reste évident. Plusieurs études ont cherché à repérer les patients répondeurs et les patients non répondeurs. De nombreuses études multicentriques sont en cours au travers le monde. Les délais nécessaires pour la réalisation de ces études, comparés à l'évolution technologique du procédé qui amène à de nombreuses modifications techniques rendent d'autant plus difficile les évaluations d'efficacité et de sélection des patients. L'auteur souligne le potentiel de toutes ces machines en termes d'énergie délivrée et de possibilités d'augmentation des niveaux d'ablation prostatique chez des patients qui seraient anesthésiés. L'auteur souligne qu'il faudrait dans l'avenir prêter attention à toutes les machines qui pourraient permettre de délivrer avec précision l'énergie dans la zone transitionnelle de l'adénome en réduisant les zones de chauffage péri-prostatique et pelvienne, en éliminant les interruptions de traitement liées aux alarmes rectales ou sphinctérienne tout en poursuivant un effort qui permettrait de diminuer l'analgésie requise. La préservation de l'intégrité uréthrale reste le seul élément qui permet de définir la thermothérapie micro-onde trans-uréthrale comme une thérapeutique peu invasive et qui permet de prévenir une certaine morbidité. La place de cette thérapeutique dans l'ensemble des thérapeutiques peu invasive de l'HBP devra être précisée par évaluation des facteurs coûts bénéfices.

Mots clés:
prostate / BPH / minimally invasive instrumental treatment of BPH / thermotherapy
Mots-clés:
prostate / BPH / minimally invasive instrumental treatment of BPH / thermotherapy
Transurethral polytetrafluoroethylene injection in female patients with urinary continence
Transurethral polytetrafluoroethylene injection in female patients with urinary continence
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1993, 150, 856-858

We present our results with the use of transurethral injection of polytetrafluoroethylene (Teflon) in 128 female patients with moderate to severe urinary incontinence from 1964 to 1991. Of the patients 60% had undergone previous surgical treatment for the incontinence. The etiologies included stress incontinence, neurogenic bladder, congenital anomalies, trauma and others. More than 73% of the patients improved (54.3% were totally dry). The failure rate was 27%. Complications were minimal. Urinary tract infection and temporary urinary retention occurred in 7 and 6 patients, respectively. Mean followup was 31 months. This study demonstrates that transurethral polytetrafluoroethylene injection is a useful treatment of moderate to severe urinary incontinence in female patients. Polytetrafluoroethylene is particularly useful for patients with failed previous incontinence procedures and poor surgical candidates. Failures are more likely in patients with periurethral fibrosis secondary to a previous urethral operation.

Mots clés:
Urinary incontinence / female / urinary incontinence surgery / periurethral injection / téflon
Mots-clés:
Urinary incontinence / female / urinary incontinence surgery / Periurethral injection / teflon
Transurethral resection of the intramural ureter as the first step of nephroureterectomy
Transurethral resection of the intramural ureter as the first step of nephroureterectomy
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : J Urol, 1995, 154, 43-44

Nephroureterectomy is the standard surgical approach for upper urinary tract carcinoma. In 1952 a modified technique was described based on a prior endoscopic disconnection of the intramural ureter as an initial step for subsequent nephroureterectomy via a single lumbar incision. Since October 1989 we performed 31 nephroureterectomies with this technique in 26 men and 5 women (average age 64.5 years). Of the patients 9 had prior bladder carcinoma. The predominant pathological diagnosis of the nephroureterectomy specimens was high grade infiltrating tumor. There were no intraoperative complications except for 1 case of intra-abdominal extravasation detected in the immediate postoperative period and treated conservatively. With an average followup of 20 months, tumor has not recurred at either the resected trigonal area or the retroperitoneum. We believe that our experience assesses the feasibility of this technique to improve and simplify nephroureterectomy, thus, decreasing the morbidity rate and operating time while maintaining the same oncological radicality.

Mots clés:
nephroureterectomy
Mots-clés:
Nephroureterectomy
Transurethral resection of the prostate versus open prostatectomy: long-term mortality comparison.
Transurethral resection of the prostate versus open prostatectomy: long-term mortality comparison.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 153, 695-697

To determine whether transurethral prostatectomy results in higher long-term mortality rates than open prostatectomy, we reviewed retrospectively 1,125 patients treated by transurethral and 190 treated by nonperineal open prostatectomy for benign disease at 1 institution from 1978 through 1987. Patients in whom prostatic cancer was found were excluded. We identified age, preoperative medical illnesses and urinary retention, American Society of Anesthesiologists category, type of anesthesia, length of followup, health status and cause of death. For statistical analysis the study cohort consisted of 527 patients in whom the charts were complete and followup was adequate (421 in the transurethral prostatectomy and 106 in the open prostatectomy groups). Mean age for the 2 groups was 66.3 and 67.5 years, respectively. With an average followup of 70.7 months 77% of the transurethral prostatectomy group were alive, compared to 78% of the open prostatectomy group at an average followup of 71.4 months. We found no supportive evidence that transurethral prostatectomy results in higher long-term mortality rates than does an open operation (log-rank test p = 0.74). Also, there was no significant survival difference in patients who required a preoperative Foley catheter. We also examined a subset of patients with adequate followup who had no significant medical history (for example hypertension, diabetes, heart disease and so forth) and compared them to patients with medical illnesses at prostatectomy. There was a significant survival difference between those with and without preoperative medical conditions (Wilcoxon test p = 0.047) in the transurethral prostatectomy group but not in the open group (p = 0.58). However, there was no significant survival difference between procedures among the healthiest subset of patients (p = 0.16).

Mots clés:
prostate / BPH / transurethral resection / prostatectomy for BPH / mortality
Mots-clés:
prostate / BPH / transurethral resection / prostatectomy for BPH / mortality
Traumatisme des bourses. A propos de 33 cas
Scrotal trauma : a series of 33 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 628-634

De mai 1980 à novembre 1990, trente-trois patients âgés de 17 à 54 ans ont été hospitalisés pour traumatisme des bourses. Dans deux tiers des cas, ils présentaient une grosse bourse inflammatoire ou une hématocèle. L'échographie a pu montrer des lésions testiculaires alors que la clinique était rassurante chez 2 patients. Pour les autres, elle confirme une hématocèle sans toujours permettre d'affirmer la rupture de l'albuginée. Vingt sept patients ont été opérés : 14 fractures du testicule, 3 hématomes intra-testiculaires, 3 plaies scrotales, 7 hématomes isolés extra-testiculaires. Seuls 3 patients ont subi une orchidectomie. Pour les 6 patients non opérés, le testicule était normal à 1 mois. Le suivi de ces patients jeunes est difficile. 11 sur 33 revus à 1 mois. A long terme, 3 patients avec un recul de 1,3 et 6 ans sans séquelles.

We report a serial case study of 33 patients from May 1980 to November 1990 presenting a scrotal contusion. In 2/3 of cases, the physical examination showed a scrotal oedema or an hematocele. Ultrasonography showed a testicular injury while clinical examination was subnormal in 2 patients. In the other cases, ultrasonography showed an hematocele without asserting in all cases the traumatic rupture of the tunica albuginea. 27 patients have been surgically explored : 14 ruptures of the testicle, 3 intratesticular haematoma, 3 scrotal open traumatic injuries, and 7 extratesticular haematoma. Only 3 orchidectomies were required for the 6 patients who have not been explored surgically, the testis was normal at one month. The follow-up of these young patients is difficult, 11 had been seen again at 1 month. At long term follow-up, three patients had been seen at 1, 3 or 6 years without testicular after-effects.

Mots clés:
testicule / scrotum / lésion traumatique / hématocèle
Mots-clés:
Testis / Scrotum / traumatic lesion / hematocele
Traumatisme grave de l'urètre féminin après fracture du bassin. A propos d'un cas
Severe trauma of the female urethra after pelvic fractures. Mechanisms and management based on a case report and a review of the literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 1123-1126

Les auteurs rapportent l'observation d'une patiente présentant une rupture urétro-vésicale avec fistule vaginale au cours d'un traumatisme du bassin. Il s'agit d'une lésion rare, 30 cas ont été rapportés dans la littérature [12]. Le diagnostic peut passer inaperçu initialement, nécessitant un examen uro-gynécologique minutieux en urgence. Les lésions intéressaient la vessie et la quasi-totalité de l'urètre, lésant les deux sphincters lisse et strié. Le traitement par chirurgie reconstructrice, tributaire d'une bonne exposition de la fistule, a permis d'obtenir un bon résultat anatomique et un résultat moyen sur le plan fonctionnel.

The authors report the case of a woman presenting with urethro-vesical rupture and vaginal fistula following pelvic trauma. This is a rare lesion, only 30 cases were reported in the literature [12]. The diagnosis may be initially missed, as it requires a meticulous emergency uro-gynaecological examination. Lesions involve the bladder and almost all of the urethra, injuring both the smooth and the striated sphincters. Treatment by reconstructive surgery after good exposure of the fistula achieved a good anatomical result and a moderate functional result.

Mots clés:
Urèthre / Femme / lésion traumatique / fistule uro-génitale
Mots-clés:
Urethra / female / traumatic lesion / Urogenital fistula
Traumatismes du pédicule rénal : la revascularisation rénale est-elle justifiée?
Renal pedicle trauma : is renal revascularization justified?
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 995-1000

BUTS : les traumatismes du rein avec lésions pédiculaires peuvent faire l'objet d'une réparation vasculaire en urgence, d'une surveillance en milieu chirurgical ou d'une néphrectomie immédiate ou différée. Le but de ce travail est d'évaluer ces différentes modalités de prise en charge.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 28 patients présentant un traumatisme pédiculaire rénal et traités dans deux centres urologiques entre 1985 et 1995 ont été revus. Tous les traumatismes ont été explorés par urographie intraveineuse, scanner et/ou artériographie. 16 patients avaient des lésions intra-abdominales associées.
RÉSULTATS : 7 patients ont fait l'objet d'une réparation vasculaire au bout d'un délai moyen de 4,8 heures. Il y eut 5 néphrectomies secondaires et 2 reins fonctionnels dont 1 avec hypertension artérielle. 13 patients ont eu une néphrectomie de première intention: 4 réalisées en urgence pour instabilité hémodynamique, et 9 en urgence différée devant des reins muets ou des troubles secondaires de l'hémodynamique. Le délai diagnostique moyen était de 20 heures. Aucune complication n'est à déplorer dans ce groupe. L'abstention chirurgicale a été décidée chez 8 patients. Le délai diagnostique moyen était de 7,5 heures. Dans ce groupe, nous déplorons un décès en rapport avec des lésions cérébrales associées. 3 auront une néphrectomie tardive pour hypertension artérielle sévère et 4 ont gardé un rein muet sans séquelles. Au total : 21 néphrectomies, 2 reins fonctionnels (l patient étant hypertendu), 4 reins muets sans hypertension et un décès ont été constatées.
CONCLUSION : Dans les traumatismes pédiculaires rénaux vus au-delà de la 4ème heure, la sévérité des lésions ischémiques et séquellaires rénales et le peu de reins conservés malgré une chirurgie de revascularisation plaideraient pour une néphrectomie d'emblée programmée.

OBJECTIVE : Renal trauma with pedicle lesions may require emergency vascular repair, a surveillance in a surgical unit or immediate or secondary nephrectomy. The objective of this study was to evaluate these various treatment modalities. MATERIAL AND METHODS : 28 patients presenting with renal pedicle trauma, treated in two urological centres between 1985 and 1995 were reviewed. All cases of trauma were investigated by intravenous urography, CT and/or arteriography. 16 patients had associated intra-abdominal lesions. RESULTS : 7 patients underwent vascular repair after a mean interval of 4.8 hours. There were 5 nephrectomies and 2 functional kidneys, including 1 with hypertension. 13 patients underwent first-line nephrectomy : 4 performed as an emergency for haemodynamic instability, and 9 performed as a deferred emergency for silent kidney or secondary haemodynamic disorders. The mean time to diagnosis was 20 hours. No complication was observed in this group. Non-surgical management was decided in 8 patients. The mean time to diagnosis was 7.5 hours. One death was observed in this group, due to associated cerebral lesions. 3 patients subsequently underwent late nephrectomy for severe hypertension and 4 had a persistent silent kidney without sequelae. Overall : 21 nephrectomies, 2 functional kidneys (1 patient was hypertensive), 4 silent kidneys without hypertension and one death were observed.
CONCLUSION : In cases of renal pedicle trauma seen after the 4th hour, the severity of ischaemic lesions and renal sequelae and the small number of kidneys saved despite revascularization surgery argue in favour of immediately elective nephrectomy.

Mots clés:
Rein / artère rénale / lésion traumatique / rupture / thrombose
Mots-clés:
Kidney / Renal artery / traumatic lesion / rupture / thrombosis
Treatment of 283 consecutive patients with metastatic melanoma or renal cell cancer using high-dose bolus interleukin 2
Treatment of 283 consecutive patients with metastatic melanoma or renal cell cancer using high-dose bolus interleukin 2
2001
- Article original
- Réf : JAMA, 1994, 271, 907-913

BUTS. Apprécier les résultats des bolus d'interleukine 2 dans le traitement des cancers du rein et du mélanome malin. PATIENTS ET METHODES. Cette étude a porté sur 283 patients consécutifs vus entre septembre 1985 et décembre 1992 dans le service de chirurgie du National Cancer Institute pour soit un cancer du rein, soit un mélanome malin avec extension métastatique et ayant échappé aux traitements conventionnels. Les patients ont reçu de l'IL 2 par perfusion intraveineuse toutes les 8 heures à la dose de 720 000 UI/Kg avec un maximum de 15 perfusions par cure. Le cycle de traitement complet a comporté au minimum deux cures. En cas de stabilisation de la maladie ou de réponse au traitement, deux cures supplémentaires ont été administrées. Au total, 447 cyles complets de traitement ont été réalisés. L'appréciation des résultats a porté sur la mesure du volume tumoral, la durée de réponse au traitement et la survie. Les réponses complètes ou partielles ont été définies soit par la disparition des sites tumoraux, soit par une diminution de plus de 50% du volume tumoral. RESULTATS. Pour le mélanome malin, 9 patients (7%) ont eu une réponse complète et 14 patients (10%) ont eu une réponse partielle. Parmi les patients porteurs d'un cancer du rein métastatique, 10 (7%) ont eu une réponse complète et 20 (13%) une réponse partielle. Parmi les patients en rémission complète 79% (15/19) le sont restés avec un recul allant de 7 à 91 mois. Il y a eu au début de l'expérience trois cas de décès (1,1%) directement imputables aux effets secondaires du traitement. Aucun nouveau cas n'est survenu au cours des 5 dernières années sur 21/4 patients. CONCLUSIONS. Le traitement par IL 2 a un effet anti-tumoral significatif sur les cancers du rein et les mélanomes malins métastatiques. L'IL 2 ayant une action anti-tumorale indirecte par activation immunitaire, ces résultats démontrent l'intérêt de l'immunothérapie dans le traitement des cancers chez certains patients.

OBJECTIVE.To determine the efficacy of treatment using high-dose bolus interleukin 2 (IL-2) in patients with metastatic melanoma or renal cell cancer. DESIGN AND SETTING. Consecutive series of all patients treated with high-dose IL-2 in the Surgery Branch of the National Cancer Institute from September 1985 through December 1992. PATIENTS. Two hundred eighty-three patients with metastatic melanoma or metastatic renal cell cancer who had failed standard treatment for their cancers. INTERVENTIONS. Patients received IL-2 at a dose of 720,000 IU/kg intravenously every 8 hours for a maximum of 15 doses per cycle. Two cycles constituted a treatment course, and patients with stable or responding disease received additional treatment courses. A total of 447 courses of treatment were administered. MAIN OUTCOME MEASURES. Regression of measurable tumor, durability of response to treatment, and survival. RESULTS--Nine patients (7%) with metastatic melanoma achieved complete regression of all disease and 14 patients (10%) had partial regression. Ten patients (7%) with metastatic renal cell cancer experienced complete regression and 20 patients (13%) had partial regression. Of the 19 patients with complete regression, 15 have remained in complete remission from 7 to 91 months after treatment. Three treatment-related deaths (1.1%) occurred early in this series, but as experience with the administration of this IL-2 regimen increased, no treatment-related deaths occurred in 214 patients treated during the last 5 years of the study. CONCLUSION. Biologic therapy with IL-2 can cause significant antitumor effects in patients with advanced metastatic melanoma or renal cell cancer. Because IL-2 does not have a direct effect on cancer cells but rather mediates its antitumor activity by altering host immune reactions, these data represent the best available evidence that immunologic therapy for cancer can be effective in selected patients.

Mots clés:
kidney / rare tumor / immunotherapy / interleukin
Mots-clés:
Kidney / rare tumor / Immunotherapy / interleukin