Base bibliographique

Spyridion Oeconomou (1886-1975), éminent urologue et bienfaiteur de l'hippocratisme
2001
- Histoire
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 139-142
Mots clés:
personnage célèbre / Oeconomou
Mots-clés:
celebrity / Oeconomou
Stage T1A carcinoma of prostate.
Stage T1A carcinoma of prostate.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1994, 43, 11-21

Le traitement d'un patient porteur d'un cancer prostatique de stade T1a, découvert après résection endoscopique de prostate, appelle plusieurs questions, en particulier est-ce que l'espérance de vie présumée et la qualité de vie du patient vont être affectées par le diagnostic ? Dans l'état actuel de nos connaissances, les hommes de plus de 70 ans ou affectés d'une co-morbidité significative ne verront pas ces paramètres affectés et ne seront donc pas traités, et simplement suivis sur un rythme semestriel par toucher rectal et dosage de PSA.Le groupe à risque pour le cancer prostatique semble constitué des patients jeunes dont l'espérance de vie est supérieure à 10 ans. Un taux de progression sans traitement aussi élevé que 16 à 25% à 8 à 10 ans justifie le recours à un traitement complémentaire. Si le patient appartient à cette catégorie et est déterminé à suivre un traitement, la réévaluation du diagnostic est souhaitable, ainsi que l'évaluation des niveaux de PSA pré et post-résection. Cette réévaluation peut être faite par biopsies prostatiques trans-rectales échoguidées, ou par résection itérative (moins souhaitable aux yeux des auteurs). En l'absence de tumeur résiduelle, une attitude de surveillance et d'attente est proposée. Si on met en évidence du tissu cancéreux autre que bien différencié, ou en quantité faisant supposer une extension plus grande que celle supposée initialement, un traitement est proposé. Si la réévaluation met en évidence du tissu cancéreux bien différencié qui ne remet pas en cause le stade T1a, on offre au patient l'alternative entre surveillance rapprochée, prostatectomie radicale ou radiothérapie. En attendant les résultats de l'étude de nouveaux facteurs pronostiques tels que ploïdie ou forme du noyau, les urologues ne peuvent informer les patients sur la signification biologique ou l'aggressivité des tumeurs stade T1a.

When presented with a post-TURP patient with pathologically confirmed Stage T1a disease, several points should be considered (Fig. 1). Is the patient's anticipated longevity and quality-of-life likely to be affected by the confirmed diagnosis? From current knowledge, men over the age of seventy or with co-morbid risk factors probably will not be adversely affected, and no treatment is required apart from expectant follow-up with semiannual DRE and serum PSA determinations. The group at risk seems to be the young patient with a Stage T1a tumor who is likely to survive more than ten years after the diagnosis. Data showing progression rates without treatment as high as 16-25 percent at eight to ten years seem to indicate the need for additional therapy. If the patient belongs to this category and is ready to pursue more aggressive treatment, reestablishing the diagnosis might be suggested, as well as an evaluation of the pre- and post-TUR PSA levels. This can be done by TRUS-guided biopsies of the prostate (or repeat TURP, which we regard as less preferable). If residual tumor is not found, we would counsel a Çwait and seeÈ approach. If subsequent tissue sampling identifies other than well-differentiated cancer or indicates the likelihood of more extensive cancer than the T1a staging, treatment would be suggested. If the restaging reveals some residual well-differentiated disease that would not alter the initial staging of T1a, the patient should be offered the alternatives of close monitoring, radical prostatectomy, or radiation therapy. Until prognostic factors such as DNA ploidy and nuclear roundness are better studied, we are unable to counsel the patient on the biologic significance/aggressiveness of his Stage T1a disease.

Mots clés:
prostate / tumor / watchful waiting
Mots-clés:
prostate / tumor / Watchful waiting
Staging laparoscopic pelvic lymphadenectomy in prostate cancer.
Staging laparoscopic pelvic lymphadenectomy in prostate cancer.
2001
- Article original
- Réf : Br J Urol, 1999, 83, 260-264

BUTS : Evaluer les résultats du curage ganglionnaire cÏlioscopique des patients porteurs d'un cancer de prostate cliniquement localisé. PATIENTS ET MÉTHODES : Cette étude a été conduite à partir des dossiers de 27 patients porteurs d'un cancer de prostate cliniquement localisé et qui ont eu un curage ganglionnaire par voie cÏlioscopique dans un but de stadification. Toutes les interventions ont été réalisées entre janvier 1994 et mars 1998. Tous les patients avaient une scintigraphie osseuse normale et l'absence d'adénopathies visibles sur l'imagerie pelvienne (tomodensitométrie ou IRM). Seuls les patients dont le taux plasmatique de PSA était au delà de 10ng/ml ont été retenus pour cette étude. Toutes les interventions ont été réalisées par le même opérateur. Lorsque le curage était négatif, les patients ont eu une prostatectomie radicale par voie rétropubienne dans les deux semaines suivant le curage. RÉSULTATS : Le nombre de ganglions par curage était semblable aux données de la littérature avec en moyenne 6,5 ganglions par curage (extrêmes : 0-12). La durée moyenne de l'intervention a été de 55 minutes (extrêmes : 40 -110 min). Il n'y a pas eu de complications graves et le nombre des complications mineures a diminué au fur et à mesure de l'expérience. La durée médiane d'hospitalisation a été de 1 jour (extrêmes : 1-4 jours). Parmi les 27 patients évalués, deux avaient un envahissement ganglionnaire. CONCLUSIONS : Le curage ilio-obturateur cÏlioscopique est une technique rapide et fiable qui est indiquée lorsqu'il existe des éléments évocateurs d'envahissement ganglionnaire. Ce curage ne complique pas la réalisation seconde de la prostatectomie par voie rétropubienne.

OBJECTIVE: To assess the results of transperitoneal laparoscopic pelvic lymphadenectomy as a separate staging procedure in patients with early prostate cancer. PATIENTS AND METHODS: The results were reviewed from the first 27 patients with prostate cancer admitted for laparoscopic lymphadenectomy between January 1994 and March 1998. Initially, all patients with a negative bone scan and either a negative computed tomography or negative magnetic resonance scan were admitted for laparoscopic staging. After several reports detailing ways of reducing the number of negative lymphadenectomy operations, from July 1996 only those patients with a preoperative prostate specific antigen (PSA) serum level of >10 ng/mL were admitted to the study. All procedures were performed by one experienced laparoscopic surgeon. A radical retropubic prostatectomy was performed as a separate procedure by a consultant urologist within 2 weeks. The effectiveness of the staging operation was analysed by assessing the nodal yield, and the results, including operative duration, complications and length of stay, were compared with other published series. Further analysis was provided by reviewing the PSA levels, Gleason grade sum and clinical digital staging. RESULTS: The nodal yield was similar to that published in series from other institutions, with a median (range) of 6.5 (0-12). However, the operation was significantly quicker, at a median (range) of 55 (40-110) min for a bilateral dissection. There were only minor complications, with no detectable reduction in complications with experience; the median (range) postoperative stay was 1 (1-4) days. Two of the 27 patients had metastatic disease within the lymph nodes. If a PSA level of >10 ng/mL had been instituted as an entry criteria at the start of the study, six patients would have been excluded and thus the positive lymphadenectomy rate would have been two of 21 patients (10%). Of 54 patients eligible to enter the study, half did not require a lymphadenectomy. CONCLUSIONS: Laparoscopic transperitoneal lymphadenectomy can be performed expeditiously and safely. A two-stage procedure in some patients with prostate cancer is the management of choice. Attention to carefully closing the peritoneum with sutures minimizes any retropubic adhesions and no problems associated with the staging procedure were encountered during subsequent radical retropubic prostatectomy. In efforts to reduce negative staging lymphadenectomies, the exclusion values for staging should not be set too high (PSA and Gleason grading sum). Such practice, despite a relatively safe staging procedure, would lead to unnecessary radical prostatectomy.

Mots clés:
prostate / tumor / Staging / pelvic lymph node dissection / laparoscopic surgery
Mots-clés:
prostate / tumor / staging / pelvic lymph node dissection / laparoscopic surgery
Staging of prostate cancer: results of Radiology Diagnostic Oncology Group project comparison of three MR imaging techniques.
Staging of prostate cancer: results of Radiology Diagnostic Oncology Group project comparison of three MR imaging techniques.
2001
- Article original
- Réf : Radiology, 1994, 192, 47-54

BUTS DE L'ETUDE. Evaluer la précision de trois techniques d'IRM comprenant l'IRM endo-rectale pour le bilan du cancer prostatique. MATERIEL ET METHODES. L'IRM a été pratiquée chez 213 patients porteurs d'un cancer prostatique, avec une antenne corps entier, avec une antenne corps entier et suppression de la graisse, et avec une antenne endo-rectale. Les radiologues ont recherché l'invasion tumorale dans les tissus péri-prostatiques, dans les bandelettes neuro-vasculaires, et les vésicules séminales. Chaque technique a été évaluée séparément, et pour 74 patients, les trois techniques ont été pratiquées. Les images obtenues dans les deux techniques corps entier ont été interprétées avec les images endo-rectales (combinaison A) ou seules (combinaison B). RESULTATS. La précision globale de l'IRM conventionnelle corps entier, de l'IRM corps entier avec suppression de la graisse et de l'IRM endo-rectale ont été respectivement de 61%, 64% et 54%. En ce qui concerne les combinaisons A et B, la précision diagnostique était respectivement de 57% et 61%. Il y avait une variation inter-observateurs considérable pour la combinaison A. CONCLUSION. Aucune de ces techniques n'a de haute précision pour le bilan du cancer prostatique vu précocement. Certains radiologues ont atteint individuellement un haut degré de précision dans le bilan avec l'IRM endo-rectale et la combinaison des techniques corps entier.

PURPOSE: To assess accuracy of three different magnetic resonance (MR) imaging techniques, including the endorectal coil, in staging prostate cancer. MATERIALS AND METHODS: MR imaging was performed in 213 patients with prostate cancer with a conventional body coil, with fat suppression and a body coil, and with an endorectal coil. Radiologists identified tumor invasion into periprostatic tissues, neurovascular bundles, and seminal vesicles. Each technique was evaluated separately, and in a subset of 74 patients the three techniques were evaluated together. Images obtained with the two body-coil techniques were read in combination with images obtained with the endorectal coil (combination A) and alone (combination B). RESULTS: Overall accuracy for conventional body-coil, fat-suppressed body-coil, and endorectal-coil MR was 61%, 64%, and 54%, respectively. Overall group accuracy for combinations A and B was 57% and 61%. Considerable interreader variability was found for combination A. CONCLUSION: No technique was highly accurate for staging early prostate cancer. Individual radiologists did achieve a high degree of staging accuracy with the endorectal-coil and body-coil combination.

Mots clés:
prostate / tumor / Staging / imaging / magnetic resonance imaging
Mots-clés:
prostate / tumor / staging / imaging / magnetic resonance imaging
Staging pelvic lymphadenectomy for localized carcinoma of the prostate : a comparison of 3 surgical techniques
Staging pelvic lymphadenectomy for localized carcinoma of the prostate : a comparison of 3 surgical techniques
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1997, 157, 1337-1339

BUTS : Le curage ganglionnaire reste le moyen le plus efficace d'évaluer l'extension extra-capsulaire du cancer prostatique. Trois méthodes chirurgicales sont disponibles: cÏlioscopie trans-péritonéale, mini laparotomie et laparotomie classique. Ces trois approches ont été comparées en termes d'avantages et d'inconvénients. PATIENTS ET METHODES : Sur 68 patients porteurs de cancer prostatique de stade clinique T3N0M0, 38 ont subi un curage par laparotomie classique, 19 par cÏlioscopie et 11 par mini-laparotomie. L'efficacité du prélèvement ganglionnaire, la consommation de ressources et la fréquence des complications ont été comparées. RESULTATS : Aucune différence significative n'a été mise en évidence quant au nombre de ganglions obtenus par les trois méthodes. La durée de l'intervention et de séjour en salle d'opération était significativement plus élevée pour la cÏlioscopie que pour les deux autres procédures. La durée de séjour était significativement plus longue après laparotomie classique (6,5 ± 0,9 jours) qu'après curage par cÏlioscopie (2,7±1,1 jours) ou curage par mini-laparotomie (3,3±0,2 jours). De nombreuses complications (ileus, lymphocèle, rétention vésicale) ont été observées dans le groupe opéré par laparotomie. Aucune complication n'a été observée dans les deux autres groupes. CONCLUSIONS : L'efficacité des trois méthodes est comparable. La durée de séjour et la fréquence des complications sont moindres par voie cÏlioscopique ou par mini laparotomie que par laparotomie classique. La cÏlioscopie demandait plus de temps opératoire.La mini laparotomie devrait devenir la procédure de choix pour le curage ganglionnaire, particulièrement dans les établissements dont la structure ne permet pas d'assumer une courbe d'apprentissage, une dépense d'équipement supplémentaire ou une augmentation de durée opératoire.

PURPOSE: Pelvic lymph node dissection continues to be the most effective method of staging extracapsular adenocarcinoma of the prostate. Three principal methods of pelvic lymph node dissection are currently available: intraperitoneal laparoscopic, minilaparotomy and the standard open modified pelvic lymph node dissection. In the hope of determining some of the relative advantages and disadvantages associated with each technique a comparison of these approaches was made. MATERIALS AND METHODS: Of 68 patients with histologically proved clinical stage T3NOMO adenocarcinoma of the prostate who underwent staging pelvic lymph node dissection 38 under went modified open, 19 laparoscopic and 11 minilaparotomy procedures. The efficacy of node sampling, resource expenditure and complication rates were compared among the 3 groups. RESULTS: No statistically significant difference was observed in terms of the number of nodes harvested with each technique. Resource expenditure analysis revealed significantly increased operative and procedural time requirements for laparoscopic pelvic lymph node dissection compared to modified open and minilaparotomy procedures. Total hospital stay was significantly longer for the modified open pelvic lymph node dissection (mean plus or minus standard deviation 6.5 + 0.9 days) compared to the laparoscopic (mean 2.7 + 1.1 days) and minilaparotomy (mean 3.3 + 0.2 days) groups. Multiple complications, such as ileus, lymphocele and urinary retention, were observed in the modified open pelvic lymph node dissection group. No complications were noted in the other 2 groups. CONCLUSIONS: Comparison of laparoscopic and minilaparotomy procedures to modified open pelvic lymph node dissection revealed similar staging efficacy, and decreased total hospital stay and complications. Laparoscopic pelvic lymph node dissection required increased operative time. Minilaparotomy should become the open surgical procedure of choice for pelvic lymph node dissection, particularly at institutions where the laparoscopy learning curve, equipment expense and time disadvantages cannot be overcome.

Mots clés:
prostate / tumor / Staging / pelvic lymph node dissection
Mots-clés:
prostate / tumor / staging / pelvic lymph node dissection
Staging pelvic lymphadenectomy for prostate cancer: a comparison of laparoscopic and open techniques.
Staging pelvic lymphadenectomy for prostate cancer: a comparison of laparoscopic and open techniques.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1993, 150, 396-399

Les auteurs rapportent une étude rétrospective menée entre 1990 et 1992 qui compare la morbidité et les suites post opératoires de leurs 30 premiers curages laparoscopiques à 16 patients opérés dans le même temps à ciel ouvert. La durée moyenne de la dissection laparoscopique a été de 199,4 min contre 102,4 min en chirurgie à ciel ouvert, cependant les pertes sanguines ont été moindres en cas de laparoscopie. Le reprise de l'alimentation a été possible en moyenne 0,63 jours après la laparoscopie contre 2,87 jours après chirurgie conventionnelle. De même la laparoscopie s'est avérée supérieure à la chirurgie à ciel ouvert pour la consommation d'antalgiques (1,55 versus 47 mg de morphine), la durée moyenne d'hospitalisation (1,7 versus 5,37 jours), la reprise d'activités usuelles (4,94 versus 42,9 jours) et la reprise complète d'activité (10,8 versus 65,5 jours). Cependant l'incidence des complications était de 13% en cas de laparoscopie contre 0% en chirurgie conventionnelle. Toutes les complications ont été rencontrées au début de l'expérience parmi les 12 premiers patients. Les complications ont été: perforation vésicale (2 cas), hématome pelvien (1 cas), collection pelvienne (1 cas), fistule digestive apparue au 5 ème mois post opératoire et après radiothérapie pelvienne (1 cas), emphysème sous cutané (1 cas), oedème scrotal (2 cas), hématome scrotal (1 cas) et rétention d'urine (1 cas). Par ailleurs le coût moyen d'un curage coelioscopique bilatéral a été estimé à 10277 dollars contre 8220 dollars en chirurgie conventionnelle.

The operative morbidity and convalescence of our initial 30 patients who underwent laparoscopic pelvic lymph node dissections were compared to those of 16 patients who underwent open surgical pelvic lymph node dissections performed at our institution for staging purposes between 1990 and 1992. The average time for laparoscopic pelvic lymph node dissection (199.4 minutes) was nearly twice that of surgical pelvic lymph node dissection (102.4 minutes). However, the blood loss in the former group was significantly less. Oral intake occurred after a mean of 0.63 days in the laparoscopic pelvic lymph node dissection group compared to 2.87 days in the surgical group. Also, laparoscopic pelvic lymph node dissection was superior to surgical pelvic lymph node dissection in terms of average postoperative analgesic use (1.55 versus 47 mg. morphine sulfate), average hospital stay (1.7 versus 5.37 days), average return to normal daily activities (4.94 versus 42.9 days) and interval to full recovery (10.8 versus 65.5 days). However, the incidence of significant complications in the laparoscopic pelvic lymph node dissection group was 13%, with no complications seen in the surgical group. Interestingly, all significant problems in the bilateral laparoscopic pelvic lymph node dissection patients were confined to our initial 12 patients, indicating the steepness of the laparoscopic learning curve.

Mots clés:
prostate / tumor / pelvic lymph node dissection / open surgery / laparoscopic surgery
Mots-clés:
prostate / tumor / pelvic lymph node dissection / open surgery / laparoscopic surgery
Sténose de l'anastomose vésico-uréthrale. Notre expérience sur 114 prostatectomies radicales.
Stenosis of the vesicourethral anastomosis. Our experience in a series of 114 radical prostatectomies.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 683-687

Les auteurs rapportent une série rétrospective de 114 prostatectomies radicales pratiquées en dix ans. Le but de l'étude est la recherche de facteurs pouvant entraîner des complications afin de les prévenir. La sténose de l'anastomose vésico-uréthrale a été observée chez 22 patients et représente la complication la plus fréquente (19,2 %). Elle apparaît en général avant le 12ème mois, les sténoses tardives sont souvent associées à des récidives locales. Les auteurs ont étudié les facteurs pouvant être à l'origine de ces sténoses. Les fuites anastomotiques à l'ablation de la sonde vésicale semblent le facteur le plus significatif. La diminution de la fréquence de ces sténoses au fil de la décennie montre le rôle joué par l'expérience de l'opérateur. Le traitement le plus efficace de ces sténoses est la mono-incision qui, complétée des séances de dilatation, empêche les récidives sans compromettre la continence.

The authors report a retrospective series of 114 radical prostatectomies performed over a ten-year period. This study was designed to investigate the factors likely to cause complications in order to prevent them. Stenosis of the vesicourethral anastomosis was observed in 22 patients and represented the commonest complication (19.2%). It generally occurred before the 12th month, while late stenoses were often associated with local recurrences. The authors studied the factors responsible for these stenoses. An anastomotic leak after removal of the bladder catheter appears to be the most significant factor. The decreasing incidence of these stenoses over the ten-year study period illustrates the role of operator experience. The most effective treatment for these stenoses is mono-incision which, completed by dilatation sessions, prevents recurrence without compromising continence.

Mots clés:
prostate / Tumeur / prostatectomie radicale / complication iatrogène / sténose
Mots-clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / iatrogenic complication / stenosis
Sténose urétérale bilatérale après pancréatite.
Post-pancreatic bilateral ureteric stenosis.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 573-577

Les auteurs rapportent une observation rare de sténose urétérale bilatérale par coulée de nécrose secondaire à une pancréatite aiguë d'origine alcoolique. L'obstruction est liée à une fibrose urétérale bilatérale intense avec incrustations calciques du côté droit et une volumineuse lithiase obstructive surajoutée du côté gauche. Un seul cas quasi-similaire a été retrouvé dans la littérature sur 17 observations de sténoses urétérales uni ou bilatérales compliquant une pancréatite aiguë ou chronique.

The authors report a rare case of bilateral ureteric stenosis associated with necrotic infiltration due to acute alcoholic pancreatitis. The obstruction was caused by bilateral ureteric fibrosis with calcified incrustations on the right side and massive obstructive calculi on the left side. Only one faintly similar case has been reported in the literature out of 17 cases of unilateral or bilateral ureteric stenosis complicating acute or chronic pancreatitis.

Mots clés:
Uretère / sténose / lésion
Mots-clés:
ureter / stenosis / lesion
Sténoses de l'urètre masculin, reconstruction canalaire en un temps par greffe cutanée à pédicule nourricier
Male urethral stenoses : One-stage canal reconstruction by the use of a mobile nourishing pedicled skin graft. Analysis on 245 personal observations.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 753-770

Une série personnelle de 269 patients, traités de septembre 1984 à novembre 1992 pour sténose de l'urètre masculin, selon un même procédé conduit l'auteur à décrire une technique originale de reconstruction canalaire en un temps, à l'aide d'un greffon cutané à pédicule nourricier mobile. La particularité de la technique réside dans la grande souplesse de son pédicule, bien vascularisé, taillé aux dépens du tissu cellulaire sous cutané et du dartos. Le pédicule mobile, à l'extrêmité duquel est suspendu le lambeau de peau scrotal ou pénien destiné à la plastie, améliore très nettement ses possibilités d'utilisation, tant au niveau de l'urètre pénien, que périnéal. La technique consiste, selon le cas, à utiliser deux artifices de plastie: le patch d'élargissement, destiné à élargir la lumière urétrale et le greffon tubulé, dont la confection permet le remplacement total d'un segment urétral. Deux cent quarante cinq urétroplasties ont été analysées, concernant dans 80% des cas, des rétrécissements difficiles (sténoses fistulisées 56 fois, multi-opérées 47 fois) intéressant l'urètre pénien 47 fois, pelvien 159 fois, et bulbo-membraneux 39 fois, avec lésions associées dans 15,9% des cas. 187 patients de cette série ont bénéficié d'un patch d'élargissement et 58 d'un greffon tubulé, destiné à reconstituer un néo-urètre. Avec un recul égal ou dépassant 4 ans pour plus de la moitié des malades opérés, 224 patients ont obtenu un bon résultat (91,4%), tandis que pour 15 patients le résultat était moyen (6,1%). La guérison a été obtenue d'emblée dans 87,2% des cas. Enfin, 6 patients ont présenté un mauvais résultat (2,4%). Quelques aspects techniques, ainsi que les complications observées sont analysés: infections (8,9%), fuites d'urine (6,9%), urétrocèle (2%). L'expérience acquise dans l'utilisation de cette technique nous a montré son intérêt en particulier, dans les cas de sténoses, infectées, fistulisées, ainsi que dans les sténoses récidivées et étendues. Sa fiabilité et son efficacité soulignent la valeur de ce procédé, dont la spécificité relève de la grande maniabilité du greffon, liée à la qualité du pédicule. Sa spécificité relève encore du choix éclectique à la fois du site du prélèvement (scrotal ou pénien) et du type de la plastie (patch ou tube), augmentant considérablement les possibilités de la chirurgie réparatrice. Elle relève enfin de son indication très large, indépendamment de l'étiologie et des caractéristiques de la sténose. Cette technique, avec un taux d'échec de moins de 3%, mérite d'être connue et recommandée, car particulièrement utile pour les sténoses compliquées de l'urètre masculin.

A series of 269 patients treated for male urethral stenoses by the same operator using the same management technique from september 1984 to november 1992, inspired the author to describe an original one-stage canal reconstructive technique, using a mobile, nourished pedicled skin graft. The particularity of the technique resides on the large versatility of the pedicle, well vascularised, carved out from the subcutaneous cell tissue and the dartos. The scrotal or penile skin flap remains attached to the mobile pedicle, giving a much wider facility for use, both for penile urethra or perineal urethra repair. The technique allows a choice of two methods of plasty repair: the widening patch which aims at widening the urethral canal, and the tubularized graft, which aims at replacing part or an entire segment of the urethra. Analysis is made on 245 urethroplasties done for the cure of difficult urethral strictures which made up 80% of the total number of cases observed (fistulated in 56 cases, multi-operated in 47 cases), affecting the penile urethra for 47 cases, the pelvian urethra for 159 cases, and the membraneous bulb for 39 cases, associated lesions where found in 15,9% of the patients. 187 patients where treated by the widening patch process whereas 58 underwent neourethral reconstruction by the tubularized graft process. Post operative follow-up for over half of the total number of cases was 4 years. While 224 of the cases treated obtained good results (91,4%), for 15 patients, the results were considered intermediary (6,1%). Immediate cure was obtained for 87,2% of the cases. Lastly, 5 patients presented bad results (2,3%). Discussion and analysis are made on the execution of the technique as well as the post operative complications encountered: infection (8,9%), urine leakage (6,9~o), urethrocele (2 %). Experience acquired from the use of this management technique, showed that it is particularly valuable for the cure of wide, recurrent, infected and fistulated stenoses. Its efficiency and reliability underline the value of this technique, whose particularity lies on the wide manageability of the graft, attached to the pedicle. Its particularity also lies on the eclectic choice offered as to the site where the graft is carved off (scrotal or penile) and the appropriate plasty to be used (widening patch or tubular graft), increasing considerably the favorable chances for surgical repair. Finally, the technique's particularity is in its wide indication, independently of the characteristics and the cause of the stenose. Considering a rate of failure below 3%, and because it has proven to be specially efficient, this technique deserves to be known and recommended for the cure of complex male urethral stenoses.

Mots clés:
Urèthre / sténose / uréthroplastie / greffon cutané / lésion
Mots-clés:
Urethra / stenosis / urethroplasty / skin graft / lesion
Stenoses of renal branch arteries in fibromuscular dysplasia: results of percutaneous transluminal angioplasty
Stenoses of renal branch arteries in fibromuscular dysplasia: results of percutaneous transluminal angioplasty
2001
- Article original
- Réf : Radiology, 1994, 193, 227-232

Cette étude a pour but d'évaluer les résultats de l'angioplastie transluminale percutanée dans le traitement des sténoses des branches de l'artère rénale par dysplasie fibromusculaire. MATERIELS ET METHODES. Les auteurs ont étudié rétrospectivement les dossiers de 20 patients hypertendus consécutifs, avec 25 sténoses de branches des artères rénales associées à 10 lésions des artères rénales principales. Les résultats cliniques et angiographiques ont été analysés dans ce travail. RESULTATS. L'angioplastie transluminale percutanée a été un succès technique pour 21 des 25 sténoses des branches de l'artère rénale (84%). Un des échecs techniques a été traité par embolisation sélective. Neuf des 10 lésions de l'artère principale ont été dilatées avec succès, la dixième fut un échec. Immédiatement après l'angioplastie transluminale percutanée, à 6 mois et à plus long terme, respectivement 70%, 76% et 68% des patients ont été guéris, alors que 25%, 24% et 16% ont été améliorés. Des sténoses sont réapparues sur 9% des branches artérielles et ont été associées à une rechute clinique: ces artères ont été redilatées, et tous les patients ont été considérés comme guéris après un suivi de 6 mois. CONCLUSION. L'angioplastie transluminale percutanée devrait être considérée comme le traitement de première intention de l'hypertension due aux sténoses des branches de l'artère rénale par lésion fibromusculaire.

PURPOSE: To evaluate percutaneous transluminal renal angioplasty (PTRA) in the treatment of renal branch artery stenoses caused by fibromuscular dysplasia. MATERIALS AND METHODS: The authors retrospectively studied the files of 20 consecutive hypertensive patients with 25 branch artery stenoses associated with 10 main renal artery lesions. Results at clinical and angiographic follow-up were assessed by means of life-table analysis. RESULTS: PTRA was technically successful in 21 of the 25 renal branch artery stenoses (84%). One of the technical failures was treated by means of selective embolization. Nine of the 10 associated main renal artery lesions were successfully dilated, and the 10th was improved. Immediately after PTRA, at 6-month follow-up, and at long-term follow-up, 70%, 76%, and 68% of the patients, respectively, were cured and 25%, 24%, and 16% were improved. Stenosis recurred in 9% of the branch arteries and was associated with clinical relapse; these arteries were redilated, and all patients were considered cured at the second 6-month follow-up. CONCLUSION: PTRA should be considered the first-line treatment for hypertension due to renal branch artery stenosis in fibromuscular disease

Mots clés:
renal artery / stenosis / vascular surgery / angioplasty
Mots-clés:
Renal artery / stenosis / vascular surgery / Angioplasty
Sténoses uréthro-vésicales après prostatectomie radicale.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 357-361

La sténose de l'anastomose uréthro-vésicale est une complication peu fréquente de la prostatectomie radicale mais elle retentit sur la qualité de vie des patients. De janvier 1991 à décembre 1993, 50 patients ont subi une prostatectomie radicale pour cancer prostatique cliniquement localisé (41 par voie rétropubienne et 9 patients par voie périnéale). Nous avons étudié rétrospectivement l'influence de plusieurs facteurs sur la survenue de la sténose anastomotique: antécédents de chirurgie prostatique, voie d'abord, perte sanguine, stade pathologique, présence d'une fuite de produit de contraste lors de l'uréthro-cystographie de contrôle, traitement complémentaire post-opératoire, statut carcinologique au moment de la sténose. Sept patients ont présenté une sténose anastomotique cliniquement significative (14%). Le délai d'apparition a été de 1,5 à 10 mois (médiane 3 mois). Nous n'avons pas pu mettre en évidence de facteurs pré-, per- ou post-opératoires ou anatomo-pathologiques permettant de prédire la survenue d'une sténose anastomotique. Le recours à la voie périnéale semble en réduire la fréquence, mais cette donnée devra être confirmée sur un plus grand nombre de patients. Les sept patients ont subi une incision endoscopique de la sténose à la lame froide, suivie de la mise en place d'une sonde de Foley Charrière 22 pendant 48 heures. Aucun patient n'a présenté de récidive après un suivi moyen de 8 mois ( 0 à 13 mois). La continence post-opératoire a été normale dans tous les cas.

Urethrovesical strictures after radical prostatectomy.

Mots clés:
prostate / Tumeur / prostatectomie radicale / complication iatrogène / sténose
Mots-clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / iatrogenic complication / stenosis
Stomathérapie
2001
- Didactique
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 484-492
Mots clés:
Dérivation urinaire / stomathérapie
Mots-clés:
urinary diversion / stomatherapy
Stratégie thérapeutique des séminomes de stade I : quelles aires ganglionnaires faut-il irradier?
Therapeutic strategy in stage I testis seminoma: which lymph node areas are to be irradiated?
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 101-106

BUTS : Nos objectifs étaient de décrire, chez des patients traités pour séminome de stade I, les résultats d'une irradiation adjuvante limitée aux aires lomboaortiques.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : De 1990 à 1997, treize patients ont eu une irradiation externe adjuvante des aires ganglionnaires lomboaortiques après orchidectomie pour séminome pur de stade I. Le stade pathologique était : pT1 chez 10 patients, pT2 chez 2, pT3 chez 1. La dose a été pour tous les patients de 30 Gy en 15 fractions et 3 semaines (volume traité : disque intervertébral T10-T11 au disque intervertébral L5-S1). Le suivi médian a été de 35 mois (intervalle : 13-90).
RÉSULTATS : Douze patients sur 13 sont en vie sans rechute. Un patient aux antécédents d'orchidopexie et traité pour séminome du testicule droit a présenté une récidive ganglionnaire iliaque externe droite. Aucune complication de grade 3-4 dans le score SOMA-LENT n'a été observée.
CONCLUSION : En dépit d'un effectif réduit, cette étude nous a fait modifier les pratiques standards de notre institution. L'irradiation adjuvante des aires lomboaortiques et iliaques homolatérales est pour nous la stratégie de référence des séminomes de stade I.

OBJECTIVES : Our aims were to describe the results of adjuvant irradiation given to the paraaortic lymph nodes without pelvic irradiation in patients treated for stage I seminoma.
MATERIALS AND METHODS : From 1990 to 1997, thirteen patients with stage I testis seminoma have been treated with external beam irradiation to the paraoarotic lymph nodes (volume treated: from D10-D11 to L5-S1). The stage was: pT1 in 10 patients, pT2 in 2, pT3 in 1. Median follow-up was 35 months (range: 13-90). RESULTS : Twelve of 13 patients are alive without recurrence. One patient with previous orchidopexy treated for seminoma of the right testis relapsed to the external iliac lymph area. No grade 3-4 adverse event of radiation in the SOMA LENT scale were observed.
CONCLUSION : Despite the short number of patients in this series, these results had an impact on our routine practice. External beam irradiation given to the paraaortic lymph nodes is considered the standard adjuvant procedure in our institution.

Mots clés:
testicule / tumeur germinale séminomateuse / radiothérapie adjuvante
Mots-clés:
Testis / seminomatous germ cell tumor / adjuvant radiotherapy
Stratification of pathologic features in radical prostatectomy specimens that are predictive of elevated initial postoperative serum prostate-specific antigen levels.
Stratification of pathologic features in radical prostatectomy specimens that are predictive of elevated initial postoperative serum prostate-specific antigen levels.
2001
- Article original
- Réf : Cancer, 1993, 71, 1821-1827

L'antigène prostatique spécifique (PSA) est un marqueur important de l'adénocarcinome prostatique et est utile dans l'appréciation de la tumeur résiduelle après prostatectomie radicale. Bien que les rapports entre concentration sérique post-opératoire de PSA et stade anatomo-pathologique des tumeurs aient été étudiés, on dispose de peu de données sur les rapports entre concentration sérique post-opératoire de PSA et positivité des marges, extension intra glandulaire de la tumeur et grade histologique. METHODES: La concentration sérique post-opératoire immédiate de PSA a été étudiée en fonction des résultats anatomo-pathologiques concernant 90 pièces de prostatectomie radicale. Une analyse par régression a été utilisée pour stratifier le stade anatomo-pathologique, le pourcentage de carcinome intra-glandulaire, le grade histologique, et la positivité des marges en tant qu'éléments prédictifs d'une élévation post-opératoire de la concentration sérique de PSA. RESULTATS: La valeur prédictive du stade anatomo-pathologique, du pourcentage de carcinome et de la positivité des marges de résection était quasiment équivalente, alors que le score de Gleason quoique significatif était de moindre valeur. Trente-et-un de 51 (60,8%) patients avec une extension extra-glandullaire du cancer avaient une élévation de la concentration sérique post opératoire de PSA, contre seulement 5 des 39 (12,8 %) patients avec un cancer limité à la prostate. Une extension tumorale intra-glandulaire de plus de 10% était associée avec une plus grande tendance à l'élévation de la concentration sérique post-opératoire de PSA. Le pouvoir prédictif était accru par l'utilisation combinée du stade anatomo-pathologique et du pourcentage de cancer dans la glande ou la présence de marge positives dans une analyse multifactoriel. CONCLUSIONS: Dans les pièces de prostatectomie radicale, le stade anatomo-pathologique, le pourcentage de cancer dans la glande, la présence de marges positives sont des paramètres particulièrement importants car ce sont des facteurs prédictifs de la présence de tumeur résiduelle, qui peut être détectée tôt sur l'élévation post-opératoire de la concentration sérique de PSA.

BACKGROUND. Prostate-specific antigen (PSA) is an important marker for adenocarcinoma of the prostate and is of clinical utility in assessment of residual carcinoma after radical prostatectomy. Although elevated postoperative serum PSA levels have been linked to pathologic stage in radical prostatectomy specimens, limited data are available on the relationship of postoperative PSA levels to margin positivity, intraglandular tumor extent, and histologic grade. METHODS. Initial postoperative serum PSA levels were related to pathologic features of 90 radical prostatectomy specimens with adenocarcinoma of the prostate. Logistic regression analysis was used to stratify pathologic stage, percentage intraglandular carcinoma, histologic grade, and margin positivity as predictors of elevated initial postoperative PSA levels. RESULTS. Pathologic stage, percentage carcinoma, and margin positivity were nearly equivalent in strength of prediction, whereas Gleason histologic grade was a significant but less reliable predictor of elevated initial postoperative PSA levels. Thirty-one of 51 (60.8%) patients with extension of carcinoma outside the prostate gland had an elevated initial postoperative PSA level, whereas only 5 of 39 (12.8%) patients with organ-confined carcinoma had an elevated postoperative PSA level. Intraglandular tumor extent greater than 10% was associated with a greater likelihood of an elevated postoperative PSA level. Additional predictive capacity was obtained with concurrent use of pathologic stage and percentage carcinoma or margin positivity in multivariate analysis. CONCLUSIONS. In radical prostatectomy specimens, pathologic stage, intraglandular carcinoma extent, and margin positivity are particularly important morphologic parameters because they are predictive of residual carcinoma that is detected early, as judged by an elevated initial postoperative serum PSA level.

Mots clés:
prostate / tumor / pathology / histoprognosis
Mots-clés:
prostate / tumor / Pathology / histoprognosis
Study of urinary tract infection in children in one health district.
Study of urinary tract infection in children in one health district.
2001
- Article original
- Réf : Br Med J, 1994, 309, 631-634

BUTS : Déterminer le nombre d'enfants ayant des urocultures, une infection urinaire ou une pyurie stérile et chez qui des explorations complémentaires étaient entreprises. Rapporter les résultats biologiques aux résultats de l'imagerie. CONCEPTION DE L'ETUDE : Enregistrement pendant un an des urocultures soumises au laboratoire; revue des résultats biologiques; revue des résultats radiologiques : Lieu: Portsmouth et le district médical du South East Hampshire ; Sujets: population estimée à 89 086 enfants de moins de 12 ans ; Paramètres principaux: numération de germes dans les urines et résultats de l'imagerie. RESULTATS : 12551 échantillons d'urine provenant de 7450 enfants (3138 garçons et 4312 filles) ont été adressés au laboratoire. 2238 enfants avaient une infection urinaire ou une pyurie stérile à au moins une reprise pendant l'étude (13,9ä garçons et 37ä filles). 996 (45%) des enfants porteurs d'infection urinaire ou de pyurie stérile ont subi un examen d'imagerie sous quelque forme que ce soit. 128 enfants ayant une infection ou une pyurie amicrobienne avaient une anomalie urinaire connue, et le diagnostic de novo a été fait chez 114 enfants (1,0ä garçon et 1,5ä filles). 50 (44%) des enfants chez qui le diagnostic de novo a été fait n'avaient pas de pyurie et 48 (42%) avaient des numérations de germes inférieures à 108-l. Une anomalie radiologique a été découverte chez huit enfants qui avaient une pyurie stérile. CONCLUSIONS : l'infection urinaire de l'enfant est beaucoup plus fréquente que l'on croit. Une numération de germe basse, une absence de pyurie ou une pyurie stérile doivent être pris en compte.

OBJECTIVES : To determine the number of children who had urine specimens sent for culture, who had infections or sterile pyuria, and who were investigated further. To relate the laboratory findings to the results of imaging. DESIGN : One year survey of urine specimens submitted to a laboratory; review of previous and subsequent laboratory reports; review of the findings of imaging of the urinary tract. SETTING : Portsmouth and South East Hampshire health district. SUBJECTS : An estimated population of 89,086 children aged 12 years or under. MAIN OUTCOME MEASURES : Urine bacterial count and results of imaging. RESULTS : 12,551 urine specimens were submitted from 7450 children, 3138 boys and 4312 girls. 2238 children had infection or sterile pyuria at least once during the study (13.9-1000 boys, 37-1000 girls). 996 (45%) of the children with infection or sterile pyuria underwent some form of imaging. 128 children who had infection or sterile pyuria were already known to have urinary tract abnormalities and 114 children had newly identified abnormalities (1.0-1000 boys, 1.5-1000 girls). 50 (44%) of the children with newly detected abnormalities had no pyuria and 48 (42%) had bacterial counts below 10(8)-l. Eight children who had sterile pyuria on presentation were found to have abnormalities on imaging. CONCLUSIONS : Urinary tract infection is much commoner in children than is widely believed. Low bacterial counts, the absence of pyuria, or a finding of sterile pyuria should not be disregarded

Mots clés:
child / urinary tract infection / Screening / epidemiology
Mots-clés:
child / urinary tract infection / Screening / epidemiology
Success of the narrow-backed cuff design of the AMS800 artificial urinary sphincter: analysis of 144 patient
Success of the narrow-backed cuff design of the AMS800 artificial urinary sphincter: analysis of 144 patient
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1993, 150, 1412-1414

Le sphincter artificiel a connu de nombreuses modifications depuis son introduction en 1973. La dernière évolution concernant les manchettes date de 1987. Le nouveau dessin a été conçu afin de diminuer le risque d'érosion uréthrale en assurant une meilleure répartition des pressions entre la manchette et la paroi uréthrale. PATIENTS ET METHODES: Depuis juin 1987 ce modèle de manchette a été implanté chez 136 hommes et 8 femmes (âge moyen 57 ans). Le suivi moyen a été de 28 mois. La manchette a été placée en péri cervical chez 8 femmes et 29 hommes, et péribulbaire chez 107 patients. Des manchettes de 4,5 cm et des ballons de 61 à 70 cm ont été implantés le plus souvent (109 patients). Les étiologies de l'incontinence étaient : post prostatectomie radicale (44%), post adénomectomie (29%), vessie neurologique (17%), post traumatique (5%) et divers (6%). RESULTATS: Le taux de réinterventions a été de 16% en raison soit d'une complication chirurgicale (8%) soit d'une anomalie mécanique ( 8%). La manchette a dû être explantée 5 fois, dont 3 fois pour érosion uréthrale. Aucun patient n'a été réopéré pour un problème de pression dans la manchette. Une continence complète a été obtenue chez 92 patients (63%). Au total, 132 patients (91,6%) se sont déclarés satisfaits de l'intervention. CONCLUSION: L'utilisation des manchettes de dernière génération de 4,5 cm avec des ballons de 61 à 70 cm a permis une réduction de la fréquence des érosions uréthrales et une diminution du nombre de réinterventions pour défaut de pression dans la manchette.

The narrow-backed cuff design of the AMS800 artificial urinary sphincter was introduced to improve transmission of cuff pressure to underlying tissue and, theoretically, to decrease the incidence of cuff erosion. The AMS800 urinary sphincter with this design change was implanted in 136 male and 8 female patients (mean age 57 years). Mean followup was 28 months. The cuff was placed around the bladder neck in all 8 female and in 29 male patients, and it was implanted around the bulbous urethra in the remaining 107. The 4.5 cm. cuff in combination with the 61 to 70 cm. pressure balloon was implanted in 109 patients. There were 12 device failures and 12 surgical complications. Five patients required cuff removal and none required reoperation for inadequate cuff pressure. Postoperatively, 132 patients reported satisfactory continence. The design change of the AMS800 and the use of the 4.5 cm. cuff with the 61 to 70 cm. pressure balloon decreased the incidence of cuff erosion and the need for reoperation for inadequate cuff pressure.

Mots clés:
Urinary incontinence / urinary incontinence surgery / artificial sphincter
Mots-clés:
Urinary incontinence / urinary incontinence surgery / Artificial sphincter
Suivi prospectif de 3.228 patients souffrant d'une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) clinique traités pendant 3 ans par l'alfuzosine en médecine générale
Prospective follow-up of 3,228 patients suffering from clinical benign prostatic hyperplasia (BPH) treated by alfuzosin in general practice for 3 years.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 271-280

BUTS : Déterminer (a) l'amplitude et la durée de la réduction du score de symptômes et de l'amélioration du score de Qualité de vie (QDVLS) (incluant la fonction sexuelle), (b) les effets indésirables et (c) la survenue de rétentions aiguës d'urine et de chirurgie prostatique pendant 3 ans de traitement par alfuzosine.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 3228 patients souffrant d'Hypertrophie Bénigne de la Prostate (HBP) ont été inclus par 812 centres dans une étude prospective ouverte d'une durée de 3 ans et ont été traités avec l'alfuzosine (libération immédiate) à la posologie recommandée. Un score de symptômes (Boyarsky modifié) et un score de QDVLS spécifique comprenant 20 items dont 3 questions de sexualité (UrolifeTM BPHQL20) ont été auto-administrés à l'inclusion et à 3, 6, 12, 18, 24, 30 et 36 mois.
RÉSULTATS : 2579 patients (79,9%) ont achevé l'étude à 3 ans. Le score de symptômes a été réduit significativement de 54% à 3 mois et cette réduction a été maintenue jusqu'à 36 mois (- 43,4%). ; le score de QDVLS a été significativement amélioré de 45,4% à 12 mois et cette amélioration s'est maintenue jusqu'à 36 mois (+ 43,4%). L'alfuzosine a été bien tolérée : la distribution quantitative et qualitative des effets indésirables a été similaire à celle précédemment observée dans des études contrôlées versus placebo (vertiges/étourdissements : 2,1%). Les effets indésirables ont entraîné 4,2% de sorties d'essai. 120 patients (3,7%) ont été opérés pour HBP et 9 patients (0,3%) ont présenté une rétention aiguë d'urine.
CONCLUSION : Cette étude prospective confirme la sécurité d'emploi au long cours de l'alfuzosine dans les conditions habituelles de la médecine générale et souligne la nécessité de mesurer la QDVLS dans le contexte de l'opinion des patients.

OBJECTIVE : To determine (a) the amplitude and duration of reduction of the symptom score and improvement of the HRQL score (including sexual function), (b) the adverse effects and (c) the incidence of acute urinary retention and prostatic surgery during the 3 years of alfuzosin treatment. MATERIAL AND METHODS : 3,228 patients suffering from BPH were included by 812 centers in a 3-year open prospective study and were treated with alfuzosin (immediate release) at the recommended dosage. A symptom score (modified Boyarsky) and a specific HRQL score, comprising 20 items including 3 questions on sexuality (Urolifetm BPH Qol20) were self-administered on inclusion and after 3, 6, 12, 18, 24, 30 and 36 months. RESULTS : 2,579 patients (79.9%) completed the 3 years of the study. The symptom score was significantly decreased by 54% at 3 months and this reduction was maintained until 36 months (- 48.4%); the HRQL score was significantly improved by 45.4% at 12 months and this improvement was maintained until 36 months (+ 43.4%). Alfuzosin was well tolerated : the qualitative and quantitative distribution of adverse effects was identical to that previously observed in placebo-controlled trials (vertigo-dizziness : 2.1%). Adverse effects were responsible for 4.2% of drop-outs from the trial. 120 patients (3.7%) were operated for BPH and 9 patients (0.3%) developed acute urinary retention.
CONCLUSION : This prospective study confirms the long-term safety of use of alfuzosin under routine general practice conditions and emphasizes the need to measure HRQL in the context of the patient1s opinion.

Mots clés:
HBP / traitement médical de l'HBP / alpha-bloquant / résultat à long terme / Qualité de vie
Mots-clés:
BPH / medical treatment of BPH / alpha-adrenergic antagonist / long term outcome / Quality of life
Superselective endo-vascular treatment of renal vascular lesion
Superselective endo-vascular treatment of renal vascular lesion
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 153, 14-17

L'embolisation avec des micro-coïls de platine injectés au travers d'un micro cathéter Tracker-18 a été effectuée chez 6 patients lorsque le cathétérisme périphérique sélectif avec des cathéters standards d'angiographie n'a pas été possible. Au total les patients avaient 7 lésions rénales vasculaires périphériques (3 fistules artério-veineuses, 2 faux anévrismes, 1 traumatisme vasculaire direct et 1 malformation artério-veineuse). Chez tous les patients les micro-coïls de platine ont été utilisés d'emblée comme élément d'embolisation. Deux patients ont eu besoin d'embolisations répétées de colle. Le traitement endovasculaire a été techniquement réussi chez tous les patients et il n'y a pas eu de complications. Trois patients n'ont eu aucun infarctus parenchymateux et trois autres de petits infarctus périphériques (10 à 15% du parenchyme rénal). Le traitement endovasculaire super sélectif avec un cathéter à rigidité variable est une technique utile quand les techniques classiques d'embolisation ne sont pas possibles.

Embolization with platinum micro-coils delivered through the Tracker-18 micro-catheter was performed in 6 patients when peripheral selective catheterization with standard angiographic catheters was not possible. The patients had a total of 7 peripheral renal vascular lesions (3 arteriovenous fistulas, 2 false aneurysms, 1 direct vascular trauma and 1 arteriovenous malformation). In all patients we initially used platinum micro-coils as the embolic agent. Two patients required repeat embolization with glue. Endo-vascular treatment was technically successful in all cases and no complications were encountered. There was no renal parenchyma infarction in 3 patients and small peripheral infarctions (10 to 15% of the renal parenchyma) occurred in 3. Super selective endo-vascular treatment with a variable stiffness catheter is safe and useful technique when classical methods of embolization are not possible.

Mots clés:
renal artery / vascular surgery / vascular disease / embolization
Mots-clés:
Renal artery / vascular surgery / vascular disease / Embolization
Surgical resection of solitary metastases after chemotherapy in patients with nonseminomatous germ cell tumors and elevated serum tumor markers.
Surgical resection of solitary metastases after chemotherapy in patients with nonseminomatous germ cell tumors and elevated serum tumor markers.
2001
- Article original
- Réf : Cancer, 1992, 70, 2354-2357

Parmi les patients ayant une tumeur germinale non séminomateuse (TGNS) avancée qui recoivent une chimiothérapie de première ligne à base de cisplatine, 20 à 30% n'ont pas une réponse complète (RC) et une stratégie de sauvetage est nécessaire. Habituellement, ces patients reçoivent une chimiothérapie à base de cisplastine et d'ifosfamide avec carboplatine à haute dose et greffe de moëlle autologue (GMA). Néanmoins, 33% d'entre eux seulement ont une RC durable et la toxicité de cette approche est très élevée. Cela incite à rechercher d'autres stratégies, et en particulier la résection chirurgicale de la maladie résiduelle. En effet, pour les patients ayant une TGNS avancée, la chirurgie après chimiothérapie est envisagée habituellement seulement chez les patients dont l'hormone gonadotropique chorionique (HCG) et l'alpha-fétoprotéine (AFP) se sont normalisées car les études préalables ont montré que dans le cas contraire la RC est peu probable après résection complémentaire chez ces patients. Cette étude cherche à définir la place de la chirurgie chez les patients qui n'ont pas une RC durable après chimiothérapie, présentant une métastase unique réséquable et qui gardent un taux élevé de marqueurs sériques. MATERIELS ET METHODES. L'étude est basée sur 15 patients ayant une TGNS, réfractaires à une chimiothérapie à base de cis-platine, avec une élévation persistante du taux de l'HCG et/ou AFP, chez qui a été réalisée l'ablation d'une métastase solitaire considérée comme chirurgicalement réséquable. Il s'agissait d'une masse résiduelle rétropéritonéale dans 10 cas, d'une métastase pulmonaire dans 1 cas et médiastinale dans 1 cas. Les critères de réponse sont ceux du MSKCC pour les TGNS, précédemment publiés (J. Clin. Oncol., 4, 1493, 1986). RESULTATS. Chez 12 des 15 patients, les marqueurs se sont normalisés et ils sont considérés comme des RC post-chirurgie, et 7 fois (58%) ils le sont restés avec une médiane de recul de 6 mois. A l'opposé, 5 ont récidivé avec une médiane de 2 mois après l'intervention. Ils ont été traités par une chimiothérapie ± greffe de moëlle autologue (GMA) et deux ont atteint de nouveau une RC. Trois malades ont atteint seulement une RI post chirurgie et ont gardé un niveau élevé d'un ou deux marqueurs. Ces 3 malades été traités par chimiothérapie de sauvetage (avec dans 2 cas résection d'une métastase pulmonaire) et 2 sont actuellement en RC. Globalement, 11 patients sur 15 (73%) dans cette étude sont en RC, 3 à 127 mois après la résection de la masse résiduelle. Ceci inclue les cas ayant eu une chimiothérapie de sauvetage après l'échec de la chirurgie. CONCLUSION. Cette étude montre qu'une RC peut être obtenue par une exérèse chirurgicale dans une proportion importante des cas (73%) chez les patients ayant une métastase solitaire résécable après chimiothérapie de première ligne, malgré l'existence de marqueurs élevés avant la chirurgie de sauvetage. Deux facteurs semblent désigner les patients susceptibles d'avoir une réponse complète : 1) les patients ayant une élévation isolée de l'AFP semblent avoir davantage bénéficié de cette chirurgie de sauvetage. Par contre ceux ayant une élévation de l'HCG ont très mal répondu à la chirurgie et sont peut-être plutôt des candidats d'emblée à d'autres tentatives de chimiothérapie, 2) les métastases rétropéritonéales ont mieux répondu à cette chirurgie de sauvetage que les autres sites de récidive.

BACKGROUND. Chemorefractory metastatic germ cell tumors and elevated tumor markers generally indicate inoperable disease. METHODS. Solitary metastases were resected in 15 patients who had a nonseminomatous germ cell tumor and an elevated alpha-fetoprotein (AFP) and/or human chorionic gonadotropin (HCG) serum level after treatment with cisplatin-based chemotherapy. Patients underwent resection for a residual mass after chemotherapy or for a new solitary metastasis after achieving a complete response (CR) to salvage chemotherapy. RESULTS. Seven patients were disease-free after surgical resection alone. All five patients with an elevated HCG level had a relapse after surgery compared with 3 of 10 patients with only an elevated AFP level. Only 4 of 10 patients with a retroperitoneal metastasis had a relapse after surgery compared with 4 of 5 patients with visceral disease. Eleven of 15 patients overall were disease-free after surgery and subsequent chemotherapy after a relapse. CONCLUSIONS. Surgical resection of a solitary metastasis despite elevated serum tumor markers should be considered in patients who have not had a durable CR to cisplatin-based chemotherapy.

Mots clés:
Testis / nonseminomatous germ cell tumor / metastasis / residual tumor / resection of a metastasis
Mots-clés:
Testis / nonseminomatous germ cell tumor / Metastasis / residual tumor / resection of a metastasis
Surgical treatment of invasive squamous cell carcinoma of the penis: retrospective analysis of 350 cases
Surgical treatment of invasive squamous cell carcinoma of the penis: retrospective analysis of 350 cases
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1994, 151, 1244-1249

Entre 1960 et 1987, 414 patients porteurs de cancer épidermoïde invasif du pénis ont été adressés à l'Institut National Brésilien du Cancer. La lymphadénectomie a mis en évidence des métastases chez 39% des 23 patients N0, 49% des 92 patients N1-2 et 100% des 18 patients N3. Les auteurs ont analysé l'évolution de 350 patients qui ont subi un traitement chirurgical. Chez 224 patients (64%), une amputation ou une chirurgie pénienne isolée a été faite d'emblée, chez 102 patients (29%) une amputation avec lymphadénectomie et chez 24 (7%) une chirurgie palliative pour cancer avancé. La survie à 5 ans a été meilleure pour les patients ayant subi une lymphadénectomie contemporaine de la chirurgie, comparée à celle des patients ayant eu une lymphadénectomie secondaire (p

Between 1960 and 1987, 414 patients with invasive squamous cell carcinoma of the penis were referred to the Brazilian National Cancer Institute. Inguinal metastases were demonstrated by lymphadenectomy in 39% of the 23 patients with stage N0, 49% of 92 with stages N1 and N2, and 100% of 18 with stage N3 disease. We analyzed the followup of 350 patients who underwent surgical treatment. In 224 patients (64%) amputation or some form of penile surgery was done initially, while 102 (29%) underwent amputation and lymphadenectomy, and 24 (7%) underwent palliative surgery for advanced squamous cell carcinoma. The statistics revealed a better 5-year survival rate for the patients who underwent lymphadenectomy concomitantly with penile surgery compared to those who underwent delayed lymphadenectomy (p

Mots clés:
Pénis / tumor / Surgery / penile amputation
Mots-clés:
penis / tumor / surgery / penile amputation
Surgical treatment of venous leakage: medium-term follow-up
Surgical treatment of venous leakage: medium-term follow-up
2001
- Article original
- Réf : Eur Urol, 1993, 23, 352-0

38 patients, dont 6 totalement anérecteurs, d'un age moyen de 58 ans, qui présentaient des érections molles et de courte durée malgré des injections intracaverneuses de Papavérine 60 milligrammes associée à 1 milligramme de Phentolamine et chez lesquels on a mis en évidence des fuites veineuses, ont subi des ligatures multiples des veines péricaverneuses. Le suivi à été de 7 à 44 mois avec une moyenne de 28 mois. La presque totalité des fuites était localisée dans le territoire profond et superficiel de la veine dorsale. 19 patients ont retrouvé des érections spontanées qui pouvaient permettre des rapports avec un suivi sexuel moyen de 23 mois. 5 d'entre eux ont perdu leurs érections en moyenne dans les 9 mois dont 4 d'entre eux ont répondu positivement aux injections intra-caverneuses. Parmi les 19 échecs, 8 obtenaient des érections suffisantes pour avoir des relations sexuelles avec injection intra-caverneuse. Les 11 restants n'ont trouvé aucun bénéfice à l'intervention chirurgicale. Parmi ces 11 échecs, 4 ont subi une ligature complémentaire qui a permis des érections chez 3 d'entre eux après injection intra-caverneuse. Au total avec un recul moyen de 23 mois, les auteurs obtiennent 10 succès complets sans la nécessité d'employer des drogues intracaverneuses, soit 26%. Par contre, ils rapportent 71% de succès en associant des injections intra-caver neuses. Il apparaît que les mauvais candidats à la ligature veineuse sont les patients agés diabétiques et fumeurs. Les récidives proviennent des veines caverneuses crurales.

Thirty-eight men aged 26-69 years (mean 58) who failed to achieve a full, sustained erection with intracavernosal injections of papaverine and phentolamine (PIPE) and who had evidence of a venous leak on digital subtraction dynamic cavernosography underwent penile vein ligation. Postoperative follow-up ranged from 7 to 44 months (mean 28). Nineteen patients regained spontaneous erections which would allow intercourse (mean follow-up on these men was 23 months). Of these 19 patients, 5 experienced recurrent loss of potency over a 6- to 17-month period (mean 9 months), 4 of these subsequently responding to intracavernosal therapy. Of the 19 without full erections after ligation, 8 obtained erections which would allow intercourse with intracavernosal injections. Two of these patients subsequently lost their response to injections at 2 and 6 months postoperatively. Eleven men had no benefit from surgery (either with or without injections). Of the total of 27 men with erections allowing intercourse, only 19 made an attempted coitus during the follow-up period. Of 9 men with treatment failure who had undergone repeat cavernosography, 8 had evidence of a persistent leak, usually arising from the cavernosal veins. At the time of this study, 4 men had been re-explored, following which 3 obtained erections with the aid of PIPE. Patients who fail to improve following ligation may benefit from re-investigation and repeat ligation using a different surgical approach.

Mots clés:
andrology / erectile dysfunction treatment / penile vein ligation / long-term follow up
Mots-clés:
andrology / erectile dysfunction treatment / penile vein ligation / long-term follow up
Surgically staged patients with prostatic carcinoma treated with definitive radiotherapy: fifteen-year results.
Surgically staged patients with prostatic carcinoma treated with definitive radiotherapy: fifteen-year results.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1994, 43, 640-644

BUTS. Apprécier les résultats à long terme de la radiothérapie externe dans le traitement du cancer de prostate. PATIENTS ET METHODES. Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur 71 patients ayant subi entre 1970 et 1978 une radiothérapie externe pour un cancer de la prostate. Le suivi minimum a été de 15 ans. Tous ces patients ont eu une évaluation ganglionnaire par lymphadénectomie avant la radiothérapie. Aucun patient n'a été perdu de vue. 35 patients étaient N0 et 36 patients étaient N1. RESULTATS. La survie globale, la survie spécifique et le contrôle local sont respectivement de 40%, 15% et 5% pour les tumeurs T1b-T2N0M0, 75%, 22% et 6% pour les tumeurs T3N0M0, 92%, 60% et 45% pour les tumeurs TxN1M0. Les échecs thérapeutiques ont été traités par hormonothérapie. Aucun des patients avec rémission clinique complète à 15 ans n'avait d'élévation du PSA. CONCLUSIONS Nos résultats confirment l'efficacité de la radiothérapie externe dans le traitement des cancers de prostate T1b-T2 N0M0.

OBJECTIVE. To assess the long-term outcome of patients with lymphadenectomy-staged prostate cancer treated with external beam radiotherapy. METHODS. A retrospective analysis was performed on all patients with prostate cancer who underwent staging pelvic lymphadenectomy before treatment with definitive radiotherapy from 1970 to February 1978. This included 71 patients who were evaluated for a minimum of fifteen years. No patients were lost to follow-up. Thirty-five patients were node negative and 36 were node positive. RESULTS. Fifteen-year actuarial overall survival, cause-specific survival, and local control for the 20 patients with clinically organ-confined disease (T1b-T2 N0M0) was 40 percent, 75 percent, and 92 percent, respectively. The results for the 15 T3 N0M0 patients were 15 percent, 22 percent, and 60 percent. Patients with positive nodes did much worse, with rates of 5 percent, 6 percent, and 45 percent. Thirty-four patients received hormonal therapy at the time of first failure. No patient who was clinically free of disease at fifteen years had an elevated level of prostate-specific antigen (PSA). CONCLUSIONS. Our data suggest excellent results in a cohort of patients (T1b-T2 N0M0) treated with primary radiotherapy who would be considered candidates for radical prostatectomy. Outcome is significantly worse in patients with T3 lesions and node-positive disease.

Mots clés:
prostate / tumor / radiotherapy / long term outcome
Mots-clés:
prostate / tumor / radiotherapy / long term outcome
Surveillance d'une tumeur de vessie avec envahissement ganglionnaire.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 7, 181-184

Dans le cas d'une TVI avec envahissement N1 microscopique, après prostatectomie totale, la surveillance rejoint celle d'une TVI N0: bilan clinique et biologique, cytologie urinaire, endoscopie basse (en cas de remplaçement in situ), tous les 3 mois la première année, puis tous les 6 mois. Scanner abdomino-pelvien et radio pulmonaire tous les 6 mois la première année puis annuellement (le scanner abdomino-pelvien peut être remplaçé une année sur deux par une UIV). En cas d'envahissement plus important mais traité activement par chimiothérapie cytotoxique, la surveillance reste importante mais doit prendre en compte l'impact des examens sur la qualité de vie, la survie étant limitée. Le scanner abdomino-pelvien, l'endoscopie basse et la cytologie urinaire deviennent optionnels, en dehors d'une symptomatologie les imposant. Dans une situation palliative, la surveillance cède le pas au respect de la qualité de vie et se limite à un bilan clinique et biologique tous les 3 mois la première année, puis tous les 6 mois. Une échographie rénale à 6 et 12 mois puis annuelle est indiquée dans les tumeurs trigonales. Dans ce dernier cas surtout, la surveillance se couple avec un entourage psychologique pour aider le patient à bénéficier au mieux d'une survie limitée.

Mots clés:
Vessie / tumeur urothéliale infiltrante / Métastase ganglionnaire / Surveillance / Suivi
Mots-clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / lymph node metastasis / Watchful waiting / follow up
Surveillance de la fonction rénale par scintigraphie au 99m Tc-DMSA après urétérostomie cutanée trans-iléale
Monitoring of renal function by 99m Tc-DMSA renal scan after ileal conduit urinary diversion.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 871-879

Soixante et un malades adultes ont eu une surveillance de la fonction rénale par scintigraphie au 99m Tc-DMSA après cystectomie pour tumeur maligne suivie de dérivation urinaire type Bricker. La période de suivi post-opératoire a été de 10 ans. Le taux de sténoses de l'anastomose urétéro-iléale a été de 12,8% des anastomoses réalisées et celui des pyélonéphrites a été de 8%. La valeur moyenne de la fonction rénale globale et de la fonction de chaque rein ne s'est pas significativement dégradée (respectivement p=0,1 et p=0,7) au cours du temps. Mais 26% des reins évalués à 1 an et à 5 ans ont une baisse importante de fixation à la scintigraphie. Cette baisse est en relation dans 70% des cas avec la survenue d'une sténose de l'anastomose urétéro-iléale ou d'une pyélonéphrite. La fonction rénale reste stable à 5 ans dans le groupe A de malades qui ont une bonne fonction rénale initiale (n=22, p=0,07) et dans le groupe B de malades dont la fonction rénale initiale est mauvaise (n=7, p=0,9). De même, la fonction des reins uniques ne se dégrade pas sur une période de 5 ans post-opératoire (n=7, p=0,05). La valeur fonctionnelle des reins n'est donc pas globalement altérée après dérivation urinaire trans-iléale. La survenue d'une dégradation de la fonction rénale doit faire rechercher une complication mécanique ou infectieuse. La scintigraphie rénale isotopique au DMSA est un examen de surveillance complet, qualitatif et quantitatif après ce type de dérivation urinaire. Cependant il s'agit d'un examen de deuxième intention, demandé pour apprécier le retentissement rénal d'une complication dont la survenue est détectée par échographie rénale qu'il convient de pratiquer régulièrement après dérivation urinaire selon Bricker.

The renal function of sixty one adult patients was monitored by 99mTc-DMSA renal scan after cystectomy for a malignant tumour followed by ileal conduit urinary diversion. The postoperative follow-up period was 10 years. The stenosis rate of the uretero-ileal anastomosis was 12.8% and the incidence of pyelonephritis was 8% The mean value for overall renal function and for the function of each kidney did not deteriorate significantly (p = 0.1 and p = 0.7, respectively) over time. However, 26% of kidneys evaluated at 1 year and at 5 years showed a markedly decreased uptake on the renogram. In 70% of cases, this decreased uptake was related to the development of stenosis of the uretero-ileal anastomosis or pyelonephritis. Renal function remained stable at 5 years in group A, corresponding to patients with good initial renal function (n = 22, p = 0.07), and in group B, corresponding to patients with poor initial renal function (n = 7, p = 0.9). Similarly, the function of solitary kidneys did not deteriorate over the 5-year postoperative follow-up period (n = 7, p = 0.5). The functional value of the kidneys was therefore not globally altered after ileal conduit urinary diversion. The existence of a mechanical or infectious complication should be systematically investigated in the presence of a deterioration in renal function. DMSA isotope renal scan is a complete, qualitative and quantitative, follow-up examination after this type of urinary diversion. However, it is a second-line examination requested to assess the renal implications of a complication primarily detected by renal ultrasonography, which should be performed regularly after ileal conduit urinary diversion.

Mots clés:
Dérivation urinaire / urétérostomie cutanée trans intestinale / suivi à long terme / exploration fonctionnelle rénale / scintigraphie rénale
Mots-clés:
urinary diversion / transintestinal cutaneous ureterostomy / long-term follow up / renal functional tests / radionuclide renography
Survie des cancers de prostate avec métastase : 71 malades suivis de 7 à 11 ans
Survival of metastatic prostate cancer : 71 patients followed for 7 to 11 years.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 254-258

BUTS : Affiner notre évaluation pronostique, et donc notre stratégie thérapeutique, pour les cancers de prostate généralisés. METHODE : Une cohorte de 71 malades, recrutés entre 1981 et 1985 et porteurs de cancers de prostate métastasés, a été suivie par le groupe pendant 7 à 11 ans.
RESULTATS : La surveillance de cette cohorte a donné comme durée médiane :32 mois de survie, 1 an de rémission clinique, 15 mois entre l'apparition d'une résistance clinique et le décès.Mais les variations sont très grande autour de ces durées médianes : 17% des malades sont morts dans l'année et, à l'opposé, 30% ont survécu plus de 5 ans.
CONCLUSION : Les facteurs pronostiques qui ressortent de cette étude sont le degré de différenciation de la tumeur primitive, et surtout la taille de cette tumeur primitive. Ce dernier facteur pourrait, dans certains cas, inciter à associer d'emblée un traitement spécifique de la tumeur prostatique primitive au traitement hormonal.

OBJECTIVES : To refine our prognostic evaluation and consequently our therapeutic strategy to disseminated prostate cancer. METHOD : A cohort of 71 patients with metastatic prostate cancer, recruited between 1981 and 1985, was followed for 7 to 11 years. RESULTS : The surveillance of this cohort revealed the following median survivals : 32 months of overall survival, 1 year of clinical remission, 15 months between onset of clinical resistance and death. However, very marked variations were observed around these median durations : 17% of patients died within one year and, in contrast, 30% survived for more than 5 years.
CONCLUSION : Prognostic factors emerging from this study are the degree of differentiation of the primary tumour, and especially the size of the primary tumour. In some cases, this last factor could encourage the immediate coprescription of specific treatment of the primary prostatic tumour with endocrine therapy.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Métastase / Pronostic / Survie
Mots-clés:
prostate / tumor / Metastasis / prognosis / Survival
Survival of men with clinically localized prostate cancer detected in the eighth decade of life
Survival of men with clinically localized prostate cancer detected in the eighth decade of life
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1994, 151, 1326-1329

Les auteurs ont relaté leur expérience du management d'hommes de 70 à 79 ans porteurs de cancer prostatique cliniquement localisé afin de déterminer si d'éventuels candidats à la chirurgie étaient en fait susceptibles de mourir de causes intercurrentes à brève échéance après le diagnostic. Parmi les 101 hommes dans leur huitième décade qui présentaient par ailleurs les critères d'indication opératoire, 44 ont subi une prostatectomie radicale et 57 ont été traités médicalement (simple surveillance, radiothérapie et/ou hormonothérapie). Cinq patients opérés sont morts (médiane de suivi du groupe de 59 mois), dont un de cause intercurrente. Parmi le groupe traité médicalement, il y a eu 15 décès et le cancer métastatique en était la cause la plus fréquente. Tous les décès par cancer de prostate sont survenus plus de trois ans après le diagnostic. La survie dans le groupe des patients opérés était significativement meilleure que dans le groupe traité médicalement (p

We reviewed our experience with the management of men 70 to 79 years old with clinically localized prostate cancer to determine whether surgical candidates were likely to die of intercurrent disease soon after the disease was diagnosed. Of 101 men in the eighth decade of life who were surgical candidates by all criteria other than patient age 44 underwent radical prostatectomy, whereas 57 were managed by medical therapy including observation, radiation therapy and/or androgen deprivation. Five patients died in the surgical group at a median followup of 59 months, only 1 of whom died of intercurrent disease. Among 15 deaths in the medical group metastatic prostate cancer was the most common cause and all deaths from prostate cancer occurred more than 3 years after diagnosis. Survival for the surgical group was significantly better than that for the medical group during followup (p

Mots clés:
prostate / tumor / elderly person / survival
Mots-clés:
prostate / tumor / elderly person / Survival
Suspected urolithiasis in pregnant women: imaging algorithm and literature review.
Suspected urolithiasis in pregnant women: imaging algorithm and literature review.
2001
- Didactique
- Réf : Am J Roentgenol, 1996, 167, 869-875

La survenue d'une colique néphrétique pendant la grossesse peut poser des problèmes diagnostiques difficiles. L'urographie I.V. a été pendant longtemps le seul examen disponible. L'émergence de l'échographie et des écho-Dopplers a permis de modifier totalement la stratégie diagnostique. Après avoir fait une revue de littérature sur l'apport des différents examens d'imagerie, les auteurs proposent un algorythme décisionnel. L'écho-Doppler est l'examen de première intention en particulier pendant le premier trimestre de la grossesse. Le Doppler permettra de rechercher une augmentation des résistances intra-rénales évoquant une obstruction urétérale et permettra d'étudier les jets urétéraux. Pour que l'examen soit rentable, le patient doit être bien hydraté et si nécessaire recevoir 600 cc à 1l d'apports hydriques pendant l'examen. L'examen est réalisé vessie pleine. Les reins sont examinés en échographie par une sonde 3,5 ou 5 Mhz. L'examinateur recherche une dilatation des cavités pyélocalicielles, mesurera la taille des reins, cherchera un calcul intra rénal. L'uretère doit être suivi le plus bas possible. Si la dilatation des cavités pyélocalicielles est modérée, que l'index de résistance est

Urolithiasis during pregnancy is a difficult clinical problem in which carefully selected radiologic studies play an essential role. For years excretory urography has been the standard of care in the radiologic evaluation of urolithiasis in pregnancy. Recently, sonography, particularly Doppler sonography, has evolved as an invaluable tool in the armamentarium of radiologists facing this challenging problem. In experienced hands, the diagnosis of urolithiasis in pregnancy can be made confidently using Doppler sonography and, when necessary, excretory urography.

Mots clés:
stones / acute renal colic / pregnancy / doppler ultrasonography
Mots-clés:
stones / acute renal colic / pregnancy / doppler ultrasonography
Sutureless rabbit bladder mucosa patch graft urethroplasty using diode laser and solder
Sutureless rabbit bladder mucosa patch graft urethroplasty using diode laser and solder
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : J Urol, 1995, 153, 1303-1307

Les fistules et les rétrécissements au niveau des sutures d'anastomoses sont des complications fréquentes de la majorité des urétroplasties. Les auteurs ont utilisé la muqueuse vésicale de 26 lapins pour réparer de larges pertes de substance dans l'urètre proximal en utilisant une soudure activée au laser dans l'espoir que de telles réparations seraient plus solides, plus rapides à exécuter et éviteraient les complications usuelles de la chirurgie conventionnelle. De grandes pertes de substance ovalaire ont été créées dans l'urètre proximal de tous les animaux ayant subi une urétroplastie. 12 animaux ont eu une fermeture de la brèche par un patch de muqueuse vésicale à l'aide d'une soudure à base d'albumine (50% sans sutures) activée au laser diode (808 nm.). 14 animaux supplémentaires ont subi une réparation à l'aide de sutures à la polydiaxone (7-0) (groupe témoin). La pression de fuite et le temps de réparation étaient notés pour chaque greffe de muqueuse vésicale. D'autres sections de la muqueuse vésicale ont été effectués et réparées au laser pour déterminer la force tensile. Dans les deux groupes, des radiographies, une urétroscopie et les éléments cliniques étaient évalués pendant au moins 6 semaines en postopératoire. Le temps d'urétroplastie était siginificativement réduit dans le groupe laser (p

Fistula and strictures at the site of sutured anastomoses are frequent complications of major urethroplasty. We harvested bladder mucosa in 26 rabbits to repair large defects in the proximal urethra using laser-activated solder in the hope that such a repair would be stronger, faster to create and avoid common complications seen with conventional repair. Large oval defects were created in the proximal urethra in all animals undergoing urethroplasty. Twelve animals underwent bladder mucosa graft closure via diode (808 nm.) laser activation of an albumin-based solder (50% were suture-free). Fourteen additional animals underwent closure with 7-zero polydiaxanone suture (controls). Leak pressure and time of repair were recorded for each graft. Additional sections of bladder mucosa were harvested, transected and repaired by laser welding to determine tensile strength. In both groups, radiography, urethroscopy and clinical course were evaluated for as much as 6 weeks postoperatively. Urethroplasty time was significantly (p

Mots clés:
urethroplasty / mucosa graft / bladder mucosa / Laser / animal experiment
Mots-clés:
urethroplasty / mucosa graft / bladder mucosa / Laser / animal experiment
Syndrome d'arrêt des antiandrogènes dans le traitement hormonal du cancer de la prostate métastatique en échappement hormonal.
Antiandrogen withdrawal syndrome in the endocrine treatment of metastatic prostatic cancer at the stage of hormonal escape.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 93-97

Pendant la phase d'échappement hormonal d'un cancer de la prostate traité par blocage androgènique complet une chute du taux de PSA après arrêt des antiandrogènes a été décrite. Nous rapportons un nouveau cas : Patient traité initialement par pulpectomie et Nitulamide pour un adénocarcinome N+. (PSA à 165 ng/ml). A la phase d'échappement hormonal, l'arrêt du nitulamide a entraîné une diminution du PSA. Le remplacement du nitulamide par l'acétate de cyprotérone a entraîné une réaugmentation du PSA qui a de nouveau diminué après arrêt de celui-ci. Trois ans après arrêt le taux de PSA est à 3,5 ng/ml. Ce syndrome est problablement du à la mutation du récepteur aux androgènes. En échappement hormonal, l'arrêt de tout antiandrogène hormis les analogues de la LH-RH est recommandé et peut être suivi d'une baisse temporaire du PSA. Aucun autre antiandrogène ne doit être administré en remplacement du précédent.

A fall in the PSA level after stopping antiandrogens has been described at the stage of hormonal escape of prostatic cancer treated by complete androgen inhibition. The authors report a new case. The patient was initially treated by pulpectomy and nitulamide for N+ prostatic carcinoma (PSA : 165 ng/ml). At the stage of hormonal escape, discontinuation of nitulamide induced a reduction of the PSA. Replacement of nitulamide by cytoproterone acetate was followed by a renewed increase of PSA, which again decreased after stomming cyproterone acetate. Three years later, the PSDA level was 3.5 ng/ml. This syndrome is probably due to mutation of the androgen receptor. In hormonal escape, suspension of all antiandrogens apart from LHRH analogues is recommended and can be followed by a temporary fall of PSA. No other antiandrogen must be administered in the place of the previous drug.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Hormonothérapie / syndrome d'arrêt des anti-androgènes / hormono-résistance
Mots-clés:
prostate / tumor / endocrine therapy / antiandrogen withdrawal syndrome / hormone resistance
Syndrome de la jonction pyélo-urétérale congénital de l'adulte traité par coeliochirurgie.
Laparoscopic treatment of congenital ureteropelvic junction syndrome in adults.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 946-950

BUTS : Réaliser par coeliochirurgie la pyéloplastie selon Anderson, Hynes et Küss pour traiter le syndrome de la jonction pyélo-urétérale (SJPU). PATIENTS ET METHODES : Nous avons proposé, aux patients pour lesquels l'indication d'un traitement pour SJPU était retenu, une pyéloplastie sous coeliochirurgie par une voie d'abord trans-abdomino-péritonéale. Les jonctions pyélo-urétérales ont été abordées après décollement colique et réséquées. Les sutures ont été réalisées par trois surjets de fil vicryl 4/0 : deux pour l'anastomose pyélo-urétérale et un pour le manche de la raquette pyélique. Les vaisseaux polaires inférieurs ont été transposés en arrière de la voie excrétrice et toutes les anastomoses protégées par une endoprothèse posée préalablement. Les durées d'intervention et d'hospitalisation post-opératoire, le volume des pertes sanguines ont été relevés. A trois mois, cinq patients sont évaluables d'un point de vue clinique et radiologique par comparaison des urographies pré et post-opératoires.
RESULTATS : De mai 1994 à mai 1995, sept patients consécutifs (âge moyen 33,4 ans, 17-65 ans) présentaient un SJPU congénital symptomatique. Trois patients avaient une artère polaire inférieure croisant la face antérieure de la jonction, et deux un bassinet géant. La durée moyenne d'intervention a été de 120 minutes (maximum : 147 mn; minimum : 90 mn). La perte sanguine a été constamment inférieure à 50 ml. La durée moyenne de séjour hors complication (1 cas) a été de trois jours (maximum 4 jours - minimum 1,5 jours). Notre complication est due à une fistule post-opératoire en raison d'une erreur technique nécessitant quinze jours d'hospitalisation. Les cinq patients évaluables sont asymptomatiques. Les résultats radiologiques montrent une amélioration franche dans quatre cas sur cinq, dans l'autre cas l'aspect dynamique est amélioré.
CONCLUSION : Le SJPU peut être traité sous coeliochirurgie selon des principes chirurgicaux qui ont fait leurs preuves, à condition de réunir dans un bloc opératoire parfaitement équipé un chirurgien et une équipe rompus à ce type de chirurgie. Ainsi, la pyéloplastie sous coeliochirurgie est une alternative aux traitements par chirurgie ouverte et par endopyélotomie dans la mesure où les patients bénéficient des avantages de la coeliochirurgie sans rien concéder à la méthode de traitement du SJPU.

OBJECTIVES : To perform pyeloplasty as described by Andrson, Hynes and Küss by laparoscopic surgery for the treatment of ureteropelvic junction syndrome (UPJS). METHODS : In patients with an indication for treatment for UPJS, we proposed laparoscopic pyeloplasty via a trans-abdomino-retroperitoneal incision. The ureteroplevic junctions were exposed after detachment of the colon and were resected. Three Vicryl 4/0 running sutures were performed : two for the ureteropelvic anastomosis and one for the pelvic racket handle. The lower pole vessels were transposed posteriorly to the urinary tract and all anastomoses were protected by a previously inserted stent. Operating times and postoperative hospital stays, and volume of blood loss were recorded. At three months, five patients are evaluable clinically and radiologically by comparison of pre- and postoperative urographies. RESULTS : From May 1994 to May 1995, seven consecutive patients (mean age : 33.4 years, range : 17-65 years) presented with symptomatic congenital UPJS. Three patients had a lkower pole artery crossing the anterior surface of the junction, and two had a giant renal pelvis. The mean operating time was 120 minutes (max : 147 min; min. : 90 min). The blood loss was always less than 50 ml. The mean hospital stay in the absence of complications (1 case) was three days (max. : 4 days, min. : 1.5 days). This one complication was due to a postoperative fistula resulting from a technical error requiring an additional fortnight in hospital. The five evaluable patients are asymptomatic. Radiological results showed frank improvement in four out of five cases, while the dynamic appearance was improved in the other case. CONCLUSIONS : UPJS can be treated by laparoscopic surgery according to proven surgical principles, provided it is performed in a perfectly equipped operating room, by a surgeon and operating team experienced in this type of surgery. Laparoscopic pyeloplasty therefore constitutes an alternative to open surgery and endopyelotomy, as the patients benefit from the advantages of laparoscopic surgery without impairing the efficacy of treatment of UPJS.

Mots clés:
hydronéphrose congénitale / adulte / chirurgie laparoscopique / Pyéloplastie
Mots-clés:
ureteropelvic junction syndrome / adult / laparoscopic surgery / pyeloplasty