Base bibliographique

Énucléation endoscopique pour hbp obstructive : comparaison holep vs plasma. Étude prospective monocentrique des résultats périopératoires et à 1 an chez 200 patients
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 652


Objectifs

Holep et plasma sont deux techniques de référence pour l’énucléation endoscopique de la prostate (eep). L’objectif de cette étude était de comparer les résultats de l’utilisation des deux sources d’énergie différentes que sont le laser holmium et le courant bipolaire.


Méthodes

Étude prospective, comparative, non randomisée évaluant tous les patients opérés pour une hbp obstructive de haut volume (60 à 200cc) mesuré par échographie transrectale entre octobre 2015 et mars 2018. Les données périopératoires comprenaient les données cliniques préopératoires, les durées opératoires, de cathétérisme et d’hospitalisation, la perte d’hémoglobine et les complications. Les données postopératoires (IPSS, IPSS qualité de vie (QDV), PSA et complications) étaient recueillies à 3 mois et 1 an.


Résultats

Cent patients étaient inclus dans chaque groupe et comparables pour l’âge, qmax, psa et volume prostatique. L’IPSS médian et QDV étaient plus élevés dans le groupe holep 18 vs 15 et 5 vs 4 respectivement (p <0,001). Les durées opératoires et d’hospitalisations étaient plus brèves dans le groupe plasma, 112 vs 121min (p =0,03) et 1,8 vs 2,5jours (p =0,02) respectivement. Aucune différence significative n’était observée concernant la durée de cathétérisme et le taux de complication de haut grade. La perte moyenne d’hémoglobine et le taux de transfusion étaient plus faibles dans le groupe plasma de 1,7 vs 2,5g/dL et 1 vs 5 % (p =0,01). À 3 mois, aucune différence n’était observée concernant l’IPSS, QDV. Le taux d’incontinence urinaire était plus élevé dans le groupe holep, 19 vs 6 % (p =0,01), mais non significatif à 1 an.


Conclusion

L’holmium et le plasma sont aussi efficaces pour traiter de manière peu invasive les hauts volumes prostatiques par énucléation endoscopique. Le nombre de transfusions était supérieur dans le groupe holmium. Les taux de complications à long terme n’étaient pas significativement différents.

Mots clés:
P. / M. / J.B. / S. / P.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Énucléation prostatique au laser holmium sur sujet anatomique : réalisme, faisabilité et intérêt pédagogique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 676


Objectifs

L’holep est un standard pour le traitement de l’hbp. Cette technique nécessite une courbe d’apprentissage. Les simulateurs ne reproduisent qu’imparfaitement les conditions d’une chirurgie endoscopique in vivo. Les sujets anatomiques (sa) pourraient constituer un modèle intéressant pour la formation à holep. L’objectif de l’étude a été d’évaluer le réalisme, la faisabilité ainsi que l’intérêt pédagogique de ce model pour l’apprentissage de l’holep.


Méthodes

Huit sa frais ont été choisis pour réaliser un holep au laboratoire d’anatomie. Les interventions ont été effectuées dans le cadre de sessions de formations à la technique holep. Les sa étaient installés en position de la taille modifiée, les genoux en extension. Le matériel utilisé comprenait un resectoscope ch.24,5, une fibre laser 550μ, un générateur laser holmium réglé sur 80 watts, un morcellateur et une irrigation continue à l’eau en double courant. Une échelle de Likert était remplie par les opérateurs après chaque intervention pour évaluer en fonction de leur expérience l’intérêt du sa comme modèle pédagogique pour l’apprentissage de la technique.


Résultats

Les participants étaient 4 chirurgiens confirmés (2 urologues experts de la technique et 2 urologues sans expérience de la technique) et 4 internes en formation (sous contrôle d’un chirurgien expert). Dans tous les cas, les repères anatomiques endoscopiques étaient conservés et bien visualisés : urètre, veru montanum, urètre prostatique, méats urétéraux, vessie. L’absence de saignement facilitait la vision du champ opératoire. Les mouvements de l’endoscope dans l’urètre prostatique, ainsi que la gestuelle n’étaient pas modifiés par la rigidité cadavérique. L’énucléation puis la morcellation de la prostate ont pu être réalisées de manière complète chez tous les sa. Tous les opérateurs ont répondu aux questionnaires concernant le modèle qu’ils jugeaient utile pour l’apprentissage et entraînement de la technique holep (Figure 1).


Conclusion

Le sa semble être un bon modèle d’entraînement pour l’apprentissage de la technique holep. Des études complémentaires sont, néanmoins, nécessaires pour comparer l’intérêt de ce modèle par rapport aux simulateurs et pour étudier son impact réel sur l’acquisition des compétences techniques et la courbe d’apprentissage.

Mots clés:
R. / X. / X. / L. / H.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Essai européen virtue © pour le traitemnet de l’incontinence urinaire après prostatectomie radicale : résultats intermédiaires à 1 an
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 637


Objectifs

Quatorze centres de référence tertiaires ont participé à un essai prospectif de trois ans (clinicaltrials.gov NCT01608789) sur le traitement de l’incontinence urinaire après prostatectomie radicale avec la bandelette 4 bras virtue© (coloplast a/s, humlebaek, danemark). Ce travail évalue les données d’efficacité et d’innocuité à 12 mois. Cent dix-huit patients ont été inclus d’août 2012 à février 2015 (66,5±6,7 ans).


Méthodes

Les patients ayant une vessie hyperactive prédominante, une chirurgie d’incontinence antérieure, une sténose urétrale ou des antécédents de radiothérapie ont été exclus. Le succès objectif a été défini comme une diminution de plus de 50 % du pad test de 24heures et le succès subjectif comme l’amélioration globale du patient rapportée par l’indice pgi-i. La version abrégée du questionnaire iciq-ui-sf a également été complétée. L’évaluation a été réalisée à 1, 3, 6, 12, 24 et 36 mois. Une débitmétrie (qmax) avec rpm ont été systématiquement mesurés. Les événements indésirables liés à la bandelette ou à la procédure (ae) ont été rapportés.


Résultats

Les incontinences légère, modérée et sévère préopératoires étaient respectivement de 53 (46 %), 47 (41 %) et 15 (13 %) [3 données manquantes (DM)]. Il n’y a pas eu de dégradation significative des paramètres évalués et enregistrés entre 3 et 12 mois de suivi. (cf Tableau 1). Aucune différence selon la gravité de l’incontinence de base et l’imc n’a été retrouvée. Aucun changement significatif du qmax (de 20,6 à 23,9mL/s) ni du rpm (de 5 à 13,7mL) n’ont été rapportés. Les principaux ae étaient une douleur périnéale (13 ; 11 %), une douleur scrotale (10 ; 8,5 %), une douleur à l’aine (10 ; 8,5 %), dont 8,5 % ont nécessité un traitement médical, des paresthésies génitales (7 ; 5,9 %), une rétention urinaire transitoire (8 ; 6,8 %), des urgences de novo (12 ; 10,2 %) ou un hématome (4 ; 3,4 %).


Conclusion

La bandelette 4 bras virtue© apparaît comme une alternative de traitement sûr et efficace de l’incontinence urinaire légère à modérée après prostatectomie radicale. Ces données devront être confirmées dans le suivi à 3 ans.

Mots clés:
L. / T. / R. / P. / P.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Essai randomisé d’ablation partielle de la glande avec thérapie photodynamique vasculaire ciblée (vtp) versus surveillance active (sa) pour le cancer de la prostate à bas-risque : conversion à la thérapie radicale à 4 ans
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 696-697


Objectifs

Nous reportons ici les résultats à 4 ans de conversion à la thérapie radicale dans la population d’étude de l’essai prospectif pcm301, ainsi que dans la population correspondant à l’indication approuvée par l’agence européenne du médicament (ema).


Méthodes

L’essai prospectif pcm301 a randomisé 413 hommes ayant un cancer de prostate à bas-risque à l’ablation partielle de la glande avec une vtp (n =206) ou à la sa (n =207). Les patients étaient suivis pendant deux ans avec test de psa trimestriel et biopsies systématiques à 12 et 24 mois, puis des tests et biopsies périodiques en accord avec les pratiques de chaque institution. La conversion à la thérapie radicale a été enregistrée sur toute la période. La population d’indication approuvée par l’ema inclut les patients unilatéraux à bas-risque, en dehors des très bas-risques (n =80 et 78 patients respectivement pour vtp et sa).


Résultats

Dans la population globale de l’étude, la conversion à la thérapie radicale était moins probable dans la cohorte d’ablation que dans la cohorte de surveillance : 7 % contre 32 % à deux ans, 15 % contre 44 % à trois ans et 24 % contre 53 % à quatre ans (hr 0,31, IC95 %=0,21–0,46 ; p <0,001). Dans la population d’indication approuvée par l’ema, des résultats similaires ont été observés : 8 contre 39 % à deux ans, 13 contre 46 % à trois ans, et 28 contre 57 % à quatre ans (hr 0,29, IC95 %=0,16–0,53 ; p <0,001). Les raisons de conversion à la thérapie radicale étaient semblables dans les deux bras.


Conclusion

Dans la population globale de l’étude randomisée et la population d’indication, l’ablation partielle avec la vtp résulte dans une réduction significative à 2 ans du taux de conversion à la thérapie radicale. L’ampleur de la réduction est maintenue à 4 ans, ce qui constitue un bénéfice clinique important du fait de la réduction des morbidités liées au traitement.

Mots clés:
A. / J. / I. / P. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Essai randomisé, ouvert, multicentrique comparant le taux de complications de la promontofixation (PF) laparoscopique robot-assistée à la promontofixation laparoscopique classique pour le traitement des prolapsus pelviens (PP)
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 639-640


Objectifs

L’utilisation de l’assistance robotique (Davinci) lors de la PF laparoscopique génère des coûts immédiats supplémentaires et n’a pas fait la preuve de sa supériorité par rapport au traitement de référence pour la correction des pp. L’objectif de cette étude était de comparer les deux techniques en termes de complications, d’efficacité anatomique et fonctionnelle et médicoéconomique avec un suivi de 5 ans.


Méthodes

Essai randomisé multicentrique en ouvert.

Objectif principal Comparer le taux de complications per et postopératoires (30jours) de la PF pour correction d’un PP de stade 2, 3 ou 4 par PF laparoscopique avec ou sans assistance robotique.

Objectifs secondaires Comparer les durées opératoires et de séjour, les complications et récidives, les suites fonctionnelles et anatomiques ainsi que les coût de santé (étude médico-économique) pendant 5 ans. Nous présentons ici les résultats du critères d’évaluation principal et les données périopératoires. La médiane d’expérience des opérateurs était de 60 PF classiques et de 20 robots.


Résultats

L’analyse porte sur 345 patientes randomisées dans 15 centres français. Âge moyen : 60±10 ans. L’analyse ne permet pas de mettre en évidence de différence significative en termes de taux de complications dans les 30jours suivant l’intervention chirurgicale : classique 15,43 % vs robot 11,76 % (p =ns). Les complications chirurgicales (sur site de trocarts, hémorragies, occlusions et plaies vésicales ou digestives) sont significativement plus fréquentes en laparoscopie classique 9,1 vs 3,5 % avec le robot (OR : 2,5843 IC 95 % [0,9329 ; 8,2601], p =0,045). Les durées opératoire et d’anesthésie n’étaient pas significativement différentes. La durée de séjour médiane était de 4jours dans les deux groupes. En cas de complication, la durée de séjour était plus longue dans le groupe PF classique 5,6 vs. Robot 3,8jours (p =0,01).


Conclusion

L’assistance robotique n’a pas permis de diminuer significativement le taux de complications global, ni la durée d’hospitalisation. En revanche, la fréquence des complications chirurgicales (sur site de trocarts, hémorragies, occlusions, plaies vésicales ou digestives) était significativement diminuée ainsi que la durée d’hospitalisation lors d’une complication dans le groupe PF robotique.

Mots clés:
L. / S. / A. / C. / L.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
État des lieux de la chirurgie ambulatoire de l’obstruction sous-vésicale : l’effet laser ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 736-737


Objectifs

Décrire l’évolution de la prise en charge ambulatoire de l’osv en France selon la technique chirurgicale employée.


Méthodes

À partir du pmsi de 2010 à 2016, une base de données a été créée comprenant des patients ayant au moins 1 séjour hospitalier appartenant au ghm : prostatectomies transurétrales. À partir de mars 2016, des codes plus précis ont modifié le codage ccam : jgfe023 (résection sans laser), jgfe365 (résection laser) et jgne171 (vaporisation laser). Cette étude compare les taux d’interventions et la durée moyenne de séjour (dms) pour le traitement chirurgical de l’hbp de 2010 à 2016 et analyse grâce aux nouveaux codes ccam à partir de mars 2016, l’impact des techniques laser sur les durées de séjour.


Résultats

Pour les données issues du pmsi 2010–2016, l’analyse retrouve 328 781 séjours (318 549 patients) pour la chirurgie de l’hbp, dont 2,7 % (9047 séjours) en ambulatoire avec une dms diminuant de 5,78jours à 4,29jours Le nombre de patients traités en ambulatoire a augmenté en six ans passant de 14 patients (0,03 %) en 2010 à 3035 patients (5,63 %) en 2016. Pour les données issues des 9 derniers mois de 2016, l’analyse retrouve 38 930 séjours, dont 5,4 % (2104) en ambulatoire. Pour les séjours en ambulatoire, 92,7 % des patients ont été traités par une technique laser, dont 47,9 % (1008) par vaporisation laser et 44,8 % (944) par résection laser et seulement 7,1 % (151) par résection sans laser et 0,2 % (6) par résection palliative (Fig. 1, Fig. 2, Tableau 1).


Conclusion

Le développement exponentiel de l’ambulatoire et la diminution des dms dans le traitement chirurgical de l’hbp sont bien liés à l’avènement des techniques laser et devraient s’amplifier dans les années à venir.

Mots clés:
L. / G. / H.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Étude de la vascularisation artérielle de l’uretère proximal
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 631-632


Objectifs

L’artère rénale assure en situation modale, la vascularisation de la partie proximale de l’uretère.

En cas de variation anatomique du pédicule rénal et notamment lorsqu’il existe une artère polaire inférieure, il est acquis que cette dernière sera nourricière de la partie proximale de l’uretère.

L’objectif était de décrire la vascularisation de l’uretère proximal en fonction des variations anatomique du pédicule rénal.


Méthodes

Étude bicentrique d’analyse descriptive d’imagerie préopératoire de néphrectomie partielle chez 76 patients (76 angioscanners rénaux et 76 artériographies rénales).

Évaluation du nombre d’artères rénales et des artères urétériques par rein à l’artériographie et angioscanners.

Chaque artériographie et angioscanners ont été analysés par un interne d’urologie, un urologue sénior et un radiologue.

Réalisation de dissection et d’artériographie de 3 reins sur cadavres frais.


Résultats

Concernant l’analyse descriptive, il s’agissait de 34 reins droits et 42 reins gauches.

À l’analyse scannographique, on retrouve 65 reins avec 1 seule artère rénale ; 11 reins avec plusieurs artères rénales.

Parmi les 11 reins avec plusieurs rénales, il existait 3 reins avec artère rénale polaire supérieure, 7 reins avec artère rénale polaire inférieure et 1 rein avec 2 artères rénales médianes.

À l’analyse angiographique, 11 artères urétériques ont été visualisés.

Un seul rein avec artère urétérique visualisée présentait plusieurs artères rénales.

Aucune artère urétérique visualisée ne provenait d’une artère polaire inférieure.

L’analyse artériographique des reins provenant des dissections montrait un 1er relais artériel situé 10cm à partir du pelvis rénal. La vascularisation urétérale était assurée principalement par l’adventice urétéral (Fig. 1).


Conclusion

La description anatomique de la vascularisation urétérale en cas d’anatomie modale et de variation du pédicule rénal permet d’apporter une réponse en pratique clinique quotidienne de transplantation rénale sur le type d’anastomose urologique à conduire en cas d’artère polaire inférieure. Dans notre série, en cas d’artère polaire inférieure, aucune artère urétérique ne naissait de celle-ci.

Mots clés:
T. / P. / E. / X. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Étude de l’évolution de la fonction rénale après néphrectomie cœlioscopique avec embolisation sélective des vaisseaux tumoraux
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 729-730


Objectifs

La néphrectomie partielle cœlioscopique (NPC) après embolisation sélective des vaisseaux tumoraux est une nouvelle approche de la chirurgie partielle rénale. L’objectif de cette étude était de mesurer l’évolution de la fonction rénale à la suite d’une NPC après embolisation sélective.


Méthodes

Nous avons recueilli prospectivement dans la base de données uroCCR les données de tous les patients opérés par NPC après embolisation dans un centre unique de juin 2015 à janvier 2018. La fonction rénale, estimée par l’équation du Modification of Diet in Renal Disease (MDRD), a été calculée à la sortie de l’hospitalisation, un mois après, puis tous les six mois. Nous avons analysé l’évolution de la fonction rénale et les facteurs de risque de perte de plus de 10mL/min de clairance.


Résultats

Nous avons inclus 93 patients. Une insuffisance rénale préexistait chez 10 (10,7 %) patients. L’âge et le BMI médian étaient respectivement de 62,1 (±12,7) ans et 27,5 (±5,4)kg/m2. Le suivi médian était de 8 (±7,9) mois. Au terme du suivi, la clairance moyenne de la créatinine était diminuée (91,9 vs 86,5mL/min p =0,018). Cependant, les clairances étaient identiques à un mois de la chirurgie et au terme du suivi (84,4 vs 86,5mL/min p =0,583). Les variations interindividuelles médianes en postopératoire immédiat, à un mois et au dernier suivi étaient respectivement de +4,6, −8 et −7 (±57,9)mL/min. L’âge (p =0,208), le BMI (p =0,674), l’insuffisance rénale préopératoire (p =0,726), la taille tumorale (p =0,527), le saignement opératoire (p =0,675) et la durée opératoire (p =0,529) n’étaient pas des facteurs de risque de perte significative de fonction rénale (Tableau 1).


Conclusion

La NPC après embolisation provoque une perte significative de fonction rénale. Cette perte de fonction rénale s’installe rapidement et semble stable au cours du temps. Cette baisse de fonction rénale apparaît modérée et est comparable aux autres techniques de résection du parenchyme rénal.

Mots clés:
B. / P. / A. / J. / P.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Étude du rôle de l’infection par les papillomavirus humains (hpv) dans le taux de réussite en assistance médicale à la procréation (amp)
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 662


Objectifs

L’infection par l’hpv a fait l’objet d’études aux résultats contradictoires concernant la survenue d’altération du spermogramme, de fausses couches spontanées, de naissances avant terme et de diminution des taux de réussite en amp. La nature des génotypes d’hpv qui pourraient être impliqués dans des altérations du conceptus est encore débattue.


Méthodes

Étude de cohorte, prospective, multicentrique, incluant 350 couples.


Objectif principal

Étudier l’association entre la présence d’une infection à hpv chez l’un des membres du couple (col utérin/sperme) et l’issue des grossesses obtenues en procréation médicalement assistée. La réussite de l’amp était définie par l’obtention d’une grossesse aboutissant à la naissance d’un enfant viable et vivant.


Objectifs secondaires

Étudier les altérations du spermogramme, les génotypes spécifiques d’hpv impliqués, un lien potentiel entre hpv et les caractéristiques embryonnaires ainsi que la morbidité fœtale. L’analyse a été réalisée grâce à une modélisation avec ajustement sur un score de propension.


Résultats

Durée moyenne d’infertilité : 4,2±2 ans. Moyenne d’âge des femmes 33±4 ans, des hommes 36±6 ans. Prise en charge : insémination intra-utérine dans 1,5 %, fiv dans 36,2 % et icsi dans 62,4 % des cas. Au moins un hpv était présent chez 26,9 % chez les femmes et 14,43 % chez les hommes. Un enfant vivant est né dans 21,5 % des cas de mères hpv positives et dans 27,4 % de mères négatives (p =0,3). Un enfant vivant est né dans 36,6 % des cas de pères hpv positifs et dans 28,2 % de pères négatives (p =0,2). Les couples exposés ont donné naissance dans 23,2 % à des enfants vivants et les couples non exposés dans 30,2 % des cas (p =0,2). Vingt-cinq génotypes d’hpv ont été trouvés, les plus fréquemment représentés étaient à haut risque oncogène (16, 31, 51, 52, 53).


Conclusion

La présence d’hpv dans le sperme chez l’homme et/ou au niveau de l’endocol chez la femme ne constituait pas un facteur de risque d’échec en amp.

Mots clés:
M. / A. / P. / S. / N.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Étude médico-économique rétrospective sur l’utilisation des urétéroscopes réutilisables vs usage unique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 665-666


Objectifs

L’ureteroscope souple (us) est un outil majeur dans l’exercice de l’urologie contemporaine. Pour autant, il s’agit d’un matériel couteux, fragile et soumis à des cycles d’utilisation/décontamination quotidien et nombreux. Recemment, plusieurs firmes ont proposé des urétéroscopes à usage unique. L’objectif de ce travail était de faire une analyse médico-économique comparant les coûts d’utilisation des urétéroscopes souples réutilisables (usr) vs usage unique (usuu).


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique incluant l’ensemble des patients traités par ureteroscopie souple du 1 janvier au 31 décembre 2017. Les us étaient programmées par 8 opérateurs (5ph, 3cca) pour calcul, diagnostic/traitement de tumeurs urothéliales. L’analyse concernait un parc de 5 usr et l’usuu (life pusen). Le critère de jugement principal était le coût d’utilisation, prenant en compte les coûts de décontamination et de réparation des usr. Le critère de jugement secondaire était la disponibilité du matériel défini par le nb moyen d’us disponible par jour opératoire, la durée d’exclusion pour réparation.


Résultats

Pour les 5 usr, le coût de décontamination prenant en compte : le coût de temps/personnel (ibode, as), les consommables et le transport était de 63 euros/intervention. Les 5 usr avaient une durée de vie moyenne au 1 janvier 2017 de 4 ans [1–6]. Le coût moyen des réparations des usr pour la période 2011–2016 était de 3598 euros/an/ureteroscope. Pour l’année 2017, le coût des réparations était 9678 euros/an/ureteroscope fibré et de 14 713 euros/an/ureteroscope numérique, soit une dépense de réparation totale de 80 471 euros, une indisponibilité moyenne de 239jours/ureteroscope, une médiane d’urétéroscope disponible de 1/jour opératoire [0–5] et un coût global d’examen bactériologique avant réintroduction de 820 euros (164 euros/urétéroscope). Le coût de l’usage unique était inférieur au coût du réutilisable, jusqu’à la 22e procédure pour la période 2011–2016 et la 173e intervention pour la période 2011–2017.


Conclusion

Dans une analyse médico-économique rétrospective sur 6 ans, nous rapportons les avantages de l’usuu pour la disponibilité permanente du matériel et l’absence de frais de fonctionnement (décontamination, réparation). La comparaison usuu/usr est influencée par le volume opératoire, le nombre d’usr utilisés, l’usage mixte ou exclusif. Les dépenses de réparation sont une variable non prévisible pouvant radicalement modifier les modèles médico-économiques.

Mots clés:
R.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Étude prospective de deux populations en surveillance active, comparaison entre une cohorte caucasienne et afro-caribéenne
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 693-694


Objectifs

Comparer les résultats en surveillance active (SA) de deux populations d’agressivité différente dans le cancer de prostate.


Méthodes

Étude de cohorte prospective, bicentrique, de 261 patients de descendance subsaharienne inclus entre 2005 et 2018 versus 175 patients caucasiens inclus entre 2006 et 2017. La majorité des cancers de prostate était de très faible risque (critères AFU) inclus en RCP dans un protocole de SA. Les patients sortaient de SA en cas de progression biopsique, biologique, IRM ou selon le souhait du patient. Nous avons colligé les types de traitement en sortie de SA, puis décrit l’anatomopathologie des pièces de prostatectomies. Nous avons comparé entre les deux populations la survie globale, spécifique, sans métastase et le maintien en SA selon la méthode de Kaplan–Meyer.


Résultats

Les caractéristiques initiales démographiques, biologiques, anatomopathologiques des 2 populations sont exposées dans le Tableau 1. Il existait une différence significative en termes de volume de prostate (p =0,003) et densité du PSA (p =0,02). Il n’y avait pas de différence pour les raisons de sortie des patients. La courbe survie avant mise en traitement (Fig. 1) montre une progression plus rapide dans le groupe afro-antillais (p =0,018). Les types de traitements ainsi que les anatomopathologies des pièces de prostatectomie sont analysées dans le Tableau 2. La fréquence des traitements chirurgicaux était de 81 % pour la population afro-antillaise versus 62 % pour la population caucasienne. Les pièces opératoires des patients caucasiens versus afro-caribéens montraient des caractéristiques plus agressives (p =0,01). À 2,5, 5 ou 8 ans, les survies sans métastase (p =0,44), globale (p =0,53) et spécifique (p =0,21) n’étaient pas significativement différentes.


Conclusion

Notre cohorte prospective bicentrique en SA ne montre pas de différence significative en termes de survie sans métastase, globale et spécifique. En population afro-caribéenne supposée à risque, les patients présentaient une progression tumorale plus précoce.

Mots clés:
M. / G. / J. / S. / P.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Étude sur 20 ans de la dysplasie rénale multikystique : y’a-t-il un argument précoce pour la néphrectomie ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 655


Objectifs introduction

La dysplasie rénale multikystique (drm) est une anomalie extrême de la différenciation du métanephros. L’involution de la structure kystique est fréquente, mais progressive. Plusieurs risques (néoplasie, hypertension artérielle, infections) justifient une surveillance de l’involution. Notre but était d’examiner les résultats des reins dysplasiques multikystiques à notre institution et d’évaluer si la néphrectomie pourrait être prévisible dès le début.


Méthodes

Une étude rétrospective de tous les cas de drm dans notre etablissement entre le 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2017.


Résultats

Il y avait 110 patients avec drm. Trente-huit cas ont montré une involution de drm à l’échographie. Trente-trois autres ont montré une involution en cours jusqu’à décembre 2017. Trente-neuf cas (35,5 %) ont subi une néphrectomie : devant l’absence d’involution dans 27 cas (69,2 %), pour infections urinaires dans 9 cas, pour hypertension chez deux patients et pour tumeur de Wilms dans un cas. Une réduction de taille>20 % de la longueur maximale des reins entre les deux premières échographies postnatales à 6 mois d’intervalle prédit une future involution (p =0,001). Un échec de réduction>20 % prédit fortement la néphrectomie (p =0,001).


Conclusion

La drm abrite des risques imprévisibles au cours de la surveillance. Si une involution>20 % n’est pas notée entre les deux premières échographies postnatale à 6 mois d’intervalle, une néphrectomie précoce peut être une stratégie utile et sans danger.

Mots clés:
H. / A. / C. / D. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation de la courbe d’apprentissage de la pyéloplastie laparoscopique pour cure du syndrome de jonction pyélo-urétérale sur plus de 100 cas
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 624


Objectifs

Le syndrome de jonction pyélo-urétérale (SJPU) est le plus fréquent des uropathies malformatives retrouvées chez l’enfant en prénatal, mais aussi chez l’adulte. Son traitement de base reste la pyéloplastie. Nous présentons notre courbe d’apprentissage de la pyéloplastie laparoscopique avec analyse comparative entre les deux phases d’apprentissage ainsi que les principaux groupes étiologiques.


Méthodes

Les résultats de 123 pyéloplasties laparoscopiques seront analysés de manière rétrospective (incluant 8 cas de syndrome de jonction bilatéral) entre janvier 2005 et janvier 2017 avec un suivi de minimum un an, les données préopératoires incluaient essentiellement l’âge et le grade de la dilatation rénale, les paramètres peropératoires concernaient essentiellement la durée de l’intervention, les pertes sanguines, ainsi que le taux de conversion, le postopératoire fera appel à la classification de Clavien–Dindo, notre échantillon sera subdivisé en deux groupes étiologiques : Le premier (groupe A) présentant un pédicule polaire inférieur associé au SJPU et le deuxième (groupe B) n’ayant pas de vaisseau polaire lors de l’exploration cœlioscopique l’analyse statistique de l’étude ainsi que des modèles d’apprentissages seront effectués par le logiciel SPSS avec degré de significativité inférieur à 0,05.


Résultats

La comparaison entre les deux phases d’apprentissage en termes de paramètres préopératoires était non significative, en revanche, la différence de durée d’intervention entre les deux groupes était très significative (p <0,005), avec moins de complications postopératoires (p <0,05) et une durée d’hospitalisation plus courte (p <0,05). Notre analyse statistique a conclu qu’il faudrait atteindre 52 cas opéré pour optimiser cette technique chirurgicale. La comparaison entre les deux groupes étiologiques en termes de grade d’hydronéphrose (p <0,03), du côté atteint (p <0,006) ainsi que les lithiases associées (p <0,02) était significative. Cependant, la courbe d’apprentissage entre les deux groupes n’a pas été affectée par la présence du pédicule polaire, en dehors d’un taux de conversion plus important chez le groupe A (p <0,05) avec suites postopératoires similaires. En ce qui concerne les résultats histologiques du segment réséqué de l’uretère la différence est significative entre les deux groupes (p <0,003) et le suivi radiologique à 3 et 6 mois du postop a révélé une différence entre les deux groups en termes de sécrétion en délai normaux (p <0,03 et p <0,02 respectivement).


Conclusion

La pyéloplastie laparoscopique est une technique efficace avec une courbe d’apprentissage satisfaisante et de bons résultats à court et à moyen terme. La différence entre les deux groupes étiologiques en termes de donnés préopératoire n’a pas impacté la courbe d’apprentissage de la pyéloplastie laparoscopique, Cependant, la présence d’un pédicule polaire augmente le risque de conversion dans notre série malgré ce fait, la pyéloplastie cœlioscopique reste la technique de référence dans notre centre.

Mots clés:
M.Y. / M.S. / M. / N. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation de la faisabilité d’une étude prospective nationale sur l’évaluation de la qualité de vie postopératoire entre urss et nlpc chez les patients présentant un calcul de plus de 15 mm
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 667-668


Objectifs

L’altération de la qualité de vie est la plainte principale des patients présentant une lithiase urinaire. Plusieurs études ont comparé URSS et NLPC pour le taux de stone free , les complications, les durées opératoires et d’hospitalisaton, etc. Mais aucune ne compare la qualité de vie (QDV) postopératoire pour des calculs de taille importante. Nous avons donc cherché à évaluer la faisabilité d’une telle étude au niveau national.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude prospective, nationale, réalisée en partenariat avec le comité lithiase de l’AFU. Les patients devaient présenter un calcul de plus de 15mm et parler français. Un questionnaire de QDV multidimensionnel (symptômes urinaires, douleur, état général, exercice professionnel, sexualité, plus le score était élevé plus la QDV était altérée) validé (l’USS-q) était distribué en préopératoire, après recueil du consentement et était envoyé par courrier, ou courriel, ou réalisé au téléphone à j7, m1, m3 et la différence entre le score préopératoire et chaque temps postopératoire était calculée. Étaient aussi analysées la différence d’échelle numérique (en), le taux de réintervention et le nombre de jours d’arrêt de travail.


Résultats

Du 01/12/17 au 16/04/18, 19 NLPC et 25 URSS ont été incluses dans l’étude dans 8 centres différents. La taille moyenne des calculs était de 25mm pour les nlpc et 20,5mm pour les URSS. Les taux de réponses étaient respectivement de 100 %, 88 % et 100 % à j7, m1, m3 (NLPC) versus 70 %, 72 % et 74 % (URSS). Le taux de réintervention était de 36 versus 44 %. La durée moyenne d’arrêt de travail était de 32jours versus 29,5jours La différence de score total était respectivement de −8,06, 1,5 et 6,72 à j7, m1 et m3 (NLPC) versus 1,94, 4,36 et 28,1 (URSS). La différence de score d’en était de 0,58, 1,29 et 1,38 (NLPC) versus 0,51, 0,57 et 2,9 (URSS) (Figure 1, Figure 2, Figure 3).


Conclusion

Cette évaluation montre que l’étude est donc faisable à une échelle nationale avec un taux de réponse acceptable. La puissance de l’étude avec un nombre faible de patients n’est pas suffisante car les scores sont élevés (total sur 180). À ce stade, les résultats montrent une amélioration de la qualité de vie significativement supérieure au 3e mois pour les URSS.

Mots clés:
Y. / A. / P.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation de la fonction érectile après énucléation prostatique au laser holmium
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 654-655


Objectifs

La préservation de la fonction érectile est l’une des priorités de la prise en charge chirurgicale des symptômes du bas appareil urinaire (sbau) liés à une hypertrophie bénigne de la prostate (hbp). L’objectif de ce travail était de décrire l’évolution de la fonction érectile à 3 et 12 mois après énucléation laser de la prostate au laser holmium (holep).


Méthodes

Une étude rétrospective multicentrique a été conduite sur 4 centres incluant un total de 472 patients sexuellement actifs avant leur prise en charge chirurgicale et opérés d’un holep entre avril 2013 et novembre 2017. L’évaluation de la fonction érectile était faite par auto-questionnaire iief-5 à l’inclusion, à 3 mois et à 12 mois postopératoires. L’amélioration ou la dégradation de la fonction érectile étaient définies par une variation d’au moins 5 points du score iief-5.


Résultats

Aucune différence significative n’était observée entre le score iief-5 moyen initial (17,5±5) et les scores moyens à 3 et 12 mois (16,9±6 ; p =0,18 et 17,5±5 ; p =0,4) à 3 mois de la chirurgie, 10 % des patients rapportaient une amélioration et 13,1 % une dégradation de leur score iief-5. À 12 mois, 9,8 % des patients rapportaient une amélioration et 15,1 % une dégradation de leur score iief-5. Chez les patients présentant une fonction érectile préopératoire considérée comme normale (iief5>22), on retrouvait une diminution significative du score iief-5 moyen à 3mois (22,2±3 ; p <0,0001) et 12 mois (21,8±3 ; p <0,0001) (Tableau 1). Dans ce groupe, 15,8 % des patients présentaient une dégradation de leur score iief à 12 mois (−5 points minimum). La répartition des patients selon leurs différents degrés de dysfonction érectile est représentée dans le Tableau 2.


Conclusion

Dans cette étude, il n’a pas été observé de modification significative du score iief-5 moyen après 3 et 12 mois de suivi. Cependant, un pourcentage non négligeable de patients (13,1 %) présentait une dégradation de leur score iief-5. Ce pourcentage atteignait 15,8 % chez les patients ne présentant pas de dysfonction érectile préopératoire.

Mots clés:
T. / C. / B. / R. / V.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation de la fonction érectile après traitement des cancers de prostate de bas-risque par photothérapie dynamique au wst11
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 688-689


Objectifs

La photothérapie dynamique au wst11 (PTD) est une thérapie focale en cours d’évaluation dans le traitement des cancers de prostate de faible risque. La dysfonction érectile (DE) est l’une des principales complications après traitements radicaux des cancers de prostate. L’objectif de notre étude est d’évaluer la fonction érectile avant et après PTD.


Méthodes

Étude prospective, monocentrique, incluant tous les patients traités par PTD pour un cancer de prostate de bas-risque entre 2008 et 2013. La fonction sexuelle était évaluée par le score iief-5, avant traitement, à 6 mois post-PTD, 1 an, puis 1 fois par an pendant 5 ans. Dans les cas où un traitement de de était instauré, l’efficacité de celui-ci était également évalué.


Résultats

Il existait une baisse significative de 3 points du score iief-5 à 6 mois post-ptd, puis de 1 point à 1 et 2 ans (respectivement p =0,006, p =0,033 et p =0,002). Pas de différence significative après 2 ans (Figure 1). Vingt-sept patients (33,3 %) ont été traités pour de : ipde-5 (n =18), injections intracaverneuses (n =9) et gel urétral (n =1), seul ou en association, avec un délai d’instauration médian de 314jours (11–2480), un taux de succès de 75 %, une amélioration significative de 10,5 points après traitement et une absence de différence significative comparé aux valeurs pré-ptd (respectivement p <0,001 et p =0,111). Une nécrose extraprostatique à l’IRM à j7 était un facteur de risque d’instauration de traitement de de (or =3,221 ; ic 95 % : 1,24–8,40 ; p =0,014) ; pas de corrélation observée avec le nombre de lobes traités (or =0,818 ; IC 95 % : 0,32–2,110 ; p =0,433).


Conclusion

La PTD a induit une altération modérée de l’iief-5 à 6 mois avec un phénomène de récupération dès 1 an. Seuls un tiers des patients ont eu recours à un traitement de la de avec un taux de succès satisfaisant. La nécrose extraprostatique observée à l’IRM à j7 était corrélée à la prescription d’un traitement de la de.

Mots clés:
S. / P. / P. / R. / S.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation de la morbidité précoce de l’énucléation prostatique au laser holmium (holep) chez les patients traités par anticoagulant
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 653


Objectifs

Chez les patients sous anticoagulants, les chirurgies traditionnelles de l’adénome de prostate sont pourvoyeuses d’une morbidité plus importante en postopératoire avec des durées de séjour plus longues. Pour ces patients, la chirurgie prostatique au laser apparaît comme une alternative intéressante de part sa qualité d’hémostase. Cette étude visait à comparer la morbi-mortalité de l’holep entre les patients sans et avec traitement anticoagulant.


Méthodes

Nous avons étudié rétrospectivement l’ensemble des procédures par holep effectuées dans notre établissement entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2016. Les complications postopératoires à 30jours selon le score de Clavien-Dindo, le recours à la transfusion, la durée d’intervention, le taux d’hémoglobine pré- et postopératoire, la durée de sondage postopératoire et la durée d’hospitalisation ont été analysées et comparées entre les groupes avec et sans anticoagulants.


Résultats

Au total, 1201 patients ont été inclus : 1126 sans anticoagulant (ac−) et 75 avec anticoagulants (ac+). Dans le groupe ac+ 61 patients étaient sous antivitamine k (avk) et 14 sous nouveaux anticoagulants oraux (naco). Cinquante-quatre patients recevaient un traitement anticoagulant pour trouble du rythme cardiaque, 20 patients pour cardiomyopathie ischémique, 5 patients pour valve cardiaque mécanique et 17 patients pour maladie thromboembolique veineuse. Il n’y avait pas de différence significative sur la durée opératoire ni sur le taux d’hémoglobine préopératoire et postopératoire immédiat, mais dans le groupe ac+, le taux de complications hémorragiques et rétentionnelles étaient significativement plus élevé (48 % versus 17,2 %, p <0,05) ainsi que la durée de sondage vésical (4,25jours versus 2,01jours, p <0,05) et la durée d’hospitalisation (3,02 versus 1,6jours, p <0,05) (Tableau 1).


Conclusion

L’holep est possible chez les patients sous anticoagulants sans majoration de la difficulté opératoire, mais augmente le risque de complications hémorragiques et rétentionnelles dans les jours suivant l’intervention.

Mots clés:
M. / C. / H.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation de la pertinence du scoring de la conservation des bandelettes neurovasculaires par l’urologue au cours de la prostatectomie totale
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 644-645


Objectifs

Évaluer si la graduation de la conservation des bandelettes neurovasculaires (bnv) par l’urologue correspond aux observations histologiques.


Méthodes

Au total, 290 patients ayant eu une prostatectomie totale (PT) par laparotomie ou par voie cœlioscopique robot-assistée ont été inclus dans étude monocentrique de mars 2017 à mai 2018.

Le chirurgien estimait la qualité de la conservation des BNV selon un score allant de 0 (pas satisfait) à 5 (satisfait).

Un anatomopathologiste dédié mesurait la profondeur et la longueur des BNV restantes sur la pièce de PT.

Une évaluation fonctionnelle était réalisée en pré- et postopératoire (6 semaines, 3 mois, 6 mois) avec des auto-questionnaires validés (IIEF5, score ICIQ et USP) afin de corréler les résultats fonctionnels à la qualité de la conservation.


Résultats

Quarante-six patients ont été inclus, avec une durée de suivi médiane de 4 mois. Les caractéristiques des patients inclus sont rapportées dans le Tableau 1.

La Fig. 1 montre l’association entre la graduation préopératoire de la conservation des bnv par le chirurgien et la mesure histologique des BNV sur les pièces de pt. On retrouve une association significative entre l’estimation préopératoire de l’urologue et l’observation histologique (p <0,0001).

La Fig. 2 compare la surface de BNV (mm2) laissées sur les pièces de pt avec les résultats fonctionnels pré- et postopératoires (3 mois). Trois mois après la chirurgie les résultats fonctionnels sur la fonction érectile sont hétérogènes sans différence significative entre les BNV restantes sur la pièce de pt et la perte de points dans le score IIEF5.


Conclusion

La conservation des BNV est un facteur subjectif car il dépend de l’estimation préopératoire du chirurgien. La longueur des BNV restantes est corrélée avec le grade de conservation nerveuse estimé par le chirurgien. Concernant les données fonctionnelles un suivi plus prolongé est nécessaire, la récupération érectile est progressive et souvent supérieure à 3 mois.

Mots clés:
M. / J.B. / N. / M. / T.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation de la qualité de vie après promontofixation cœlioscopique pour la cure de la cystocèle dans le contexte socioculturel d’une population arabo-muslumane
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 640


Objectifs

Le tabou sur la sexualité ainsi que toute pathologie qui touche la sphère génitale féminine demeure persistant dans la société arabo-musulmane marocaine. La cystocèle est fréquente et soulève des problèmes d’approche diagnostique et thérapeutique dans notre contexte.

Objectif Évaluer l’impact de la promontofixation cœlioscopique pour cystocèle en termes de qualité de vie et de sexualité dans ce contexte socioculturel particulier.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective descriptive et analytique des patientes ayant eu une cystocèle de stade supérieur ou égal à 2 selon la classification pop-q, traitées par promontofixation cœlioscopique entre 2011 et 2017. Quarante et une patientes ont été opérées, mais seulement 34 ont accepté de participer à l’étude. La qualité de vie et la sexualité étaient évaluées à l’aide des versions françaises validées des auto-questionnaires Pelvic Floor Distress Inventory (PFDI 20), Pelvic Floor Impact Questionnaire (PFIQ 7) et Pelvic Organ Prolaps/Urinary Incontinence Sexual Questionnaire (PISQ 12). Une évaluation systématique par ces questionnaires a été réalisée en pré- et en postopératoire (à 3 mois).


Résultats

L’âge moyen était 55 ans. Il s’agissait d’une cystocèle isolée dans 70 % des cas et de grade 3 chez 55 % des cas. Une bandelette antérieure unique a été utilisée chez 30 patientes. Aucune patiente n’a eu d’hystérectomie. Le stade pop-q et le score popdi-6 étaient significativement liés (p =0,04). Par contre, aucune relation significative n’a été retrouvée avec les scores pisq12 (p =0,23) et PFDI-20 (p =0,42). Le score PISQ-12 était, quant à lui, statistiquement lié aux score PFDI-20 (p =0,01) à 3 mois du postopératoire, les 3 scores ont été significativement améliorés : score pfdi-20 (113,28 vs 37,6 ; p <0,0005), score pfiq-7 (88,75 vs 26,68 ; p ≤0,0005) et le score pisq-12 (16,33 vs 22,72 ; p ≤0,001). En plus, nous avons demandé aux patientes si elles étaient globalement satisfaites après l’intervention, un taux de satisfaction globale de 95,5 % a été retrouvé.


Conclusion

Malgré les difficultés socioculturelles que nous avions rencontrées lors de la réalisation de notre travail, nos résultats ont pu réaffirmer l’impact positif de la promontofixation sur la qualité de vie chez nos patientes. À notre connaissance, il s’agit de la première série arabo-musulmane publiée qui traite cette question.

Mots clés:
Y. / M. / S. / J. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation de la qualité de vie après prostatectomie cœlioscopique assistée par robot : au-delà de la continence et des érections
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 648


Objectifs

Si la récupération de la continence et de la fonction érectile représentent préoccupations majeures pour le patients dans les suites d’une prostatectomie cœlioscopique assistée par robot (RALP), l’évaluation limitée à ces 2 paramètres pourrait ne pas représenter l’impact réel de la chirurgie sur la qualité de vie (QDV). L’objectif de l’étude était d’analyser de manière prospective la QDV après RALP selon le questionnaire validé eortc-qlq-pr25.


Méthodes

Au total, 584 patients ayant subi une RALP ont été inclus entre 2010 et 2015 et analysés de manière prospective. Le questionnaire eortc-qlq-pr25 est composé de 25 questions analysant les symptômes urinaires, les symptômes intestinaux, les symptômes liés aux traitements adjuvants, la qualité de la fonction sexuelle ainsi que la gêne liée aux troubles de la continence et l’activité sexuelle. Les questionnaires ont été remplis en préopératoire puis à 1, 3, 12 et 24 mois après la chirurgie. Les associations entre les facteurs de risque et les scores de QDV ont été testées par analyse de régression linéaire uni- et multivariée.


Résultats

Tous les items du questionnaire eortc-qlq-pr25 ont montré une détérioration significative après RALP et se sont améliorés 3 mois après la chirurgie. Après 24 mois, les scores concernant la continence, les symptômes digestifs et l‘activité sexuelle n’étaient pas significativement différents des scores préopératoires, tandis que la gêne liée à l’incontinence, les symptômes liés aux traitements adjuvants et la fonction sexuelle restaient dégradés. En analyse multivariée, les patients avec une maladie localement avancée (>pt3a ou pn1 ou r1) avaient un risque significativement élevé d’apparition de symptômes intestinaux et de symptômes liés au traitement. L’activité sexuelle préopératoire avait un impact plus important sur l’activité sexuelle à 3 mois que la chirurgie d’épargne neurovasculaire. À 24 mois, l’âge, l’activité sexuelle préopératoire et la fonction sexuelle étaient les facteurs prédictifs les plus significatifs de qdv liée au sexe (Fig. 1).


Conclusion

Nous rapportons des données détaillées sur la QDV après RALP basées sur le questionnaire standardisé eortc-qlq-pr25. Après une détérioration immédiate après l’intervention, la continence et les problèmes digestifs ainsi que l’activité sexuelle s’améliorent jusqu’à 2 ans après la chirurgie. Ces données soulignent l’impact des traitements sur la QDV et aident le clinicien dans l’information à donner aux patients avant chirurgie.

Mots clés:
S. / F. / E. / T. / R.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation de la technique chirurgicale d’aquablation (aquabeam) pour le traitement des adénomes de prostates de 30 à 80 g : résultats préliminaires de l’étude français-water
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 739


Objectifs

La chirurgie de désobstruction prostatique par « aquablation » est apparue en 2015 et est en cours d’évaluation. L’étude water a montré l’efficacité de la technique aquabeam en comparaison de la rtup avec un risque plus faible de dysfonction sexuelle postopératoire. L’objectif de cette étude prospective observationnelle a été d’évalué la sécurité et l’efficacité de l’aquablation des 30 premiers patients traités en France.


Méthodes

Trente patients présentant des symptômes du bas appareil urinaire en rapport avec une hyperplasie prostatique ont été inclus dans l’essai thérapeutique français-water (clinicaltrials.gov number, NCT03191734) et traités par aquablation entre septembre et décembre 2017. L’intervention était effectuée à l’aide du système aquabeam (Fig. 1). L’hémostase était exclusivement effectuée à l’aide d’un système permettant une traction continue sur la sonde vésicale pendant les 2 premières heures postopératoires. Les critères d’analyses étaient la tolérance (évaluée sur la survenue de complications opératoires) et l’efficacité (évaluée sur la réduction du score ipss et la débitmétrie mictionnelle à 3 mois).


Résultats

Le volume prostatique moyen était de 57g (30–80). La durée moyenne opératoire était de 31minutes (19 à 53) incluant un temps moyen de résection par aquablation de 4minutes L’intervention était techniquement réussie dans tous les cas sous anesthésie générale (80 %) ou rachianesthésie (20 %). Les complications postopératoires mineures (Clavien 1 et 2) ont été faibles et similaires à celles rapportés dans l’étude water. Un patient a nécessité un décaillotage et une transfusion de culots globulaires en postopératoire immédiat. À 3 mois : le débit maximal moyen avait augmenté de 9mL/sec à 17,2mL/sec et le score ipss moyen avait diminué de 19,9 à 5,8.


Conclusion

La technique d’aquablation est faisable et ses résultats à très court terme satisfaisants. Les résultats de cette série sont comparables à l’étude randomisée water.

Mots clés:
V. / N. Barry / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation de l’efficacité de l’embolisation prostatique dans la prise en charge de l’hypertrophie bénigne de prostate au sein d’une population gériatrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 738-739


Objectifs

L’hypertrophie bénigne de prostate est une affection fréquente qui engendre des symptômes urinaires et une altération de la qualité de vie. La rétention aiguë d’urines, sa principale complication, nécessite parfois, à long terme le port d’une sonde à demeure chez des patients âgés. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’efficacité d’une technique peu invasive, l’embolisation prostatique, au sein d’une population gériatrique avec peu d’alternatives thérapeutiques.


Méthodes

Nous avons réalisé une analyse rétrospective et monocentrique des dossiers de patients ayant bénéficié d’une embolisation prostatique pour hbp entre février 2016 décembre 2017. Le succès de l’embolisation était défini comme la possibilité d’ablation de la sad ou une amélioration du score ipss et/ou de la qualité de vie initiaux.


Résultats

Vingt et un embolisations ont été réalisées pour 19 patients. L’âge moyen des patients était de 80,6 ans, 73 % étaient traités par anticoagulants et/ou antiagrégants. Le volume prostatique moyen initial était de 111cc. Le taux de succès est de 71,4 %, soit 15 gestes sur 21. Deux patients ont bénéficié d’un deuxième geste avec un taux de réussite de 50 %. Le sevrage de sad a été possible pour 11 patients sur 15. Il existe une différence statistiquement significative entre les scores du questionnaire de qualité de vie mictionnelle entre le temps initial, à 3 mois et à 1 an (5,79 vs 1,12 et 0,19, p <0,0001). Pour les patients initialement sondés, leur score ipss est significativement amélioré entre l’évaluation à 3 mois et à 1 an (7,53 vs 4,82, p =0,023) (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

L’embolisation prostatique pour le traitement de l’hbp modérée à sévère peut être proposée comme alternative aux traitements chirurgicaux habituels pour des patients non opérables du fait de comorbidités contre-indiquant une anesthésie générale. Peu morbide, elle permet de s’amender du port d’une sad et de ses complications et améliore la qualité de vie des patients âgés.

Mots clés:
L. / M. / P. / L.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation de l’impact de l’expérience chirurgicale sur les résultats et la morbidité de l’urétérorénoscopie souple dans la maladie lithiasique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 666


Objectifs

L’objectif de l’étude était d’évaluer l’impact de l’expérience chirurgicale en urétérorénoscopie souple (URSS) sur les résultats et la morbidité de la technique dans la prise en charge de la maladie lithiasique.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective incluant l’ensemble des URSS pour lithiases inférieures à 20mm réalisées dans notre institution entre 2004 et 2015. Il a été défini trois groupes en fonction de l’expérience chirurgicale de l’opérateur. Le groupe 1 (G1) regroupant l’ensemble des 20 premières procédures de chaque opérateur, puis le groupe 2 (G2) les 30 procédures suivantes et le groupe 3 (G3) l’ensemble des procédures au-delà de 50. Les données des patients, des calculs (taille, nombre, localisation), de la morbidité (complications, durée d’hospitalisation) ont été analysées et comparées. Le succès de l’URSS était défini par l’absence complète de fragments résiduels (SFR). Les complications ont été évaluées selon la classification de Clavien-Dindo.


Résultats

Vingt et un opérateurs ont réalisé 1047 URSS reparti selon l’expérience (G1=321, G2=304, G3=422). Il n’était pas retrouvé de différence significative entre les 3 groupes en termes de SFR (73,5 % vs 78,3 % vs 74,3 %, p =0,332) ou de complications (8,4 % vs 7,9 % vs 10,4 %, p =0,442). En analyse multivariée, il n’était pas retrouvé de corrélation entre une faible expérience chirurgicale (G1, <20 procédure URSS) et le SFR (HR =0,787, IC95 % [0,570–1,086], p =0,145) ou le taux de complications (HR =0,926, IC95 % [0,574–1,495], p =0,754). Les variables influençant le SFR était une taille de calcul>10mm (HR =0,325, IC95 % [0,241–0,439], p ≤0,0001), la présence d’une JJ en préopératoire (HR =1,409, IC95 % [1,036–1,917], p =0,029) et l’utilisation d’une gaine d’accès urétérale (HR =1,669, IC95 % [1,114–2,499], p =0,013). Seul une localisation multiple lithiasique avait un impact sur le taux de complication (HR =1,905, IC95 % [1,053–3,446], p =0,033).


Conclusion

L’URSS est une technique sure et efficace dans la prise en charge de la maladie lithiasique des calculs<20mm. Une faible expérience chirurgicale en urétéroscopie ne semble pas compromettre le SFR, ni être un facteur de risque de complication.

Mots clés:
A. / E. / S. / G. / L.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation de l’infiltrat lymphocytaire dans les tumeurs de la vessie t1 de haut grade : quelle valeur pronostique ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 721


Objectifs

La prise en charge des t1 de haut grade représente un challenge en raison de leur hétérogénéité clinique et biologique et de l’absence de biomarqueurs pronostiques spécifiques.

L’objectif de notre étude était d’évaluer la corrélation de l’infiltrat lymphocytaire de ces tumeurs avec les paramètres clinico-pathologiques et la survie des patients.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique concernant 147 patients traités pour une tumeur urothéliale de haut grade, primaire, non métastatique, de stade pt1, pris en charge entre 2000 et 2015. L’évaluation de l’infiltrat lymphocytaire a été effectuée de manière semi-quantitative sur lames entières, en coloration HES, par deux pathologistes.


Résultats

Le suivi médian était de 8,2 ans (6,1–9,5). Un traitement d’induction par BCG thérapie avait été effectué chez 126 patients (86 %). Soixante-sept (46 %) patients ont eu au minimum une récidive et 40 patients (27,2 %) ont progressé vers une lésion infiltrant le muscle (≥pt2). L’infiltrat lymphocytaire était significativement associé à la profondeur d’invasion tumorale (p =0,01) ainsi qu’à la présence de variants histologiques (p =0,01). L’infiltrat lymphocytaire n’était pas associé à la survie globale des patients (hazard ratio 1,30 ; 0,75–2,24, p =0,34).


Conclusion

Une densité plus élevée de lymphocytes était observée dans les tumeurs de stade pt1b. Aucune corrélation pronostique n’a été identifiée dans cette cohorte. Ces données suggèrent que l’agressivité des tumeurs t1 est associée à une réponse adaptative. La caractérisation des sous-types de lymphocytes t est une étape critique pour mieux caractériser la valeur pronostique de ces populations immunitaires.

Mots clés:
R. / M. / C. / A. / N.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation des connaissances en anatomie urogénitale des urologues en formation
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 676


Objectifs

Évaluer les les connaissances de l’anatomie de l’appareil urogénital des urologues de formation (internes et chef de clinique).


Méthodes

Un questionnaire de 10qcm chronométré issu des évaluations des dfgsm3 a été envoyé via la mailing list de l’AFUf aux urologues en formation. En complément des questions d’anatomie un questionnaire renseignait sur l’âge, le sexe, le niveau de formation, l’appartenance à un laboratoire d’anatomie, la satisfaction quant à la formation en anatomie et la volonté d’avoir plus de cours sur ce sujet. Un qcm correspondait à 2 points. Une erreur équivalait à un 0 au qcm. Les résultats des internes et cca étaient comparés aux résultats des dfgsm3.


Résultats

Le nombre de réponses était de 110 sur 501 au niveau de l’analyse préalable (22 %). La moyenne d’âge de la population répondeuse était de 27,5 ans. Les hommes étaient plus représentés que les femmes (76 contre 27). La proportion d’interne était de 74 contre 27 chefs. La notation chez les urologues toutes années confondues était de 2,5 sur 20 [IC à 95 % (2,12–2,88)] contre 11,4 sur 20 [IC à 95 % (10,9–11,9)] chez les 133 étudiants de dfgsm3. Les analyses en sous-groupe ne montrent pas de supériorité significative chez les chefs de clinique en comparaison aux internes [1,4 (IC à 95 % (0,9–1,8)] contre 1,2 [IC à 95 % (0,9–1,4)] respectivement). La volonté d’une formation plus poussée en anatomie est d’ailleurs largement répandue chez les urologues répondeurs (87 %).


Conclusion

Les analyses préalables permettent de conclure que les urologues ont de moins bonnes connaissances en anatomie urogénitale que les étudiants de dfgsm3. Ceci est corrélé au sentiment que la formation en anatomie est insuffisante au cours du cursus et la volonté de recevoir une formation plus poussé en anatomie.

Mots clés:
V. / E. / T. / J. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation des réadmissions non planifiées à l’hôpital après une néphrectomie partielle robotique : incidence et facteur de risque
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 725


Objectifs

La réadmission à l’hôpital après une chirurgie est un élément de plus en plus scruté parce qu’elle est utilisée comme une mesure de la qualité des soins. L’objectif de cette étude était de déterminer l’incidence, les causes et les facteurs de risque de réadmission non planifiée à l’hôpital après une néphrectomie partielle robotique (NPR).


Méthodes

Les données de tous les patients ayant eu une NPR dans un centre universitaire entre 2010 et 2018 ont été analysées. La notion de réadmission à l’hôpital après la sortie a été systématiquement recherchée dans la base informatique de notre CHU. Les caractéristiques démographiques, les données peropératoires et postopératoires ont été recueillies. Une régression logistique a été réalisée pour rechercher les facteurs associés à une réadmission sur l’ensemble de la série.


Résultats

Quatre cent quarante-trois patients ont été inclus dans l’étude. Le taux de réadmission non planifiée à 30 jours après la NPR était de 7,2 % (32/443). Le délai médian entre la sortie et la réadmission non planifiée était de 11 jours (7–16). La durée médiane de séjour au cours de la réadmission était de 4 jours (2–5). Les diagnostics de réadmission les plus fréquents étaient : faux anévrysme symptomatique (31 % ; n =10), infection du site opératoire (19 % ; n =6), et anémie nécessitant une transfusion sanguine (28 % ; n =1). Les facteurs prédicteurs de réadmission non planifiée étaient : le Renal score (OR=1,27 ; p =0,01), le score asa (OR=1,04 ; p =0,04) et l’expérience du chirurgien (OR=2,71 ; p =0,05).


Conclusion

Le taux de réadmission après NPR est un évènement relativement fréquent, dont les patients doivent être prévenus.

Mots clés:
Z. / B. / E. / A. / G.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation du burn-out chez les urologues en formation en France
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 680


Objectifs

Une étude réalisée en 2011 révélait qu’un quart des urologues en formation (interne/chef de clinique) était atteint d’un syndrome d’épuisement professionnel (burn-out ). Nous avons souhaité mettre à jour les données épidémiologiques de cette pathologie chez les urologues français en formation en 2018.


Méthodes

Un auto-questionnaire en ligne comprenant le Maslach burn-out inventory et des informations sur le contexte professionnel, social et personnel a été envoyé à tous les membres de l’association française des urologues en formation (n =501) en avril 2018. Le burn-out est divisé en 3 composantes étudiées séparément : l’épuisement professionnel, la dépersonnalisation, l’accomplissement personnel. Nous avons également chercher à identifier les facteurs de risque ce cette maladie.


Résultats

Le taux de réponse était de 47,7 %. Les scores d’épuisements professionnels, de dépersonnalisation, d’accomplissement personnel étaient respectivement de 20,5±11,8 (épuisement modéré), 11,6±6,9 (dépersonnalisation sévère) et 34,6±8,7 (accomplissement personnel modéré). Soixante-trois participants (26 %) avaient un syndrome d’épuisement professionnel sévère, 120 (50 %) un syndrome de dépersonnalisation sévère et 94 (39 %) un burn-out élevé sur l’accomplissement personnel. Il a été identifié un taux significativement plus élevé d’épuisement professionnel chez les femmes, les sujets n’ayant pas de loisir régulier, travaillant plus de 65heures par semaines et consommant des substances illicites. Une situation de couple stable, les repos de sécurité, le nombre d’interne dans les équipes ou la consommation tabagique n’avaient pas de répercussions significatives. Les sujets estimant être mal formés avaient des scores significativement plus élevés dans les 3 dimensions du burn-out .


Conclusion

Un quart des urologues en formation sont atteints d’un syndrome d’épuisement professionnel sévère et la moitié d’un syndrome sévère de dépersonnalisation. La diminution du temps de travail, la pratique d’un loisir régulier, associée à une hygiène de vie saine, permettraient de diminuer le risque de burn-out . L’amélioration de la formation pourrait également permettre de prévenir ce risque.

Mots clés:
J. / X. / S. / I. / W.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation du niveau sonore dans un bloc opératoire d’urologie
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 680


Objectifs

Évaluer le niveau sonore dans la salle d’opération lors des interventions urologiques.


Méthodes

Une étude prospective monocentrique a été menée au cours de 100 interventions réalisées en urologie. Les interventions ont été divisées en quatre groupes : interventions réalisées en chirurgie ouverte, interventions réalisées par voie endoscopique, interventions réalisées par voie laparoscopique pure et interventions réalisées par laparoscopie robot-assistée. Le niveau sonore était mesuré à l’aide de l’application sonomètre spl développée par examobile s.a. (Bielsko-Biała, Pologne) pour Iphone.


Résultats

Les niveaux sonores moyens, minimums et maximums, tous types d’interventions confondus étaient respectivement de 60,31±3,3 db, 52,42±2,6 db et 81,73±2,8 db. Pour les interventions endoscopiques, ils étaient respectivement de 61,6±4,1 db, 53,4±4,1 db et 81,3±3,1 db. Pour la chirurgie ouverte, ils étaient respectivement de 59,0±1,0 db, 51,6±1,8 db et 81,4±1,5 db. Pour la chirurgie laparoscopique pure, ils étaient respectivement de 58,33±0,6 db, 50,66±1,2 db et 83,33±1,5 db. Pour la chirurgie laparoscopique robot-assistée, ils étaient respectivement de 60,0±2,4 db, 52,5±2,3 db et 83,56±1,8 db. Il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les différentes voies d’abord. Cependant, le niveau sonore, dans le groupe endoscopie, était supérieur pour les interventions utilisant la technologie laser (58,7±1,1 vs 66,3±0,1 db, p =0,01).


Conclusion

Le niveau sonore lors des interventions de chirurgie urologique est élevé. Dans le cadre de la chirurgie endoscopique, le niveau sonore était le plus élevé lors d’utilisation des lasers.

Mots clés:
X. / L. / A. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation du risque de récidive des cancers de la vessie non infiltrant le muscle par le test Xpert ® Bladder Cancer Monitor à partir d’arn urinaire
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 719-720


Objectifs

Évaluer les performances cliniques du score obtenu par le test Xpert® Bladder Cancer Monitor, en référence à la cystoscopie (cas négatifs) ou l’histologie (cas positifs), pour la détection de récidive chez les patients ayant une tumeur de la vessie non infiltrant le muscle et les comparer à la cytologie.


Méthodes

Les urines de 111 patients suivis pour un cancer de vessie non infiltrant le muscle ont été collectées, avant fibroscopie de contrôle. Ces urines ont été analysées avec le kit Xpert® Bladder Cancer Monitor en utilisant le système genexpert (Cepheid™), qui permet la quantification des arns de 5 gènes d’intérêt et un gène de référence. Les valeurs de sensibilité, spécificité, prédiction positive et prédiction négative ont été calculées pour le test Xpert® Bladder Cancer Monitor et la cytologie. La précision des ces deux méthodes a été estimée par l’index de Youden.


Résultats

Sur les 111 patients inclus, un score positif a été obtenu avec le test Xpert® Bladder Cancer Monitor pour 32 (28 %), dont 12 avaient une fibroscopie anormale et 8 une récidive confirmée en anatomopathologie (Fig. 1). En parallèle, 99 de ces patients ont eu une cytologie urinaire, dont 16 étaient non interprétables (16,5 %), 6 positives et 77 négatives. Les valeurs de sensibilité, spécificité, prédiction positive et prédiction négative étaient de 100 %, 79,6 %, 32 % et 100 % pour le test Xpert® Bladder Cancer Monitor, alors qu’ils étaient de 20 %, 95,3 %, 25 % et 93,9 % pour la cytologie. L’index de Youden de précision de la méthode diagnostic était de 0,795 pour le test Xpert® Bladder Cancer Monitor, alors qu’il n’était que de 0,153 pour la cytologie.


Conclusion

Dans notre étude monocentrique prospective, le score obtenu par le test Xpert® Bladder Cancer Monitor était supérieur à la cytologie pour prédire le risque de récidive des tumeurs de vessie non infiltrant le muscle.

Mots clés:
G. / C. / J. / M. / V.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation du traitement de première intention du reflux vésico-urétéral par injection endoscopique de polydimethylsiloxane chez 103 transplantés rénaux en prévention des récidives de pyélonéphrites aigues du greffon
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 618


Objectifs

Le reflux vésico-urétéral (rvu) sur transplant rénal peut favoriser les pyélonéphrites aiguës du greffon (pnag) et mettre en péril sa survie. Le traitement de ce rvu par réimplantation chirurgicale ouverte est le gold standard, mais est associé à une morbidité pouvant conduire à la perte du greffon. L’objectif était d’évaluer l’efficacité de l’injection endoscopique de polydimethylsiloxane sur la prévention des récidives de pnag associées à un rvu.


Méthodes

Une étude monocentrique rétrospective a été conduite de janvier 2000 à décembre 2017. Tous les patients ayant eu une pyélonéphrite aiguë du greffon associée à un rvu et traités en première intention par injection endoscopique de polydimethylsiloxane (iep) ont été inclus. Le rvu était diagnostiqué et classé en bas ou haut grade par urétrocystographie rétrograde et mictionnelle. L’efficacité de l’iep était jugée sur la récidive ou non de pnag.


Résultats

Chez 103 patients inclus, le traitement endoscopique était un succès dans 59,2 % des cas, sans différence constatée en fonction du grade du rvu. Le suivi médian était de 43 mois. Les facteurs de risque d’échec de l’iep en analyse multivariée étaient l’absence de diurèse résiduelle avant la greffe rénale(hr 2,4 ; p =0,001), la survenue de pnag précoce après la transplantation(hr 2,1 ; p =0,020) et la greffe en fosse iliaque gauche(hr 2 ; p =0,047). L’échec de l’iep était de 100 % lorsque les patients présentaient ces 3 facteurs de risque. Parmi les patients ayant eu un échec d’iep, un traitement de deuxième ligne par nouvelle iep ou réimplantation chirurgicale ouverte a été efficace dans respectivement 80 % et 81,2 % des cas. Aucun effet secondaire grave n’a été constaté après cette prise en charge de première ligne.


Conclusion

Le traitement du rvu par iep est un traitement mini invasif, efficace, facile de réalisation, de faible morbidité et de coût réduit, justifiant son utilisation en première intention dans la prévention des récidives de pnag. Toutefois, la chirurgie classique par réimplantation chirurgicale ouverte paraît plus adaptée lorsque tous les facteurs de risque d’échec de l’iep sont réunis.

Mots clés:
T. / S. / A. / P. / C.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case