Base bibliographique

Amélioration de l’efficacité de la photothérapie dynamique de prostate au wst11 par une immunothérapie ciblant le récepteur csf1r : étude préclinique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 695-696


Objectifs

Les cellules myéloïdes infiltrant les tumeurs (tim) forment un microenvironnement protumoral pouvant induire des résistances aux thérapies focales. Le récepteur au csf1 (csf1r) favorise le recrutement tumoral des tim.

Le but de cette étude était de démontrer que l’ajout d’un inhibiteur du csf1r améliorait l’efficacité de la photothérapie dynamique au wst11 (vtp) pour le traitement d’un cancer de prostate dans un modèle murin.


Méthodes

Nous avons injecté des cellules tumorales prostatiques murines myccap dans le flanc de souris immunocompétentes fvb. Les souris ont été randomisées en 4 groupes : contrôle, traitement par anti-csf1r, traitement par vtp, traitement par anti-csf1r+vtp. La survie et la croissance tumorale ont été évaluées tous les 7 jours. L’infiltration tumorale par les tim a été évaluée par immunohistochimie (iba1) et par cytométrie de flux (cd45, csf-1r, f4/80, cd8a, cd11b, cd11c, ly6c, ly6g).


Résultats

Comparée au groupe contrôle, la vtp a significativement augmenté l’infiltration tumorale par les tim à j10 ainsi que l’expression de csf1r (p <0,05) (résultat validé en immunohistochimie et cytométrie de flux, Fig. 1, Fig. 2). L’association vtp+anti-csf1r a significativement amélioré la survie spécifique des souris traitées (survie moyenne dans les groupes vtp+anti-csf1r, vtp, anti-csf1r et contrôle respectivement de 37,5 jours, IC95 % : 35,5–39,5 ; 21,8 jours, IC95 % : 17,2–26,4 ; 16,3 jours, IC95 % : 13,4–19,2 ; 14,5 jours, IC95 % : 13,5–15,5 ; p <0,001). L’association vtp+anti-csf1r a significativement diminué la croissance tumorale à j7, j14 et j21 (p <0,05) avec une diminution de 84 % du volume tumoral comparé au groupe vtp seule à j21 (Fig. 3). L’association vtp+anti-csf1r a significativement diminué l’infiltration tumorale par les tim à j10 post-vtp (résultat validé en immunohistochimie et cytométrie de flux, Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

La photothérapie dynamique au wst11 induit le recrutement de tim pouvant induire une résistance au traitement. L’association de la vtp avec un anti-csf1r améliorait la survie spécifique et diminuait la croissance tumorale chez un modèle murin immunocompétent en diminuant l’infiltration tumorale par les tim. Ces résultats démontrent l’intérêt de l’immunothérapie ciblant les cellules myéloïdes en complément des thérapies focales.

Mots clés:
S. / M. / A. / K. / R.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Analyse de la cellularité du liquide intrakystique lors des néphrectomies partielles et élargies pour kystes rénaux Bosniak III ou IV
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 724


Objectifs

Les kystes rénaux Bosniak III–IV relèvent d’une néphrectomie partielle en raison du risque de malignité rapporté : 30–60 % pour les Bosniak III et près de 90 % pour les Bosniak IV. La rupture kystique peropératoire est à risque théorique de dissémination tumorale (« spillage ») sans impact démontré sur la survie sans récidive. L’objectif de l’étude était d’analyser la cellularité du liquide intrakystique.


Méthodes

Tous les patients opérés d’une tumeur kystique dans notre centre entre novembre 2017 et avril 2018 ont été inclus. Les données cliniques et radiologiques étaient colligées de manière prospective avec classification selon Bosniak des kystes. Après exérèse opératoire, le liquide intrakystique était ponctionné au bloc opératoire, puis envoyé en frais en anatomopathologie. Après obtention d’un culot cellulaire par centrifugation, un examen cytologique direct recherchait la présence de cellules tumorales. Le culot était fixé pour analyse immunohistochimique (recherche des marqueurs pax-8 et ca-ix) et congelé pour analyse ultérieure de l’ADN tumoral.


Résultats

Vingt patients ont été inclus au total, dont 62 % de kystes Bosniak IV et 22 % de Bosniak III. Seize pour cent des kystes étaient non classables ou survenaient chez des patients avec maladie de von Hippel-Lindau. Deux patients ont été opérés par néphrectomie élargie, tous les autres par néphrectomie partielle. Environ 30 % des patients étaient opérés par laparoscopie robot-assistée. L’analyse histologique finale retrouvait 14 carcinomes rénaux à cellules claires, dont 1 tumeur multiloculaire, 2 carcinomes papillaires, 2 chromophobes et 2 tumeurs bénignes finalement exclus de l’étude (néphrome kystique et adénome métanéphrique). La ponction était réalisable dans 55 % des cas. Tous les liquides ponctionnés ont été analysés. La cytologie ne retrouvait aucune cellule tumorale et l’immunohistochimie ne mettait pas en évidence de marqueur tumoral rénal.


Conclusion

Nos résultats suggèrent que la composante liquidienne est acellulaire chez des patients porteurs de carcinomes rénaux classés Bosniak III ou IV. Ces données préliminaires pourraient expliquer l’absence de sur-risque de récidive en cas de rupture kystique peropératoire.

Mots clés:
J. / C. / A. / V. / C.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Analyse de la courbe d’apprentissage de l’énucléation endoscopique de la prostate au laser greenlight par une modélisation multivariée : étude internationale multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 648


Objectifs

L’énucléation endoscopique au laser greenlight (greenlep) est une procédure qui nécessite un apprentissage considéré comme une limitation à la généralisation de cette technique bien qu’à notre connaissance, aucune étude n’a cherché à intégrer l’évaluation de la courbe d’apprentissage du greenlep dans un modèle multivarié selon une approche moderne adaptée. L’objectif de cette étude était d’évaluer la courbe d’apprentissage du greenlep par une modélisation multivariée.


Méthodes

Étude internationale multicentrique réalisée sur une cohorte de patients opérés consécutivement par greenlep par 5 chirurgiens. Pour chaque patient, l’expérience du chirurgien (EXP) a été défini comme le nombre total de greenlep effectués par chaque opérateur. Les critères de jugements était le trifecta (absence de conversion en rtup et une durée opératoire<90minutes) et le pentafecta (trifecta et absence de complications postopératoires et d’incontinence urinaire). Les covariables étaient : le volume prostatique, l’âge et un traitement anticoagulant. Des coefficients dérivés des modèles multivariés mixtes ont été utilisés pour calculer le trifecta et pentafecta ajusté. Une méthode de lissage polynomial local a été utilisée pour représenter les courbes.


Résultats

Au total, 980 patients opérés par greenlep ont été inclus dans cette étude. L’expérience moyenne des chirurgiens était de 196 procédures. Le volume médian prostatique était de 94mL (70–120mL). Le taux d’acomplissement du trifecta et du pentafecta était de 785 (84 %) et de 597 cas (66 %). L’augmentation du niveau d’expérience du chirurgien était associée à une réduction du temps opératoire (1re estimation du spline −4,41minutes par 25 cas ; p <0,0001), à une augmentation du taux d’accomplissement du trifecta (or =1,1 ; p <0,001) et du pentafecta (or =1,2 ; p =0,04). La relation entre exp et trifecta/pentafecta s’est révélée non linéaire, avec une augmentation du trifecta et du pentafecta du 1er au 150e cas avec un plateau observé après 200 cas.


Conclusion

Les résultats périopératoires du greenlep sont fortement influencés par l’exp. D’après cette modélisation multivariée, la première du genre pour une technique d’énucléation endoscopique de la prostate, la longueur de la courbe d’apprentissage du greenlep pourrait être estimée entre 150 et 200 cas.

Mots clés:
Z. / B. / R. / R. / E.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Analyse des causes de déprogrammation/annulations en ureteroscopie souple et rationnel pratique pour l’utilisation des ureteroscopes usage unique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 735


Objectifs

L’ureteroscopie souple (us) a une place prépondérante dans l’urologie contemporaine. Cette technique a étendu les possibilités de soins en urologie, mais elle a aussi engendré une augmentation du niveau d’équipement, d’organisation et de technicité pour l’urologue et son établissement (pompe à pression, laser, gestion du risque infectieux préopératoire). L’objectif de ce travail était d’analyser les causes de déprogrammation/annulation et leurs impacts sur l’activité d’ureteroscopie souple.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique incluant l’ensemble des patients ayant eu une us entre mars et décembre 2017 (lithiase, diagnostic et traitement conservateur de tumeur de la voie excretrice supérieure). Les us étaient programmées par 8 opérateurs différents (5ph, 3 cca) et effectuées avec un parc de 5 ureteroscopes réutilisables (usr). Les causes de déprogrammation répertoriées étaient : gestion inadaptée du risque infectieux préopératoire (ecbu non faite ou prescription d’anti-infectieux inadaptée), ureteroscope non disponible, autre matériel non disponible. Le critère de jugement principal était l’annulations/déprogrammation pour matériel indisponible.


Résultats

Au total, 390 us étaient programmées du 1 mars au 31 décembre 2017. Cent quatre (27 %) us ont été annulées/reprogrammées : 57 (55 %) pour us non disponible (panne et réparation), 35 (34 %) gestion inadaptée du risque infectieux, 12 (12 %) panne de laser. Au 1er mars 2017, les 5 usr avaient une durée de vie moyenne de 4 ans [1–8]. En 2017, la durée moyenne d’immobilisation pour réparation était de 200jours/usr [100–249] et le nombre médian d’usr disponible était de 1/jour (maximum 3/jour en mars diminuant à 0/jour en mai 2017). À partir de juin 2017, les ureteroscopes souples à usage unique (usuu) ont permis : de diminuer à 0 % le risque d’annulation pour usr non disponible, de compenser une médiane d’usr disponible de 1/jour opératoire, de réaliser une moyenne de 17 us/mois, soit 59 % des ureteroscopes souples employés sur cette période.


Conclusion

Dans cette étude rétrospective de l’activité d’ureteroscopie souple dans notre établissement en 2017, l’indisponibilité d’un usr pour panne/réparation était la principale cause de déprogrammation/report/annulation d’une ureteroscopie souple. L’adoption des usuu en support aux usr a permis de maintenir une activité habituelle dans notre établissement malgré des cycles de réparations importants et non prévisibles de notre parc d’usr.

Mots clés:
R.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Annonce du cancer au moment du diagnostic de tumeur de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) : données de la cohorte prospective française VICAN
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 717


Objectifs

L’information transmise au moment du diagnostic de tumeur de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) est très variable. Or, les patients bien informés sont plus impliqués dans les décisions partagées et adhèrent davantage aux protocoles de suivi. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’information perçue par le patient au moment du diagnostic de TVNIM à partir des données prospectives de la cohorte VICAN.


Méthodes

La cohorte française VICAN consiste en un échantillon représentatif de 4174 patients pris en charge pour un cancer et survivants à 5 ans. Les données reportées par les patients ont été collectées par entretiens téléphoniques et auto-questionnaires. Parmi les 162 patients pris en charge dans VICAN pour un cancer de la vessie, 118 (75,1 %) avaient une TVNIM au diagnostic. Le terme utilisé pour définir la pathologie lors de la consultation d’annonce a été évalué prospectivement auprès des patients.


Résultats

Parmi les patients pris en charge pour une TVNIM dans la cohorte VICAN, 83,1 % étaient des hommes et l’âge médian était de 70 ans. Seuls 26,8 % des patients ont déclaré avoir entendu le mot « cancer » à l’annonce du diagnostic de TVNIM. À l’inverse, 73,2 % d’entre eux ont reporté l’utilisation d’autres termes, incluant « tumeur » dans 22,0 % des cas, « polype » dans 24,8 % des cas et « carcinome » dans 17,1 % des cas. Il y avait une différence significative entre les TVNIM et les TVIM concernant l’utilisation du mot « cancer » au diagnostic (26,8 versus 63,3 %, p <0,001).


Conclusion

Dans cette étude prospective, trois-quarts des patients pris en charge pour une TVNIM n’avaient pas intégré la notion de « cancer » au moment du diagnostic, soulignant la nécessité de délivrer une information appropriée afin d’améliorer l’adhésion aux protocoles de soins et le suivi au long court.

Mots clés:
G. / R. / A. / P. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Applicabilité du score de Briganti dans la décision de curage ganglionnaire dans le cancer de la prostate
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 642-643


Objectifs

L’AFU recommande de réaliser un curage ganglionnaire étendu lors de la prostatectomie totale (pt) pour les patients à risque intermédiaire ou élevé de cancer de prostate, geste chirurgical technique et non dénué d’une certaine morbidité. Celui-ci n’est recommandé par l’eau que si le score de Briganti (SB) est >5 %. L’objectif est d’évaluer l’applicabilité du SB dans la décision de réaliser un curage ganglionnaire étendu.


Méthodes

Ont été inclus tous les patients ayant bénéficié d’une pt+curage ganglionnaire étendu par un opérateur unique dans un centre universitaire entre 2010 et 2018. Le SB comprend le stade clinique au toucher rectal, le PSA, le score de Gleason ainsi que le pourcentage de biopsies prostatiques positives. Il a été calculé pour l’ensemble des patients de la cohorte. L’analyse a porté sur les résultats du SB avec calcul de la VPP, VPN, sensibilité et spécificité du test.


Résultats

Au total, 220 patients ont été analysés, 33 d’entre eux ayant un curage positif (15 %) à l’analyse anatomopathologique définitive de la pièce opératoire.

Le SB moyen parmi les patients n0 est de 9,87 %, et de 24,97 % chez les patients n1 (p <0,0001). Les caractéristiques des 2 groupes sont présentées dans le Tableau 1, les différentes analyses statistiques dans le Tableau 2.

La VPP du SB est de 20,59 %, sa VPN est de 94,04 %, sa sensibilité est de 84,85 %, sa spécificité de 42,2 %.

AU total, 38,18 % de nos patients ont un SB<5 %, parmi eux 5 sont n1, soit 5,95 % des patients. Au total, 61,82 % ont un SB>5 %, parmi eux 108 sont n0, soit 79,41 %. Parmi les 33 patients ayant un curage positif, 5 d’entre eux avaient un SB<5 % donc considéré comme négatif (Fig. 1).


Conclusion

Selon notre série, l’utilisation du nomogramme de Briganti, avec pour seuil décisionnel 5 %, méconnaît un envahissement ganglionnaire pour seulement 6 % des patients, mais cependant entraîne la réalisation d’environ 80 % de curages non nécessaires. On peut donc s’interroger sur les moyens d’améliorer cette prédiction en particulier l’intérêt d’une imagerie métabolique pour le staging ganglionnaire des cap à risque intermédiaire ou élevé.

Mots clés:
L. / F. / F. / L.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Apport de l’impression 3D à la chirurgie rénale mini-invasive : pour l’information préopératoire spécifique – patient et pour l’enseignement de la lecture du scanner–(UroCCR study no 39–3DPRINT)
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 674-675


Objectifs

La néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) est une option majoritaire de prise en charge des tumeurs du rein. Selon la tumeur, l’approche chirurgicale et les risques de complication varient. L’impression 3D permettrait d’améliorer la qualité de l’information préopératoire, reposant habituellement sur scanner, schémas et explications orales. Elle pourrait également servir d’outil d’enseignement de la lecture d’imagerie. L’objectif était d’évaluer l’apport de l’impression 3D, avant NPRA pour les patients et pour les étudiants.


Méthodes

Une étude prospective monocentrique a inclus des patients opérés d‘une tumeur rénale par NPRA, les données nécessaires collectées dans la base de données UroCCR (NCT03293563-CNIL-DR-2013-206). Chaque patient bénéficiait d’une impression 3D du rein [imprimante 3D J750 (Stratasys®)] à partir du TDM préopératoire [Synapse 3D®(Fujifilm®)] (Figure 1). La veille de l’intervention, le niveau de connaissances et compréhension du patient étaient évalués avant, puis après entretien avec présentation de l’impression 3D personnelle (Figure 2). Les étudiants randomisés en trois groupes calculaient les scores de complexité tumorale RENAL et PADUA pour trois scanners différents (Figure 3). Un groupe avait le scanner seul, un autre avait la modélisation 3D et le troisième avait l’impression 3D correspondante. La satisfaction était recueillie. Les tests statistiques ont été réalisés avec GrAP–HPad-Prism® 7.0.


Résultats

Trente-cinq patients ont été inclus entre janvier et mai 2018. La présentation du modèle 3D imprimé personnel du patient a permis d’améliorer ses connaissances sur l’anatomie/physiologie rénale +21 % (±20) (p <0,05) ; sur sa situation rénale tumorale spécifique +37 %(±29) (p <0,05) ; sur les enjeux de la NPRA +29 % (±26) (p <0,05). Le patient notait une satisfaction globale de l’utilisation de l’impression 3D à 96 % (±9) en moyenne. Elle lui permettait de mieux comprendre le déroulé de la chirurgie et les risques de complications à 94 % (±10), et d’améliorer sa confiance dans la relation médecin–malade 97 % (±7). Pour l’enseignement, trente-six calculs de scores d’étudiants ont été analysés. Les scores étaient plus exacts dans les groupes « impression 3D » et « modélisation 3D » que dans le groupe « TDM seul » : médianes à 10/11 contre 8/11 (p <0,05). Les étudiants ont jugé les outils 3D très utiles pour les assister dans la lecture du scanner : 95 % (±5).


Conclusion

L’éducation thérapeutique et l’information préopératoire avant NPRA sont facilitées et améliorées par l’impression 3D spécifique du patient dans cette étude. Cette même impression 3D s’avère utile pour l’enseignement du scanner rénal à nos étudiants. Les résultats subjectifs sur l’apport au patient sont prometteurs et nous aident à proposer des prises en charges accélérées tout en s’assurant de la qualité de l’information patient avec un enjeu médico-légal certain.

Mots clés:
C. / J. / M. / C. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Apport du bilan urodynamique dans la prise en charge des valves de l’urètre postérieur de l’enfant
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 657


Objectifs

Les dysfonctionnements vésico-sphinctériens peuvent être associés aux valves de l’urètre postérieur (vup). Leur évaluation par un bilan urodynamique (bud) est un paramètre important pour guider la prise en charge thérapeutique.

L’objectif de notre étude était d’étudier l’apport du bilan urodynamique dans la prise en charge des valves de l’urètre postérieur de l’enfant.


Méthodes

Notre étude est descriptive, rétrospective, regroupant 43 enfants porteurs de valves de l’urètre postérieur (vup), suivis durant la période de janvier 1995 jusqu’à décembre 2017 et ayant présenté des troubles du bas appareil urinaire et/ou une détérioration de la fonction rénale après cure des vup. Tous les enfants ont eu un bilan urodynamique.


Résultats

L’âge moyen initial était de 15,8 mois. En préopératoire, la clairance de la créatinine était au-dessous de 60mL/min chez 32 patients. Après cure des vup, l’aggravation de la fonction rénale a été notée chez 74,4 % des cas. Une aggravation des troubles mictionnels a été notée chez 50 % des enfants. Au bud, des anomalies ont été objectivées chez 31 patients. Un résidu postmictionnel significatif chez a été trouvé chez 79 % des cas. La cystomanométrie a révélé une vessie hypocompliante 55,8 % des cas ; un détrusor hypertonique chez 36,5 % des cas. Une dyssynérgie vésico-sphinctérienne a été diagnostiquée chez 6 patients. L’agrandissement vésical associé à une dérivation de type mitrofanoff a été indiqué et réalisé chez 3 patients. Le cathétérisme intermittent a été indiqué chez 13 patients.


Conclusion

Le dysfonctionnement vésico-sphinctérien associé aux vup peut à l’origine d’une détérioration de la fonction rénale après cure chirurgicale. Le bud est le meilleur moyen d’analyser l’équilibre vésico-sphinctérien dans son ensemble et de proposer ainsi la prise en charge la plus adaptée.

Mots clés:
R. / Y. / M. / M. / T.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Apprentissage de la chirurgie robotique et principe de subsidiarité : une nouvelle convergence avec l’aéronautique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 677-678


Objectifs

Le nombre croissant de publications mettant en parallèle les milieux aéronautiques et médicaux témoigne des similarités dans ces activités. Certains principes utilisés en aviation sont certainement extrapolables. Ainsi, la formation sur simulateurs de mirage 2000 étant assurée par des formateurs spécialisés et non des pilotes, il a paru intéressant d’appliquer ce principe de subsidiarité à la formation au compétences techniques de base en chirurgie robotique.


Méthodes

De septembre 2015 à mai 2018, la formation en chirurgie robotique a fait appel à des formateurs issus de l’armée de l’air et spécifiquement entraînés à l’usage des simulateurs de robotique (DV-trainer mimic® ou DVSS intuitive®) ainsi qu’à l’utilisation de la console robot Da Vinci. Les chirurgiens experts/universitaires intervenaient pour le programme pédagogique, la chirurgie sur animal. L’évaluation était faite par un questionnaire de satisfaction en fin de session (survey monkey).


Résultats

Vingt et un sessions de formation ont été évaluées pour un total de 144 chirurgiens. Sur les 5 ateliers qui étaient encadrés spécifiquement par les formateurs, la pertinence des conseils était cotée plus de 4/5. Pour l’évaluation globale, le sentiment de progression des stagiaires était supérieur à 4,5/5 de même que l’impact de la formation sur la qualité du futur travail. À la question « cette formation est-elle à recommander », les réponses étaient à 4,8/5.


Conclusion

Le principe de subsidiarité (recherche du niveau le plus pertinent et le plus proche pour résoudre des problèmes) a montré sa pertinence lors de la formation à la chirurgie robotique en allégeant la tâche des chirurgiens experts/universitaires tout en apportant un haut degré de satisfaction aux chirurgiens stagiaires.

Mots clés:
J. / N. / P. / N. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Association entre la qualité de vie liée à la santé (qdv) et les signes cliniques du cancer de prostate résistant à la castration non métastatique (cprcnm) : résultats de l’étude prosper
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 615-616


Objectifs

Les données de l’essai prosper ont été analysées pour déterminer (a) le lien entre le délai de détérioration de la qdv et la réponse de l’antigène prostatique spécifique (psa) et (b) l’association entre la qdv et la survie sans métastase (mfs).


Méthodes

Dans l’essai prosper, 1401 patients présentant un cprcnm à haut risque de métastases ont été randomisés (2 :1) entre groupes enzalutamide (enza) ou placebo. La qdv était évaluée avec le questionnaire d’évaluation fonctionnelle du traitement du cancer de la prostate (fact-p) à l’état initial (bl) et toutes les 16 semaines sous traitement. L’association entre 1re détérioration cliniquement pertinente de la qdv et réponse du psa (baisse≥50 % par rapport à bl) était évaluée selon un modèle de Cox, celle entre variation longitudinale de la qdv et mfs avec modèles conjoints incluant la qdv comme covariable longitudinale, après ajustement du traitement et des variables démographiques/cliniques pertinentes.


Résultats

Au total, 723/1401 (52 %) patients avaient une réponse biologique confirmée et étaient significativement moins à risque d’une détérioration des scores du fact-p que les non-répondeurs (hr : 0,56–0,82), sauf pour le bien-être physique (pwb) [hr=0,90 ; p =0,244]. En incluant le traitement dans le modèle, des effets plus importants étaient observés car 98 % des répondeurs recevaient enza. La plupart des scores fact-p étaient pronostiques de la mfs (7 scores/10). Toute augmentation de 10 points du score total était associée à une réduction de 6 % du risque de métastase (hr=0,94 [ic95 % : 0,88–1,00]). Toutes augmentations de 3 points du pwb, du bien-être émotionnel, ou du score « cancer prostatique » étaient associées à respectivement, 14 % (0,86 [0,81–0,92]), 12 % (0,88 [0,78–0,99]) et 9 % (0,91 [0,86–0,96]) de réduction du risque de métastases.


Conclusion

Ces résultats indiquent qu’une réduction≥50 % du psa/bl serait associée à une diminution du risque de détérioration de la qdv et établissent un lien entre variation de la qdv/bl et détection de métastases. Ainsi, l’évaluation patients n’est pas utile aux essais cliniques seuls, mais pourrait renforcer la pratique quotidienne pour surveiller la progression de la maladie.

Mots clés:
A. / G. / F. / B. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Astuces de la NLPC en position supine en fonction du morphotype du patient et du siège des calculs
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 756


Objectifs

Évaluer différentes astuces pour optimiser les résultats de la NLPC en position supine selon :

– la morphologie des patients ;

– les caractéristiques des reins (rein fixe, hydronéphrose majeure) et les caractéristiques des calculs (coralliforme, multiple, rénale et urétérale).


Méthodes

Évaluer les meilleures positions supines pour faciliter l’abord du calice inférieur et le traitement des patients obèses.

Évaluer l’utilité du repérage fluoroscopique, échographique ou mixte.

Utilité des trajets multiple dans le traitement des calculs coralliformes et l’intérêt de la position supine pour le traitement combiné avec l’urétéroscopie.

Évaluer l’utilité du drainage par une sonde vésicale.


Résultats

La position du patient conditionne la prise en charge : l’adduction et la rotation interne du membre inférieur homo-latéral au calcul facilite le traitement des lithiases calicielles inférieures.

Pour les patients obèses la traction de l’abdomen vers le côté controlatérale facilite le traitement.

Le repérage mixte est l’idéal cependant le repérage échographique est essentielle en cas d’hydronéphrose majeure.

La position supine permet de faire un traitement combiné en diminuant le temps opératoire et les complications dans les calculs complexes (trajets multiples).

La fragmentation par une source mixte ultrasons pneumatique donne de meilleur résultat que le laser dans les gros calculs et en termes de lithiase résiduelle.

Le drainage rénale peut se faire par une sonde vésicale ch 10 ou 12 avec gonflement du ballonnet : intérêt hémostatique.


Conclusion

La NLPC en position supine est une technique mini invasive sûre et reproductible.

Différents artifices sont possibles pour adapter et faciliter le traitement des calculs devant des situations particulières en fonction des variations individuelles et des caractéristiques des calculs.

Mots clés:
A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Auto-transplantation rénale robot-assistée totalement intracorporelle : une nouvelle voie mini-invasive pour la gestion des traumatismes sévères de l’uretère proximal ?
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 756-757


Objectifs

L’auto-transplantation rénale est une option dans la prise en charge des traumatismes sévères de l’uretère proximal. Sa complexité et sa morbidité rendent cette chirurgie exceptionnelle. Nous rapportons le premier cas d’auto-transplantation rénale robot-assistée intracorporelle européen.


Méthodes

Une patiente de 30 ans présentait au bilan lésionnel initial d’un accident de la voie publique à haute énergie une désinsertion mésentérique avec nécrose grêlique et colique gauche étendue, un traumatisme de la paroi abdominale et une lésion majeure urétéral gauche. La prise en charge initiale a consisté à une résection maximale grêlique (90 %) et colique gauche, la mise en place d’une néphrostomie et la réparation de sa paroi abdominale. Le bilan lésionnel urétéral à distance réalisé par pyélographie et urétéro-pyélographie rétrograde montrait une perte de substance majeure de l’uretère gauche sur plus de 4cm.


Résultats

La R-ATx a été réalisée par voie trans péritonéale sans extraction du rein gauche. Le premier temps opératoire a consisté à une néphrectomie gauche. Le rinçage endocorporel du rein à été réalisé grâce une sonde de Fogarty à ballonnet introduite par un trocart. Le second temps opératoire a consisté en une greffe rénale robot-assistée après repositionnement de la patiente en décubitus dorsal et un amarrage du robot en side-docking . Le temps opératoire a été estimé à 300minutes, 3minutes d’ischémie chaude, 88minutes de « rewarming time  ». L’échographie doppler de j1 était normale. La scintigraphie rénale au DMSA à 3 semaines montrait une fonction du rein auto transplanté stable comparée aux examen préopératoire. L’échographie rénale 3 mois après l’ablation de la JJ était normale.


Conclusion

Nous rapportons ici la faisabilité de l’auto-transplantation rénale robot-assistée totalement intracorporelle. Il s’agit du premier cas répertorié en Europe. Une étude prospective est en cours pour confirmer ces résultats préliminaires.

Mots clés:
C. / J.B. / M. / P. / F.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Base pédagogique de la reconnaissance endoscopique des calculs, étude prospective monocentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 675


Objectifs

L’analyse infrarouge partielle d’un calcul fragmenté n’a une concordance diagnostique que de 60 %, alors qu’elle est de plus de 95 % dans le cas de l’examen morphoconstitutionnel d’un calcul entier. Notre objectif est d’évaluer, chez les urologues en formation, la réalisation et l’efficacité de l’enseignement de la reconnaissance endoscopique de la morphologie des calculs proposée par le clAFU.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective monocentrique réalisée de décembre 2017 à mai 2018 soumettant pour analyse aux urologues en formation de notre centre, une image numérique (urf-v olympus) de surface (Figure 1) et de section (Figure 2) d’un calcul. Quatre questions à choix multiples posées portaient sur la description de la morphologie de surface et de la section, sa composition et les étiologies à rechercher. Un score de concordance allant de 1 à 4 était alors attribué en fonction des réponses. Deux calculs étaient soumis par mois avec résultats et corrections au cours d’une réunion dédiée de service.


Résultats

Un total de 9 calculs purs ou mixtes a été analysés par 15 urologues en formation. La moyenne des résultats était de 1,73/4 initialement, puis de 1,93 à 3,33/4 au cours de l’étude. Les taux de bonnes réponses à la reconnaissance de surface et de section étaient initialement de 26,7 % puis de 13,3 à 80 % en fonction de la complexité de la morphologie à décrire. Il en a résulté une reconnaissance parfaite du calcul dans 40,7 % des cas et une recherche étiologique concordante dans 55,6 % des cas.


Conclusion

Nous proposons ce premier travail du genre, facile et rapide à mettre en place afin de former les urologues pour l’acquisition d’une compétence dans l’approche diagnostique systématique des calculs in situ. Ces bases pédagogiques, didactiques at applicables d’emblée en pratique courante permettraient aux urologues d’être au centre de la prise en charge de la maladie lithiasique.

Mots clés:
C. / G. / A. / V. / S.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Bétachrome : impact muqueux de la povidone iodée alcoolique indiquée dans la désinfection préopératoire
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 633-634


Objectifs

La bétadine (povidone iodée) alcoolique appliquée en désinfection cutanée réduit le risque infectieux postopératoire. Néanmoins compte tenu de l’absence d’étude de tolérance sur les muqueuses, son application reste limitée à la peau. Nous avons donc mené une étude de tolérance de ce produit sur le gland d’hommes opérés en urologie.


Méthodes

Nous avons mesuré l’impact de l’application de bétadine alcoolique sur la muqueuse du gland à l’aide d’un chromamètre. Cent hommes caucasiens, sans antécédent dermatologique ou lésion du gland, opérés par voie endoscopique transurétrale, ont été inclus consécutivement dans l’étude. Une mesure des données l, a, b était réalisé 3 fois en préopératoire et 3 fois en postopératoire par une personne indépendante. Avant l’intervention, une désinfection à la bétadine alcoolique était réalisée par le chirurgien. La comparaison des paramètres l, a, b était réalisée par test statistique et la formule reconnue var(e)=racine carrée(var(l)2+var(a)2+var(b)2) était appliquée.


Résultats

Cent malades d’âge moyen (±ds) 68,9±10,4 ans ont été inclus dans l’étude. Vingt-six hommes ont été exclus pour un recueil incomplet de données. Aucun malade n’a présenté de mauvaise tolérance au niveau du gland, ni des mesures, ni de l’application de la povidone alcoolique. Les malades étaient opérés d’une RTUV (19 cas), RTUP (12 cas), PVP (21 cas), ICP (3 cas), pose ou changement de sonde JJ (2 cas), uretéroscopie (16 cas), autre (1 cas). La variation moyenne de l était de +2,36, [légèrement plus clair qu’initialement (p =0,1688)], la variation moyenne de a était de +0,13, donc légèrement plus rouge (p =0,9085) et la variation moyenne de b était de −0,12, donc moins jaune qu’initialement (p =0,17089). Var(e) était égal à 13,92±17,49, soit une différence non significative.


Conclusion

Notre étude est la première étude analysant l’impact de la povidone alcoolique sur les muqueuses. La povidone alcoolique se semble pas avoir d’impact sur les muqueuses et peut donc être utilisé en toute sécurité.

Mots clés:
F. / P. / G. / B.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Biopsie optique des lésions planes de cancer de vessie par endomicroscopie confocale laser et analyse histologique : étude descriptive des critères diagnostiques
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 717-718


Objectifs

L’endomicroscopie confocale laser (CLE) a le potentiel d’améliorer le diagnostique du carcinome in situ (CIS) grâce à l’imagerie optique en temps réel. Les critères diagnostiques par CLE du CIS et des lésions bénignes planes de vessie ne sont pas bien définis. L’objectif de notre travail était de corréler la CLE in vivo de lésions planes vésicales avec l’histopathologie afin de redéfinir les critères diagnostiques.


Méthodes

Nous avons rétrospectivement analysé notre base de données CLE (Cellvizio®, Mauna Kea Technologies, Paris, France) contenant 110 patients afin d’identifier ceux présentant au moins une lésion plane vésicale définie par la présence d’un érythème, d’une cicatrice de résection ou une lésion plane non papillaire. Une imagerie CLE contrôle d’une région normale et une biopsie étaient réalisées. Chaque lésion était marquée par électrocoagulation afin de réaliser des biopsies de la zone exacte analysée en CLE. Une corrélation CLE/lames d’histologies permettait de décrire les caractéristiques du tissu normal, de l’inflammation et du CIS. La cohorte était relue une seconde fois pour définir la fréquence de chaque critère.


Résultats

Ainsi, 209 vidéos de CLE ont été analysées chez 44 patients ayant au moins une lésion plane (Tableau 1). L’urothélium était identifiable dans 165 vidéos de CLE. Les critères CLE de CIS incluaient la perte de l’organisation cellulaire, la perte de la cohésion cellulaire, la variation de la taille et de la forme des cellules et des bords cellulaires flous (Fig. 1). La perte de l’organisation cellulaire était le critère le plus retrouvé pour le CIS (87 %) comparativement au tissu normal (8 %) ou inflammatoire (19 %). La lamina propria peut aussi être vue en CLE et a été identifiée dans 146 vidéos de CLE. Les critères CLE de CIS et d’inflammation étaient similaires et marqués par une augmentation de la taille des vaisseaux sanguins et une infiltration lymphocytaire importante.


Conclusion

CLE a le potentiel d’aider à la différenciation des lésions planes de vessie. L’identification de cellules urothéliales par CLE pourrait permettre d’améliorer le rendement de la détection du CIS où l’identification de muqueuse dénudée est fréquente. Les critères de CLE décris ici, nécessite d’être évalués de manière prospective afin de déterminer leur performance diagnostic en temps réel.

Mots clés:
G. / K. / T. / D. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Biopsies de la prostate par voie transpérinéale guidées par fusion d’image élastique IRM/échographie 3D sous anesthésie locale sans sédation
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 715


Objectifs

Les biopsies de la prostate par voie transpérinéale sont généralement réalisées sous anesthésie générale et à l’aide d’une grille ou avec des systèmes de fusion d’image IRM/échographie ne permettant pas de documenter l’examen. L’objectif de cette étude prospective était d’évaluer la faisabilité et l’efficacité d’une nouvelle technique de biopsies par voie transpérinéale guidées par fusion d’image élastique IRM/échographie sous anesthésie locale.


Méthodes

Entre octobre 2017 et avril 2018, 64 patients avec un taux anormal d’antigène prostatique spécifique (PSA) et des IRM suspectes ont été inclus. Le cancer cliniquement significative (CSPCA) était défini comme un score de Gleason (GS)≥7a ou un GS de 3+3 avec une longueur de cancer maximale biopsique (MCCL)≥5mm. Anesthésie locale : 40mL de bupivacaïne à 0,5 % étaient infiltrés dans la couche cutanée du périnée ainsi que dans les tissus périprostatiques.


Matériel

IRM 1.5t avantofit (siemens) ; séquences t2, diffusion, adc. Sonde 3D transrectale lateral-fire, système de navigation et de fusion élastique d’images Trinity® (Koelis).


Résultats

L’âge, le PSA et le volume prostatique médian était de 68 (45–91) ans, 13 (0,9–43)ng/mL et 42 (15–170) mL. L’IRM a révélé 82 lésions de volume médian de 0,6 (0,1–14,6)mL. Le nombre moyen de biopsies par lésion était de 3,5 (1–7). Le taux de détection global et de CSPCA était de 69 % (44/64) et 61 % (39/64). Le taux de détection des PIRADS 3, 4 et 5 était de 25 % (9/36), 92 % (22/24) et 100 % (22/22). Les lésions IRM ont révélé des biopsies positives dans 66 % (54/82) des cas avec un GS de 6, 7, 8 et 9 dans 18, 30, 4 et 2 patients. La MCCL moyenne était de 7,5 (1–17)mm. Aucune infection, hématurie significative, rétention urinaire ou nécessité de médicamentation n’ont été relevées après les biopsies (Fig. 1).


Conclusion

Les biopsies par voie transpérinéale guidées par fusion d’image élastique IRM/échographie 3D sous anesthésie locale sans sédation est une technique faisable et sûre pour le diagnostic du cancer de la prostate.

Mots clés:
E.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Biopsies de prostate guidées par IRM avec assistance robotique : une étude de faisabilité
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 712-713


Objectifs

Analyser la faisabilité des biopsies transrectales guidées par IRM (MRGB) avec une assistance robotique pour le diagnostic du cancer de la prostate.


Méthodes

Au total, 66 patients (âge moyen, 67±33, extrêmes : 57–83), PSA : 10±6ng/mL), avec une seule lésion prostatique visible sur une IRM biparamétrique (pondérée en t2 et en imagerie de diffusion) ont eu une MRGB. Chez 36 patients, il s’agissait d’une seconde biopsie (biopsies systématiques ou fusion IRM-trus dans 30 et 6 cas, respectivement lors de la première séance). Pour les 30 patients restants, il s’agissait de la première biopsie. Le taux de réussite du prélèvement de la lésion, le taux de détection du cancer (CDR) et le temps d’occupation de la salle de IRM ont été calculés.


Résultats

Le score Pirads biparamétrique était respectivement de 3, 4 et 5 chez 22/66 (33,3 %), 26/66 (39,4 %) et 18/66 (27,3 %). Trente-deux lésions provenaient de la zone périphérique et 34 de la zone de transition. Le pilotage du robot par un logiciel dédié a permis d’aligner le guide de l’aiguille avec la cible dans tous les cas. Deux carottes ont été obtenus chez 60/66 patients (91 %) et 3 carottes chez 6/66 patients (9 %). Le temps d’occupation de la salle IRM a chuté de 60 à 35minutes pour les 30 derniers patients. Le taux de détection global du cancer était de 63,6 % (42/66) et de 90,5 % (38/42) pour les tumeurs significatives (grade de Gleason 4 ou longueur maximale de cancer>3mm et Gleason 3+3). Aucune complication n’a été observée.


Conclusion

La biopsie de prostate guidée par IRM avec assistance robotique peut être effectuée avec un temps d’occupation de la salle IRM court. Le prélèvement est possible quel que soit l’emplacement de la lésion, ne nécessitant que deux carottes dans 91 % des cas.

Mots clés:
A. / P. / F.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Biopsies prostatiques directement guidées ( in-bore ) par l’imagerie par résonance magnétique : notre expérience chez 111 patients
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 713


Objectifs

Les biopsies ciblées réalisées directement sous imagerie par résonance magnétique (IRM) sont peu utilisées au profit de la technique cognitive et celle par fusion. La disponibilité d’un radiologue spécialisé en IRM prostatique, l’utilisation d’un matériel spécial et le besoin d’une courbe d’apprentissage sont autant des facteurs qui réduisent l’utilisation universelle de cette technique. Nous présentons notre série de biopsies ciblées réalisées directement sous IRM.


Méthodes

Il s’agit d’une revue rétrospective des dossiers de 111 patients ayant subi des biopsies ciblées et guidées directement par l’IRM (in-bore ) dans un hôpital universitaire libanais, pour les lésions de score 3 de PIRADS (12 patients), score 4 (63 patients) ou score 5 (36 patients) détectées par l’IRM multiparamétrique (IRMmp). La procédure est réalisée en utilisant un kit spécial « dyna interventional device » et une aiguille « trucut » 16g

Des biopsies randomisées (BR) concomitantes sont pratiquées chez 54 patients.

Les biopsies sont réalisées sous anesthésie locale par un seul radiologue expert en IRMmp. Une antibiothérapie prophylactique est administrée la veille et continuée pour 48 heures.


Résultats

La durée moyenne de la procédure est de 15 minutes (15 à 30). Aucune complication infectieuse n’est survenue. Le nombre moyen de carottes prélevées est de 3 (de 1 à 8). Un cancer de prostate est détecté chez 61 patients (55 %), dont 2 ayant un score 3 de PIRADS, 23 ayant un score 4 et 36 avec score 5. La valeur prédictive positive (VPP) des biopsies des lésions de score 3, 4 et 5 de PIRADS est de 16,6 %, 36,5 % et 100 % respectivement. L’ajout des biopsies randomisées a permis d’augmenter la VPP de 10 %. Le score de Gleason est de 6 chez un patient, 7 chez 26, 8 chez 23 et 9 chez 11. Le Tableau 1 illustre la répartition des scores de Gleason en fonction des scores de PIRADS.


Conclusion

La réalisation des biopsies prostatiques directement sous IRM (in-bore ) doit être considérée comme la technique de référence dans les biopsies prostatiques ciblées. Elle permet de prélever un minimum de carottes, réduisant ainsi les complications infectieuses et l’inconfort du patient. Elle est plus précise que les autres techniques de biopsies ciblées, mais plus coûteuse et nécessite un radiologue expérimenté et disponible.

Mots clés:
M. / P. / G. / J. / E.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Biopsies prostatiques en fusion élastique : la voie transrectale comparée à la voie transpérinéale pour la restadification de cancer de risques faibles et intermédiaires
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 714


Objectifs

La biopsie guidée par l’image en fusion élastique facilite la caractérisation histologique du cancer de la prostate. Cependant, certaines lésions restent difficilement accessibles par voie transrectale et le résultat des biopsies sujet à caution. Comparer les résultats des biopsies guidées par l’image réalisées par voie transpérinéale ou par voie transrectale à des fins de caractérisation de la lésion index.


Méthodes

Biopsies guidées par l’image utilisant une technique validée de fusion élastique (Koelis, La Tronche, France), à des fins d’évaluation du risque après diagnostic initial par biopsies transrectales systématisées. Comparaison des 25 premiers patients biopsiés par voie transpérinéale (1–4/2018) aux 50 derniers patients biopsiés par voie transrectale (10/2017–2/2018). Les caractéristiques des patients et IRM ont été colligées (âge, PSA, volume prostatique, situation antérieure ou postérieure des cibles, score PI-RADS-v2, taille des cibles), tout comme les résultats des biopsies.


Résultats

Les caractéristiques des patients et des IRM étaient comparables dans les deux groupes (Tableau 1) avec 80 % (40/50 et 20/25, n.s.) de diagnostics confirmés. Avec un moindre nombre de carottes (8 contre 13,5 dans le groupe transrectal), les biopsies transpérinéales obtenaient de plus grandes longueurs tumorales, tant sur une carotte (7mm contre 1, p =0,001) que cumulées sur l’ensemble des carottes (20mm contre 5,75, p =0,04). Les cancers de Gleason≥7 étaient observés de manière similaire dans les deux groupes (16/25, 64 % dans le groupe transpérinéal contre 60 % dans le groupe transrectal), tout comme l’escalade thérapeutique (60 % dans le groupe transpérinéal versus 54 % dans le groupe transrectal). Aucun évènement indésirable n’a été relevé (Fig. 1, Tableau 2).


Conclusion

Les biopsies prostatiques transpérinéales en fusion d’image ont une rentabilité diagnostique similaire au transrectal, notamment dans les lésions antérieures. Dans notre série, elles permettaient une modification thérapeutique chez 2 patients sur trois.

Mots clés:
B. / M. / J.B. / E. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Biopsies prostatiques transpérinéales en fusion élastique échographie transrectale-IRM : aspects techniques et résultats d’une série de 50 cas
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 741-742


Objectifs

Les biopsies prostatiques guidées par l’image apportent un meilleur échantillonnage des lésions d’intérêt vues en IRM, et permettent un archivage des données. Néanmoins, certaines lésions (extrême apex, lésions antérieures) sont difficilement accessibles par voie transrectale.

L’objectif de notre travail était d’évaluer la faisabilité et les résultats de l’abord transpérinéal des biopsies prostatiques.


Méthodes

Nous avons évalué la détection de cancer de prostate globale et cliniquement significatif (≥Gleason 7).

Les patients ayant une zone d’intérêt antérieure sur l’IRM prostatique ou des cibles mal caractérisées par des biopsies antérieures ont été inclus. Un seul binôme radiologue-urologue réalisait les biopsies en position de lithotomie, sous anesthésie générale ou locale selon le désir du patient.

Le geste était réalisé à l’aide de la station Trinitry, de Koelis (La Tronche, France).

Les données concernant l’âge, les biopsies antérieures, l’IRM prostatique, le PSA, l’anatomopathologie, les décisions cliniques ont été recueillies de façon rétrospective.


Résultats

Entre janvier 2018 et avril 2018, 50 patients ont été inclus. L’âge médian était de 68,5 ans. Le PSA médian était de 9,35ng/mL.

Quarante-trois patients (87 %) avaient déjà eu des biopsies dont 18 en Koelis transrectale. La répartition des biopsies (primo-diagnostic, requalification, recherche d’une récidive) est résumée sur la Fig. 1.

Les biopsies transpérinéales étaient positives dans 62 % des cas (n =31). Parmi celles-ci, 83 % (n =26) étaient un cancer cliniquement significatif.

La longueur tumorale maximale médiane était de 9,5mm, alors que la longueur cumulée tumorale médiane était de 23,5mm (Tableau 1).

Aucune complication infectieuse n’a été relevée dans notre série.


Conclusion

Les biopsies prostatiques par voie transpérinéales en fusion d’image apparaissent comme aisément réalisables au plan technique, et non inférieures au biopsies transrectales en termes de diagnostic de cancer cliniquement significatif.

Mots clés:
B. / M. / J.B. / M. / P.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Brève histoire de la prise en charge de l’HBP
Brief history of BPH management
2018
- Réf : Prog Urol, 2018, 15, 28, 799-802

Mots clés:
A.
Mots-clés:
Adrenocortical carcinoma / Malignant pheochromocytoma / adrenal metastasis / surgery / Adjuvant treatments
Cancer de prostate : « tout IRM » du diagnostic au traitement focal « vrai » ?
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 742


Objectifs

Depuis nos débuts en cryothérapie totale de cancer de prostate (CP), nous modifions notre technique pour augmenter précision et reproductibilité, en conservant la puissance de l’IRM du dépistage jusqu’au traitement, pour évoluer ensuite vers la cryothérapie focale IRM-guidée. L’objectif de notre vidéo est d’expliquer les étapes qui permettrait de proposer à des patients sélectionnés le « tout IRM » du diagnostic au traitement focal.


Méthodes

Nous participons à la réalisation des CT et des biopsies par voie transpérinéale (BTP) en relation avec l’équipe de radiologie interventionnelle qui dispose d’une IRM (AERA XW, 1.5T, Siemens®). Lors des différentes étapes nous avons pu améliorer successivement (i) l’installation avec des jambières intégrant une grille périnéale IRM compatible (évitant des implantations à main levée comme nous le faisions initialement), (ii) la mise en place d’un thermocouple pour monitoring de la température à proximité du sphincter, (iii) la dissection de l’espace inter-prostato-rectal par du sang du patient pour éloigner la paroi antérieure du rectum.


Résultats

Nous avons débuté notre expérience par des traitements complets à main levée dont les résultats ont été publiés [11Gangi A., Tsoumakidou G., Abdelli O., de Mathelin M., Jacqmin D., et al. Percutaneous MR-guided cryoablation of prostate cancer: initial experience Eur Radiol 2012 ;  22 (8) : 1829-1835 [cross-ref]

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Nous avons stoppé notre programme pour développer le matériel IRM compatible afin d’améliorer la reproductibilité. Dans une démarche cohérente nous débutons un essai clinique prospectif randomisé évaluant les biopsies périnéales sous contrôles IRM aux biopsies transrectales échoguidées. Ceci nous paraît être une étape indispensable pour l’apprentissage des radiologues, des radiologues interventionnelles, des anatomopathologistes et des urologues pour pouvoir s’orienter vers le traitement focal « vrai » avec le maximum de sécurité carcinologique.


Conclusion

L’IRM est l’imagerie la plus précise et pertinente en matière de CP, il paraît légitime de l’utiliser tout au long de la prise en charge du CP. Ne pouvant réaliser un essai multicentrique français sur cette thématique du fait de l’absence de diffusion d’IRM interventionnelle, il nous paraît important d’exposer notre démarche à notre communauté afin de recueillir ses réflexions.

Mots clés:
T. / J. / G. / P. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Caractérisation de la réponse au traitement par nivolumab plus ipilimumab (N+I) ou sunitinib (S) chez des patients (pts) atteints d’un carcinome à cellules rénales avancé (CCRa) non préalablement traité : CheckMate 214
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 624-625


Objectifs

Le traitement par N+I a démontré un taux de réponse objective (TRO) ainsi qu’une survie globale (SG) supérieurs par rapport au sunitinib chez des patients atteints d’un CCRa à risque intermédiaire/défavorable (I/D) selon l’IMDC dans l’essai de phase 3 CheckMate 214. Une caractérisation de la réponse plus approfondie pourrait éclairer la pratique clinique.


Méthodes

Dans l’essai CheckMate 214, des patients atteints d’un CCRa non préalablement traité ont été randomisés selon un ratio 1 :1 pour être traités par N 3mg/kg+I 1mg/kg toutes les 3 semaines pour un total de 4 doses, puis par N 3mg/kg toutes les 2 semaines ou par S 50mg une fois par jour pendant 4 semaines, suivi de 2 semaines sans traitement. L’efficacité, la sécurité et la qualité de vie (QDV) ont été explorées chez les patients à risque I/D présentant une réponse complète (RC) ou une réponse partielle (RP) à N+I ou S.


Résultats

Au suivi médian de 25,2 mois, le TRO chez les patients à risque I/D était de 42 % pour N+I contre 27 % pour S (p <0,001 ; Tableau 1), 36 contre 18 % des patients ayant obtenu une meilleure réduction tumorale≥50 % avec N+I contre S. Parmi les répondeurs à N+I contre S, 72 contre 63 % présentent une réponse en cours, 47 et 34 % restent sous traitement, et 53 et 66 % ont interrompu le traitement, en raison d’une progression de la maladie (N+I : 22 % ; S : 40 %) ou d’une toxicité (N+I : 23 % ; S : 13 %). Une réponse durant≥18 mois a été observée chez 13 % des patients sous N+I et 4 % des patients sous S. Des événements indésirables liés au traitement (EILT) de grade 3–4 sont survenus chez 52 % des répondeurs à N+I et 68 % des répondeurs à S. Les données à 3 ans mises à jour pour les répondeurs et les traitements ultérieurs seront présentés.


Conclusion

TRO et SG étaient significativement améliorés sous N+I vs S chez les patients atteints d’un CCRa présentant un risque I/D dans CheckMate214. Des taux plus importants de RC et des durées de réponses plus longues ont été observés dans le groupe N+I vs S. Les EILT de haut grade étaient moins fréquents et la QDV meilleure chez les répondeurs à N+I.

Mots clés:
B.I. / N.M. / B. / D.F. / M.-O.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Carcinome urothélial au sein d’un diverticule de vessie : étude multicentrique des caractéristiques cliniques, anatomopathologiques et des résultats oncologiques
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 718


Objectifs

La prévalence du carcinome urothélial (CU) intradiverticulaire vésical (TVID) est d’environ 1 % des cas de cancers de vessie. Les données actuelles de la littérature sont contradictoires entre nécessité de cystectomie partielle (CP) ou totale (CT). L’objectif de notre étude était d’étudier les résultats oncologiques des cystectomies partielles et totales pour TVID.


Méthodes

Une étude de cohorte rétrospective multicentrique a été menée afin de récolter les caractéristiques tumorales et les résultats oncologiques après CP ou CT chez des patients atteints de TVID. Les données étaient issues des bases de données prospectives de chaque centre. Les données de restadification entre le stade tumoral de la résection transurétrale de vessie diagnostique (DRTUV) et le stade tumoral définitif ont été étudiées. Les survies (sans récidive [SSR] et globale [SG]) étaient estimées par la méthode de Kaplan–Meier. La comparaison entre CP et CT était réalisée par le test du log-rank.


Résultats

Cent dix patients atteints de TVID ont été inclus dans 10 centres avec une durée de suivi médiane de 43 mois. Après DRTUV, la répartition des stades était : 8 (7 %) CTA/IS, 64 (58 %) CT1 et 38 (35 %)≥CT2. Sept patients ont bénéficié d’une RTUV seule, 26 (24 %) d’une CP et 77 (70 %) d’une CT. Concernant les CP, 11 (42 %) ont reçu une curiethérapie complémentaire. Il n’existait pas de différence significative des caractéristiques cliniques et anatomopathologiques entre CP et CT. Une restadification était fréquente : 37/64 (58 %) avec CT1 à la DRTUV avaient un stade≥pt2 sur l’examen définitif. Trente (43 %) ont récidivé et 21 (30 %) sont décédés. Le type de traitement (CP vs CT) n’impactait pas la SG : 62 vs 57 % (p =0,305) ni la SSR : 57 % versus 59 % (p =0,197).


Conclusion

Une restadification en tumeur de vessie infiltrant le muscle après prise en charge chirurgicale des TVID non infiltrante sur la RTUV initiale intervient dans plus de la moitié des cas. La cp apparaît comme une stratégie thérapeutique satisfaisante chez des patients sélectionnés. Elle peut s’accompagner d’une curiethérapie. Des essais prospectifs sont nécessaires afin de confirmer ces données.

Mots clés:
G. / C. / R. / M. / C.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Chirurgie ambulatoire de la prostate par photo-vaporisation bipolaire turis : première expérience en afrique pour 504 patients
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 737-738


Objectifs

L’objectif de notre travail est d’évaluer, à partir d’une étude prospectives concernant 504 cas d’hypertrophie bénigne de la prostate, l’efficacité, la sécurité et les résultats postopératoires à moyen terme de la photovaporisation bipolaire turis en ambulatoire.


Méthodes

Sur une période de 24 mois, 504 patients ont été concerné par notre étude. Nous avons inclus tous les malades qui remplissaient un certain nombre de critères de sélection. Les patients sont admis le jour de l’intervention à 7:00 am et ils sont autorisés à quitter l’hôpital à 20h. En préopératoire, nous avons recueilli le score international prostate symptom score (ipss) des malades, les données de la débitmétrie ainsi que le résidu postmictionnel (rpm). En peropératoire, ont été recueillies la durée de la résection et la survenue de complication. En postopératoire, nous avons noté la durée du drainage transuréthrale et la détection des éventuelles complications.


Résultats

Notre étude a concerné 504 patients ayant bénéficié d’une résection bipolaire, marque olympus, utilisant la technologie turis. L’anesthésie et la chirurgie ont été effectuées sans complication chez tous les patients. Le poids moyen de la prostate était de 51g. Le temps opératoire moyen était de 45minutes. Il n’y a eu aucune conversion pour tous les cas. Le cathéter urétral a été enlevé le même jour dans 100 cas pour les prostates de moins de 40g et le lendemain postopératoire dans 404 cas. Tous les cas ont quitté l’hôpital 12heures après la chirurgie. À la suite, tous les patients avaient une amélioration du score ipss et du débit urinaire maximal. Les résultats de notre étude sont résumés dans les Tableau 1, Tableau 2.


Conclusion

La chirurgie ambulatoire par photovaporisation bipolaire turis de la prostate a permis d’obtenir des résultats satisfaisants avec une sécurité et efficacité meilleurs et un court séjour hospitalier.

Mots clés:
R. / A. / A. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Chirurgie conservatrice des tumeurs testiculaires : résultats périopératoires
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 683


Objectifs

L’orchidectomie élargie par voie inguinale (OEI) est le traitement de référence des tumeurs testiculaires (TT). L’orchidectomie partielle (OP) doit être envisagée si elle est techniquement faisable surtout en cas de testicule unique, de tumeur bilatérale ou de doute sur la bénignité de la lésion. L’objectif de ce travail était d’évaluer les résultats périopératoires des orchidectomies partielles dans la prise en charge des TT.


Méthodes

Nous avons inclus, dans cette étude rétrospective, les hommes ayant eu une OP dans notre service entre 2000 et 2016. Tous les patients avaient eu une échographie et une IRM testiculaire, un dosage des marqueurs sériques (alpha-foeto-proteine, LDH et HCG), un scanner thoraco-abdomino-pelvien et une cryoconservation de sperme. Lors de la chirurgie, nous avons réalisé un abord inguinal sans clampage du cordon, une échographie testiculaire de repérage peropératoire, des biopsies de pulpe testiculaire en zone saine et un examen extemporané. Cette cohorte pouvait inclure des patients à gonade unique fonctionnelle, mais également à testicule controlatéral sain. Les patients n+ et m+ étaient exclus.


Résultats

Nous avons inclus 48 hommes, âge moyen 40 ans, 15 % avaient une gonade unique fonctionnelle. Quarante-quatre pour cent des patients consultaient pour une infertilité, 56 % étaient asymptomatiques et un patient consultait pour douleur. À l’échographie, la taille tumorale moyenne était de 10,8mm. À l’histologie définitive, on a retrouvé 24 % de séminome, 45 % de leydigome et 32 % d’autres types histologiques. Seize pour cent ont eu une complication mineure classée Clavien 1–2 en postopératoire et un patient avait eu une complication clavien 3 : OEI pour un hématome surinfecté. Au total, 10,5 % ont eu une oei durant l’hospitalisation : 4 pour séminome à l’histologie définitive et 1 pour une anatomopathologie incertaine. Dix pour cent ont eu une OEI durant une hospitalisation ultérieure : 2 pour récidive de TT, 1 pour rechute ganglionnaire et 2 pour doute sur séminome après relecture anatomopathologique.


Conclusion

L’orchidectomie partielle avait des suites simples et a permis de préserver le testicule dans la majorité des cas dans cette cohorte. L’OP est une technique sûre et faisable et doit être discutée comme alternative à l’OEI chez des patient précisément sélectionnés.

Mots clés:
V. / V. / S. / L. / T.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Chirurgie du cancer du rein avec thrombus tumoral de la veine cave inférieure : la plus grande série européenne, avec 30 ans d’expérience au sein d’un centre expert
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 627-628


Objectifs

Les tumeurs du rein avec thrombus tumoral sont peu fréquentes (2 à 10 %), avec des chirurgies invasives le plus souvent multidisciplinaires et surtout une mortalité et une morbidité importantes. L’objectif était d’évaluer les résultats de morbidité périopératoires et oncologiques des patients opérés d’une tumeur rénale avec thrombus tumoral envahissant la veine cave inférieure (VCI) à plus de 2cm de la veine rénale.


Méthodes

Entre 1988 et 2018, 97 patients ont été opérés dans un centre universitaire expert de haut volume. Les données préopératoires [insuffisance rénale (<60mL/min), facteurs de risque cardiovasculaires, cTNM, classification de Mayo, peropératoires (voie d’abord, circulation extracorporelle [CEC], saignement, durée opératoire) et postopératoires (anatomopathologie, complications, traitement complémentaire, progression, décès) ont été analysées. Les taux de survie globale (SG) et sans progression (SSP) ont été estimés selon la méthode de Kaplan–Meier. L’impact du niveau du thrombus a été étudié par des analyses univariées et multivariées à l’aide du test du Log rank et du modèle de Cox, des tests de corrélations de Spearman ont été effectués.


Résultats

L’âge médian était de 64 ans (34–85 ans). Soixante-quinze pour cent présentaient une tumeur rénale droite, classée cT3b-c dans 95 % des cas, 15,7 % présentaient une atteinte ganglionnaire(cN1-2), 30 % étaient d’emblée métastatiques, 14,4 % avaient présenté une embolie pulmonaire préopératoire. 39,2 % des patients présentaient un thrombus intracardiaque (Mayo 4), 36,1 % infradiaphragmatique en regard des veines hépatiques (Mayo 3) et 21,6 % sous hépatiques (Mayo 2). Au total, 27,8 % des patients présentaient au moins une complication Clavien>2, 3 patients décédaient en périopératoire. Soixante-sept pour cent avaient un traitement adjuvant (Tableau 1). La médiane de SG était de 25,2 mois, la SSP de 6,3 mois [IC 4,30–8,44] (Fig. 1). Le Mayo était un facteur prédictif péjoratif de SSP (p =0,0123). On retrouve une corrélation positive entre la classification de Mayo et les complications, la durée d’hospitalisation et le grade de Fuhrman (Tableau 2).


Conclusion

La chirurgie des cancers du rein avec thrombus tumoral concerne une population jeune avec peu de comorbidité. Il s’agit d’une chirurgie morbide, avec une médiane de SSP faible. Malgré l’association chirurgie multidisciplinaire et traitement adjuvant, cette maladie reste de mauvais pronostic. L’extension veineuse du thrombus tumoral est corrélée au grade de Fuhrman, aux complications périopératoires et à la durée d’hospitalisation.

Mots clés:
C. / J. / L. / A. / L.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Chirurgie robot-assistée des cancers du rein avec thrombus cave : technique et faisabilité
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 749


Objectifs

Montrer la faisabilité et la technique d’une néphrectomie élargie droite avec cavotomie et thrombectomie par voie mini invasive robot-assistée pour un thrombus cave de niveau 2.


Méthodes

La chirurgie a été réalisée à l’aide du Robot Da-Vinci (Intuitive Surgical) en utilisant 3 bras opérateurs, un optique de 30° et 2 trocarts (5mm et 12mm) pour l’aide opératoire. Afin de visualiser les limites exactes du thrombus cave, une échographie peropératoire a été réalisée. Les données cliniques, collectées après consentement, sont issues de la base de données prospective UroCCR.


Résultats

Le patient âgé de 73 ans présentait une lésion rénale droite de 10cm associée à un envahissement ganglionnaire lomboaortique et à un thrombus de la veine cave sus-rénal (thrombus de niveau 2). La lésion était classée cT3bN2M1 (doute sur l’existence d’une localisation pleuropulmonaire).

Après décollement colique droit, nous avons complètement libéré la veine cave et l’aorte, réalisé le curage ganglionnaire et sectionné les deux artères rénales droites. Une échographie peropératoire a été réalisée et retrouvait une thrombose cave sous-rénale associée. Nous avons procédé à un clampage cave inférieure puis rénal gauche et cave supérieure, ensuite à une cavotomie et une thrombectomie. Le thrombus envahissant la paroi veineuse nous en avons réséqué une pastille puis refermé la veine cave par deux hémi-surjets de prolène 4/0. Les pertes sanguines ont été de 100mL.


Conclusion

La voie d’abord laparoscopique avec assistance robotique apparaît réalisable pour la prise en charge de tumeurs rénales droites avec thrombus cave sous-hépatique sous réserve d’une expertise de l’équipe chirurgicale et anesthésique. Elle permet de limiter les pertes sanguines peropératoires et participe à une meilleure récupération précoce de l’opéré.

Mots clés:
L. / L. / C. / N. / G.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Chirurgie robotique guidée par l’image : intérêt de la combinaison des techniques d’assistance par l’imagerie appliquée à un cas d’héminéphrectomie zéro-ischémie
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 748-749


Objectifs

Le traitement conservateur de tumeurs de gros volume présente plusieurs difficultés : préservation optimale du parenchyme sain, obtention de marges saines et risque d’ischémie prolongée. L’objectif de cette vidéo était de démontrer l’intérêt de l’utilisation combinée, peropératoire, de trois techniques d’imagerie pour permettre une chirurgie conservatrice anatomique et sans clampage des tumeurs rénales complexes.


Méthodes

Le logiciel Synapse 3D (Fujifilm) a été utilisé pour la modélisation tridimensionnelle du rein tumoral et de son réseau vasculaire, la sélection des points de clampage de 3e ordre et la prédiction de l’ischémie en rapport. La chirurgie a été réalisée avec le robot Da-Vinci (Intuitive Surgical) et guidée par l’image selon trois modalités : modélisation 3D et échographie peropératoire toutes deux intégrées à la vue console (fonction TilePro) et fluorescence par injection intraveineuse de vert d’indocyanine. Les données cliniques, collectées après consentement, sont issues de la base de données prospective UroCCR.


Résultats

Le patient, âgé de 40 ans, présentait une tumeur rénale gauche de 6cm, polaire supérieure et équatoriale, hilaire et majoritairement endophytique avec contact sinusal profond, de complexité élevée selon RENAL (10ph) et PADUA (11p). Le repérage préopératoire a permis d’identifier trois branches artérielles de 3e ordre vascularisant la tumeur, la branche veineuse drainant le territoire tumoral et la voie excrétrice supérieure envahie par la lésion. L’utilisation de l’endo-échographie, a permis d’identifier les limites tumorales. La vérification peropératoire de la correspondance entre la zone d’ischémie obtenue et les limites tumorales observées après injection intraveineuse de vert d’indocyanine a permis de confirmer la faisabilité d’une exérèse en marges minimales sans ischémie du parenchyme rénal conservé. La durée opératoire était de 150minutes, le saignement peropératoire de 200mL.


Conclusion

La technique de chirurgie guidée par l’image selon 3 modalités permet, via une approche anatomique, de satisfaire aux objectifs carcinologiques et fonctionnels de la chirurgie conservatrice des tumeurs du rein et ce même en cas de lésion de volume et complexité élevés. Cette approche diminue certainement aussi la morbidité spécifique à ce type de chirurgie.

Mots clés:
L. / J.C.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Choix de traitement des hommes atteints de cancer de la prostate localisé en contexte de région éloignée du Québec
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 685-686


Objectifs

L’objectif de la présente étude est de décrire et caractériser le choix de traitement des hommes atteints de cancer de la prostate localisé habitant une région éloignée du Québec, canada. Plus précisément, les traitements choisis par les patients, leur préférence d’implication dans le choix, leur incertitude du choix, leur regret du choix ainsi que les raisons associées à ce choix sont décrits.


Méthodes

Entre décembre 2016 et mars 2018, un recrutement de patients atteints de cancer de la prostate s’est déroulé dans une clinique externe d’urologie d’un hôpital en région éloignée du Québec. La référence des patients à l’équipe de recherche s’est faite via les urologues de cette clinique. Les données ont été colligées grâce à un questionnaire autoadministré. Les données cliniques relatives au taux d’APS, au grade et au stade du cancer ont été prélevées des dossiers médicaux des participants. Le protocole de la présente recherche a été soumis pour approbation aux comités d’éthique concernés et a obtenu les certificats attestant du respect des normes éthiques.


Résultats

L’échantillon comptait 107 participants. Le traitement le plus fréquemment choisi était la radiothérapie (67,3 %) suivie de la prostatectomie radicale (23,4 %). La majorité des patients (53,3 %) préférait jouer un rôle actif dans le choix de son traitement. Plus du quart des patients (29 %) vivaient de l’incertitude quant au choix (41 %) et 6 % regrettaient leur choix. Le médecin, la/le conjoint(e) ainsi que des personnes ayant déjà vécu une expérience de cancer de la prostate étaient les sources d’informations les plus fréquemment consultées par les patients avant de choisir leur traitement. Quant aux raisons du choix, les résultats de l’étude montrent que la volonté des patients d’éviter la chirurgie constitue le déterminant de leur choix (p =0,000 ; or ajusté =2,582 ; IC 95 %, 1,715–3,889).


Conclusion

Bien que la radiothérapie ne soit pas offerte dans cette région éloignée et qu’elle requiert un déplacement d’environ 500km, elle est le traitement le plus fréquemment choisi par les patients (Tableau 1, Tableau 2). Vouloir éviter la chirurgie constitue le déterminant de ce choix ; ce qui pourrait s’expliquer par le désir des patients d’éviter les effets indésirables de la prostatectomie/dysfonctionnement sexuel.

Mots clés:
A. / F. / H. / A. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case