Base bibliographique

Comment je prescris de la témocilline ?
How to prescribe temocillin?
2019
- Ordonnance commentée
- Réf : Progrès FMC, 2019, 1, 29, F27


Les urologues sont de plus en plus souvent confrontés à des infections urinaires à bactéries multirésistantes et notamment les entérobactéries productrices d’une β-lactamase à spectre étendu (E-BLSE). La témocilline est une β-lactamine à spectre relativement étroit qui conserve une efficacité sur une majorité de ces entérobactéries productrice de BLSE/ou E-BLSE et représente une alternative intéressante aux carbapénèmes pour le traitement des infections urinaires parenchymateuses documentées liées à ce type de bactéries. Nous fournissons ici un référentiel simple permettant une utilisation de cette molécule en pratique clinique courante.


Urologists are increasingly confronted with multi-drug resistant bacterial urinary tract infections, including enterobacteriaceae producing extended spectrum β-lactamase (ESBL). Temocillin is a β-lactam that retains efficacy on a majority of ESBL producing bacteria and represents an interesting alternative for the treatment of documented urinary tract infections associated with these bacteria. We provide here a simple reference allowing the use of this molecule in clinical practice.

Mots clés:
antibiotique / Témocilline / infection urinaire
Mots-clés:
Antibiotic / Temocillin / urinary tract infection
Indications et résultats de la chirurgie de désobstruction chez le patient neurologique
Indications and results of prostatectomy within neurologic patients
2019
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2019, 1, 29, F18


Introduction

La chirurgie de désobstruction dans le cadre de l’hypertrophie bénigne de prostate (HBP) est une intervention courante dont l’indication est le plus souvent aisée au sein de la population générale. Au contraire, chez les patients neurologiques, du fait des troubles vésicosphinctériens fréquemment associés, le recours à une chirurgie de désobstruction est parfois plus discutable.


Méthodes

En pratique, deux situations distinctes — les syndromes parkinsoniens et les accidents vasculaires cérébraux (AVC) — doivent attirer notre attention. En effet, pour ces deux pathologies, l’âge de survenue et la typologie des symptômes urinaires viennent classiquement chevauchés ceux de l’HBP.


Résultats

Face à un patient présentant un syndrome parkinsonien, et avant d’envisager une chirurgie de désobstruction, l’urologue doit s’efforcer de rechercher les « drapeaux rouges », signes évocateurs d’une atrophie multi-systématisée (AMS). En effet, si les résultats de cette chirurgie menée chez les patients présentant une maladie de parkinson idiopathique (MPI) semblent être équivalents à ceux de la population générale, il n’en est pas de même chez les patients présentant une AMS, chez qui le taux d’incontinence postopératoire est particulièrement élevé. Chez les patients présentant un antécédent d’AVC, il est fréquent d’observer une amélioration voire une résolution complète des troubles vésicosphinctériens dans les premiers mois suivant l’AVC. Cette notion devrait inciter l’urologue à différer l’intervention au cours de la première année. Lorsque la chirurgie de désobstruction est envisagée, elle permet cependant d’améliorer la vidange vésicale chez la majorité des patients, avec pour autant des résultats qui semblent moins satisfaisants que ceux rapportés dans la population générale.


Conclusion

Lorsqu’une chirurgie de désobstruction est envisagée chez un patient neurologique, un bilan urodynamique devrait systématiquement être proposé afin d’authentifier l’obstruction sous-vésicale.


Introduction

Prostatectomy performed in case of benign prostatic enlargement is a common procedure for which the indication is often clear within the overall population. In contrast, the urinary tract disorders associated with neurological conditions, will make the planning of such a surgery more complex within the neurologic patients.


Methods

In clinical practice, two conditions — parkinsonian syndromes and strokes — should draw our attention. Indeed, for both, the age of occurrence and the type of lower urinary tract symptoms frequently overlap those of BPE.


Results

Before performing any prostatectomy in a patient presenting with a parkinsonian syndrome, the urologist should look for “red flags” suggestive of a multi-systemic atrophy (MSA). Indeed, such a procedure performed in patients with idiopathic Parkinson's disease has been reported to be as effective as in the overall population. However, in patients with MSA, prostatectomy often leads to urinary incontinence, without improving bladder emptying. In patient with a history of stroke, it is not unusual to observe a decrease or even a complete resolution of lower urinary tract disorders within the first months following the stroke. This may lead the urologist to promote a conservative approach all along the first year. When a prostatectomy is finally decided, even though it has been reported to significantly improve voiding dysfunction in the majority of patients, it is often less effective than in the overall population.


Conclusion

In neurologic patients, a multi-channel urodynamic assessment including a pressure-flow study should be systematically performed before any surgery has been planned in order to confirm the presence of a bladder outlet obstruction.

Mots clés:
bilan urodynamique / Syndrome parkinsonien / Maladie de Parkinson idiopathique / Atrophie multi-systématisée / accident vasculaire cérébral
Mots-clés:
Multi-channel urodynamic study / Parkinsonian syndrome / Parkinson disease / Multi-systemic atrophy / stroke
La caractérisation par l’imagerie du testicule tumoral en 2019 : état de l’art, apport des nouvelles modalités ultrasonores et de l’IRM multiparamétrique
Testicular tumours characterization in 2019: State of the art, contribution of new ultrasonic modalities and multiparametric MRI
2019
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2019, 1, 29, F1


Objectifs

Faire le point sur la caractérisation par l’imagerie des tumeurs testiculaires.


Méthode

Analyse de la littérature (PubMed, Medline, langue anglaise et française) des études urologiques et radiologiques portant sur la nature et la caractérisation des tumeurs testiculaires.


Résultats

À l’écho-Doppler, la taille de la ou des lésions, la présence de microlithes/microlithiases/calcifications, l’architecture vasculaire en Doppler couleur sont des éléments sémiologiques importants pour orienter vers la bénignité ou la malignité. D’autres techniques comme l’IRM multiparamétrique, l’élastographie ultrasonore, l’échographie de contraste améliorent la caractérisation, mais sont toujours en évaluation. Les tumeurs à cellules de Leydig (TCL), tumeurs hypoéchogènes vascularisées, le plus souvent bénignes, sont maintenant mieux identifiées. Les tumeurs éteintes ou « burned-out » tumeur sont des pièges diagnostiques car elles apparaissent comme des lésions ou plages hypo/avasculaires d’allure cicatricielles.


Conclusion

Si l’écho-Doppler reste l’examen de référence, la combinaison avec les autres techniques ultrasonores ou par IRM améliorent la caractérisation.


Objectives

To state about testicular tumors characterization using imaging findings.


Methods

Literature review (PubMed, Medline, in French and English) of urological and radiological studies dealing with testicular tumors nature and characterization.


Results

At Color Doppler, the size, the presence of microlithts/microlithiasis/macrocalcifications, the vascular architecture are major semiological findings to suggest the benign or the malignant nature of the lesion. Other techniques like multiparametric MRI, contrast-enhanced sonography, sonographic elastography improve the caracterisation, but are still in evaluation. Leydig cell tumors (LCT), vascularized hypoechoic tumors, usually benign, are now better identified. Burned-out tumors are diagnostic traps because they appear as hypo/avascular scar-like lesions.


Conclusion

Doppler ultrasound remains the reference examination. The combination with other ultrasound or MRI techniques improves the characterization.

Mots clés:
Tumeur testiculaire / Écho-Doppler / Élastographie / Imagerie par résonance magnétique / Échographie de contraste
Mots-clés:
testicular tumor / Color Doppler ultrasound / Elastography / magnetic resonance imaging / Contrast-enhanced sonography
La posturothérapie : pour qui ? Pourquoi ? Comment ?
Posturotherapy: For whom? Why? How?
2019
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2019, 1, 29, F23


La lithotritie extracorporelle (LEC) et l’urétéroscopie souple (URSS) sont les deux traitements de référence des calculs rénaux. Ces deux thérapies peuvent laisser des fragments caliciels résiduels, difficiles à éliminer, augmentant au long cours le risque de complications et de ré-intervention. Actuellement il n’existe aucun traitement adjuvant à la LEC ou à l’URSS optimisant l’élimination de ces fragments. En 2005 Chiong et al. ont rapporté une technique associant kinésithérapie en position de Trendelenburg et hyperdiurèse (posturothérapie) afin d’augmenter la clairance de ces fragments. Depuis deux ans nous prescrivons la posturothérapie aux patients le désirant pour les calculs/fragments caliciels moyens et inférieurs de moins de 5mm.


Extra-corporeal lithotripsy and flexible ureteroscopy are the two standard treatments for kidney stones. Both therapies can leave residual, hard-to-eliminate residual glandular fragments, increasing the risk of complications and re-intervention. Currently there is no adjuvant treatment to optimize the removal of the residual fragments. Chiong et al. reported in 2005 a technique combining physiotherapy in Trendelenburg position and hyperdiuresis (posturotherapy) to supplement the standards treatments. For two years, posturotherapy has been prescribed to our patients wishing it for caliceal fragments less than 5mm.

Mots clés:
Lithiase / Percussion / Calculs caliciels
Mots-clés:
Lithiasis / Percussion / Caliceal stones
L’IRM de prostate détecte-t-elle tous les foyers tumoraux chez les patients opérés d’un carcinome de prostate ?
2019
- Veille bibliographique
- Réf : Progrès FMC, 2019, 1, 29, F30


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Mots clés:
antibiotique / Témocilline / infection urinaire
Mots-clés:
Antibiotic / Temocillin / urinary tract infection
Récidive biologique après prostatectomie totale dans le cancer de la prostate : quel bilan et quel traitement en 2019 ?
PSA-recurrence after radical prostatectomy in prostate cancer: Imaging and treatment in 2019
2019
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2019, 1, 29, F13


Objectif

Proposer une actualisation de la prise en charge diagnostique et thérapeutique de la récidive biologique après prostatectomie totale dans le cancer de la prostate.


Méthodes

Une revue systématique (Medline, Pubmed) de la littérature a été réalisée en janvier 2018 à la recherche des éléments permettant le diagnostic et le traitement de la récidive biologique après PT.


Résultats

La récidive biologique après prostatectomie se définit par une valeur du PSA≥0,2ng/mL sur deux dosages successifs à plus de 6 semaines d’une PT. L’IRM (récidive locale) et le tomographie par émission de positron (TEP) sont incontournables dans le diagnostic de la récidive biologique. Le TEP permet de diagnostiquer précocement la récidive locale, ganglionnaire et/ou à distance. La sensibilité de cet examen s’améliore avec des traceurs plus performants pour des valeurs plus faibles de PSA. Le traitement de la récidive locale repose sur la radiothérapie de rattrapage. L’association radiothérapie–hormonothérapie est préconisée pour les formes à haut risque.


Conclusion

Cette actualisation de la prise en charge de la récidive biologique après prostatectomie totale doit permettre d’améliorer la prise en charge des patients en proposant les examens diagnostiques et le traitement adapté au type de récidive.


Objective

To propose an update of diagnose and treatment of PSA recurrence after radical prostatectomy in prostate cancer.


Methods

A Medline search was achieved in January 2018 as regards diagnosis and option of treatment in case of PSA recurrence after RP in PCa.


Results

PSA-recurrence after RP is defined by a PSA value of 0.2ng/ml on two successive assays at more than 6 weeks after RP. MRI (local recurrence) and PET are essential in the diagnosis of PSA-recurrence. PET allows early diagnosis of local, regional and/or distant recurrence. The sensitivity of PET is improving with better tracers for lower PSA values. The treatment of local recurrence is based on salvage radiotherapy. The combination of radiotherapy and androgen privation therapy (ADT) is preferred for high-risk forms.


Conclusion

This update might improve diagnose and treatment in case of PSA recurrence after RP.

Mots clés:
Cancer de la prostate / Récidive biologique / Prostatectomie totale / Diagnostic / Traitement
Mots-clés:
prostate cancer / radical prostatectomy / PSA recurrence / rising PSA / Diagnosis
Cancer de la prostate
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 1-4
Mots clés:
G. / J.-N.
Cancer de la prostate résistant à la castration
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 10-14
Mots clés:
G. / J.-N.
Hyperactivité vésicale
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 15-18
Mots clés:
G. / J.-N.
Hyperplasie bénigne de la prostate
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 24-26
Mots clés:
G. / J.-N.
Incontinence et statique pelvienne
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 19-21
Mots clés:
G. / J.-N.
Lithiase urinaire
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 22-23
Mots clés:
G. / J.-N.
Neuro-urologie
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 27-28
Mots clés:
G. / J.-N.
Tumeur du rein
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 5-7
Mots clés:
G. / J.-N.
Tumeurs urothéliales
2019
- Temps forts du 112e Congrès Français d'Urologie
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 8-9
Mots clés:
G. / J.-N.
Efficacité des ballons Pro-ACT™ dans le traitement de seconde ligne de l’incontinence urinaire d’effort post-prostatectomie après échec des bandelettes sous-urétrales
Pro-ACT™ device implantation efficiency in second line treatment of post-radical prostatectomy urinary incontinence after sub-urethral male sling failure
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 36-44


Introduction

Les ballons Pro-ACT™ (Uromedica, Inc., MN, États-Unis) sont une technique mini-invasive de traitement de première intention de l’incontinence urinaire d’effort post prostatectomie (IUE post-PR) non sévère comme les bandelettes sous urétrales (BSU). Peu de données d’efficacité sont disponible quant à leur utilisation en traitement de seconde ligne après échec des BSU.


Objectif

Évaluer l’efficacité des ballons Pro-ACT™ dans le traitement de seconde ligne de IUE post-PR non sévère après échec des BSU.


Patient et méthodes

Étude rétrospective, monocentrique de patient ayant eu une pose de ballons Pro-ACT™, après échec de BSU (17 Advance™, 1 TOMS™) entre 2009 et 2015. Les résultats sur la continence étaient évalués par le nombre de protections par jour et par l’évaluation de la qualité de vie par le questionnaire I-QOL. La guérison était définie par l’absence de protections systématiques et l’amélioration par une réduction de plus de 50 % du nombre de protection.


Résultats

Dix-huit patients ont été inclus avec un suivi médian de 21,5 [14–44] mois. Deux patients (11,1 %) avaient un antécédent de radiothérapie pelvienne adjuvant à la PR. Le nombre médian de protections par jour était de 2 [1–3], après la pose de BSU et avant la pose des ballons. Après la pose des ballons Pro-ACT™, le nombre médian de protections par jour était de 0 [0–1], avec 77,7 % des patients guéris et 22,2 % améliorés. Le score médian de qualité de vie I-QOL, était 52,2 [23,3–62,6] et de 83 [31,8–97,7], respectivement avant et après la pose de ballons Pro-ACT™ (p <0,001). Neuf (60 %) patients, évaluaient la gravité de leur incontinence comme légère, quatre (26,6 %) comme moyenne et deux (13,3 %) comme sévère, après la pose des ballons. Le volume médian d’ajustement des ballons était de 3 [2–6] mL.


Conclusion

Les ballons Pro-ACT™ ont une efficacité significative sur la prise en charge de l’IUE post-PR après échec des BSU et peuvent être proposés en seconde intention.


Niveau de preuve

3.


Introduction and objectives

The periurethral adjustable balloons (PUAB) Pro-ACT™ are less invasive technique to treat non-severe forms of post-radical prostatectomy urinary incontinence (pRP-UI), like sub-urethral trans-obturator male sling. Few data of efficiency are available for their use in second line treatment after male sling failure.


Objective

To evaluate the efficiency of PUAB Pro-ACT™ (Uromedica, Inc., MN, USA) in the second line treatment for non-severe pRP-UI after male sling failure.


Materials and methods

Single center retrospective study of patients treated with male sling (17 Advance™, 1 TOMS™) between 2009 and 2015. The continence results were evaluated by the number of pad per day and the quality of life assessment by the I-QOL questionnaire. The “cure” was defined as no pad and “improved” as decreased more than 50 % of pads use.


Results

Eighteen patients were included with median follow-up of 21.5 [14–44] months. Two patients (11.1 %) had a past history of pelvic radiotherapy. The median pads per day used was 2 [1–3] after male sling insertion and before Pro-ACT™ device insertion. After Pro-ACT™ device insertion, the median pads per day used was 0 [0–1], with 77.7 % of patients cured and 22.2 % improved. The median quality of life score I-QOL, was 52.2 [23.3–62.6] and 83 [31.8–97.7], respectively before and after Pro-ACT™ device insertion (P <0.001). Nine (60 %) patients rated their incontinence severity as mild, four (26.6 %) as middle and two (13.3 %) as severe, after balloon insertion. The median volume of adjustment was 3 [2–6] mL.


Conclusions

The PUAB Pro-ACT™ have a significant efficiency for use after male sling failure and can be used in second line therapy.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Incontinence urinaire masculine / prostatectomie radicale / Ballons péri-urétraux ajustables Pro-ACT™ / bandelettes sous urétrales / I-QOL
Mots-clés:
Male urinary incontinence / radical prostatectomy / Adjustable continence therapy Pro-ACT™ device / Sub-urethral sling / I-QOL
Évaluation de la courbe d’apprentissage de la cystectomie radicale laparoscopique pour cancer : morbidité et résultats oncologiques
Evaluation of the learning curve of laparoscopic radical cystectomy for cancer: Morbidity and oncological results
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 50-62


Introduction



Introduction

The objective of this work was to evaluate the impact of the laparoscopic radical cystectomy learning curve on perioperative and oncological outcomes.


Patient and methods

This is a retrospective and single-center study of all patients who underwent laparoscopic radical cystectomy for bladder cancer from February 2007 to March 2016, (93 patients) Perioperative and oncological data were collected. We used mixed statistical models to predict the number of patients needed in the learning phase. We compared the perioperative parameters of the patients in the learning phase with those of the rest of the patients. Overall survival was estimated using the Kaplan–Meier method.


Results

Thirty-six patients are required for the learning phase (P1). The expertise phase begins after the 36th LRC (P2). In both phases, there was no significant difference in age, ASA score, and tumor stage (P =0.237, P =0.577, P =0.998). Mean operative time was 328.3min and 262.4min in P1 and P2 (P =0.0001), mean blood loss was 333.7mL and 194.3mL in P1 and P2 respectively (P =0.0003). The rate of major complications was high in the learning phase (P =0.042). There was no significant difference in lymph node yield, positive surgical margins and overall survival (P =0.068, P =0.194, P =0.703).


Conclusion

This learning experience was evaluated without compromising oncological results, but with a significantly higher rate of major complications.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Cancer de la vessie / laparoscopie / Cystectomie radicale / Courbe d’apprentissage
Mots-clés:
bladder cancer / Laparoscopy / radical cystectomy / Learning curve
Évaluation du niveau sonore dans un bloc opératoire d’urologie
Assessment of the sound level in the operating room during urological surgery
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 45-49


Objectifs

Dans une salle d’intervention, un niveau sonore élevé est associé à un plus haut risque de complications et affecte la communication entre les différents intervenants. L’objectif de cette étude était d’évaluer le niveau sonore lors des interventions urologiques.


Matériel et méthodes

Une étude observationnelle monocentrique a été menée au cours de 100 interventions réalisées en urologie. Les interventions ont été divisées en quatre groupes : interventions réalisées en chirurgie ouverte, interventions réalisées par voie endoscopique, interventions réalisées par voie laparoscopique pure et interventions réalisées par laparoscopie robot-assistée. Le niveau sonore était mesuré à l’aide de l’application Sonomètre SPL® développée par ExaMobile S.A. (Bielsko-Biała, Pologne) pour i-phone®.


Résultats

Les niveaux sonores moyens, minimums et maximums, tout type d’interventions confondu étaient respectivement de 60,31±3,3 db, 52,42±2,6 db et 81,73±2,8 db. Pour les interventions endoscopiques, ils étaient respectivement de 61,6±4,1 db, 53,4±4,1 db et 81,3±3,1 db. Pour la chirurgie ouverte, ils étaient respectivement de 59,0±1,0 db, 51,6±1,8 db et 81,4±1,5 db. Pour la chirurgie laparoscopique pure, ils étaient respectivement de 58,33±0,6 db, 50,66±1,2 db et 83,33±1,5 db. Pour la chirurgie laparoscopique robot assistée, ils étaient respectivement de 60,0±2,4 db, 52,5±2,3 db et 83,56±1,8 db. Il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les différentes voies d’abord. Cependant, le niveau sonore, dans le groupe endoscopie, était supérieur pour les interventions utilisant la technologie laser (58,7±1,1 vs 66,3±0,1 db, p =0,01).


Conclusion

Le niveau sonore lors des interventions de chirurgie urologique est élevé. Dans le cadre de la chirurgie endoscopique, le niveau sonore était le plus élevé lors d’utilisation des lasers.


Niveau de preuve

3.


Objectives

In the operating room, a high sound level is associated with a higher risk of complications and affects the communication between the various workers. The objective of this study was to assess the sound level at the operating room during urological procedures.


Material and methods

A monocentric cross-sectional study was carried out in 100 procedures in urology. They were divided into four groups: open surgical procedures, endoscopic procedures, pure laparoscopic procedures, and robotic-assisted laparoscopic procedures. The sound level was measured with the Sound Metter by Examobile application (Bielsko-Biała, Poland) for i-phone®.


Results

For all procedures, mean sound level, mean minimum sound level and mean maximum sound level were 60.31±3.3 db, 52.42±2.6 db and 81.73±2.8 db, respectively. For endourological procedures, they were 61.6±4.1 db, 53.4±4.1 db and 81.3±3.1 db, respectively. For open surgery, they were 59.0±1.0 db, 51.6±1.8 db and 81.4±1.5 db, respectively. For laparoscopic surgery, they were 58.33±0.6 db, 50.66±1.2 db and 83.33±1.5 db, respectively. Robotic-assisted laparoscopic surgery, they were 60.0±2.4 db, 52.5±2.3 db and 83.56±1.8 db, respectively. No difference was found according to the type of surgical approach. However, the sound level in the operating room was increased for endourological procedures using the laser technology as compared to endourological procedures without laser used (58.7±1.1 vs. 66.3±0.1 db, P =0.01, respectively).


Conclusion

The sound level in the operating room during urological procedures was high. For the endourological procedures, the sound level was the highest when the laser technology was used.


Level of evidence

3.

Mots clés:
urologie / Chirurgie / Niveau sonore / Salle d’intervention
Mots-clés:
Urology / Surgery / Sound level / Operating room
Maladie thromboembolique veineuse et cancers urologiques : épidémiologie et prise en charge thérapeutique
Venous thromboembolism and urological cancer: Epidemiology and therapeutically management
2019
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 1-11


Introduction

Un cancer actif est un facteur de risque connu de maladie thromboembolique veineuse (MTEV). La survenue de MTEV est la seconde cause de décès en cancérologie. En onco-urologie, certains cancers sont associés à un risque accru de MTEV. Le but de ce travail était de proposer une mise au point sur l’épidémiologie et la prise en charge des MTEV en onco-urologie.


Matériels et méthodes

Une revue systématique de la base de données PubMed® via la méthode PRISMA a été effectuée à l’aide des mots clés suivants : « neoplasm  », « venous thromboembolism  », « prophylaxis  », « pulmonary embolism  », « urology  ». Les articles originaux ont été inclus en priorisant : méta-analyses, revues de la littérature, essais randomisés contrôlés et études de cohorte de bon niveau de preuve. Seules les publications en langue anglaise ou française ont été retenues.


Résultats

L’incidence des évènements thromboemboliques (ETE) était plus importante en cas de carcinome à cellule rénale (3,5 %/an). En cas de traitement chirurgical, la chirurgie la plus à risque d’ETE était la cystectomie (2,6 à 11,6 %). La chimiothérapie était à elle seule un facteur de risque important en augmentant le risque de survenue d’ETE par six. L’hormonothérapie augmentait également ce risque, par le biais de l’hypogonadisme induit. Le traitement curatif des MTEV liés cancer devait se faire via l’administration d’une héparine de bas poids moléculaire (HBPM). L’instauration d’un traitement prophylactique n’était pas systématique chez les patients diagnostiqués avec un cancer urologique.


Conclusion

La compréhension des différents mécanismes impliqués dans la survenue d’ETE chez ces patients a permis d’optimiser la prise en charge notamment des patients avec un cancer urologique. En effet, la fréquence des événements thromboemboliques est probablement sous-estimée par les urologues dans la pratique clinique.


Introduction

Active cancer is a risk factor in the occurrence of venous thromboembolism (VTE). This is the second cause of death for these patients. In onco-urology, some cancers are associated with an increased risk of VTE. The aim of this study was to propose a focus of epidemiology and VTE therapy management.


Material and methods

A systematic analysis of the PubMed® database was performed through the PRISMA methodology using the followings keywords : “neoplasm”, “venous thromboembolism”, “prophylaxis”, “pulmonary embolism”, “urology”. The original papers were included with a priority on: meta-analyzes, literature reviews, randomized controlled trials and good-level proof cohort studies. Only publications in English or French have been selected.


Results

The incidence of VTE was more important in case of renal carcinomas (3.5%/year). When surgery was proposed cystectomy was the riskiest procedure (2.6 to 11.6% VTE). Chemotherapy alone was an important risk factor increasing by a factor of six the occurrence of VTE. Hormonotherapy also increased this risk by induced hypogonadism. The curative treatment for VTE associated with cancers has to be performed through the injection of low molecular weight heparin. The implantation of a prophylactic treatment was not systematic among patients diagnosed with urological cancer.


Conclusion

The understanding of mechanisms associated with the occurrence of VTE among these patients has enabled to improve patient management, especially those suffering from urological cancer. Undeniably, frequency of VTE is probably underestimated by urologists during clinical practice.

Mots clés:
Cancer / prostate / Cancer de vessie / carcinome à cellules claires / Thrombose veineuse
Mots-clés:
neoplasm / prostate / bladder cancer / Renal cell carcinoma / Venous thromboembolism
Migration in last decade to high-risk prostate cancer after radical prostatectomy
Migration des stades après prostatectomie totale au cours des 10 dernières années vers un cancer de la prostate à haut risque
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 29-35


Introduction


Mots clés:
prostate cancer / radical prostatectomy / Stage migration / Cancer de la prostate / Prostatectomie
Mots-clés:
P.-M. / M. / T. / N. / M.
Quelle prise en charge optimale pour un sarcome du cordon spermatique en 2018 ?
What is the best management for a spermatic cord sarcoma in 2018?
2019
- Communication brève
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 12-17


Le sarcome du cordon spermatique est une pathologie rare pour laquelle la prise en charge initiale est d’importance primordiale. Le diagnostic est souvent découvert a posteriori après une chirurgie pour cure de hernie inguinale, pour suspicion de cancer du testicule ou après exérèse d’une adénopathie inguinale. Toute suspicion clinique doit donc faire l’objet d’une imagerie par résonance magnétique (IRM) et d’une biopsie percutanée sous contrôle radiologique dans le but d’obtenir un diagnostic préopératoire précis. Les histologies les plus fréquentes sont le liposarcome et le léiomyosarcome chez l’adulte âgé, le rhabdomyosarcome chez l’enfant et l’adulte jeune. Un bilan d’extension intra-abdominal et à distance par scanner précédera le traitement. La stratégie thérapeutique de même que la planification chirurgicale sont ensuite adaptées aux paramètres histologiques, morphologiques et pronostiques. La chirurgie est la pierre angulaire du traitement des sarcomes du cordon spermatique. Le geste minimal requis est l’exérèse de la tumeur en bloc avec la réalisation d’une orchidectomie totale, l’exérèse du cordon spermatique et la ligature des vaisseaux spermatiques à l’orifice inguinal profond. Elle peut être élargie à la paroi abdominale et aux organes de voisinage et nécessiter si besoin une reconstruction par lambeau. Le pronostic des sarcomes du cordon spermatique est équivalent à celui des sarcomes du tronc dont l’évolutivité locale est péjorative pour la survie des patients. De fait, l’exérèse doit être réalisée par un chirurgien ayant l’expertise des problématiques liées à la chirurgie des sarcomes au sein d’un centre spécialisé du réseau Netsarc.


Spermatic cord sarcomas are rare tumors for which the most important is the initial diagnostic procedure. They are frequently misdiagnosed after surgery for inguinal hernia, inguinal lymphadenectomy or testicular malignancy. Any clinical suspicion has to lead to perform imaging with MRI and a core needle biopsy in order to obtain an accurate preoperative diagnosis. Liposarcoma and leiomyosarcoma are the most common histological subtypes in elderly adults, rhabdomyosarcoma in children or in young adults. A CT scan will precede the treatment in order to look for distant metastasis and abdominal involvement. The therapeutic strategy as well as the surgical planning are then adapted to the histological, morphological and prognostic factors. Surgery is the cornerstone for the treatment of spermatic cord sarcoma. The minimum requirements for the surgical procedure are a wide excision of the tumor en bloc with radical orchidectomy, excision of the ipsilateral scrotum and high spermatic cord ligation. It could be enlarged to the anterior abdominal wall and adjacent organs some required a soft tissue flap. Spermatic cord sarcoma and trunk wall sarcoma have the same prognosis for which local recurrence could significantly decrease survival. Consequently, surgeon in charge with these tumors has to be familiar with soft tissue sarcoma and the management of these patients must be carried out under the supervision of a multidisciplinary team within the Netsarc network.

Mots clés:
Sarcome des tissus mous / Sarcome du cordon spermatique / Chirurgie / Qualité / Pluridisciplinarité
Mots-clés:
Soft tissue sarcoma / Spermatic cord sarcoma / Surgery / Quality / Mulidisciplinarity
Risque médico-légal en urologie : analyse d’un portefeuille d’assurés auprès d’une compagnie d’assurances française entre 2009 et 2018
Medico-legal risk in urology: Analysis of a portfolio of insured persons by a French insurance company between 2009 and 2018
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 1, 29, 18-28


Objectif

Présentation des données collectées sur les demandes d’indemnisations en urologie à partir du registre d’une compagnie d’assurances française.


Matériel et méthode

Les demandes d’indemnisations impliquant des chirurgiens urologues portant sur la période 2009–2018 ont été recensées et analysées.


Résultats

Au total, 37 dossiers ont été retrouvés. Les interventions chirurgicales oncologiques et fonctionnelles représentent 78 % des demandes de réparation. Les complications postopératoires représentent 76 % des dossiers. Les actes les plus représentés sont la prostatectomie totale (5) et la promontofixation (4). Le délai moyen de réclamation est de 28,6 mois [1–144 mois], la durée moyenne d’une procédure (ouverture–clôture) est 32,8 mois [12–72 mois]. Les commissions de conciliation et d’indemnisation (CCI), les tribunaux de grande instance (TGI) ont été sollicités respectivement dans 51 % et 33 % des procédures. Un accord à l’amiable est trouvé dans 16 % des cas. Il n’y a eu aucune procédure pénale ou disciplinaire pour cette spécialité. Le coût moyen d’un dossier d’urologie clos est de 7836 € [0–31 120 €]. Au total, 64,8 % des expertises confirment des pratiques dans le respect des règles de l’art.


Conclusion

Cette série présente la première analyse médico-légale d’un portefeuille d’urologues sur une période de 9 ans en urologie française. On constate un taux de responsabilité retenue à l’encontre du praticien dans seulement 27 % des cas. Le faible taux de dossiers fautifs, l’absence de condamnation pour manquement au devoir d’information et l’absence de condamnation en rapport avec l’antibioprophylaxie semblent confirmer que la pratique de l’urologie en France est de bonne qualité. Une étude complémentaire sur une plus longue durée et sur une cohorte d’urologues plus fournie permettrait une approche médico-légale plus fine.


Niveau de preuve

3.


Objective

Presentation of data collected on urology claims from the register of a French insurance company.


Material and method

Compensation claims involving urologists covering the period 2009–2018 were identified and analyzed.


Results

A total of 37 files were found. Oncological and functional surgical interventions accounts for 78% of repair claims. Postoperative complications represent 76% of the cases. The most represented acts are total prostatectomy (5) and promonto-fixation (4). The average time of complaint is 28.6 months [1–144 months], the average duration of a procedure (opening–closing) is 32.8 months [12–72 months]. The Conciliation and Compensation Commissions (CCC) and the High Court Courts (HCC) were solicited respectively in 51% and 33% of the proceedings. An amicable agreement is found in 16% of cases. There was no criminal or disciplinary proceedings. The average cost of a closed urology file is 7836 € [0–31,120 €]. In total, 64.8% of the expertises confirm practices in the respect of the rules of the art.


Conclusion

This series presents the first forensic analysis of a portfolio of urologists on a period of 9 years in French urology. There is a rate of responsibility retained against the practitioner in only 27% of cases. The low rate of faulty files, the absence of a conviction for breach of the duty to provide information and in connection with antibiotic prophylaxis seem to confirm that the practice of urology in France is of good quality, a further study on a longer period of time and on a larger cohort of urologists would allow a finer medico-legal approach.


Level of evidence

3.

Mots clés:
accident médical / Responsabilité / Indemnisation / urologie / France
Mots-clés:
Medical accident / Liability / Compensation / Urology / France
Engagez-vous dans la RAAC et auditez-vous
2019

La Réhabilitation Améliorée Après la Chirurgie (RAAC) pour la CYSTECTOMIE : les recommandations sont maintenant disponibles sur Urofrance. L’AFU s’associe au groupe GRACE pour vous proposer un audit et devenir centre labellisé GRACE

Antibioprophylaxie et bilan urodynamique : recommandations de bonne pratique par consensus formalisé
Antibiotic prophylaxis in urodynamics: Clinical practice guidelines using a formal consensus method
2018
- Recommandation
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 943-952


Objectif

L’objectif de ce travail était d’émettre des recommandations de bonne pratique concernant l’antibioprophylaxie dans le cadre d’un BUD.


Matériels et méthodes

Des recommandations ont été élaborées par un groupe de pilotage multidisciplinaire avant d’être validées par une méthode de consensus formalisée par un groupe multidisciplinaire de 12 experts (groupe de cotation). Elles ont ensuite été validées par un groupe de lecture (experts différents du groupe de cotation).


Résultats

La réalisation d’un examen cytobactériologique des urines (ECBU) avec antibiogramme est recommandée dans les jours précédant le BUD, pour tous les patients (Accord fort). Chez les sujets ne présentant pas de pathologie neurologique, les facteurs de risque d’infection urinaire après BUD sont l’âge > 70ans, les infections urinaires itératives et un résidu post-mictionnel > 100ml. Chez les sujets ayant une pathologie neurologique, les facteurs de risque d’infection urinaire après BUD sont les infections urinaires itératives, le reflux vésico-urétéral, une pression vésicale prémictionnelle élevée > 40cmH2O. Si l’ECBU pré-BUD est stérile, en l’absence de facteur de risque d’infection urinaire, aucune antibioprophylaxie n’est recommandée (Accord fort). Si l’ECBU pré-BUD est stérile mais qu’il existe un ou plusieurs facteur(s) de risque d’infection urinaire, une antibioprophylaxie peut être, ou non, proposée. Si une antibioprophylaxie est décidée, il est recommandé de prescrire une prise unique de fosfomycine-trométamol (3g par voie orale), deux heures avant le BUD (Accord fort). En cas de colonisation urinaire pré-BUD, une antibiothérapie peut être, ou non, prescrite (indécision). Si une antibiothérapie est proposée, elle doit être adaptée à l’antibiogramme de la (ou des) bactérie(s) identifiée(s) (Accord fort). Elle doit être débutée la veille de l’examen, et être interrompue après celui-ci (Accord fort) (sauf pour la fosfomycine-trométamol pour laquelle une seule prise la veille du BUD est nécessaire et suffisante) (Accord fort). En cas d’infection urinaire pré-BUD, celle-ci doit être traitée et l’examen doit être reporté (Accord fort). Les règles proposées ici n’ont pas à être modifiées chez les patients porteurs de prothèse de hanche ou de genou (Accord fort). Par ailleurs, aucune prophylaxie de l’endocardite infectieuse n’est nécessaire, y compris chez les patients porteurs de cardiopathie valvulaire à haut risque (Accord fort).


Conclusion

Ces nouvelles recommandations devraient contribuer à harmoniser les pratiques et à limiter l’exposition aux antibiotiques.


Niveau de preuve

4.


Objective

The aim of this work was to issue clinical practice guidelines on antibiotic prophylaxis in urodynamics (urodynamic studies, UDS).


Materials and methods

Clinical practice guidelines were provided using a formal consensus method. Guidelines proposals were drew up by a multidisciplinary experts group (pilot group = steering group), then rated by a panel of 12 experts (rating group) using a formal consensus method, and then peer reviewed by a reviewing/reading group of experts (different from the rating group).


Results

Urine (bacterial) culture with antimicrobial susceptibility testing is recommended for all patients before UDS (strong agreement). In patients with no neurologic disease, the risk factors for tract urinary infection (UTI) after UDS are age > 70 years, recurrent UTI, and post-void residual volume > 100ml. In patients with neurologic disease, the risk factors for UTI after UDS are recurrent UTI, vesicoureteral reflux, and intermicturition pressure > 40cmH2 O. If the urine culture is negative before UDS and there is no risk factor for UTI, antibiotic prophylaxis is not recommended (Strong agreement). If the urine culture is negative before UDS, but there are one or more risk factors for UTI, antibiotic prophylaxis is optional. If antibiotic prophylaxis is initiated, a single oral dose (3g) of fosfomycin-tromethamine two hours before UDS is recommended (Strong agreement). If there is bacterial colonization on UCB before UDS, antibiotic therapy is optional (Undecided). If prescribed, it should be adapted to the antimicrobial susceptibility of the identified bacterium or bacteria, started the day before and stopped after UDS (except for fosfomycin-tromethamine: a single dose the day before UDS is necessary and sufficient) (Strong agreement). In the event of UTI before UDS, the UTI should be treated and UDS postponed (Strong agreement). The proposed recommendations should not be changed for patients with a hip or knee replacement (Strong agreement). No antibiotic prophylaxis of bacterial endocarditis is necessary, including in high-risk patients with valvular heart disease (Strong agreement).


Conclusion

These new guidelines should help to harmonize clinical practice and limit exposure to antibiotics.


Level of evidence

4.

Mots clés:
bilan urodynamique / Risque infectieux / Antibioprophylaxie / infection urinaire / bactériurie
Mots-clés:
urodynamic studies / Infective risk / antibiotic prophylaxis / urinary tract infection / Bacteriuria
Auto-sondages intermittents et rétentions urinaires des syndromes parkinsoniens
Self-intermittent-catheterization and urinary retentions in Parkinsonian syndromes
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 987-992


Introduction

Les troubles vésicosphinctériens sont fréquents dans les syndromes parkinsoniens, notamment la rétention urinaire chronique. En cas de résidu significatif et symptomatique se pose le problème de son traitement qui se résume le plus souvent à la faisabilité ou non de la pratique des auto-sondages intermittents. Nous avons conduit une étude rétrospective sur la faisabilité et les résultats des auto-sondages dans cette population.


Méthodes

Étude rétrospective avec analyse qualitative et quantitative, clinique et instrumentale (urodynamique), des troubles vésicosphinctériens à type de rétention au cours des syndromes extrapyramidaux.


Résultats

Au total, 42 patients avec syndrome parkinsonien et réalisant des auto-sondages intermittents ont été examinés. Vingt et un étaient atteints d’une maladie de Parkinson idiopathique, 17 d’une atrophie multisystématisée, 1 d’un syndrome parkinsonien d’origine vasculaire, 1 d’un syndrome parkinsonien d’origine iatrogène et 2 d’un syndrome extrapyramidal non étiqueté. Tous avaient une rétention d’urine définie par un résidu post-mictionnel supérieur ou égal à cent cinquante millilitres. Tous étaient symptomatiques et les symptômes rapportés étaient une dysurie (30/42), une hyperactivité vésicale (20/42) et une incontinence urinaire d’effort (6/42). La cystomanométrie mettait en évidence une hyperactivité détrusorienne (15/42), une dyssynergie vésicosphinctérienne (15/42), une hypocontractilité détrusorienne (14/42), une incompétence sphinctérienne (4/42) ou un défaut de compliance (3/42). Tous les patients maîtrisaient la technique des auto-sondages intermittents. Quatorze (33 %) ont arrêté l’auto-sondage précocement dans les mois qui suivaient l’apprentissage en raison du retentissement fonctionnel de la dégradation neurologique.


Conclusion

Même si un tiers des patients abandonnent la réalisation des auto-sondages en raison de l’aggravation de la maladie neurologique, ces derniers restent la méthode de choix du traitement symptomatique de la rétention chronique du patient parkinsonien.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Lower urinary tract symptoms are common in Parkinson diseases, especially chronic urinary retention. In case of significant and symptomatic postvoid residual, a specific treatment is necessary in order to empty the bladder and nowadays the gold standard of such neurogenic bladder is based on self-intermittent-catheterizations, if possible at all. We carried out a retrospective study about feasibility and outcomes of self-intermittent-catheterizations in this population.


Methods

Retrospective study with qualitative and quantitative, clinical and instrumental (urodynamic) assessment, of lower urinary tract symptoms as urinary retention in extrapyramidal syndromes.


Results

Overall, 42 patients with parkinsonian syndrome performing self-intermittent-catheterization were assessed. Twenty-one had idiopathic Parkinson's disease, 17 multiple system atrophy, 1 vascular Parkinson, 1 iatrogenic Parkinson and 2 not yet determined parkinsonian syndromes. All the patients had urinary retention characterized by a postvoiding residual volume more than 150mL. All the patients were symptomatic and reported voiding dysfunction (30/42), overactive bladder syndrome (20/42), stress urinary incontinence (6/42). The cystometry showed detrusor overactivity (15/42), bladder-sphincter dyssynergia (15/42), detrusor underactivity (14/42), sphincter deficiency (4/42) or bladder compliance alteration (3/42). Each patient have learned and well controlled self-intermittent-catheterization technique. Fourteen (33%) stopped self-intermittent-catheterization prematurely in the following months because of functional impact of neurological worsening.


Conclusion

Even if one third of the patients had stopped self-intermittent-catheterization because of neurological deterioration, this technique remains the gold standard for the treatment of urinary chronic retention in parkinsonian patients.


Level of evidence

4.

Mots clés:
syndromes parkinsoniens / auto-sondage / rétention urinaire
Mots-clés:
Parkinson disease / Urinary retention / Self-intermittent-catheterization
Ballons ACT chez la femme : évolution de l’efficacité au cours des 24 mois suivant l’implantation
Adjustable continence therapy balloons in women: Evolution of efficacy within the 24 months following implantation
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 927-934


Objectif

Évaluer les résultats en termes d’efficacité au cours du temps des ballons latéro-urétraux ACT® chez la femme dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) par insuffisance sphinctérienne (IS).


Méthode

Toutes les patientes ayant une IUE par IS traitées par l’implantation de ballons latéro-urétraux ACT bilatéraux entre septembre 2008 et novembre 2015 et suivies régulièrement pendant une durée d’au-moins 24 mois étaient éligibles. Les résultats étaient évalués à 6, 12 et 24 mois. Les critères d’efficacité étaient définis ainsi : Le succès – port au maximum d’une protection par jour et une évaluation par échelle verbale simple (EVS)≥à 9/10. L’amélioration – diminution du nombre de protections par jour et EVS≥5/10. L’échec–augmentation ou stabilité du nombre de protections par jour et/ou EVS<5/10. L’échec était considéré comme primaire lorsqu’il survenait sans aucune amélioration ressentie en postopératoire. Il était considéré comme secondaire lorsqu’il survenait après une période de succès ou d’amélioration.


Résultats

18 patientes ont été suivies pendant 24 mois. Le taux de succès était respectivement de 17 %, 33 % et 33 %, à 6, 12 et 24 mois de suivi. Le taux d’amélioration était respectivement de 61 %, 39 % et 17 % à 6,12 et 24 mois de suivi. Le taux d’échec primaire était de 22 %. Le taux d’échec secondaire était de 6 % à 12 mois et de 33 % à 24 mois de suivi.


Conclusion

Les résultats en termes d’efficacité des ballons ACT s’altèrent avec le temps nécessitant un suivi prolongé des patientes implantées.


Niveau de preuve

4.


Purpose

To analyze the functional outcomes over time of ACT balloon in women with stress urinary incontinence (SUI) secondary to intrinsic sphincter deficiency (ISD).


Method

All patients with SUI secondary to ISD who underwent bilateral ACT balloon implantation between September 2008 and November 2015 and regularly monitored for a period of at least 24 months were eligible. The results were studied at 6, 12 and 24 months. Efficacy was defined as: Success – maximum 1 safety pad per day and visual analogue scale (VAS) rating9/10. Improvement – decrease in the number of pads used per day and VAS5/10. Failure – increase or stability of the number of pads used per day and/or VAS<5/10. Failure was considered as primary when it occurred without any success or improvement. It was considered as secondary when it occurred after an initial period of success or improvement.


Results

18 patients were monitored during 24 months. The success rate was respectively 17 %, 33 % and 33 % at 6, 12 and 24 months of follow-up. The improvement rate was respectively 61 %, 39 % and 17 % at 6, 12 and 24 months of follow-up. The primary failure rate was 22 %. The secondary failure rate was 6 % at 12 months and 33 % at 24 months of follow-up.


Conclusion

ACT balloon efficacy tends to decrease with time requiring a long-term follow-up of implanted patients.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Incontinence urinaire d’effort / insuffisance sphinctérienne / Ballons ACT / Femme
Mots-clés:
Stress urinary incontinence / Intrinsic sphincter deficiency / ACT Balloon / Women
Comment je m’assure de la bonne qualité d’une IRM de la prostate ?
How can I be sure a prostate MRI is well done?
2018
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F107


L’IRM prostatique est incontournable dans la prise en charge du cancer de prostate à toutes les étapes, pour la détection, le bilan d’extension, puis pour le bilan de récidive post-thérapeutique. Un examen de qualité nécessite d’abord une bonne préparation du patient, puis une technique d’acquisition et un compte rendu standardisés. Notre article vise à établir des critères de qualité bien codifiés pour la réalisation d’une IRM de prostate.


Prostate MRI is now essential in prostate cancer management, at the beginning of the disease for detection and extension diagnosis, and afterwards in case of biological recurrence. A good patient preparation, standardized acquisition techniques and reports are needed for a good exam. Our article aims to define quality standards to perform a good prostate MRI.

Mots clés:
Cancer prostatique / IRM / Critères de qualité
Mots-clés:
prostate cancer / MRI / Quality standards
Comment je prescris un traitement par injection de XIAPEX ® (Collagenase clostridium histolyticum) dans la maladie de La Peyronie
How to prescribe XIAPEX ® injection (Collagenase clostridium histolyticum) for Peyronie's disease
2018
- Ordonnance commentée
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F112


La maladie de La Peyronie est une pathologie grave et invalidante avec une prévalence hautement sous évaluée. Le Xiapex® est le premier traitement disponible en France ayant reçu une AMM avec une utilisation possible à tout stade de la maladie. Ce traitement, très attendu en France, permet d’enrichir l’arsenal thérapeutique préexistant. Cependant son coût et l’absence de prise en charge par la sécurité sociale risque d’être un frein à sa prescription (800 euros l’injection). Son usage nécessite une formation obligatoire pour tout urologue souhaitant le prescrire.


Peyronie's disease is a serious and crippling illness highly underestimated. Xiapex® is the first treatment available in France that has received a marketing authorization with a possible use at any stage of the disease. This treatment, highly anticipated in France, enriches the pre-existing therapeutics. However, its cost and lack of support by social security might be an important brake for prescribing it (800 euros/injection). Its use requires mandatory training for any urologist wishing to prescribe it.

Mots clés:
Xiapex / maladie de La Peyronie / Courbure de verge
Mots-clés:
Xiapex / Peyronie's disease / Penis curvature
Intérêt pronostique de l’expression de PD-1/PD-L1 dans les tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure
Prognostic value of PD-1/PD-L1 expression in upper tract urothelial carcinoma
2018
- Communication brève
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 900-905


Les inhibiteurs de checkpoint immunitaire anti-PD-1 et anti-PD-L1 ont montré leur efficacité dans le traitement des carcinomes urothéliaux. Si le rôle pronostique de l’expression des protéines PD-1 et PD-L1 a été bien étudié dans les tumeurs urothéliales de vessie, les études concernant le carcinome urothélial des voies excrétrices supérieures sont moins nombreuses. De plus, les données disponibles, portant sur l’expression de PD-1 et/ou PD-L1 dans la tumeur et/ou le microenvironnement pour cette localisation tumorale, montrent des résultats hétérogènes voire parfois contradictoires. Dans cet article, nous avons comparé les méthodologies des différentes études disponibles afin de mettre en évidence les facteurs pouvant expliquer ces résultats discordants.


Current literature supports the efficacy of anti-PD-1 and anti-PD-L1 immune checkpoint inhibitors for the treatment of urothelial carcinomas. While the prognostic value of PD-1 and PD-L1 levels has been comprehensively analyzed for urothelial carcinoma of the bladder, less is known for upper tract urothelial carcinoma. In addition, available data on the prognostic value of PD-1 and/or PD-L1 level in the tumor and/or peritumoral microenvironment are heterogeneous and even sometimes contradictory. In this article, we compared the methodologies of the various available studies in order to highlight the factors that can explain these discordant results.

Mots clés:
carcinome urothélial / Tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure / PD-1 / PD-L1 / Immunohistochimie
Mots-clés:
Urothelial carcinoma / Upper tract urothelial carcinoma / PD-1 / PD-L1 / Immunohistochemistery
La réalisation de biopsie systématique permet-elle d’optimiser les indications opératoires pour le traitement des petites tumeurs du rein ?
2018
- Veille bibliographique
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F115


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Mots clés:
Xiapex / maladie de La Peyronie / Courbure de verge
Mots-clés:
Xiapex / Peyronie's disease / Penis curvature