Base bibliographique

ADÉNOMECTOMIE PROSTATIQUE CHIRURGICALE
2019
- Traitement
AUTO SONDAGE URINAIRE
2019
- Traitement
CYSTOSTOMIE SUS-PUBIENNE
2019
- Traitement
DÉRIVATION URINAIRE EXTERNE TYPE BRICKER POUR VESSIE NEUROLOGIQUE
2019
- Traitement
ENDOPROTHÈSE PROSTATIQUE
2019
- Traitement
ENTÉROCYSTOPLASTIE
2019
- Traitement
ENTÉROCYSTOPLASTIE D’AGRANDISSEMENT
2019
- Traitement
INCISION CERVICO PROSTATIQUE
2019
- Traitement
NEUROMODULATION DES RACINES SACRÉES (NMS) POUR TROUBLES URINAIRES
2019
- Traitement
SPHINCTÉROTOMIE CHIRURGICALE
2019
- Traitement
SPHINCTÉROTOMIE PROTHÉTIQUE
2019
- Traitement
TOXINE BOTULIQUE : INJECTION DANS LA PAROI VÉSICALE POUR VESSIE NEUROLOGIQUE
2019
- Traitement
TRAITEMENT CHIRURGICAL ENDOSCOPIQUE DE L’HYPERTROPHIE BÉNIGNE DE LA PROSTATE SANS LASER (ADÉNOME DE LA PROSTATE)
2019
- Traitement
TRAITEMENT PAR LASER DE L’HYPERTROPHIE BÉNIGNE DE LA PROSTATE (ADÉNOME DE LA PROSTATE)
2019
- Traitement
ABLATION DE SPHINCTER URINAIRE ARTIFICIEL CHEZ L’HOMME
2019
- Traitement
BALLONNETS LATÉRO URÉTRAUX (POSE DE)
2019
- Traitement
BANDELETTE SOUS URÉTRALE PAR VOIE RÉTROPUBIENNE (TVT)
2019
- Traitement
BANDELETTE SOUS URÉTRALE PAR VOIE TRANSOBTURATRICE
2019
- Traitement
BANDELETTE SOUS URÉTRALE TRANSOBTURATRICE
2019
- Traitement
CURE D’INCONTINENCE URINAIRE DE LA FEMME PAR IMPLANTATION D’UN SPHINCTER URINAIRE ARTIFICIEL
2019
- Traitement
EXAMEN URODYNAMIQUE
2019
- Traitement
IMAGERIE DU PLANCHER PELVIEN
2019
- Traitement
PROLAPSUS DES ORGANES PELVIENS (CURE PAR VOIE VAGINALE)
2019
- Traitement
PROLAPSUS GÉNITAL : CURE PAR PROMONTOFIXATION COELIOSCOPIQUE
2019
- Traitement
SPHINCTER ARTIFICIEL POUR LE TRAITEMENT D’UNE INCONTINENCE URINAIRE MASCULINE APRES CHIRURGIE PROSTATIQUE
2019
- Traitement
TOXINE BOTULIQUE : INJECTION DANS LA PAROI VÉSICALE POUR LE TRAITEMENT DE L’INCONTINENCE URINAIRE PAR URGENTURIE LIÉE À UNE HYPERACTIVITÉ VÉSICALE NON NEUROLOGIQUE
2019
- Traitement
Analyse de la douleur urétrale lors de la pratique de l’autosondage : étude rétrospective sur 77 patients
Urethral pain during clean intermittent self catheterization: Retrospective analysis of 77 patients
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 360-365


Objectif

Les autosondages intermittents (ASI) sont le traitement de référence de la rétention urinaire chronique. En règle générale bien tolérés, ils sont parfois compliqués de douleurs urétrales lors de l’insertion ou du retrait du cathéter, pénalisant ainsi adhérence au traitement. L’objectif de cette étude était de déterminer la proportion de patients ayant des douleurs lors de la réalisation de l’ASI et en vérifier l’impact en termes d’adhérence.


Méthodes

Étude rétrospective, avec évaluation objective des douleurs lors de l’ASI, un mois après leur apprentissage. Données recueillies par les scores ICDQ (difficultés aux ASI), InCaSaQ (satisfaction aux ASI) et ICAS (compliance et adhérence aux ASI).


Résultats

Sur 77 patients inclus, 28 (36 %) ressentaient une douleur lors de l’ASI. En analyse univariée, une douleur à l’ASI était corrélée à une mauvaise adhésion à la réalisation du geste (p <0,01). En analyse multivariée, le risque de douleur était multiplié par 3,99 (IC 95 % 1,11–14,37) pour le sexe féminin, de même qu’il était corrélé à une mauvaise adhésion à l’ASI (OR 25,28 (IC 95 % 3,72–172,03), p <0,01). Cependant, un IMC>25kg/m2 semblait être un facteur protecteur vis-à-vis de ces douleurs (OR 0,31 (IC 95 % 0,31–0,99) p =0,04).


Conclusion

Dans cette série, les douleurs urétrales étaient corrélées à une mauvaise adhésion à l’ASI et le sexe féminin semblait être un facteur aggravant des douleurs.


Niveau de preuve

4.


Objective

Clean self-intermittent catheterization (CIC) is the gold standard of the therapeutic approach of chronic urinary retention. Usually, CIC are safe, effective but in some cases catheterization can determine urethral pain during catheter insertion or withdrawal leading to poor adherence and compliance. To determine prevalence of pain during CIC and verify its impact on adherence to treatment.


Method

Retrospective study with evaluation of pain during CIC one month following CIC teaching session by means specific and validated questionnaires: ICDQ (Intermittent Catheterization Difficulties Questionnaire), InCasaq (Intermittent Catheterization Satisfaction Questionnaire), I-CAS (Intermittent Catheterization Adherence Scale).


Results

Seventy-seven patients were recruited and 28 (36%) described pain during CIC. There is a strong relationship between pain and poor adherence (P <0.01). Female patients had a higher risk of urethral pain during CIC and in contrary BMI>25kg/m2 seems to be a protective factor of pain.


Conclusion

In this series, urethral pain was associated with low compliance and adherence to CIC.


Level of evidence

4.

Mots clés:
autosondages / Douleurs / Questionnaires / Neurologie
Mots-clés:
Self catheterization / Pains / Questionnaires / Neurology
Incontinence : une maladie taboue comme une autre ?
Incontinence: A tabooed disease like another one?
2019
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 347-348

Mots clés:
X.
Influence de l’indice de masse corporelle sur les troubles urinaires de la sclérose en plaques
Impact of body mass index on lower urinary tract disorders in multiple sclerosis
2019
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 366-370


Introduction

Les troubles vésico-sphinctériens (TVS) sont fréquents dans la sclérose en plaques (SEP), largement dominés par l’hyperactivité vésicale (HAV). Pour autant, leur origine n’est pas forcément univoque. L’obésité, fréquente dans la SEP, est reconnue comme facteur de risque d’incontinence urinaire à l’effort (IUE) et d’HAV dans la population générale. Nous avons voulu évaluer l’influence de l’indice de masse corporelle (IMC) sur les troubles urinaires de la SEP.


Matériels et méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique chez 260 sujets classés en 4 groupes: insuffisance pondérale, poids normal, surpoids, obésité. Les TVS ont été évalués grâce au questionnaire USP. Des comparaisons de moyennes (test de Mann–Whitney) ont été effectuées entre ces groupes, dans la population globale puis en fonction du sexe.


Résultats

Chez la femme, le score HAV moyen était plus élevé chez l’obèse, 10,27 (SD =4,5) qu’en cas de poids normal, 7,96 (SD =4,58), p =0,024. Le score IUE était plus faible en cas de poids normal, 1,69 (SD =2,38) qu’en cas de surpoids, 3,19 (SD =2,91), p =0,002 et d’obésité, 3,80 (SD =3,23), p =0,0005. Comme retrouvé dans la population globale, le score dysurie était plus élevé chez les sujets ayant un poids normal, 4,09 (SD =3,33) que chez les sujets présentant un surpoids, 1,91 (SD =2,03), p =0,0003 ainsi que chez les sujets obèses, 2,33 (SD =2,37), p =0,013. Les mêmes comparaisons effectuées chez l’homme n’étaient pas significatives.


Conclusion

Dans cette série de patients affectés d’une SEP, un IMC élevé était associé à des scores de symptômes USP plus élevés (IUE et HAV) pour les femmes.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Lower urinary tract symptoms (LUTS), and principally overactive bladder, are common in multiple sclerosis (MS). However, their origin is not necessarily unique. Obesity is widely recognized as a risk factor for stress urinary incontinence (SUI) and overactive bladder (OAB) in the general population. We wanted to evaluate the influence of body mass index (BMI) on LUTS in the MS population.


Materials and methods

We conducted an uncontrolled monocentric retrospective study in 260 subjects classified into 4 BMI groups: underweight, normal weight, overweight, obese people. Comparisons by Mann–Whitney test were made between different BMI groups, in the overall population and then by gender. LUTS (SUI, OAB, BOO (bladder outlet obstruction) were assessed using USP questionnaire.


Results

In women, the mean OAB score was higher for obese women, 10.27 (SD =4.5) than for normal weight women, 7.96 (SD =4.58), P =0.024. The SUI score was lower for normal weight, 1.69 (SD =2.38) than for overweight, 3.19 (SD =2.91), P =0.002 and obese subjects, 3.80 (SD =3.23), P =0.0005. As in the overall population, the BOO score was higher in subjects with normal weight, 4.09 (SD =3.33) than in subjects with overweight, 1.91 (SD =2.03), P =0.0003 and in obese subjects, 2.33 (SD =2.37), P =0.013. The same comparisons in men were not significant.


Conclusion

In this series, increased BMI was associated with higher OAB and SUI USP questionnaire scores, in women presenting with MS.


Level of evidence

4.

Mots clés:
sclérose en plaques / Indice de masse corporelle / Obésité / Troubles urinaires / Questionnaire USP
Mots-clés:
Multiple sclerosis / body mass index / Obesity / Lower urinary tract symptoms / Urinary symptom profile questionnaire
Intérêt de la stimulation transcrânienne dans les troubles pelvi-périnéaux
Interest of transcranial stimulation in pelvic and perineal disorders
2019
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2019, 7, 29, 349-359


La stimulation transcrânienne magnétique ou électrique est une technique de neuromodulation non invasive largement utilisée pour établir des cartographies cérébrales afin de mettre en évidence des relations causales entre cerveau et fonction.


Objectif

Le but de cet article est de décrire les intérêts diagnostique et thérapeutique de l’utilisation de la stimulation transcrânienne dans les troubles pelvi-périnéaux.


Méthodes

Une revue de la littérature (base de données Medline) sans limite temporelle a été effectuée à partir des mots clés : « transcranial direct stimulation », « transcranial magnetic stimulation », « neurogenic bladder », « urinary incontinence », « Parkinson disease », « multiple sclerosis », « stroke », « muscle spasticity », « pelvic pain », « visceral pain ».


Résultats

Douze articles ont été retenus dont neuf étaient de niveau de preuve 2b et trois de niveau de preuve 4. La stimulation transcrânienne magnétique ou électrique a un intérêt diagnostique par l’analyse de l’excitabilité corticale afin de comprendre les mécanismes physiopathologiques et pathogéniques des troubles pelvi-périnéaux d’origine cérébrale. Concernant les effets thérapeutiques, la stimulation transcrânienne répétée a montré des effets significatifs pour le traitement de neurovessies centrales hyperactives dans le cadre de la maladie de Parkinson et de la sclérose en plaques, mais également pour le traitement de douleurs pelviennes chroniques résistantes au traitement usuel. Enfin, des effets thérapeutiques ont été démontrés sur les douleurs du syndrome de l’intestin irritable. Aucune preuve d’efficacité n’a été retrouvée dans les troubles génito-sexuels.


Conclusion

La stimulation transcrânienne est un traitement non invasif pouvant avoir une place dans la prise en charge des troubles pelvi-périnéaux. Son champ d’action prometteur nécessiterait la réalisation d’études prospectives à plus grande échelle.


Objective

The aim of this article was to describe the diagnostic and therapeutic value of transcranial stimulation in pelvic and perineal disorders.


Methods

A literature review (Medline database and Google scholar) with no time limit was performed using keywords: “transcranial direct stimulation”, “transcranial magnetic stimulation”, “neurogenic bladder”, “urinary incontinence”, “Parkinson disease”, “multiple sclerosis”, “stroke”, “muscle spasticity”, “pelvic pain”, “visceral pain”.


Results

Twelve articles have been selected. Transcranial magnetic or electrical stimulation is a noninvasive neuromodulation technique widely used to establish brain maps to highlight causal relationships between brain and function. Regarding pelvic-perineal disorders, repeated transcranial stimulation has shown significant effects for the treatment of overactive bladder in Parkinson's disease (P <0.05) and multiple sclerosis, but also for the treatment of refractory chronic pelvic pain (P =0.026). Finally, therapeutic effects have also been demonstrated in irritable bowel syndrome. No evidence of efficacy was found on genito-sexual disorders.


Conclusion

Data from the literature suggest that transcranial stimulation is a noninvasive treatment that may have a role in the management of pelvic and perineal disorders. Its promising field of action would require prospective and randomized studies on a larger scale.

Mots clés:
Stimulation électrique transcranienne directe / Stimulation magnétique transcranienne / vessie neurologique / incontinence urinaire / Maladie de Parkinson
Mots-clés:
Transcranial direct stimulation / Transcranial magnetic stimulation / Neurogenic bladder / Urinary incontinence / Parkinson disease