Néphrolithotomie per-cutanée après échec de lithotritie extra-corporelle par ondes de choc. Indications, résultats, perspectives.

16 juillet 2001

Mots clés : lithotripsie extra-corporelle, calcul résiduel, néphrolithotomie percutanée
Auteurs : Bon D, Doré B, Fournier F, Houndete F, Irani J, Aubert J
Référence : Prog Urol, 1993, 3, 951-958
Quatre-vingt une des 579 lithotrities extra corporelles (LEC), réalisées entre 1987 et 1992 sur un lithotriteur hydro-électrique à repérage échographique, ont nécessité le recours à une autre méthode de traitement. Sur ces 81 patients, 53 néphrolithotomies per cutanées (NLPC) ont été réalisées après échec de LEC (21 pour non fragmentation-32 pour fragments résiduels). Les auteurs ont analysé les facteurs d'échecs, afin de sélectionner les calculs justiciables de l'une ou de l'autre technique. Dans le groupe de NLPC, la localisation des calculs, leur taille, leur aspect radiographique, leur composition chimique, le nombre de séances de LEC et le nombre de jours d'hospitalisation ont été comparés à ceux de la série de LEC. Il a été retrouvé que les calculs plus denses que l'os, homogènes, lisses, d'une taille supérieur à 15 mm étaient significativement plus résistants à la LEC, malgré l'augmentation du nombre d'impulsions. Pour les calculs non fragmentés, la NLPC a donné 92% de succès (sans fragment résiduel). Pour les fragments résiduels multiples, le taux de succès est de 64%. Compte-tenu du risque évolutif des fragments résiduels quelque soient leur taille, des risques potentiels de la LEC, et des impératifs de coût, les auteurs proposent que ces calculs selectionnés comme résistants soient traités d'emblée par NLPC, les résultats de NLPC après échecs de LEC étant inférieurs.