Néphrectomie laparoscopique robot-assistée chez un donneur vivant : aspects techniques et avantages de l’extraction vaginale

25 novembre 2019

Auteurs : L. Vignot, Y. Ahallal, J. Amiel, D. Chevallier, M. Durand
Référence : Prog Urol, 2019, 13, 29, 778
Objectif

L’extraction vaginale du rein après une néphrectomie laparoscopique robot-assistée a été exposée comme techniquement possible et semble accentuer les avantages de la laparoscopie sur les douleurs post-opératoires et les résultats esthétiques. L’importance de ces deux derniers points semble accrue chez les donneurs vivants. Nous décrivons à travers cette vidéo les aspects techniques de l’extraction vaginale ainsi que les résultats post-opératoires de cette méthode.

Méthodes

Une patiente de 47 ans sans antécédent médico-chirurgicaux est candidate à un don de rein dans le cadre d’une greffe pour son mari. La néphrectomie gauche est réalisée à l’aide du robot Da Vinci X®, 4 bras robotiques et 2 instruments assistants. Le premier temps chirurgical consiste en la mise en place d’un Alexis® taille S dans le vagin permettant la communication entre l’espace intra-péritonéal et la cavité vaginale pour une extraction rapide du greffon. Le deuxième temps chirurgical consiste en la néphrectomie gauche laparoscopique robot-assistée et extraction du greffon par voie transvaginale à travers l’Alexis® préalablement placé. Les données pré-, per- et post-opératoires jusqu’à 3 mois sont collectées pour l’étude de cette technique.

Résultats

L’intervention a duré 96minutes. Le temps d’ischémie chaude du greffon a été de 4minutes. Les suites post-opératoires immédiates ont été simples : nous ne notons pas de déglobulisation, une insuffisance rénale modérée (débit de filtration glomérulaire à J1 : 61mL/min/m2). Une alimentation est reprise à J0, la mèche intra vaginale est retirée à J1 et la patiente quitte le service d’hospitalisation à J2 post-opératoire. La douleur post-opératoire est restée très modérée et seuls des antalgiques de pallier 1 ont été nécessaires. À 3 mois post-opératoire, la cicatrisation vaginale est bonne et la patiente ne présente pas de dyspareunie.

Conclusion

Les étapes décrites dans cette vidéo permettent de montrer que la voie transvaginale rend possible une extraction rapide du rein pour un temps d’ischémie chaude de très courte durée, une faible douleur post-opératoire et un résultat esthétique satisfaisant. L’extraction vaginale d’un futur greffon semble une voie d’abord à privilégier dans le cadre d’une greffe donneur vivant chez les sujets de sexe féminin.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.






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