Néphrectomie laparoscopique pour donneur vivant : comparaison de la vision tridimensionnelle et bidimensionnelle

25 novembre 2019

Auteurs : T. Prudhomme, M. Roumiguié, T. Benoit, M. Lesourd, J.B. Beauval, N. Doumerc, F. Sallusto, M. Soulié, N. Kamar, X. Gamé
Référence : Prog Urol, 2019, 13, 29, 733
Objectifs

L’objectif de cette étude préliminaire était de comparer la sécurité et l’efficacité de la laparoscopie tridimensionnelle par rapport à la laparoscopie bidimensionnelle pour la néphrectomie de donneur vivant.

Méthodes

Tous les patients ayant eu une néphrectomie gauche laparoscopique pour donneur vivant, de janvier 2015 à avril 2018, dans un centre universitaire, ont été inclus. Toutes les interventions chirurgicales ont été réalisées par trois chirurgiens expérimentés.

Résultats

Soixante-treize patients ont été inclus : 16 ont eu une néphrectomie de donneur vivant par laparoscopie 3D (groupe 3D) et 57 par laparoscopie 2D (groupe 2D). Les deux groupes étaient équivalents pour tous les paramètres à l’exception du taux d’antécédents médicaux d’hypertension artérielle (7 contre 4 dans le groupe 3D et 2D respectivement, p =0,001). L’ischémie chaude et le temps opératoire étaient significativement plus faibles dans le groupe 3D (ischémie chaude : 1,7±0,6 contre 2,3±0,9minutes, p =0,02), (temps opératoire : 80,9±10,2 contre 114,1±32,3minutes, p =0,0002). La durée du séjour à l’hôpital était statistiquement plus courte dans le groupe 3D. Le taux de complications postopératoires était similaire dans les deux groupes d’étude. Aucune transfusion per- et postopératoire n’a été réalisé.

Conclusion

La néphrectomie gauche laparoscopique tridimensionnelle pour donneur vivant est une procédure sûre. Le système de vision 3D permet de diminuer l’ischémie chaude, le temps opératoire et la durée du séjour à l’hôpital par rapport à la laparoscopie bidimensionnelle.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.






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