Base bibliographique

Note de l’Éditeur à propos du numéro de Progrès en Urologie Pelvi-Périnéologie [Prog. Urol 2020;30(17)]
2021
- Note de l'éditeur
- Réf : Prog Urol, 2021, 4, 31, 183


Sclérose en plaques et autosondage intermittent
Multiple sclerosis and intermittent self-catheterization
2021
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2021, 4, 31, 195-203


Contexte

Les troubles vésico-sphinctériens sont fréquents chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP). Ils impactent la qualité de vie et peuvent entraîner des complications uro-néphrologiques. En cas de rétention urinaire ou de vidange vésicale incomplète, le traitement de choix est l’autosondage intermittent propre dès qu’il est possible.


Objectif

Recenser les données connues sur l’utilisation de l’autosondage chez les patients atteints de SEP.


Sources documentaires

Une revue de la littérature a été réalisée à partir de la base de données Medline/Pubmed, en sélectionnant les articles en français et en anglais. Les mots clés utilisés étaient : « multiple sclerosis and intermittent catheterization, self catheterization, neuro-urology/urinary guidelines, continent stoma, continent vesicostomy ».


Sélection des études

Il a été sélectionné les études traitant de la SEP exclusivement ou en groupe majoritaire.


Résultats

L’autosondage est recommandé et fréquemment utilisé dans la SEP. Les études sont peu nombreuses dans cette population spécifique. Des questions persistent sur les indications et les modalités pratiques dans cette pathologie. L’indication doit s’évaluer au cas par cas en fonction des symptômes et des complications. La mise en place de l’autosondage peut apporter une amélioration de la symptomatologie ou de la qualité de vie mais une prise en charge globale est nécessaire sur le plan vésico-sphinctérien. L’infection urinaire est la complication la plus fréquemment rapportée. L’apprentissage doit être adapté au handicap physique ou cognitif de ces patients. Compte tenu de l’évolutivité de la pathologie, l’indication et la réalisation du geste doivent être réévaluées régulièrement.


Limites du travail

La recherche a été limitée à une seule source bibliographique et les études sont peu nombreuses dans cette population.


Conclusion

Des études seraient nécessaires pour mieux connaître les spécificités de l’utilisation de l’autosondage dans la SEP par rapport aux autres populations neurologiques.


Introduction

Lower urinary tract dysfunctions are frequent in patients with multiple sclerosis (MS). These disorders impair quality of life and can cause urological complications. In cases of urinary retention or incomplete bladder emptying, clean intermittent self-catheterization is the preferred option where possible.


Objective

To identify data concerning the use of intermittent self-catheterization by patients with MS.


Bibliographic source

A review was done using Medline/Pubmed with selection of articles in either English or French. The key words were: « multiple sclerosis and intermittent catheterization, self-catheterization, neuro-urology/urinary guidelines, continent stoma, continent vesicostomy».


Study selection

Studies were selected if they concerned either multiple sclerosis exclusively or with a majority of cases concerning MS.


Results

Intermittent self-catheterization is recommended and commonly used in patients with MS. Studies are rare in this specific population. Questions still remain about indications and practicalities in this disease. Indications must be individually evaluated according to symptoms and complications. The use of self-catheterization can improve symptomatology or quality of life, however, global urinary management is necessary. Urinary infection is the most frequently reported side effect. The teaching of self-catheterization should take into account physical and cognitive impairment. Due to the developing nature of the pathology, indications and the patients’ ability to carry out self-catheterization should be regularly assessed.


Limitations

The search was limited to a single bibliographic source and studies are rare.


Conclusion

Further studies are necessary to increase knowledge of self-catheterization specificities in MS patients compared to other neurogenic patients.

Troubles pelvipérinéaux de la période périnatale : état des connaissances des femmes, une revue systématique
Knowledge of pelvic floor disorders in peripartum women: A systematic review
2021
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2021, 4, 31, 204-214


Contexte

La grossesse et le post-partum sont des périodes de la vie au cours desquelles peuvent apparaître des troubles pelvipérinéaux (TPP).


Objectif

L’objectif de cette revue est de préciser les connaissances des femmes en période périnatale sur les TPP, leurs facteurs de risques et les mesures préventives.


Sources documentaires

Une revue systématique a été réalisée à partir des bases de données PubMed, Cochrane Library, LISSA et Kinédoc et à partir des mots-clés « knowledge  », « awareness  », « beliefs  », « pelvic floor  », « post-partum  », « pregnancy  ». Seules les études, rédigées en anglais ou en français, évaluant les connaissances des femmes à l’aide d’un questionnaire, ont été incluses dans la revue. La recherche a été effectuée sans limitation temporelle et jusqu’au 10 mai 2020.


Sélection des études

Au total, sur 240 études, 14 études transversales ont été retenues, regroupant un échantillon de 3950 participantes.


Résultats

Les thèmes abordés dans les questionnaires ont été l’anatomie, la fonction du plancher pelvien, l’ensemble des TPP, leurs facteurs de risque et les mesures préventives. Les scores de connaissances des femmes interrogées sur ces différents thèmes sont faibles. Il a également été montré que l’éducation des femmes sur les facteurs de risque et les mesures préventives concernant la survenue des TPP était incomplète.


Conclusion

Au final, les femmes en période périnatale ont peu de connaissances sur les TPP.


Background

Pregnancy and postpartum are periods of life during which pelvic floor disorders (PFD) can occur.


Purpose

The aim of this review is to make an inventory of what women in the perinatal period know about PFD, their risk factors and preventive measures.


Documentary sources

We performed a systematic review of the literature in PubMed, Cochrane Library, LISSA and Kinédoc databases by using the keywords “knowledge”, “awareness”, “beliefs”, “pelvic floor”, “postpartum” and “pregnancy”. We included studies written in English or French, assessing women's knowledge using a questionnaire and published up to May 2020 with no restriction on start date.


Selection of studies

A total of 14 cross-sectional studies were selected from 240 studies, with a sample size of 3950 participants.


Results

The topics covered in the questionnaires were anatomy, pelvic floor function, all PFD, risk factors and preventive measures. Overall, women's knowledge of the perinatal period is limited. It has also been shown that education of women on risk factors and preventive measures regarding the occurrence of PFD was incomplete.


Conclusion

To conclude, the knowledge of women in the perinatal period about PFD is limited.

TVT et BOTOX concomitant pour les femmes ayant une incontinence urinaire mixte : une fausse bonne idée ?
TVT and concomitant intra-detrusor botox injection for women with mixed urinary incontinence: Is it a good idea?
2021
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2021, 4, 31, 184-185




 

Faut il encore proposer la toxine botulique en première intention chez les patients porteurs d’une hyperactivité de vessie idopathique ? Commentaire à : efficacité et tolérance à long terme des injections d’abobotulinumtoxinA dans le traite...
Should we still offer botulinum toxin in first line treatment of idiopathic overactive bladder? Commentary to: Long-term follow-up reveals a low persistence rate of abobotulinumtoxinA injections for idiopathic overactive bladder
2021
- Commentaire à...
- Réf : Prog Urol, 2021, 3, 31, 145-146




 

Faut-il réaliser des biopsies systématiques en cas d’IRM suspecte de cancer de prostate en 2020 ? Une revue de littérature
Should we perform systematic biopsies in case of suspicious MRI for prostate cancer in 2020? A review of literature
2021
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2021, 3, 31, 147-157




 

Le cancer du rein dans le département de L’Hérault : résultats de 30 ans d’enregistrement
Renal cell carcinoma in the department of Hérault: Results over a 30 year period
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 3, 31, 175-182


Objectif

L’objectif de cette étude est de présenter l’évolution de l’épidémiologie du cancer du rein dans l’Hérault à partir des données collectées par le registre des tumeurs de l’Hérault (RTH) sur une période de 30 ans.


Matériels et méthodes

À partir de la base de données du RTH, nous avons étudié l’évolution du cancer du rein de 1987 à 2016. Nous avons analysé les données concernant l’incidence, la mortalité, l’anatomopathologie des tumeurs et leur stade au diagnostic. Nous avons comparé ces résultats aux données nationales et internationales.


Résultats

Nous avons recensé 3769 nouveaux cas de cancers du rein: 2628 chez l’homme (69,7 %) et 1141 chez la femme (30,3 %). En 2016, le cancer du rein était le 8e cancer tous sexes confondus, le 7e cancer chez l’homme et le 11e chez la femme. Entre 1987 et 2016 le nombre de nouveaux cas de cancer du rein a été multiplié par 4,2 chez l’homme et par 3,3 chez la femme. Le nombre de formes localisées a augmenté de 9 % en 20 ans. En 2016 la probabilité, d’être atteint d’un cancer du rein avant 75 ans est de 2,11 % pour un homme et de 0,62 % pour une femme.


Conclusion

En 30 ans, l’incidence du cancer du rein a fortement augmenté dans l’Hérault alors que l’on observe une diminution de sa mortalité. Ces données analytiques seront améliorées par le développement du Registre de l’Hérault Spécialisé en Onco Urologie (RHESOU)


Niveau de preuve

3.


Objective

The objective of the study was to determine the specificities of renal cell carcinoma (RCC) in the department of Herault using the Herault Tumor Registry over 30 years.


Methods

Data of this study were obtained from the Herault cancer database. We analysed the evolution of RCC from 1987 to 2016, including the incidence, mortality, cancer pathology and staging at the moment of diagnosis. We compared our results with national and international data.


Results

We identified 3769 newly diagnosed RCC: 2628 in men (69,7%) and 1141 in women (30,3%). In 2016, RCC was the 8th most frequent cancer, both genders combined, the 7th most frequent cancer in men and the 11th in women. New cases of RCC increased by 4.2 in men and 3.3 in women over the study period. The number of localised forms increased by 9% over 20 years. In 2016, the probability of having a RCC before the age of 75 was of 2.11% for a man and of 0.62% for a woman.


Conclusion

Over 30 years, the incidence rate of RCC increased in the department of Herault; however, mortality decreased over the same period. This analytical data should be improved by the development of the Registry of Herault Specialised in Onco-Urology (RHESOU).


Level of evidence

3.

Place de la radiothérapie adjuvante après cystectomie pour les tumeurs de vessie infiltrant le muscle
Adjuvant radiotherapy after radical cystectomy for muscle-invasive bladder cancer
2021
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2021, 3, 31, 158-168


Objectifs

La récidive locorégionale (RLR) après cystectomie est un événement fréquent, précoce et grave ; la question de l’intérêt de la radiothérapie adjuvante reste controversée. L’objectif de cet article est de réaliser une mise au point des données actuelles sur la radiothérapie adjuvante.


Matériel et méthodes

Une revue exhaustive de la littérature a été réalisé à l’aide du moteur de recherche Pubmed avec les mots clés suivants : « radiotherapy » [Mesh], « adjuvant » [Mesh], « local recurrence » [Mesh], « bladder cancer » [Mesh].


Résultats

Plusieurs publications récentes ont conduit au développement de nomogrammes prédictifs du risque de RLR, afin d’identifier les patients pour lesquels la radiothérapie adjuvante pourrait être pertinente. Plusieurs essais suggèrent un bénéfice de la radiothérapie adjuvante, potentiellement associée à la chimiothérapie, en termes de réduction du risque de RLR, avec une tendance en termes de survie globale, et une bonne tolérance. Il existe cependant de nombreux biais et la question de l’intérêt de la radiothérapie adjuvante sur les carcinomes urothéliaux reste débattue.


Conclusion

L’inclusion des patients dans des essais utilisant les nouvelles techniques d’irradiation permettra de déterminer la place de la radiothérapie adjuvante pour les cancers de vessie localement avancés.


Objectives

Locoregional relapse (LRR) after cystectomy is a common early event associated with poor prognosis. The role of radiotherapy as an adjunct to radical cystectomy is not well-defined. The aim of this critical literature review is to provide an overview of the elements in favor of adjuvant radiation for patients treated for muscle-invasive bladder cancer.


Material and methods

An exhaustive review of the literature was carried out using the Pubmed search tool with the following keywords: “radiotherapy” [Mesh], “adjuvant” [Mesh], “local recurrence” [Mesh], “Bladder cancer” [Mesh].


Results

Several recent publications have led to the development of a nomogram that predicts the risk of LRR, in order to identify patients for which adjuvant radiotherapy could be beneficial. Several randomized trials seem to suggest a benefit of radiotherapy, in particular when combined with chemotherapy, in terms of reducing LRR, and may even improve overall survival, with good safety profile. However, there are many biases and the interest of adjuvant radiotherapy in urothelial carcinomas remains debated.


Conclusion

Prospective trials evaluating adjuvant radiotherapy with current techniques should be undertaken.

Recommandations de l’AFU et de la SALF concernant l’évaluation de l’homme infertile
AFU and SALF recommendations for the evaluation of male infertility
2021
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2021, 3, 31, 131-144

Contexte

Ces recommandations communes de l’Association Française d’Urologie (AFU) et de la Société d’Andrologie de Langue Française (SALF) ont pour objectif de fournir des directives pratiques à la communauté urologique et andrologique Française concernant l’évaluation des hommes infertiles.

Matériel et méthodes

Recherche bibliographique dans PubMed en utilisant les mots-clés «male infertility», «diagnosis», «management» et «evaluation» limitée aux articles cliniques en anglais et en français antérieurs au 1/01/2020. Pour renseigner le niveau de preuves, le système de gradation de l’HAS (2013) a été appliqué.

Résultats

Concernant l’évaluation des hommes infertiles, l’AFU et la SALF recommandent : (1) un interrogatoire systématique explorant les antécédents familiaux, les antécédents de fertilité de l’homme hors couple, les antécédents personnels du patient pouvant avoir un impact sur sa fertilité, ses habitudes de vie, ses traitements, ses symptômes et les éventuelles difficultés sexuelles du couple ; (2) un examen physique général pour évaluer les signes d’hypogonadisme et les caractères sexuels secondaires ; (3) un examen physique scrotal par un urologue ou un andrologue pour évaluer (i) le volume et la consistance des testicules, (ii) les canaux déférents et les épididymes à la recherche d’une absence totale ou partielle ou des nodules, et (iii) la présence de varicocèle ; (4) d’effectuer 2 spermogrammes, conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), si le premier présente au moins une anomalie ; (5) une échographie scrotale systématique, pouvant être complétée par une échographie pelvienne endorectale selon la clinique ; (6) un bilan hormonal comportant au moins une détermination de la testostérone sérique et de FSH ; si la testostérone est basse, la LH permettra de différencier hypogonadisme hypogonadotrope (central) et hypogonadisme périphérique ; (7) un caryotype chez les hommes infertiles ayant une concentration de spermatozoïdes ≤10,106/ml ; (8) l’évaluation des microdélétions du chromosome Y chez les hommes infertiles ayant une concentration de spermatozoïdes ≤1,106/ml ; (9) l’évaluation du gène CFTR en cas de suspicion d’agénésie bilatérale ou unilatérale des canaux déférents et des vésicules séminales. La place de l’analyse de l’intégrité de l’ADN du sperme (SCSA, TUNEL par exemple) dans le bilan de l’homme infertile est encore en cours d’évaluation.

Conclusion

Ces recommandations peuvent être appliquées en pratique clinique en routine chez tout homme infertile.

Background

The aim of these Association Française d’Urologie (AFU) and Société d’Andrologie de Langue Française (SALF) common recommendations are to provide practice guidelines for the French Urological and Andrological community regarding the evaluation of infertile men.

Material and methods

Literature search in PubMed using the keywords “male infertility”, “diagnosis”, “management” and “evaluation” limited to clinical articles in English and French prior to 1/01/2020. To inform the level of evidence, the HAS grading system (2013) was applied.

Results

Concerning the evaluation of infertile men, the AFU and the SALF recommend : (1) a systematic interview exploring the family history, the fertility history of the man outside the couple, the patient's personal history that may have an impact on his fertility, lifestyle habits, treatments, symptoms and possible sexual difficulties of the couple; (2) a general physical examination to assess signs of hypogonadism and secondary sexual characters; (3) a scrotal physical examination performed by an urologist or andrologist to assess (i) the testes for volume and consistency, (ii) vas deferens and epididymes for total or partial absence or nodules, and (iii) presence of varicoceles; (4) Performing two semen analyses, according to World Health Organization guidelines, if the first one has at least one abnormaly; (5) a scrotal ultrasound as part of routine investigation, that can be completed with an endorectal pelvic ultrasound according to the clinic; (6) an endocrine evaluation with at least a Testosterone and FSH serum determination; (7) Karyotype analysis in infertile men with a sperm concentration ≤10 106/mL; (8) assessment of Yq microdeletions in infertile men with a sperm concentration ≤1 106/mL; (9) Cystic fibrosis transmembrane conductance regulator gene evaluation in case of suspicion for bilateral or unilateral congenital agenesis of vas deferens and seminal vesicles.

The interest of tests analyzing DNA fragmentation (TUNEL, SCSA) is still under investigation.

Conclusion

These guidelines can be applied in routine clinical practice in all infertile men.

Recommandations du Comité d’Andrologie et de Médecine Sexuelle de l’AFU concernant la prise en charge de la Varicocèle
Recommendations of the Committee of Andrology and Sexual Medicine of the AFU concerning the management of Varicocele
2021
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2021, 3, 31, 119-130

Le diagnostic de la varicocèle est clinique, réalisé en position couchée et debout et en manœuvre de Valsalva. Seules les varicocèles cliniques méritent d’être traitées. Une échographie scrotale avec doppler sera généralement réalisée dans le cadre du bilan de l’homme infertile ou en cas de difficulté d’examen. Une indication classique de cure de varicocèle est l’homme adulte présentant une varicocèle clinique et des anomalies des paramètres spermatiques, dans un contexte d’infécondité de couple, avec une partenaire ayant une réserve ovarienne satisfaisante et aucune cause d’infécondité féminine ou une cause féminine d’infécondité curable. Cependant, compte tenu des données récentes de la littérature, la cure de varicocèle peut être proposée malgré une problématique féminine car elle améliore les taux de grossesse en procréation médicalement assistée (PMA). Dans tous les cas, la décision de traiter la varicocèle doit donc être prise après évaluation des 2 partenaires du couple. Les adultes ayant une varicocèle symptomatique et ceux ayant des anomalies du spermogramme peuvent également se voir proposer une cure de leur varicocèle même en l’absence de projet de paternité, de même que les adolescents ayant une réduction de la croissance testiculaire, une diminution homolatérale du volume testiculaire, ou un gradient de taille entre les 2 testicules. La cure de varicocèle peut être réalisée par chirurgie ou embolisation percutanée. La microchirurgie (inguinale ou subinguinale) offre des taux de récidive et de complications plus faibles que les approches chirurgicales hautes (laparoscopiques ou non) et les chirurgies sans magnification. Elle doit donc être considérée comme la technique de référence chirurgicale. L’embolisation percutanée rétrograde est une alternative mini-invasive offrant des résultats satisfaisants avec des complications rares et souvent bénignes. La cure de varicocèle entraîne une amélioration des paramètres spermatiques et des données récentes semblent confirmer qu’elle augmente le taux de grossesse naturelle. Ces résultats apparaissent après un délai de 3 à 9 mois (1 à 2 cycle de spermatogenèse. Quand l’atteinte spermatique est sévère (azoospermie, oligospermie sévère), l’amélioration du spermogramme peut permettre (1) d’éviter la chirurgie d’extraction de spermatozoïdes testiculaires ou (2) de réaliser une insémination intra-utérine plutôt qu’une ICSI.

The diagnosis of varicocele is clinical, carried out in supine and standing position and in Valsalva maneuver. Only clinical varicoceles have to be treated. A scrotal ultrasound with Doppler is generally performed as part of the infertile man's evaluation or in case of examination difficulties. The main indication for varicocele treatment is the adult man with clinical varicocele and abnormalities of sperm parameters, in a context of infertility of couple, with a partner having a satisfactory ovarian reserve and no cause of female infertility or a curable infertility cause. The decision to treat varicocele must therefore be taken after evaluation of the two partners of the couple. Adults with symptomatic varicocele and those with spermogram abnormalities may also be offered a cure for their varicocele even in the absence of a paternity plan, as well as adolescents with reduced testicular growth, an ipsilateral decrease testicular volume, or a size gradient between the 2 testes. The cure of varicocele can be carried out by surgery or by percutaneous embolization. Microsurgery (inguinal or subinguinal) offers lower rates of recurrence and complications than high surgical approaches (laparoscopic or not) and surgeries without magnification. It is therefore the reference surgical technique. Percutaneous retrograde embolization is a minimally invasive alternative to microsurgery offering satisfactory outcomes with rare and often benign complications. The cure for varicocele results in an improvement in sperm parameters and recent data seem to confirm that it increases the natural pregnancy rate. These results appear after a delay of 3 to 9 months (at least 1 to 2 cycles of spermatogenesis). When the sperm involvement was severe (azoospermia, severe oligospermia), the improvement of the spermogram allow (1) to avoid surgery testicular sperm extraction or (2) perform intrauterine insemination rather than ICSI.

Reproductibilité à court terme de la cystomanométrie chez des patients atteints de sclérose en plaques
Short-term reproducibility of cystometry in multiple sclerosis patients
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 3, 31, 169-174




 

BCG-thérapie, quelle surveillance ?
How to monitor patients after BCG therapy for bladder tumor?
2021
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2021, 1, 31, F8


La surveillance après BCG-thérapie est souvent difficile en raison des réactions inflammatoires vésicales induites par le traitement. En particulier l’identification du carcinome in situ est ardue. En moyenne, environ 20 % des lésions inflammatoires post BCG sont tumorales. La surveillance des patients porteurs de TVNIM à haut risque repose principalement sur la combinaison de cystoscopies régulières et de cytologies urinaires. C’est la combinaison des deux examens qui offre la meilleure performance diagnostique, l’un ne devant pas se passer de l’autre. La décision de réaliser des biopsies vésicales en cas de lésions inflammatoires doit être guidée par les caractéristiques de la tumeur initiale et les données de la cytologie et de la cystoscopie. L’utilisation de la fluorescence est possible dans le contexte post BCG et permet d’augmenter la détection des récidives. La crainte des faux positifs oblige a respecter un délai minimum entre instillation et résection sous fluorescence.


Patients monitoring after BCG treatment is difficult due to the induction of intra-vesical inflammation. In particular, identification of CIS is arduous. On average, 20% of inflammatory lesions after BCG are cancerous. Follow up of patients harbouring high grade NMIBC relies on urine cytology and cystoscopy. It is the combination of both exams that offers the best diagnostic performance. One cannot go without the other. Decision to offer patients operative biopsies in case of inflammatory lesions should be guided by the characteristics of the initial tumor and results of cytology and cystoscopy. Usage of blue light cystoscopy is possible and increases the tumor detection rate. The risk of false positive requires a delay between the last instillation and the blue light resection.

Chimiohyperthermie vésicale : modalités, indications, et mise en place pratique
Chemohyperthermia for bladder cancer: Modalities, indications, and practical implementation
2021
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2021, 1, 31, F11


Introduction

L’objectif de cet article est de faire une mise au point sur le principe de la thermo-chimiothérapie vésicale, ses indications et les modalités de mise en place en pratique.


Méthodes

Les données de la littérature concernant le concept, les modalités, l’efficacité et la tolérance de la thermo-chimiothérapie ont été revues et synthétisées.


Résultats

La thermo-chimiothérapie vésicale associe l’effet synergique de l’hyperthermie à celle de la chimiothérapie par Mitomycine. Il existe sur le marché deux dispositifs : le Radiofrequency-Induced Thermochemotherapy Effect (RITE), et l’Hyperthermic Intra-Vesical Chemotherapy (HIVEC). L’efficacité du RITE semble au moins équivalente à celle du BCG pour les TVNIM à risque intermédiaire ou élevé. Pour les tumeurs réfractaires au BCG, la thermo-chimiothérapie pourrait être une alternative en cas d’inéligibilité à la cystectomie.


Conclusion

La place de la thermo-chimiothérapie dans la prise en charge des TVNIM devrait se préciser prochainement, grâce aux études prospectives en cours.


Introduction

The aim of this article is to provide an update on the principle of bladder chemohyperthermia, its indications and the implementation in practice.


Methods

Data from the literature concerning the concept, modalities and efficacy and safety data of chemohyperthermia were reviewed and synthesized.


Results

Bladder chemohyperthermia consists of combining the synergistic effect of hyperthermia with that of chemotherapy with Mitomycin. There are two devices on the market: the Radiofrequency-Induced Thermochemotherapy Effect (RITE), and the Hyperthermic Intra-Vesical Chemotherapy (HIVEC). The effectiveness of RITE appears to be at least equivalent to that of BCG for intermediate or high-risk Non-Muscle Invasive Bladder Cancer (NMIBC). For BCG-refractory NMIBC, chemohyperthermia could be an alternative in case of ineligibility for cystectomy.


Conclusion

The place of chemohyperthermia in the management of NMIBC should become clearer soon, thanks to prospective studies ongoing.

Chirurgie et règles de l’art
Surgery and state of art
2021
- médico-légal
- Réf : Progrès FMC, 2021, 1, 31, F21


L’art médical a évolué au sein d’un environnement technique et scientifique que le droit a pu qualifier de « données acquises de la science » et plus récemment de « connaissances médicales avérées ». Au travers d’un cas clinique et d’une évaluation expertale en commission de conciliation et d’indemnisation, nous reprenons les éléments qui ont constitué le bien-fondé de la prise en charge thérapeutique. Pour l’expert, il s’agit d’analyser un dossier de responsabilité médicale à la lumière de l’état de l’art « à l’époque des faits », car il existe un changement perpétuel de cet état de l’art.


The medical art has evolved in a technical and scientific environment that the law has qualified as “data acquired from science” and more recently “proven medical knowledge”. Through a clinical case and an expert evaluation in conciliation and compensation commission, we take again the elements which constituted the merits of the therapeutic assumption of responsibility. For the expert, it is a question of analyzing a medical responsibility file in the light of the state of the art “at the material time”, because there is a perpetual change in this state of the art.

Comment enseigner l’autosondage aux patients ?
How to teach clean intermittent catheterization?
2021
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2021, 1, 31, F27


Introduction

Les travaux de Lapides sur le sondage intermittent propre ont révolutionné la prise en charge des patients ayant une rétention urinaire chronique. L’objectif de cet article était la présentation de l’éducation thérapeutique des patients au sondage intermittent propre, de la pose de son indication jusqu’au suivi nécessaire.


Matériel et méthodes

Avis d’experts.


Résultats

Le sondage intermittent propre est indiqué chez l’ensemble des patients ayant une rétention urinaire chronique complète ou incomplète. L’éducation thérapeutique doit être réalisée par une personne formée et s’inscrire dans un programme dédié. Elle comporte un diagnostic éducatif, et un apprentissage de la technique avec la sonde la plus appropriée en fonctions des capacités du patient. Les patients doivent réaliser 4 à 6 sondages intermittents propres/jour avec des volumes ne dépassant pas les 400 à 500mL. Un suivi individualisé au long cours est indispensable.


Conclusion

L’éducation thérapeutique au sondage intermittent propre offre aux patients la maîtrise de cette technique qui permet l’amélioration de leur qualité de vie et la diminution du risque d’infections urinaires.


Introduction

Lapides’ work in clean intermittent catheterization has revolutionized the management of patients with chronic urinary retention. The objective of this article was to present the therapeutic education of clean intermittent catheterization, from its indication to its follow-up.


Material and methods

Expert opinion.


Results

Clean intermittent catheterization is indicated in all patients with chronic urinary retention. Therapeutic education must be conducted by a trained staff and included in a dedicated program. It consists in an educational diagnosis, the selection of the most appropriate catheter based on the patient's abilities, and the training in the technique. Patients should perform 4–6 clean intermittent catheterizations/day with volumes not exceeding 400–500mL. Long-term personalized follow-up is essential.


Conclusion

Therapeutic education in clean intermittent catheterization offers patients the mastery of this technique which improves their quality of life and reduces the risk of urinary tract infections.

La cystinurie et ses traitements : une approche physiopathologique
Cystinuria: A pathophysiological approach
2021
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2021, 1, 31, F1


La cystinurie est une maladie monogénique induisant une perte de fonction d’un transporteur d’acides aminés dibasiques impliqué dans la réabsorption de cystine au niveau des tubules rénaux proximaux. L’excrétion urinaire de cystine chez ces patients est augmentée d’un rapport 10 à 60 par rapport au sujet sain, responsable d’une sursaturation avec précipitation de cristaux de cystine dans les reins et de calculs dans les cavités excrétrices. La physiopathologie de la cystinurie est particulière : la concentration plasmatique de cystine est souvent normale alors que l’absorption intestinale est diminuée. Ce paradoxe est expliqué par une absorption intestinale préservée de cystéine et de méthionine qui sont deux acides aminés soufrés métabolisés notamment en cystine. Le principe du traitement consiste à empêcher la formation de cristaux de cystine dans les reins afin de prévenir la survenue d’une maladie lithiasique, mais aussi d’une authentique néphropathie cristalline responsable d’une insuffisance rénale chez plus de la moitié des patients. Le traitement médical des patients cystinuriques repose (1) sur une diminution de l’excrétion urinaire quotidienne de cystine qui est le reflet de l’absorption intestinale et donc des apports en méthionine ; (2) sur une augmentation du seuil de solubilité urinaire de la cystine afin de prévenir une précipitation cristalline intratubulaire et intracavitaire par une dilution et une alcalinisation des urines avec des valeurs cibles de 3 L et un pH urinaire aux alentour de 7,5. Le traitement par sulfhydryle dont le but est de dissocier les ponts disulfures des molécules de cystine avec un effet modeste sur la dissolution des calculs de cystine constitués ne devrait en toute logique être utilisé en dernier recours une fois les mesures diététiques et la cible de pH urinaire obtenue.


Cystinuria is a dibasic amino acid transporter molecular defect preventing cystine reabsorption within renal proximal tubules. A 10 to 60 fold increase of urine cystine concentration compared to healthy subjects is responsible for pure cystine crystal onset within tubules and stones in the urinary tract leading to chronic renal failure in half cases. Plasma cystine concentration is usually reported in the normal range despite a decreased cystine intestinal absorption. This discrepancy is explained by a preserved intestinal absorption of cysteine and methionine, two sulphur amino acids which are partly metabolized into cystine. Monitoring and treatment is based on a pathophysiological approach aiming at decreasing both urine cystine excretion and concentration but also increasing urine cystine solubility (i.e. raising urine pH). Guidelines are thus based upon a methionine restricted diet, a water intake target of 3 liters/day and a urine pH target of 7.5. Sulfhydryl treatment (mainly tiopronin), frequently used in France in order to dissociate cystine disulfur bonds has a moderate effect on cystine stones solubilization and thus should be consider, to our view, only after diet and urine goal targets are reached.

Risque infectieux de l’urétérorénoscopie souple : prévention et prise en charge
Infectious risk of flexible ureteroscopy: Prevention and management
2021
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2021, 1, 31, F17


Introduction

L’objectif de cette étude était de rapporter les moyens de prévention du risque infectieux avant urétérorénoscopie souple (URSS) et la prise en charge des infections urinaires postopératoires.


Méthodes

Une revue de la littérature a été réalisée sur la base de données PubMed en mai 2020. Nous rapportons également les résultats d’une évaluation rétrospective sur la gestion des ECBU avant URSS, réalisée dans le service d’urologie et de transplantation rénale à l’hôpital de la Conception entre janvier 2015 et mars 2019.


Résultats

Les facteurs de risques associés aux complications infectieuses après URSS étaient le sexe féminin, un antécédent d’infection urinaire dans les 6 mois, un ECBU préopératoire polymicrobien et la durée opératoire. Le dépistage préopératoire d’une colonisation urinaire, le recours à une antibioprophylaxie, la limitation de la durée opératoire à 1 heure sont des mesures efficaces dans la réduction du risque infectieux. L’implantation des dispositifs à usage unique dans notre centre n’a pas permis de réduire le risque d’infection. L’incidence des infections urinaires fébriles après URSS serait approximativement de 6 %. Une antibiothérapie à large spectre et le changement du matériel endo-urologique représentent les principales mesures thérapeutiques.


Conclusion

La survenue d’une infection urinaire après URSS peut être une complication grave qui peut être en partie prévenue par l’adoption de moyens de prévention ayant prouvé leur efficacité. L’évolution des recommandations, notamment la gestion périopératoire des colonisations urinaires, permettrait d’uniformiser nos pratiques.


Objectives

The aim of this study was to report the means of preventing the risk of infection before flexible ureterorenoscopy (fURS) and the management of postoperative urinary tract infections.


Methods

A review of the literature was carried out on the PubMed database in May 2020. We also report the results of a retrospective evaluation on the management of urine culture (UC) before fURS, performed in the department of urology in La Conception Hospital between January 2015 and March 2019.


Results

The risk factors associated with infectious complications following fURS were female, history of urinary tract infection (UTI) within 6 months, pre-operative polymicrobial UC and operative time. Preoperative screening of urinary colonization, the use of antibiotic prophylaxis, limiting the operating time to 1hour are effective measures in reducing the risk of infection. The implementation of single-use devices in our center did not reduce the risk of infection. The incidence of febrile UTI after fURS was approximately 6%. Large-spectrum antibiotic therapy and change of endourological material are the main therapeutic measures.


Conclusion

The occurrence of UTI following fURS is a serious complication which can be partly prevented by the adoption of proven means of prevention. The evolution of the recommendations, in particular the perioperative management of urinary colonizations, would make it possible to standardize our practices.

Corrélation bactériologique entre les calculs urinaires et l’ECBU préopératoire : a-t-il un impact sur le risque infectieux postopératoire ? (expérience marocaine)
Bacteriological correlation of urinary stones and preoperative urine culture: Is there a significant impact on postoperative infectious risk? (Moroccan experience)
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 2, 31, 78-84


But

Les objectifs de ce travail étaient d’évaluer l’impact de l’examen préopératoire des urines et du caractère infecté des calculs sur la survenue du sepsis urinaire postopératoire.


Matériel et méthodes

Une étude prospective monocentrique a inclus 29 patients opérés de la lithiase urinaire entre janvier et juin 2018.


Résultats

Le sepsis urinaire postopératoire a été observé chez 4 patients (14 %). Le taux de colonisation urinaire sur l’ECBU préopératoire était de 27,6 % (8 sur 29) alors que le taux de calculs colonisés était de 31 % (9 sur 29). La survenue d’un sepsis urinaire a été constatée chez 37,5 % (3 sur 8) des patients ayant une colonisation urinaire, par rapport à 44,4 % des patients ayant des calculs colonisés (4 sur 9). En comparant les résultats bactériologiques observés lors du sepsis, les germes isolés dans les urines postopératoires étaient les mêmes retrouvés dans la culture des calculs. La nature chimique des calculs colonisés était principalement l’oxalate de calcium (monohydraté, dihydraté) p =0,02. Il existe une corrélation statistiquement significative entre l’examen préopératoire d’urine, la culture bactériologique de calculs et le sepsis urinaire postopératoire (p =0,05, p =0,005) respectivement.


Conclusion

Notre étude a mis en évidence une forte association entre la culture bactériologique des calculs et le sepsis urinaire postopératoire supérieure à celle de la culture urinaire préopératoire. Elle permet d’anticiper la survenue d’une septicémie chez des patients nécessitant de nombreux traitements endoscopiques. Cependant, plusieurs séries prospectives multicentriques peuvent s’avérer nécessaires pour valider ces résultats.


Niveau de preuve

3.


Aim

The objectives of this study were to evaluate the impact of preoperative urine culture and the infected nature of stones on the occurrence of postoperative urinary sepsis.


Material and methods

A prospective monocentric study included 29 patients operated on for urolithiasis between January and June 2018.


Results

Postoperative urinary sepsis was observed in 4 patients (14%). Urinary colonization rate on preoperative CBU exam was 27.6% (8 of 29) while the rate of colonized stones was 31% (9 of 29). The occurrence of urinary sepsis was observed in 37.5% (3 of 8) of patients with urinary colonization, compared to 44.4% of patients with colonized stones (4 of 9). By comparing the bacteriological results observed during sepsis, the germs isolated in postoperative urine were the same found in the culture of stones. The chemical nature of the colonized stones was mainly calcium oxalate (monohydrate, dihydrate) P =0.02. There was a statistically significant correlation between the preoperative urine culture, the bacteriological culture of stones and the postoperative urinary sepsis (P =0.05, P =0.005) respectively.


Conclusion

Our study demonstrated a strong association between the bacteriological culture of stones and postoperative urinary sepsis superior to preoperative urine culture. It makes it possible to anticipate the occurrence of sepsis in patients requiring many endoscopic treatments. However, several multicentric prospective series may prove necessary to validate these results.


Level of evidence

3.

Évaluation de la tolérance de la sonde JJ par l’utilisation de l’auto-questionnaire USSQ
Evaluation of the tolerance of the ureteral catheter JJ by the use of the USSQ self-questionnaire
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 2, 31, 85-90


Objectif

Évaluation de la qualité de vie patients porteurs d’une sonde urétérale JJ (SU).


Méthode

Cette étude s’est déroulée du 01/2016 au 15/02/2017, incluant tous les patients opérés d’une montée de SU. Le questionnaire USSQ (Ureteral Stent Symptom Questionnaire) validé en français en 2010 a été rempli pendant la période péri-opératoire avec SU en place(S1), 4 semaines après mise de la SU (S2) et 4 semaines après ablation de la SU(S3), il est regroupé en 6 rubriques : symptômes urinaires, douleur, état général, retentissement professionnel, sexualité, autres problèmes. Le test Wilcoxon a été utilisé pour comparer les moyennes statistiques.


Résultat

Nous avons répertorié 150 patients dont 89 femmes (59,3 %) et 61 hommes (40,7 %) L’âge moyen de nos malades est de 49,5 ans. La qualité de vie semblait être significativement altérée dans tous les domaines explorés par le questionnaire : symptômes urinaires avaient un score moyen une semaine après la montée de sonde (S1) était de 29,5 versus 25,3à quatre semaines après ablation(S3) de la SU à p <0,0001), la douleur persistait à quatre semaine après l’ablation de la SU à un score moyen S3 de 10,6 versus 14,5 à S1 à p =0,003. L’EG des patients était également altéré après la pose de la SU : S1 de 16,6 versus S2 18,5 (p <0,0001), la présence d’une SU n’avait pas un grand impact sur l’activité professionnelle des patients actifs : actifs (S1 de 14,9 versus S3 de 13,3 p =0.6 ). Mais elle était un handicap sexuel : score moyen de 5,3 en S1 vs 5,2 en S3 pour un p -value=0.122. Il n’y’a pas de différence significative si la SU est posée en urgence ou de manière programmée.


Conclusion

Les SU semble avoir un impact significatif sur la qualité de vie des patients.


Niveau de préuve

3.


Objective

Evaluation of the quality of life patients with a ureteral catheter JJ (US).


Method

This study was conducted from 01/2016 to 15/02/2017, including all patients operated on a rise of US. The USSQ questionnaire (Ureteral Stent Symptom Questionnaire) validated in French in 2010 was filled during the perioperative period with SU in place (S1), 4 weeks after putting the US (S2) and 4 weeks after removal of the US (S3), it is grouped into 6 sections: urinary symptoms, body pain, general condition, professional impact, sexuality, other problems. The Wilcoxon test was used to compare the statistical averages.


Results

We identified 150 patients including 89 women (59.3%) and 61 men (40.7%). The average age of our patients is 49.5 years. The quality of life appeared to be significantly altered in all areas explored by the questionnaire: urinary symptoms had a mean score one week after the US rise (S1) was 29.5 versus 25.3 at four weeks after ablation (S3) of US at P <0.0001), pain persisted at four weeks after US ablation at an average S3 score of 10.6 versus 14.5 at S1 at P =0.003. The patients’ EG was also altered after the placement of the SU: S1 of 16.6 versus S2 18.5 (P <0.0001), the presence of a US did not have a great impact on the activity professional active patients: active (S1 of 14.9 versus S3 of 13.3 P =0.6). But it was a sexual disability of the sexuality carrier: average score of 5.3 in S1 vs. 5.2 in S3 for a value=0.122. There is no significant difference if the US is raised urgently or in a scheduled manner.


Conclusion

US appears to have a significant impact on the quality of life of patients.


Level of evidence

3.

Instillation préopératoire immédiate (IPOI) de mitomycine C comparée à l’instillation postopératoire précoce (IPOP) dans les tumeurs de la vessie. Étude de phase II randomisée
Single, immediate postoperative intra-vesical instillation (SI) compared to a single preoperative intra-vesical instillation of mitomycin C in non-muscle invasive bladder cancer (NMIBC). Phase II randomized trial
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 2, 31, 63-70


Introduction

L’instillation postopératoire précoce (IPOP) est recommandée après la résection endoscopique des tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle, de risque faible et intermédiaire. Elle est peu réalisée pour des raisons logistiques ou de contre-indications chirurgicales. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité et la tolérance d’une instillation immédiate préopératoire de mitomycine C (IPOI) comparée à l’IPOP.


Méthodes

Étude randomisée, multicentrique menée de février 2014 à novembre 2016 (Accord CPP Ouest III 2012-004341-32) prévoyant l’inclusion de 60 patients ayant les critères suivants : une à deux tumeur(s) vésicale(s), primitive(s) ou récidivante(s), d’aspect endoscopique papillaire et une cytologie urinaire négative pour le haut grade. La résection endoscopique était suivie d’une cystoscopie de contrôle à 3, 6 et 12 mois. Le critère de jugement principal était le délai avant récidive. Les critères de jugement secondaires étaient la proportion de récidive à 3 mois et à 1 an, la proportion de patients n’ayant pas pu avoir l’instillation et la tolérance à 1 mois utilisant le questionnaire BCI-Fr.


Résultats

Parmi les 35 patients analysables, 20 étaient assignés au bras IPOI et 15 au bras IPOP. La durée de suivi était comparable dans les 2 groupes (12,3±1,6 mois dans le groupe IPOP et 10,2±4,5 mois dans le groupe IPOI). La survie sans récidive n’était pas significativement différente entre les 2 bras. La tolérance (score BCI-Fr) et les effets indésirables étaient comparables. Dans le groupe IPOP, 2 patients n’ont pas eu l’instillation en raison d’une contre-indication (résection étendue).


Conclusion

Notre étude n’a pas montré de différence en termes d’efficacité et de tolérance entre l’IPOI et l’IPOP, mais la faisabilité (logistique, contre-indications) semblait meilleure en cas d’IPOI. Cette étude préliminaire est en faveur de la poursuite de l’évaluation de ce protocole dans le cadre d’une phase III.


Niveau de preuve

3.


Objective

A single immediate instillation of mitomycin C is recommended after a complete transurethral resection of the bladder (TURB) in low- and intermediate-risk patients with NMIBC. Actually, post-TURB instillation is seldom used due to logistical difficulties and surgical contraindications. Our aim was to compare patients with single pre-TURB intra-vesical instillation and patients with a single, immediate post-TURB intra-vesical instillation of mitomycin C.


Methods

We performed a multicenter randomized trial between February 17, 2014 and November 24, 2016 (registration number 2012-004341-32). Sixty patients with two or less, primary or recurrent papillary bladder tumors and a negative urinary cytology were planned. Cystoscopy was performed at 3, 6 and 12 months after TURB. Our primary endpoint was disease-free interval. Secondary endpoints were recurrence rate at 3 and 12 months, rate of patients in whom instillation could not be performed and tolerance 1 month after TURB using BCI-Fr score.


Results

Among 35 eligible participants, 20 were randomly assigned in the pre-TURB instillation group and 15 in the post-TURB instillation group. Follow-up was comparable: 12,3±1,6 months in the SI group and 10,2±4,5 months in the pre-TURB instillation group. In the post-TURB instillation group, 2 patients didn’t have any instillation. We did not identify significant differences in disease-free interval. Tolerance at 1 month after TURB was similar in both groups.


Conclusion

Tolerance and efficacy were not significantly different. As expected, logisitics were easier for the health providers in the pre-TURB group where all patients had their instillation conversely to the post-TURB group. These results suggest that the advantages of a single immediate pre-TURB instillation warrant further evaluation of this strategy in a phase III randomized trial.

La micro néphrolithotomie percutanée (Microperc) pour calculs rénaux, résultats et courbe d’apprentissage
Micro-percutaneous nephrolithotomy (Microperc) for renal stones, outcomes and learning curve
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 2, 31, 91-98




 

Réinsertion psycho-sociale et économique des femmes opérées pour fistules obstétricales et non obstétricales au Congo
Psycho-social and economic reintegration of women operated for urogenital fistula
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 2, 31, 112-118


Objectif

Étudier l’insertion psycho-sociale et économique des femmes avant la survenue d’une fistule, avant et après la cure chirurgicale de la fistule.


Matériels et méthodes

Il s’est agi d’une étude observationnelle descriptive réalisée à Brazzaville et Ewo, (République du Congo) du 1er avril au 31 octobre 2018. Elle concernait les patientes opérées pour fistule génitale entre 2008 et 2017. Les variables d’intérêt étaient les caractéristiques sociodémographiques, reproductives et cliniques. L’analyse a été faite à l’aide du logiciel SPSS 20.


Résultats

Les 34 patientes interrogées étaient âgées de 29 à 65 ans avec une médiane de 43(39 ; 50) ans. Le contexte de survenue de la fistule était obstétrical chez 24 femmes (70 %). L’exercice d’une activité génératrice de revenue avant la survenue, avant et après la cure chirurgicale de la fistule était de 76 % ; 32 % et 64 % (p =0,007).

Sur le plan psychique, chez ces femmes, l’estime de soi est passé de 26 % à 82 % (p =0,0003) et la prévalence d’idées suicidaires est passée de 29 % avant cure de fistule à 0 % après (p =0,0009). La tendance à s’isoler est passée de 44 % avant cure de fistule à 3 % après (p =0,00008). On note également que, 54 % de femmes n’avaient plus de désir de maternité et un non-désir de reprise des rapports sexuels était rapporté dans 17 % de cas. Seulement 26 % des femmes ont bénéficié de l’accompagnement d’un psychologue.


Conclusion

Dans cette série, nous avons observé une reprise des activités génératrices de revenu chez les femmes opérées d’une cure de fistule urogénitale et une récupération psychologique avec augmentation de l’estime de soi et diminution des idées suicidaires.


Niveau de preuve

4.


Objective

To study the psycho-social and economic reintegration of women operated for genital fistula in Congo.


Material and methods

This was a descriptive observational study conducted in Brazzaville and Ewo, Republic of Congo, from April 1 to October 31, 2018. It included patients operated for genital fistula between 2008 and 2017. Variables of interest were socio-demographic, reproductive and clinical characteristics. The analysis was performed using the SPSS 20 software.


Results

The overall, 34 patients were studied, with age ranging from 29 to 65 years old with a median of 43 (39, 50) year. The context of fistula occurrence was obstetrical in 24 women (70%). The Practice of an income-generating activity before, during and after fistula was 76%; 32% and 64% (P =0.0007). Concerning the psychological status, in these women, self-esteem went from 26% to 73% (P =0.0003) and the prevalence of suicidal thoughts went from 29% before fistula treatment to 0% after (P =0.0009). The tendency to isolate themselves went from 44% before fistula cure to 3% after (P =0.00008). With regards to reproductive life, 54% of women had no desire for maternity and 17% did not have a desire of sexual intercourse. Only 26% of women benefited from the psychologist. Support.


Conclusion

In this series, we observed a resumption of income-generating activities in women operated for a treatment of urogenital fistula and a psychological recovery with an increase in self-esteem and a decrease in suicidal thoughts.


Level of evidence

4.

Résultats de la surveillance active des angiomyolipomes sporadiques du rein de plus de 4 cm : un plaidoyer en faveur de la surveillance active
Results of active surveillance for sporadic renal angiomyolipomas greater than 4 cm: A pledge for active surveillance
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 2, 31, 99-104


Introduction

La surveillance active (SA) des angiomyolipomes (AML) du rein est sous-utilisée à cause d’un dogme ancien faisant craindre un saignement menaçant lorsque la taille tumorale dépasse 4cm. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats de la SA chez les patients pris en charge pour des AML sporadiques dont la taille était supérieure à 4cm.


Méthodes

Les résultats de la SA de 35 patients pris en charge pour des AML sporadiques du rein de plus de 4cm étaient analysés rétrospectivement. Durant la SA, la croissance tumorale, la survenue de nouveaux symptômes et/ou complications, l’arrêt du protocole de surveillance, le motif de sortie et le traitement offert à la sortie étaient recueillis.


Résultats

Avec un suivi moyen de 36 mois, 16 (46 %) patients étaient sortis de la SA (suivi moyen 55±66, médiane : 36 mois). Les patients qui avaient arrêté la SA étaient plus symptomatiques au diagnostic, mais avaient un âge, une taille tumorale moyenne et un sex-ratio similaire à ceux qui sont toujours pris en charge en SA. Le taux de survie sans traitement actif était de 66 % à 5 ans. L’hémorragie rétropéritonéale était rapportée chez 3 (8,5 % de l’ensemble et 19 % des patients qui avaient arrêté la SA) patients. Aucune de ces hémorragies n’avait nécessité une transfusion ou une surveillance en unité de soins intensifs. Les autres motifs étaient la douleur (37 %), la préférence patient (19 %), la modification de l’aspect radiologique de la tumeur (19 %) et l’hématurie (6 %).


Conclusion

Cette étude a montré que la SA des AML était faisable même chez les patients avec des tumeurs de plus de 4cm. Plus de 50 % des patients étaient encore sous SA à 5 ans. L’arrêt de la SA n’était pas lié à des complications hémorragiques dans la plupart des cas.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Active surveillance (AS) of sporadic renal angiomyolipomas (AML) is under-utilised because of an old dogma fearing a life-threatening retroperitoneal hemorrhage when tumour size exceeds 4cm. The objective of this study was to report the outcome of AS in patients with sporadic AML greater than 4cm.


Methods

The results of AS in 35 patients managed for sporadic renal AML greater than 4cm were analysed. During AS, tumour growth, occurrence of new symptoms and/or complications, discontinuation of AS protocol, reason for discontinuation as well as subsequent treatment options were reported.


Results

Within a median follow-up of 36 months, 16 (46 %) patients discontinued AS at the end of the study period (mean follow-up 55±66, median 36 months). Patients who discontinued AS were more symptomatic at diagnosis but had similar age, mean tumour size and sex ratio. Active treatment-free survival was 66 % at 5 years. Retroperitoneal hemorrhage was reported in 3 (8.5 %) patients. None of these bleedings required transfusion or monitoring in an intensive care unit. Other reasons for discontinuation were pain (37 %), patient preference (19), changes in the radiological appearance of the tumour (19 %), and hematuria (6 %).


Conclusion

This study showed that AS in AML bearing patients was feasible even in the setting of tumours larger than 4cm. More than 50% of the patients were still on AS at 5 years. Discontinuation of AS was not related to bleeding complications in most cases.


Level of proof

3.

Statut de l’ADN spermatique chez les patients infertiles atteints de varicocèle clinique
Sperm DNA status in infertile patients with clinical varicocele
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 2, 31, 105-111




 

TFPI-2 inhibe l’invasion et les métastases des cellules cancéreuses de la vessie
TFPI-2 inhibits the invasion and metastasis of bladder cancer cells
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 2, 31, 71-77




 

Tensions approvisionnement BCG - Février 2021
2021

Chères et chers confrères, 

L'approvisionnement en BCG de la France métropolitaine ne repose plus, depuis novembre 2020, que sur la production de l'usine affiliée à MEDAC et basée aux Pays-Bas. Afin, à terme, de sécuriser et accroitre sa production de BCG, cette usine entre dans une phase de travaux et cela va impacter l'approvisionnement de tous les pays utilisant le MEDAC.

Recommandations CIAFU : Recommandations de bonne pratique : Prévention, diagnostic et traitement des infections sur matériel endo-urétéral de l’adulte
2021
- Recommandations
Résumé Introduction :

Il n’existe pas de recommandations nationales récentes sur la prise en charge des infections urinaires sur matériel endo-urétéral, situation à risque de disparités de pratiques et de perte de chance pour les patients. Ce document, volontairement synthétique, a pour but de diffuser dans la communauté urologique les points essentiels des recommandations sur la prise en charge des infections sur matériel endo-urétéral.

Le Bionettoyage au bloc opératoire d’urologie
2021
- Recommandations

Le bloc opératoire est probablement l’un des secteurs où le risque de contamination de l’environnement (surfaces et dispositifs médicaux) est le mieux contrôlé. En effet :

Recommandations du Comité de transplantation et d’insuffisance rénale chronique (CTAFU) : revue narrative ou revue systématique ? Éditorial
Editorial: The French Guidelines from CTAFU, narrative or systematic review?
2021
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2021, 1, 31, 1-3
       

Recommandations françaises du Comité de transplantation de l’association française d’urologie (CTAFU) : agents antiplaquettaires et anticoagulants oraux directs en transplantation rénale
Use of antiplatelet therapy and direct oral anticoagulants in candidates for renal transplantation: The French guidelines from the CTAFU
2021
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2021, 1, 31, 39-44

Objectif

Le but du Comité de transplantation de l’association française d’urologie est de proposer des recommandations pour l’usage des agents antiplaquettaires (AAP) et des anticoagulants d’action directe (AOD) chez les candidats à une transplantation rénale.

Méthode

Une revue de la littérature avec approche systématique a été conduite par le CTAFU concernant les expériences rapportées de l’usage des AAP et AOD en périopératoire et chez le patient atteint de maladie rénale chronique sévère et terminale, en évaluant les références avec leur niveau de preuve.

Résultats

Alors qu’un traitement par aspirine peut être maintenu, les anti-P2Y12  et les AOD doivent être interrompus avant transplantation rénale. L’emploi des AOD n’est à ce jour pas recommandé chez les patients dialysés. Les anti-P2Y12  et les AOD ne doivent pas être utilisés chez les candidats à une transplantation rénale en dehors des situations de donneur vivant pour lesquelles le traitement peut être interrompu dans des conditions définies. Le niveau de preuve de ces recommandations est faible. Des données futures sur la réversion des AOD et leur monitoring biologique pourraient permettre de mieux encadrer l’usage de ces traitements.

Conclusion

Ces recommandations françaises doivent contribuer à améliorer la prise en charge chirurgicale des patients candidats à une transplantation relevant d’une indication de traitement antiplaquettaire ou anticoagulant.

Objective

To define guidelines for the use of antiplatelet therapy (AT) and direct oral anticoagulants (DOAC) in candidates for kidney allotransplantation.

Method

A review of the medical literature following a systematic approach was conducted by the CTAFU to report the use of AT and DOAC before major surgery and in the setting of advanced chronic kidney disease, defining their managment prior to kidney transplantation with the corresponding level of evidence.

Results

DOAC are not recommended in patients under dialysis. Aspirin therapy, but not anti-P2Y12 and DOAC, may be maintained during renal transplantation. Anti-P2Y12 and DOAC should not be use in patients awaiting a kidney transplant, except when a living donor is scheduled, therefore authorizing treatment interruption in optimal conditions. Further data regarding DOAC reversion and monitoring may improve their use in this setting. Global level of evidence is weak.

Conclusion

These French recommendations should contribute to improve surgical management of kidney transplant candidates exposed to AT or DOA.