Manœuvre de Bonney et ses dérivés : histoire, technique, signification et valeur pronostique

29 décembre 2020

Auteurs : E. Quiboeuf, X. Fritel
Référence : Prog Urol, 2020, 16, 30, 1014-1021
Introduction

Historiquement, une manœuvre de Bonney positive indique la nécessité d’une prise en charge chirurgicale de l’incontinence urinaire d’effort. Cette manœuvre est régulièrement utilisée dans la pratique quotidienne française sans preuve formelle de sa valeur prédictive.

Matériel

Une recherche Medline a été effectuée avec les termes « Bonney test » et « urinary incontinence  » permettant d’inclure 10 articles pertinents dans cette revue.

Résultats

Huit travaux étudient le mécanisme de la manœuvre ou de ses dérivés, et évoquent une action continente par pression directe sur l’urètre ou par réduction de la mobilité urétrale. Deux études s’intéressent à la réussite d’une prise en charge chirurgicale par bandelette sous-urétrale et rapportent une valeur prédictive positive de la manœuvre de Bonney comprise entre 96,2 et 100 %.

Conclusion

D’autres études sont nécessaires pour objectiver l’utilité de cette manœuvre.




 




Introduction


Les recommandations françaises pour l'évaluation clinique d'une incontinence urinaire féminine non neurologique préconisent un interrogatoire précis et un examen clinique minutieux. Cet examen clinique doit comprendre, en cas de mise en évidence de fuites urinaires à la toux, des manÅ“uvres de soutènement, telles que la manÅ“uvre de Bonney [1]. Ces manÅ“uvres sont censées simuler l'efficacité de la mise en place d'une colposuspension ou d'une bandelette sous-urétrale, technique de référence du traitement de l'incontinence urinaire d'effort. Elles sont actuellement régulièrement enseignées et systématiquement utilisées dans la pratique quotidienne française. Elles sont également citées dans le protocole de la plupart des études françaises [2, 3, 4] bien qu'aucune étude scientifiquement solide n'ait validé cette approche. Elles n'apparaissent plus dans les protocoles étrangers depuis les années 2000. Les recommandations internationales de 2015 déconseillent d'ailleurs leur utilisation par manque de preuve [5]. À l'heure de l'Evidence Based Medecine, nos pratiques peuvent être questionnées.


Matériel et méthodes


Une recherche sur Medline a été effectuée utilisant les mots clés : « Bonney test » et « urinary incontinence », permettant de répertorier 20 articles publiés entre 1978 et 2017 (Figure 1). Sept articles, écrits entre 1978 et 2003, sont en allemand, slovaque, polonais ou espagnol. Quatre articles sont en français, écrits entre 2007 et 2017. Les articles ne traitant pas de la manÅ“uvre de Bonney dans l'incontinence urinaire ont été exclus. D'autres publications ont été obtenues à partir des références des articles précédents, en particulier des écrits datant de la première partie du XXe siècle. Un total de 10 publications a été considéré [24, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 19, 23].


Figure 1
Figure 1. 

Diagramme de flux. Recherche sur Medline effectuée en avril 2019 utilisant les mots clés « Bonney test » et « urinary incontinence ».





Résultats


Description des différentes techniques


Le prérequis indispensable à l'ensemble de ces tests est d'avoir un test à la toux positif [6] (Tableau 1).


La manÅ“uvre de Bonney (Figure 2), effectuée patiente installée en position gynécologique vessie pleine ou semi-pleine, consiste à soutenir le col vésical en plaçant l'index et le majeur sur la paroi vaginale antérieure, un doigt de chaque côté du vagin, puis en remontant le mur vaginal sans pression sur l'urètre [7]. Le test est positif en l'absence de fuite lors d'un nouvel ordre de toux.


Figure 2
Figure 2. 

ManÅ“uvre de Bonney. A. Photo, vue antéro-supérieure. B. Schéma, vue latérale, soutènement à hauteur du col vésical. C. Schéma, vue supérieure, soutènement bidigitale latéro-urétrale.




Différentes autres manÅ“uvres, dérivées de la manÅ“uvre de Bonney, ont ensuite été proposées :


La manÅ“uvre de Marshall-Marchetti [8] consiste, après une anesthésie locale vaginale, à placer 2 pinces d'Allis de chaque côté de la paroi vaginale antérieure, à hauteur de la jonction vésico-urétrale puis de réaliser une élévation modérée de la jonction sans occlusion de celle-ci (Figure 3).


Figure 3
Figure 3. 

ManÅ“uvre de Marshall-Marchietti. A. Photo, vue antéro-supérieure. B. Schéma, vue latérale, soutènement à la jonction cervico-urétrale. C. Schéma, vue supérieure.




Le Pinch test [9], décrit par Papa Petros et Ulstem en 1990, utilise une pince à préhension qui va saisir un pli du vagin paraurétral d'un seul côté seulement et tendre doucement le hamac sous urétral (Figure 4). Si une fuite est toujours visualisée à la toux, le test doit être à nouveau réalisé en plaçant la pince à préhension 1cm plus profond.


Figure 4
Figure 4. 

Pinch test. A Photo, vue antéro-supérieure. B. Schéma, vue latérale, soutènement sur la paroi vaginale antérieure. C. Schéma, vue supérieure, soutènement unilatéral.




La manÅ“uvre de Miyazaki-Bonney [10] nécessite l'utilisation de cotons-tiges, son ajustement utilisant également la réalisation d'un Qtip test. Deux cotons-tiges croisés sont placées latéralement de chaque côté du col vésical, une pression est alors exercée sur la jonction vésico-urétrale afin d'imposer aux tiges intravaginales une angulation de −30 degrés alors que la tige intra-urétral fait une angulation de 30° pour revenir à l'horizontale (Figure 5). Ce test simulerait la colposuspension de Burch.


Figure 5
Figure 5. 

ManÅ“uvre de Miyazaki. A. Photo, vue antéro-latérale. B. Schéma, vue latérale, soutènement à hauteur du col vésical. C. Schéma, vue supérieure.




La manÅ“uvre de soutènement urétral (MSU) ou manÅ“uvre de Jacquetin [11], ou manÅ“uvre d'Ulstem ou TVT test, nécessite de placer 2 cotons-tiges de part et d'autre de l'urètre à 1cm du méat urétral et d'imprimer une modeste pression (Figure 6). Ce test permettrait de tester, non plus un soutien de la jonction cervico-urétrale, mais plutôt un soutien de l'urètre moyen, et simulerait donc la pose d'une bandelette sous-urétrale.


Figure 6
Figure 6. 

ManÅ“uvre de Jacquetin. A. Photo, vue antéro-supérieure. B. Schéma, vue latérale, soutènement à hauteur de l'urètre moyen. C. Schéma, vue supérieure, soutènement bilatéral latéro-urétral.




Mécanisme


Six articles se sont intéressés au mécanisme permettant de justifier l'utilisation de ces manÅ“uvres. Les plus anciens [8, 9, 12, 13, 14] évoquent une compression directe de l'urètre engendrant son occlusion. Le plus récent [10] rapporte la notion de réduction de l'hypermobilité urétrale.


Valeur pronostique des manœuvres


Deux études [24, 23] s'intéressent à la valeur prédictive de la manÅ“uvre de Bonney qui est comprise entre 96,2 % et 100 %.


Discussion


Descriptions des techniques


La plupart de ces descriptions montrent un manque flagrant de reproductibilité, notamment sur le caractère « plein » de la vessie sans précision, mais surtout avec une élévation « modérée » du mur antérieur du vagin ou de la jonction vésico-urétrale. La manÅ“uvre de Miyaziki-Bonney a le mérite d'apporter une précision permettant d'envisager une certaine reproductibilité puisque la pression exercée avec les cotons-tiges intravaginaux doit être suffisante pour faire effectuer une angulation de 30 degrés au coton-tige intraurétral. Cependant, aucune de ces techniques n'a fait l'objet d'étude de reproductibilité.


Historique et mécanisme


La manÅ“uvre de Bonney a été décrite en 1922 par le chirurgien anglais Victor Bonney pour évaluer l'incontinence urinaire d'effort en indiquant, par sa positivité, la nécessité d'une réparation vaginale chirurgicale [12]. Ce n'est que plusieurs décennies plus tard que cette manÅ“uvre a commencé à être remise en cause. En 1983, Bhatia et Bergman avancent que la manÅ“uvre de Bonney et la pression directe de l'urètre montrent les mêmes résultats urodynamiques : ils augmentent la pression de clôture. Selon ces auteurs, le mécanisme de la manÅ“uvre permettant la disparition des fuites ne serait autre qu'une occlusion directe de l'urètre, invalidant le test [13]. En 1987, Migliorini et al. [12] montrent que la manÅ“uvre de Bonney, effectuée sur des patientes présentant une insuffisance sphinctérienne urodynamiquement objectivées, restaure une pression de clôture normale (passant de 38cm H2 O à 117cm H2 0). Migliorini et al constatent également qu'une pression directe sur l'urètre restaure également une pression de clôture normale par obstruction de l'urètre. Leur hypothèse est alors qu'une manÅ“uvre de Bonney positive limite les fuites urinaires par obstruction directe de l'urètre, décrédibilisant donc la manÅ“uvre. De la même manière, Bergman et Bhatia [14] étudient en 1987 la manÅ“uvre de Marshall-Marchetti, introduite à la fin des années 1940, et concluent que cette manÅ“uvre restaure la continence par une occlusion de l'urètre et du col vésical se basant sur l'élévation similaire des mesures de pression de clôture et des longueurs fonctionnelles de l'urètre au cours de profilométrie. Les bandelettes TOT ou TVT, traitement de référence actuel, soutiennent l'urètre moyen et non pas le col vésical, comme l'a décrit Bonney. Elles n'augmentent pas la pression de clôture au repos en post-opératoire [15]. Cependant, au décours d'un effort de toux, comme c'est le cas lors d'une manÅ“uvre de Bonney, Kirby et al constatent que la pression de clôture augmente significativement de 36,9cm d'eau à 100,7cm d'eau [16]. Bergman et Bhatia renforcent leurs constatations urodynamiques par des arguments cliniques tels que la grande variabilité inter-opérateurs des manÅ“uvres, poussant l'opérateur qui ne souhaite pas être mouillé à exercer une pression plus importante ! En 1997, Miyazaki réévalue la manÅ“uvre de Bonney [10] à l'aide de 3 critères : l'aspect visuel du col vésical et de l'urètre proximal au cours d'une cystoscopie, la résistance au retrait d'un coton-tige intra-urétral et la pression de clôture intraurétrale. Il compare ces 3 critères en cas de manÅ“uvre de Bonney, de compression urétrale directe et de manÅ“uvre de Miyazaki-Bonney. Il constate par cystoscopie une fermeture concentrique du col vésical en cas de ManÅ“uvre de Bonney ou Bonney modifié alors qu'elle est aplatie dans un sens antéro-postérieur en cas de compression directe de l'urètre. Le retrait du coton-tige intra-urétral est impossible en cas de compression directe alors la manÅ“uvre de Bonney augmente seulement la résistance à son retrait. Cependant, ce dernier test, décrit comme « simple » par l'auteur, apparaît tout aussi critiquable et subjectif que la manÅ“uvre de Bonney elle-même. Miyazaki constate que l'élévation de pression urétrale est bien moindre en cas de manÅ“uvre de Bonney qu'en cas de compression urétrale directe, atteignant plus de 250cm d'eau pour cette dernière, quand la manÅ“uvre de Bonney fait augmenter la pression de 52cm d'eau. La manÅ“uvre de Miyazaki-Bonney ne modifie pas ou peu la pression de clôture. La traction sur les fils d'une colposuspension de Burch augmente la pression de 30cm d'eau.


L'étude de Miyazaki n'a pas suffi à convaincre la communauté médicale internationale puisque les études étrangères ne font plus appel à cette méthode à partir des années 2000 et les dernières recommandations de l'AJU excluent leur pratique [5]. Cette étude réfute pourtant le mécanisme de compression directe de la manÅ“uvre et avance celui de réduction de l'hypermobilité urétrale. En effet, la manÅ“uvre de Miyazaki-Bonney doit effectuer un abaissement du coton-tige intraurétral de 30 degrés permettant un retour à 0 degré.


Cette manÅ“uvre de Bonney modifiée introduit la notion de mobilité urétrale. Les facteurs pronostiques d'inefficacité d'une bandelette sous-urétrale rapportés par Muller et al. [17] sont l'incontinence urinaire mixte, l'inexpérience de l'opérateur, l'absence de mobilité de l'urètre. Fritel et al. [18] retrouvent un taux de réussite chirurgicale de 97 % en cas de mobilité urétrale préopératoire supérieure à 60 degrés, de 86 % en cas de mobilité de 30 à 60 degrés et de 70 % si la mobilité est inférieure à 30 degrés. L'évaluation de la mobilité urétrale apparaît donc être un facteur déterminant pour poser l'indication d'une bandelette sous-urétrale [19]. La mobilité urétrale est évaluée par le Q-tip test [20], cependant il s'agit d'un test qui présente une valeur prédictive positive de 67 % et une valeur prédictive négative de 37 % en comparaison à des mesures de référence échographiques de mobilité [21]. Ce test est non seulement inconfortable pour les patientes donc non utilisé dans la pratique quotidienne mais également non recommandé [1]. L'hypermobilité urétrale est une notion difficile à évaluer [22]. Cliniquement, la manÅ“uvre de Bonney semble visuellement réduire la mobilité de l'urètre mais aucune étude publiée ne s'est intéressée au lien entre positivité de la manÅ“uvre de Bonney et réduction de la mobilité urétrale. Le mécanisme de la manÅ“uvre de Bonney, permettant de prédire le résultat d'une bandelette sous-urétrale, pourrait être non pas une compression de l'urètre mais plutôt une diminution de la mobilité urétrale.


Toutes les études précédentes ont tenté de déterminer le mécanisme de la manÅ“uvre permettant de prédire la réussite chirurgicale. Cependant, aucune d'entre elles n'a étudié le lien entre positivité de la manÅ“uvre et réussite chirurgicale.


Valeur pronostique des manœuvres


Sevestre et al. [23] en 2003 s'intéressent à la prédictibilité des manÅ“uvres de soutènement. L'étude porte sur 76 femmes de plus de 70 ans qui ont bénéficié d'une pose de bandelette sous-urétrale de type TVT. En préopératoire, la manÅ“uvre de Bonney et le TVT test ont été effectuée. Les résultats rapportent une valeur prédictive positive de la manÅ“uvre de Bonney de 100 % et une valeur prédictive négative du TVT test de 100 %. Les auteurs suggèrent donc de cumuler les 2 manÅ“uvres lors d'un examen clinique en pratiquant une manÅ“uvre de Bonney, puis si elle est négative, en réalisant un TVT test. Il s'agit de la seule étude publiée validant notre pratique quotidienne. Calestroupat et al. [24], dont l'étude n'a malheureusement fait l'objet que d'une communication orale, étudient 244 femmes présentant une incontinence urinaire d'effort, examinées puis bénéficiant d'une pose de bandelette sous-urétrale de type TVT. La valeur prédictive positive de la manÅ“uvre de Bonney est, dans cette série, de 96,2 %. Les auteurs rapportent une grande valeur pronostic de ce test puisqu'un test positif confère 8,6 fois plus de chances de devenir continente après la pose de la bandelette que si la manÅ“uvre de Bonney est négative. Calestroupat et al confirment qu'en cas de manÅ“uvre de Bonney négative, il est judicieux de compléter son examen clinique par un TVT test puisque 78,3 % des patientes dont la manÅ“uvre de Bonney est négative mais le TVT test est positif sont devenus continents après la pose de la bandelette sous-urétrale de type TVT. Les résultats de ces 2 études sont résumés dans le Tableau 2.


Conclusion


Les manÅ“uvres de soutènement (manÅ“uvre de Bonney notamment) font partie de notre pratique quotidienne française alors qu'il existe clairement un manque quant à leur validité scientifique. Une étude menée sur de plus grands effectifs permettrait de confirmer les résultats de Sevestre et al et permettrait, à l'heure de l'Evidence Based Medecine, d'appuyer nos pratiques. Le mécanisme en cause dans les manÅ“uvres permettant de prédire la réussite d'une bandelette sous-urétrale n'est pas clair mais semble lié à la mobilité de la jonction cervico-urétrale. Il pourrait être intéressant de réaliser une étude liant la mobilité urétrale mesurée par échographie et manÅ“uvre sous-urétrale afin d'apporter des arguments à cette hypothèse.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 - Tableau comparatif des différentes manÅ“uvres de soutènement.
  Localisation du soutènement  Type de soutènement  Reproductibilité  Utilisation courante 
ManÅ“uvre de Bonney  Jonction cervico-urétrale  Manuel  Oui 
ManÅ“uvre de Marshall-Marchietti  Jonction cervico-urétrale  Instrumental (pinces d'Allis)  Non 
Pinch Test  Urèthre moyen  Instrumental (pince à préhension)  Non 
ManÅ“uvre de Miyazaki-Bonney  Jonction cervico-urétrale  Cotons-tiges  ±  Non 
TVT test  Urèthre moyen  Cotons-tiges  Oui 





Tableau 2 - Résumé des résultats des 2 études relatives à la manÅ“uvre de Bonney et au TVT test.
Étude  Nombre de patientes  Critère de jugement  Type de bandelette sous-urétrale  Remplissage vésical lors du test  Test utilisé  VPP  VPN  Sensibilité  Spécificité  OR 
Sevestre et al.  76  Continence évaluée par questionnaire (B-FLUTS)  Bandelette TVT  250ml

 
ManÅ“uvre de Bonney  100  50  84,4  100  NC 
          TVT test  91  100  100  40  NC 
Calestroupat et al.  244  Continence déclaration d'absence de fuites à l'effort  Bandelette TVT  B3-50/100ml  ManÅ“uvre de Bonney  96,2  78,3  NC  NC  8,6 
          TVT test  NC  NC  NC  NC  NC 




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