Base bibliographique

Comment je réalise une reconstruction après une néphrectomie partielle mini-invasive ?
How I perform renorraphy after a minimally invasive partial nephrectomy
2020
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2020, 3, 30, F87


Après une exérèse tumorale par néphrectomie partielle mini-invasive, la fermeture de la voie excrétrice et l’hémostase sont nécessaires à des suites postopératoires sans complication. Cette mise au point résume les techniques possibles.


After a minimally invasive partial nephrectomy for renal tumour, efficient closure of urinary tract and haemostasis allow achieving favorable postoperative outcome. This review exposes the various techniques for completing the renorraphy.

Comment prescrire un traitement par ondes de choc de basse intensité dans la dysfonction érectile ? (Novelator®)
How to prescribe a low-intensity extracorporeal shockwave therapy in erectile dysfunction? (Novelator®)
2020
- Ordonnance commentée
- Réf : Progrès FMC, 2020, 3, 30, F102


De nombreuses thérapeutiques (pharmacologiques, mécaniques, chirurgicales) sont présentes pour le traitement de la dysfonction érectile. Depuis plus d’une décennie, supportée par une littérature scientifique, un nouveau traitement, des ondes de chocs de basse intensité, émerge dans le paysage sanitaire français. Il peut se discuter comme traitement exclusif ou synergique des IPDE5, étant une modalité non invasive et sans effet secondaire. Sa place dans la stratégie thérapeutique reste à définir.


Many therapies (pharmacological, mechanical, surgical) are available for the treatment of erectile dysfunction. For more than a decade, supported by scientific literature, a new treatment, low-intensity shockwaves, has been emerging in the French health landscape. It can be discussed as an exclusive or synergistic treatment of IPDE5, being a non-invasive modality with no side effects. Its place in the therapeutic strategy remains to be defined.

La prise en charge chirurgicale des calculs bilatéraux : traitement en un ou deux temps ?
The surgical management of bilateral calculi: Same-session or two-staged treatment?
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 3, 30, F81


Objectif

Faire le point sur la prise en charge chirurgicale des calculs rénaux et/ou urétéraux bilatéraux. Rapporter les critères d’analyse intervenant dans le choix entre un traitement simultané en un temps et un traitement différé en deux temps. Discuter, préciser les arguments pour défendre l’une ou l’autre des deux stratégies.


Méthodes

Analyse de la littérature (Pubmed, Medline, langue anglaise et française) portant sur les traitements chirurgicaux des calculs bilatéraux chez l’adulte.


Résultats

Les critères décisionnels reposent sur le nombre et la taille des calculs, la présence ou non d’anomalies sur la voie excrétrice urinaire supérieure, le terrain et les facteurs de comorbidité, l’environnement et l’expérience du chirurgien. Plusieurs séries (rétrospectives) rapportent les résultats et les complications d’un traitement simultané en un temps des calculs bilatéraux. Il existe peu d’études prospectives comparatives. La LEC bilatérale en un temps n’a plus d’indication, l’URS(S) et la NLPC en un temps donnent des bons résultats (SF), en respectant certaines conditions, avec un taux de complications qui reste significatif (fièvre, douleur, hémorragie) sans être significativement supérieur à un traitement différé en deux temps. Les deux techniques (URSS et NLPC) sont parfois combinées (centre expérimenté à deux équipes). Le traitement simultané en un temps apparaît, en termes de résultats et de morbidité, équivalent à un traitement différé en deux temps sous réserve d’une sélection rigoureuse des patients et de l’exécution de l’acte par des équipes expérimentées.


Conclusion

Le traitement différé en deux temps des calculs rénaux et/ou urétéraux bilatéraux reste une approche prudente et sûre, encore d’actualité, à privilégier dans les situations de calculs de gros volumes, d’anatomie difficile de la VEUS, de comorbidité importante et en début d’expérience. Le traitement simultané en un temps apparaît équivalent pour certaines équipes, en termes de résultat et de morbidité, à un traitement différé en deux temps sous réserve d’une sélection des patients (calculs de faible à moyen volume, anatomie simple de la VEUS, sans comorbidité importante) et de sa réalisation dans un centre expérimenté. Au cours d’un traitement simultané en un temps, l’équivalent d’une « check-list » intégrant des critères cliniques et biologiques pourrait être recommandée avant de débuter le traitement de la deuxième unité rénale.


Objective

Review the surgical management of bilateral renal and/or ureteral stones. Report the analysis criteria involved in the choice between a simultaneous or a sequential delayed treatment. Discuss and specify the arguments for defending the first or the second strategies.


Methods

Analysis of the literature (Pubmed, Medline, English and French language) of surgical management of bilateral urinary stones in adults.


Results

The decision criteria are based on the number and size of the stones, the presence or absence of abnormalities of the upper urinary excretory tract, the comorbidity factors, the environment and the surgeon's experience. Several series (retrospective) report the results and complications of simultaneous treatment of bilateral stones during the same procedure. There are few comparative prospective studies. Simultaneous bilateral LEC has no indication. Simultaneous bilateral URS (S) or PCNL give good results (SF) under certain conditions with a significant rate of complications (fever, pain, bleeding) but not significantly superior to sequential delayed treatment. Both techniques (USSR and PCNL) are sometimes combined (experienced center with two teams). The outcome and the morbidity of the simultaneous treatments appears equivalent to the delayed treatment in two stages when performed by experienced surgeons on selected patients.


Conclusion

The sequential delayed treatment of bilateral renal and/or ureteral stones remains a safe approach, which has to be favored in case of large volume stones, difficult anatomy of the upper urinary tract, significant comorbidity and at the beginning of a learning curve. In experienced centers on high selected patients (low to medium volume stones, simple anatomy, without significant comorbidity), the outcome and morbidity of the simultaneous treatment appears equivalent to a sequential delayed procedure. In this case, a checklist incorporating clinical and laboratory criteria may be recommended before starting treatment of the second renal unit.

Le priapisme artériel
High-flow priapism
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 3, 30, F77


Le priapisme artériel est une pathologie rare mais classique dont l’étiologie principale est le traumatisme périnéal suite à une chute à califourchon. Ce traumatisme est responsable d’une lésion vasculaire d’une artère caverneuse ou d’une de ses branches conduisant à une fistule artériocaverneuse et une dérégulation du flux artériel des corps caverneux. L’érection est le plus souvent incomplète et non douloureuse. La prise en charge n’est pas urgente mais doit être planifiée afin de ne pas compromettre la fonction érectile future. Dans un premier temps, le traitement est conservateur par compression échoguidée du faux-anévrysme et glaçage du périnée. En cas d’échec, un traitement par radiologie interventionnelle par une équipe spécialisée doit être proposé.


High-flow priapism is a rare but classic pathology whose main etiology is perineal trauma. This trauma is responsible for a vascular lesion of a cavernous artery or one of its branches, leading to an arteriocavernous fistula and arterial blood flow dysregulation in the corpora cavernosa. The erection is often incomplete and nonpainful. Its management is not a medical emergency but must be planned so as not to compromise future erectile function. It is based initially on a conservative treatment that consist on ultrasound-guided compression of the lesion and frosting of the perineum. In the event of treatment failure, interventional radiology by a specialized team should be proposed.

Pathologies urologiques liées à une consommation de cannabis
Urological diseases related to cannabis use
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 3, 30, F73


Introduction

Bien qu’illégale, la consommation de cannabis est assez fréquente en France et son rôle dans les pathologies urologiques est peu connu. L’objectif était de rapporter une revue des effets du cannabis dans les pathologies urologiques.


Méthodes

Une revue de la littérature a été réalisée sur la base de données PubMed en mars 2020 en utilisant les mots clés « marijuana  », « urologic neoplasms  », « male infertility  » et « lower urinary tract symptom  ».


Résultats

Le cannabis aurait un effet myorelaxant sur le détrusor et pourrait soulager les symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) de la phase de remplissage. Cette propriété a conduit à son évaluation dans le traitement de l’hyperactivité vésicale chez les patients atteints de sclérose en plaque avec des résultats encourageants. Il semblerait qu’une consommation excessive et prolongée de cannabis serait associée à un risque accru de tumeurs germinales testiculaires notamment non séminomateuses. Le rôle propre du cannabis sur le cancer de vessie est controversé mais les produits liés à sa combustion sont des carcinogènes urothéliaux comme pour le tabac. Les données cliniques sont faibles concernant les autres cancers urologiques et à ce jour, aucune association ne peut être établie. Enfin, le cannabis perturberait la fonction reproductive des hommes avec une altération des paramètres spermatiques.


Conclusion

Une consommation régulière de cannabis serait corrélée à de nombreuses pathologies urologiques oncologiques et fonctionnelles. Il convient d’interroger nos patients sur leur usage actuel et passé de cannabis afin de les informer sur les pathologies urologiques auxquelles ils s’exposent.


Objectives

The illegal consumption of marijuana is not exceptional in France and its role in urological diseases is few known. The aim was to report a review of marijuana effects in urological diseases.


Methods

A review of the literature was performed with the PubMed database in March 2020 using the keywords “marijuana”, “urological neoplasms”, “male infertility” and “lower urinary tract symptom”.


Results

Marijuana could have a muscle relaxant effect on the detrusor and may improves lower urinary tract symptoms (LUTS). This property led to its evaluation in overactive bladder treatment in patients with multiple sclerosis with encouraging results. It seems that excessive and prolonged use of marijuana is associated with an increased risk of testicular cancer, particularly in non-seminomatous germ cell tumors. The cannabis proper role in bladder cancer is controversial, but the products linked to its combustion are urothelial carcinogens like tobacco. Clinical data are few for other urological cancers and to date no association can be established. Finally, marijuana would disrupt male reproductive function by sperm parameters alteration.


Conclusion

Regular consumption of marijuana is correlated with many oncological and functional urological diseases. Our patients should be asked about their current and past use of marijuana in order to inform them of which urological pathologies they are exposed to.

Place des aminosides en urologie
The use of aminoglycosides in urology
2020
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2020, 3, 30, F92


Les aminosides sont une classe d’antibiotiques que tout urologue doit savoir utiliser dans sa pratique courante. Ils sont à réserver essentiellement aux cas d’infections urinaires sévères, d’obstruction de la voie excrétrice supérieure et aux situations d’allergies notamment aux β-lactamines. Il est actuellement recommandé de privilégier les traitements de courte durée et à posologie élevée. L’objectif est de maintenir leur efficacité liée à leurs caractéristiques pharmacologiques et au faible taux de résistance bactérienne tout en se prémunissant de toxicités potentiellement graves pour le patient.


Aminoglycosides are a class of antibiotics that every urologist should know how to use in everyday practice. They are essentially reserved for severe urinary tract infections, upper tract obstruction and in cases of beta-lactam allergy. It is recommended to use higher dosages and shorter treatment duration. The objective is to maintain their effectiveness, which is linked to their pharmacologic characteristics and low rate of bacterial resistance while minimizing potential toxicity for the patient.

Pourquoi et comment l’urologue met en place des fiduciaires prostatiques ?
Why and how does the urologist set up prostatic fiducials?
2020
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2020, 3, 30, F97


La radiothérapie guidée par image est un concept essentiel dans l’arsenal thérapeutique des techniques de radiothérapie. La radiothérapie conformationnelle de la prostate utilise classiquement des repères cutanés ou osseux pour réaliser de manière relativement homogène les séances quotidiennes délivrant la dose totale prescrite (de 70 à 74Gy). Elle n’est pas fiable pour traiter des volumes d’irradiation ayant des marges réduites, pour réaliser une escalade de dose (dose totale de 78 à 80Gy) ou la radiothérapie stéréotaxique hypofractionnée. Les marqueurs fiduciaires (MFs) de la prostate sont utilisés depuis les années 1990. Ils permettent de repérer la prostate en temps réel et de repositionner le champ d’irradiation au début et pendant chaque séance. La meilleure visualisation de la prostate et le recalage effectué conduit à une plus grande précision d’irradiation, une augmentation de la dose délivrée sans augmenter la toxicité des tissus voisins (organes à risque [OAR]). Néanmoins, ils ont des risques tels que ceux liés à l’implantation, à la création de d’artefacts potentiels et la possibilité de migrations.


Image-guided radiation therapy (IGRT) is an essential concept among the therapeutic arsenal of radiotherapy techniques. External beam radiotherapy of the prostate typically uses cutaneous or bone markers to achieve homogeneous daily sessions delivering the total prescribed dose (70 to 74Gy). It is not reliable for treating irradiation volumes with reduced margins, to achieve a dose escalation (total dose of 78 to 80Gy) or hypo-fractionated stereotactic radiotherapy. Fiduciels markers (MFs) for prostate IGRT have been used since the 1990s to detect the prostate in real time and reposition the radiation field at the beginning and during each session. The best visualization of the prostate and the registration carried out leads to a higher accuracy of irradiation, an increase in the dose delivered without increasing the toxicity of the neighboring tissues (organs at risk [OAR]). Nevertheless, they have risks such as those related to implantation, the creation of potential artefacts and the possibility of migrations.

À propos d’une exposition vésicale bilatérale très tardive d’un TVT rétropubien
A very late bilateral bladder exposure of retropubic tension-free vaginal tape
2020
- Lettre à la rédaction
- Réf : Prog Urol, 2020, 11, 30, 618-619




 

Alpha-bloquants ou phytothérapie en traitement de première intention des SBAU/HBP en médecine générale : l’étude non interventionnelle PERSAT
Alpha-blockers or phytotherapy as first-line treatment of LUTS/BPH in general medicine: The PERSAT non-interventional study
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 10, 30, 522-531


Objectif

L’objectif de l’étude PERSAT était d’évaluer les traitements de première intention des SBAU/HBP en conditions de vie réelle.


Méthodes

Cette étude observationnelle prospective a été conduite en France par des médecins généralistes (MG) sur des patients avec SBAU/HBP d’intensité modérée à sévère (IPSS ≥12). Les MG décidaient librement de prescrire soit un alpha-bloquant (AB), soit un traitement de phytothérapie (PT). Le critère principal était le pourcentage de patients répondeurs (diminution du score IPSS total ≥3) à 6 mois.


Résultats

Sur les 849 patients inclus, 759 ont été analysés (381 traités par AB et 378 par PT) ; 718 ont été suivis à 6 mois, dont 90 % sans modification de traitement. Leurs caractéristiques à l’inclusion étaient similaires entre les groupes AB et PT (IPSS moyen : 18,6±4,5 et 17,8±4,1, respectivement). Les taux de réponse au traitement à 6 mois étaient 94,2 % [91,2 % ; 96,4 %] dans AB et 92,5 % [89,2 % ; 95,1 %] dans PT. L’IPSS a diminué de 10,0±5,6 points, sans différence entre les groupes. Le taux de patients ennuyés par leurs SBAU (IPSS-QoL ≥4) a diminué de 88,5 % à 6,5 % à 6 mois. L’amélioration des SBAU a été perçue par plus de 94 % des patients (PGI-I) et des médecins (CGI-I), 93 % des patients étaient satisfaits du traitement à 6 mois, indépendamment du traitement initié. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés étaient des troubles de l’éjaculation (3,9 % pour AB et 0,9 % pour PT).


Conclusion

PERSAT confirme en pratique courante l’efficacité des traitements AB et PT, recommandés en première intention dans les SBAU/HBP.


Niveau de preuve

3.


Purpose

The objective of the PERSAT study was to evaluate first-line treatment of BPH-associated LUTS in real-life conditions.


Methods

This prospective observational study was conducted in France by general practitioners (GP) on patients with moderate to severe LUTS (IPSS ≥12). GPs freely decided to prescribe either an alpha-blocker (AB) or phytotherapeutic treatment (PT). The main criterion was the percentage of responding patients (decrease in total IPSS score ≥3) at 6 months.


Results

Of the 849 patients included, 759 were analysed (381 treated with AB and 378 with PT); 718 were followed up at 6 months, 90% of which had no treatment modification. Their inclusion characteristics were similar between the AB and PT groups (mean IPSS: 18.6±4.5 and 17.8±4.1, respectively). Treatment response rates at 6 months were 94.2% [91.2%; 96.4%] in AB and 92.5% [89.2%; 95.1%] in PT. The IPSS decreased by 10.0±5.6 points, with no difference between groups. The proportion of patients bothered by their LUTS (IPSS-QoL ≥4) evolved from 88.5% to 6.5% at 6 months. The improvement of LUTS was perceived by more than 94% of patients (PGI-I) and doctors (CGI-I), 93% of patients were satisfied with the treatment at 6 months, regardless of the treatment initiated. The most reported adverse reactions were ejaculation disorder (3.9% for AB and 0.9% for PT).


Conclusion

PERSAT confirms in current practice the effectiveness of AB and PT treatments, recommended as first-line treatment in LUTS/BPH.


Level of proof

3.

Chirurgie du prolapsus : la fin d’une époque…aux depens d’une partie de nos patientes ?
Pelvic organ prolapse surgery: The end of an era …against the interests of some of our patients?
2020
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2020, 11, 30, 551-553




 

COVID-19 et la susceptibilité du sexe masculin: le rôle de l’ACE2, la TMPRSS2 et le récepteur aux androgènes
COVID-19 and the male susceptibility: the role of ACE2, TMPRSS2 and the androgen receptor
2020
- Communication brève
- Réf : Prog Urol, 2020, 10, 30, 484-487




 

Douleur pelvi-périnéales et prolapsus génital : revue de la littérature
Pelvic and perineal pain after genital prolapse: A literature review
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 11, 30, 571-587


Introduction

Les douleurs pelvi-périnéales postchirurgie du prolapsus génital sont des complications postopératoires graves et fréquentes dont le diagnostic et le traitement peuvent être complexes.


Matériels et méthodes

Nous avons réalisé une revue de la littérature sur la base de données Pubmed en utilisant les mots et MeSH suivants : genital prolapse, pain, dyspareunia, genital prolapse and pain, genital prolapse and dyspareunia, genital prolapse and surgery, pain and surgery .


Résultats

Parmi les 133 articles trouvés, 74 ont été retenus. Les douleurs pelvi-périnéales chroniques évoluent depuis plus de 3 mois selon l’International Association for the Study of Pain, et peuvent être de type nociceptif, neuropathique ou dysfonctionnel. Leur définition est avant tout clinique. Leur incidence varie de 1 à 50 % et les facteurs de risques suspectés sont un âge jeune, des comorbidités, un antécédent de chirurgie de prolapsus, un stade élevé de prolapsus, des douleurs préopératoires, une voie d’abord chirurgicale invasive, la pose simultanée de plusieurs prothèses, une moindre expérience de l’opérateur, une durée importante d’intervention et des douleurs postopératoires précoces. La voie vaginale peut favoriser une modification de la compliance ou de la longueur vaginale, des lésions des nerfs pudendaux, sciatiques ou obturateurs ou un syndrome myofascial pelviens ; la voie cœlioscopique est à risque de lésion des nerfs pariétaux ; la chirurgie prothétique implique des complications liées aux modifications de prothèse. La prise en charge thérapeutique est complexe et doit être multimodale et pluridisciplinaire.


Conclusion

Les connaissances sur les douleurs pelvi-périnéales après chirurgie du prolapsus génital sont encore limitées à ce jour.


Introduction

Pelvic and perineal pain after genital prolapse surgery is a serious and frequent post-operative complication which diagnosis and therapeutic management can be complex.


Materials et methods

A literature review was carried out on the Pubmed database using the following words and MeSH : genital prolapse, pain, dyspareunia, genital prolapse and pain, genital prolapse and dyspareunia, genital prolapse and surgery, pain and surgery .


Results

Among the 133 articles found, 74 were selected. Post-operative chronic pelvic pain persisting more than 3 months after surgery according to the International Association for the Study of Pain. It can be nociceptive, neuropathic or dysfunctional. Its diagnosis is mainly clinical. Its incidence is estimated between 1% and 50% and the risk factors are young age, the presence of comorbidities, history of prolapse surgery, severe prolapse, preoperative pain, invasive surgical approach, simultaneous placement of several meshes, less operator experience, increased operative time and early post-operative pain. The vaginal approach can cause a change in compliance and vaginal length as well as injury to the pudendal, sciatic and obturator nerves and in some cases lead to myofascial pelvic pain syndrome, whereas the laparoscopic approach can lead to parietal nerve damage. Therapeutic management is multidisciplinary and complex.


Conclusion

Pelvic pain after genital prolapse surgery is still obscure to this day.

Éditorial
Editorial
2020
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2020, 10, 30, 483




 

Évaluation de la gestion per- et périopératoire d’une prostatectomie totale pour cancer de la prostate par les urologues français en 2018
Radical prostatectomy for prostate cancer, perioperative management by French urologists in 2018
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 10, 30, 541-546


Introduction

La prostatectomie totale (PT) est une intervention courante pratiquée par de nombreux urologues. En 2018, 20 207 prostatectomies ont été réalisées en France, et peu d’études évaluent les habitudes périopératoires des urologues. Dans le cadre de la rédaction des recommandations pour réhabilitation accélérée après chirurgie (RAAC), nous avons souhaité photographier ces habitudes des urologues dans leur gestion hospitalière d’une prostatectomie.


Matériel et méthode

Un questionnaire a été adressé par Survey Monkey en juin et juillet 2018 à l’ensemble des urologues membres de l’Association française d’urologie.


Résultat

Cent soixante-sept urologues (14 %) ont répondu au questionnaire, 62 % exerçaient une activité libérale. Le nombre moyen d’opérateurs par centre réalisant des PT étaient de 4, avec un nombre médian de 70 interventions (0 à 486) par centre en 2018. La voie d’abord était principalement coelioscopique qu’elle soit robot-assistée (34,78 %) ou non (24,22 %), suivie par la voie ouverte (39,13 %). La réalimentation, comme le lever, étaient réalisés en moyenne au 1er jour postopératoire, et la durée d’hospitalisation moyenne était de 4±2 nuits. Le retrait de la sonde vésicale était le plus souvent réalisé au domicile par une infirmière diplômée d’état (49,06 %) au 7e jour postopératoire. Seulement 10,06 % des urologues réalisent systématiquement une cystographie avant le retrait de la sonde.


Conclusion

La gestion périopératoire des prostatectomies en France est relativement homogène, entre urologues. La durée d’hospitalisation reste importante et pourrait être diminuée en proposant un protocole de RAAC comme cela a été obtenu pour la cystectomie.


Niveau de preuve

III.


Introduction

Prostatectomy (PT) is a common procedure performed by many urologists. In 2018, 20,207 prostatectomies were performed in France, and few studies evaluated the perioperative habits of urologists. As part of writing guidelines for enhanced recovery after surgery (ERAS) we wished to evaluate practice of urologists in their hospital management of a prostatectomy.


Materiel and methods

A questionnaire was sent by Survey Monkey in June and July 2018 to all urologists who are members of the French Association of Urology.


Results

One hundred and sixty seven urologists (14%) answered the questionnaire, 62% have private practice. The average number of operators per center performing PT was 4, with a median number of 70 interventions (0 to 486) per center in 2018. Open surgery is still gold standard (39.13%), followed by the robot-assisted transperitoneal laparoscopic (34.78%) and standard laparoscopic (24.22%). Alimentation, like first stand-up, was re-established on the first post-operative day, and the average hospital stay was 4±2 nights. The removal of the bladder catheter was most often performed at home by nurse (49.06%), one week after surgery. Only 10.06% of urologists systematically perform a cystography before removal urinary catheter.


Conclusion

The perioperative management of prostatectomy in France is relatively homogeneous, between urologists. The length of hospital stay remains important and could be reduced by proposing an ERAS protocol as has been obtained for cystectomy.


Level of evidence

III.

Évolution des oncocytomes rénaux surveillés
Evolution of followed renal oncocytomas
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 10, 30, 514-521


Introduction

Les oncocytomes sont des tumeurs primitives du rein, considérées comme bénignes mais leur potentiel évolutif n’est pas complètement établi. La progression locale est globalement admise mais peu de données expliquent la croissance plus ou moins rapide d’un oncocytome. L’objectif de notre étude était l’analyse de l’évolution des adénomes oncocytaires du rein surveillés après confirmation histologique et la recherche de facteurs pouvant influencer leur croissance.


Matériel et méthode

Il s’agit d’une étude bicentrique (hôpital Nord et hôpital de la Conception de Marseille) rétrospective. Tous les patients porteurs d’un oncocytome rénal diagnostiqué par biopsie percutanée de septembre 2010 à avril 2016 et suivis depuis plus d’un an, ont été inclus. Les données épidémiologiques, histologiques, morphologiques ont été recueillies lors du diagnostic, en cours de surveillance et en cas de modification de stratégie (intervention). L’analyse statistique des facteurs influençant la croissance des oncocytomes était notamment basée sur le test de corrélation de Pearson.


Résultats

Cinquante-trois patients ont été inclus. L’âge médian au diagnostic était de 65 ans [39–85]. Le sex-ratio H/F était 6/5. Le suivi médian était de 34 mois [12–180]. La taille moyenne lors du diagnostic était de 29mm [12–90]. Treize patients (25 %) ont été secondairement traités dont 70 % par traitement conservateur. La croissance moyenne était de 0,25 (±0,23) cm/an. Les patients traités étaient plus jeunes et avaient une vitesse de croissance plus importante que les non traités (0,48±0,23cm/an versus 0,18±0,18cm/an, p <0,001). Selon l’analyse de Pearson, il existait une relation linéaire positive (ρ=0,27, p =0,047) entre la vitesse et la taille initiale et une relation linéaire négative (p =−0,44, p <0,001) entre la vitesse et l’âge au diagnostic. Ainsi la croissance tumorale était d’autant plus rapide que les patients étaient jeunes et que la tumeur était volumineuse au diagnostic.


Discussion

Une croissance rapide conduit souvent à un arrêt de la surveillance au profit d’une stratégie interventionnelle. Pour les patients jeunes, le traitement conservateur (tumorectomie ou traitement ablatif) à moyen terme est sans doute à privilégier, mais pour les patients âgés ou ayant des comorbidités importantes la surveillance est une alternative à une attitude invasive.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Oncocytomas are primitive kidney tumours, considered benign but their evolution is not fully established. The local progression is generally admitted but few data explain what makes a oncocytoma to grow more or less quickly. The objective of our study is to analyse the evolution of followed renal oncocytomas after histologic confirmation and to identify factors that can influence their growth.


Material and methods

This is a retrospective study in two centers (North Hospital and Hospital of the Conception of Marseille). All patients with renal oncocytoma diagnosed with percutaneous biopsy from September 2010 to April 2016 and followed for more than one year were included. Epidemiological, histological, and morphological data were collected at diagnosis, during follow-up and in case of strategy change (intervention). Statistical analysis of factors influencing oncocytomes growth was based on the Pearson correlation test.


Results

Fifty-three patients were included. The median age for diagnosis was 65 years [39–85]. The sex ratio H/F was 6/5. The median follow-up was 34 months [12–180]. The average diagnosis size was 29 mm [12–90]. Thirteen patients (25%) were treated secondarily, including 70% by conservative treatment. The average growth was 0.25 (±0.23) cm/yr. The patients treated were younger and had a higher growth rate than the untreated (0.48±0.23cm/yr versus 0.18±0.18cm/yr, P <0,001). According to Pearson's analysis, there was a positive linear relationship (R =0.27, P =0.047) between velocity and initial size and a negative linear relationship (ρ=−0.44, P <0.001) between velocity and age at diagnosis. So tumor growth was faster if the patients were young and the tumor voluminous at diagnosis.


Discussion

Rapid growth often leads to a cessation of surveillance in favour of an intervention strategy. For young patients, conservative treatment (partiel nephrectomy or ablative treatment) in the medium term is likely to be preferred, but for elderly patients or with important comorbidities follow-up is an alternative to an invasive attitude.


Level of evidence

3.

Évolution des patientes avec ou sans incontinence urinaire à l’effort préopératoire après une cure chirurgicale de cystocèle par voie vaginale avec une implantation prothétique
Evolution of patients with and without preoperative stress urinary incontinence after surgical cystocele repair by mesh implantation using a vaginal approach
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 11, 30, 610-617




 

La surveillance active du cancer de prostate est possible en population afro-caribéenne : comparaison des résultats oncologiques avec une cohorte caucasienne
Active surveillance in prostate cancer is possible for Afro-Caribbean population: Comparison of oncological outcomes with a Caucasian cohort
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 10, 30, 532-540




 

L’orgasme féminin dans les pathologies neurologiques
Female orgasm during neurological disorders
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 11, 30, 554-570


Introduction

Les troubles sexuels chez la patiente neurologique ont peu été évalués en pratique quotidienne, en particulier, les troubles de l’orgasme. La prévalence semblait multipliée par deux chez les patientes médullaires comparativement à la population générale (Sipski, 2001).


Objectifs

Analyser la prévalence, la typologie et l’impact des troubles de l’orgasme chez les patientes neurologiques (accident vasculaire cérébral [AVC] [50 %], sclérose en plaques [SEP] [>65 %], maladie de Parkinson idiopathique [MPI], blessées médullaires [BM] [>50 %] et neuropathies périphériques [NP]).


Méthode

Revue systématique de la littérature à partir de Medline via l’outil Pubmed et The Cochrane Database of Systematic Review (Cochrane library).


Résultats

Les dysorgasmies féminines ont peu été étudiées au cours des maladies neurologiques. Il s’agissait d’études pour la plupart rétrospectives, réalisées sur de petits effectifs. Elles s’appuyaient sur des données cliniques à base de questionnaires généralistes étudiant la fonction sexuelle parfois associées à une exploration neuropérinéale. SEP et BM ont été les deux populations les plus étudiées. La prévalence des troubles de l’orgasme était importante (plus de 1/3 des patientes), souvent associés à d’autres troubles sexuels (altération de la libido) et à des troubles urinaires et anorectaux. Les lésions médullaires complètes et l’atteinte de l’arc réflexe sacré avaient un impact négatif sur ces troubles et sur la qualité de vie sexuelle (p <0,05).


Conclusion

L’évaluation spécifique des troubles sexuels et en particulier des troubles de l’orgasme chez les patientes neurologiques semblait importante dans la prise en charge globale du handicap pelvipérinéal afin d’améliorer la qualité de vie de ces patientes. L’éducation thérapeutique et des thérapies sexuelles ciblées paraissaient indiquées dans le traitement de ces troubles.


Introduction

Sexual dysfunctions, particularly orgasm dysfunction, were not routinely assessed in daily practice in neurological women.


Objective

To assess type, frequency and impact of neurological women orgasm dysfunction.


Method

A systematic review was conducted with Medline via Pubmed and The Cochrane Database of Systematic Review.


Results

Neurological women's orgasm dysfunction is poorly assessed. The most of these were clinical small retrospective studies assessed by general questionnaires and some with electrophysiological assessments. Multiple sclerosis (MS) and Spinal cord injury (SCI) were the two most studied conditions. Orgasm dysfunction is observed in one third of neurological women, associated with arousal troubles, voiding and anal dysfunction. Orgasm alteration seriously impact quality of life of these patients.


Conclusion

Specific studies could be conducted in this specific field in order to increase quality of life of these neurogenic patients suffered from such sexual dysfunction.

Modification de la structuration des potentiels évoqués cérébraux sensoriels par stimulation périnéale lors d’une focalisation attentionnelle sur le besoin d’uriner
Effects of attention and desire to void on sensory evoked cortical potentials following perineal stimulation
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 11, 30, 604-609


Objectifs

Les potentiels évoqués somesthésiques corticaux (PES) sont habituellement utilisés pour tester l’intégrité des voies lemniscales et donner ainsi des arguments en faveur de l’étiologie neurogène de symptômes sensoriels. Ainsi, les PES par stimulation périnéale (PES-P), ont été démontrés altérés dans l’incontinence ou les troubles sexuels neurogènes. Nous avons voulu vérifier intégrité, structuration et amplitude des réponses en champ lointain des PES-P dans deux conditions, la première sans sensation de besoin d’uriner (B0), la seconde avec besoin impérieux (BI).


Méthodes

Les PES-P ont été enregistrés chez dix patients sans pathologie neurologique dans les deux conditions B0 et BI après stimulation du nerf dorsal du pénis/clitoris. Trois réponses consécutives moyennées chacune sur 1000 passages à une fréquence 3Hz ont été enregistrées.


Résultats

Sept hommes, 3 femmes, d’âge moyen 53,8, (sd 16,8) ont été inclus. Tous les patients avaient des PES-P normaux en termes d’amplitude et de latence du complexe P40 et totalement reproductibles notamment pour les réponses tardives. Ces réponses précoces P40 étaient identiques dans les deux états BO et BI. Inversement, les potentiels de champ lointain, c’est-à-dire, les réponses tardives, étaient différentes dans les deux états, avec une importante diminution des amplitudes moyennes et maximales des réponses corticales dans l’état BI (p <0,008 au T-test).


Conclusion

Nous avons observé que les composantes tardives des PES-P sont altérées lors du besoin urgent d’uriner accompagné d’une attention soutenue et sélective sur ce besoin. Ces composantes tardives du PES-P pourraient être utiles pour mieux spécifier les mécanismes attentionnels impliqués dans le cycle continence-miction et pour préciser les dysfonctionnements sensoriels pathologiques (urgence, vessie douloureuse, fréquence…).


Niveau de preuve

4.


Objective

Cortical somatosensory evoked potentials (SEP) are usually used to test the integrity of lemniscal pathways and thus provide arguments for the neurogenic etiology of sensory symptoms. For example, PES by perineal stimulation (SEP-P) has been shown to be altered in incontinence or neurogenic sexual dysfunction. We wanted to verify the integrity, structure and amplitude of far-field responses of PES-P in two conditions, the first without feeling the need to urinate (S0), the second with urgency (US).


Methods

SEP-P were recorded in ten patients without neurological pathology in both conditions S0 and US after stimulation of the dorsal nerve of the penis/clitoris. Three consecutive responses each averaged over 1000 passages at a frequency of 3Hz were recorded.


Results

Seven men and 3 women were included. All patients had normal SEP-P in terms of amplitude and latency of the P40 complex and fully reproducible especially for late responses. These early P40 responses were identical in both S0 and US states. Conversely, the far-field potentials, i.e. the late responses, were different in the two states, with a significant decrease (P <0.008 paired T-test) in the amplitude of cortical responses in the US state.


Conclusion

We observe that the late components of SEP-P were altered by the need to urinate urgently with sustained and selective attention to this need. These late components of SEP-P could be useful to better specify the attentional mechanisms involved in the continence-voiding cycle and to specify pathological sensory dysfunctions (urgency, painful bladder, frequency…).


Level of evidence

4.

Prévalence de la sclérose tubéreuse de Bourneville chez des patients pris en charge pour un angiomyolipome rénal
Prevalence of the tuberous sclerosis complex at patients taken care for a renal angiomyolipoma
2020
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2020, 10, 30, 500-506


Introduction

La sclérose tubéreuse de Bourneville (STB) est une phacomatose héréditaire autosomique dominante associée à des angiomyolipomes (AML) du rein. L’objectif de cette étude était d’identifier la prévalence de la STB chez les patients pris en charge en urologie pour un AML.


Matériel et méthodes

Nous avons inclus de façon rétrospective les patients pris en charge pour un AML de mars 2009 à juin 2016. Chaque patient était revu en consultation avec un examen clinique exhaustif et une imagerie. Des critères cliniques spécifiques étaient utilisés pour orienter les patients vers la consultation de génétique. Les patients présentant un risque de STB élevé avaient une recherche de mutations des gènes TSC1 et TSC2 .


Résultats

Nous avons inclus 28 patients avec diagnostic d’AML dont 3 (11 %) étaient atteints d’une STB, l’âge médian des patients était de 62 ans (36–82 ans). À l’examen, l’anomalie clinique retrouvée la plus fréquente était une atteinte cutanée (angiofibromes de la face) chez 7 (25 %) patients. Parmi les 8 (29 %) patients présentant des critères cliniques évocateurs, une mutation des gènes TSC1 et TSC2  a été identifiée chez 3 (11 %) patients dont le diagnostic de STB était antérieur à la prise en charge de l’AML.


Conclusion

Dans cette étude, 8 (29 %) patients présentaient des critères cliniques évocateurs de STB, préférentiellement dermatologiques. Le diagnostic a été confirmé formellement par dépistage des mutations TSC1  et TSC2  chez 3 (11 %) patients, néanmoins la prévalence de STB est vraisemblablement sous-estimée par le mosaïcisme génétique de cette pathologie.


Introduction

Bourneville's tuberous sclerosis or Tuberous Sclerosis Complex (TSC) is an autosomal dominant hereditary phakomatosis associated with angiomyolipomas (AML) of the kidney. The aim of this study was to identify the prevalence of TSC in patients diagnosed and cared for AML in our department of urology.


Materials and methods

All the patients with AML were included between March 2009 and June 2016 in a French university hospital. Each patient was reviewed in consultation with a clinical examination and imaging. Specific clinical criteria were used to refer patients to genetic analysis. Patients with a high TSC probability had a genetic analysis to search TSC1 and TSC2 genes mutations.


Results

In all, 28 patients were included and 3 (11%) were diagnosed TSC. The median age of the patients was 62 years (36–82 years). The most frequent clinical criteria were facial angiofibromas in 7 patients (25%). Among the 8 patients (29%) with evocative clinical criteria, a mutation of the TSC1 and TSC2 genes was identified in 3 patients (11%) with a diagnosis of TSC made before the AML diagnosis.


Conclusion

In this study, 8 patients (29%) presented clinical criteria suggestive of TSC, preferentially dermatological. The diagnosis was confirmed by screening TSC1 and TSC2 genes mutations in 3 patients (11%), nevertheless prevalence of TSC is most probably underestimated by the genetic mosaïcisme of this pathology.

Profil épidémiologique, anatomoclinique et thérapeutique des fistules urogénitales et rectovaginales au Togo
Epidemiologic, anatomoclinic and therapeutic profil of urogenital and rectovaginal fistula in TOGO
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 11, 30, 597-603


Objectif

Décrire les caractéristiques épidémiologiques, anatomiques et cliniques des fistules urogénitales et recto-vaginales ainsi que l’issue de leur prise en charge chirurgicale au Togo.


Matériel et méthodes

Une étude rétrospective a colligé tous les cas opérés sur une période de cinq ans dans le centre national de prise en charge des fistules obstétricales. Les paramètres étudiés étaient les données sociodémographiques des patientes, les caractéristiques cliniques et l’issue de la réparation chirurgicale.


Résultats

Le nombre de patientes traitées était de 197, pour un nombre total de 217 interventions chirurgicales. L’âge moyen des patientes était de 40,7 ans avec des extrêmes de 18 et 70 ans. Les causes obstétricales prédominaient (95 %) et 3,5 % étaient causées par une chirurgie. Sur le plan anatomo-clinique, la fistule vésico-vaginale (FVV) était la forme la plus fréquente représentant 87,3 % tandis que la fistule vésico-utérine n’occupait que 4,1 %. La multiparité était un facteur de risque de survenue de fistule obstétricale et une césarienne a été nécessaire dans 70 % marquée par une forte mortalité du fœtus (88,2 %). La prise en charge chirurgicale a été tardive dans la majorité des cas, avec un délai d’environ 10 ans entre la survenue de la fistule et sa réparation. Le taux de guérison était de 78,1 %.


Conclusion

Les fistules urogénitales sont principalement d’origine obstétricale au Togo avec comme facteur de risque la multiparité. La prise en charge est tardive mais permet un bon taux de guérison. Leur prévention passe par la lutte contre la dystocie.


Niveau de preuve

IV.


Objective

To describe epidemiologic, anatomic and clinical characteristics of urogenital and rectovaginal fistula and the issue of their surgical management in Togo.


Material and methods

A retrospective study permit us to collect the operated cases during five years in the national center of obstetrical fistula. The parameters evaluated were sociodemographic aspects of patients, clinical characteristics and the issue of surgical repair.


Results

The number of patients who enderwent surgery was 197, during 217 surgical interventions. The middle age of patients was 40,7 years with extrems of 18 and 70 years. The main causes of fistula were obstetrical (95%) and 3,5% were caused by surgery. Concerning anatomoclinic characteristic, vesicovaginal fistula was the most comon type representing 87,3%, where vesicouterine fistula represented 4,1%. Multiparity has been a risk factor for obstetrical fistula and ceasarien section was necessary in 70% with a high rate of fœtal mortality (88,2%). Surgical management was late in majority of cases, estimated at 10 years between occurrence of fistula and its reparation. The recovry rate was 78,1%.


Conclusion

Urogenital fistula are principaly caused by obstetric conditions in Togo and multiparity is a risk factor. Treatment is often late but has a good rate of recovery. Their prevention goes through the fight against dystocia.


Level of evidence

IV.

Substitution complète de l’uretère gauche par l’appendice vermiculaire lors d’une hémicolectomie pour un cancer chez un patient adulte
Complete substitution of the left ureter with vermicular appendix during hemicolectomy for cancer in an adult patient
2020
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2020, 10, 30, 547-549




 

Tonus anal : déterminant physiologique, évaluation clinique et paraclinique, caractéristique pathologique
Anal tone: Physiology, clinical and instrumental characteristics
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 11, 30, 588-596


Introduction

Le tonus anal permet le maintien de la continence anorectale. Sa régulation dépend de mécanismes segmentaires spinaux sous contrôle supra sacré.


Matériels et méthodes

Une revue systématique de la littérature a été réalisée à partir de la base de données Medline, selon une méthodologie PRISMA, en utilisant les mots clés suivants : anal tone ; anal sphincter ; anorectal function ; reflex ; digital rectal examination.


Résultats

L’hypertonie anale est une augmentation de la résistance du muscle à son allongement passif. L’hypotonie musculaire est une diminution du tonus musculaire. Elle associe une diminution de la résistance à la mobilisation passive. Il n’est pas possible de chiffrer la prévalence des troubles du tonus en population générale et les chiffres sont variables en conditions pathologiques spécifiques (troubles urinaires, anorectaux neurogènes ou non). En cas d’hypotonie, le plus souvent le fait d’une lésion neurogène périphérique, une incontinence anale peut survenir. L’hypertonie peut être le synonyme d’une spasticité périnéale dont l’origine est alors une atteinte neurologique centrale, spinale ou encéphalique, conduisant à une dyssynergie recto-anale source de dyschésie. Elle est parfois purement comportementale sans signification directe pathologique. L’évaluation du tonus anal est clinique avec des scores validés mais dont la sensibilité n’est pas absolue, mais aussi instrumentale avec d’une part la mesure des pressions anales en manométrie et d’autre part la réalisation de tests électrophysiologiques qui nécessitent cependant encore une validation dans cette indication.


Conclusion

L’analyse du tonus anal est intéressante en clinique afin d’apporter des éléments diagnostiques devant un trouble urinaire ou anorectal.


Introduction

The anal tone allows the maintenance of anorectal continence. Its regulation depends on spinal segmental mechanisms under supra-sacral control.


Material and methods

A systematic review was performed using Medline database, according to PRISMA methodology, using following keywords anal tone ; anal sphincter ; anorectal function ; reflex ; digital rectal examination.


Results

Anal hypertonia is an increase in the muscle's resistance to passive stretching. Muscular hypotonia is a decrease in muscle tone. It is associated with a decrease in resistance to passive mobilization. It is not possible to quantify the prevalence of anal tone alterations in the general population and in specific pathological conditions (urinary disorders, neurogenic or non-neurogenic anorectal disorders). In case of hypotonia, most often due to a lower motor neuron lesion, fecal incontinence may occur. Hypertonia (anal sphincter overactivity) is not always due to perineal spasticity. Indeed, in the majority of the cases, the cause of this anal hypertonia in a neurologic context, can be secondary to an upper motor neuron disease due to spinal or encephalic lesion, leading to recto-anal dyssynergia, giving distal constipation. In another way, this anal hypertonia can be purely behavioral, with no direct pathological significance. The evaluation of anal tone is clinical with validated scores but whose sensitivity is not absolute, and instrumental with, on the one hand, the measurement of anal pressure in manometry and, on the other hand, electrophysiological testing which still require validation in this indication.


Conclusion

Anal tone assessment is of interest in clinical practice because it gives diagnostic arguments for the neurological lesion and its level, in the presence of urinary or anorectal symptoms.

Traitement ambulatoire des fractures de la verge au centre hospitalier universitaire de Lomé
Ambulatory treatment of penile fracture at teaching hospital in Lomé
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 10, 30, 507-513


Buts

Étudier la faisabilité de la prise en charge ambulatoire des fractures de la verge et identifier les facteurs favorisants leur survenue.


Matériels et méthodes

Il s’agit d’une étude prospective, monocentrique, de patients ayant bénéficié d’un traitement chirurgical en urgence pour fracture de la verge. Elle s’est déroulée de janvier 2016 à janvier 2019. Les données analysées étaient : les circonstances de survenue, le délai écoulé avant la prise en charge, la clinique, le type d’anesthésie, les résultats fonctionnels (évaluation basée sur le questionnaire de l’IIEF-5) et les complications à 1, 3 et 6 mois.


Résultats

Sept cas ont été enregistrés. L’âge moyen des patients était de 35 ans. Le diagnostic a été clinique et le traitement chirurgical chez tous nos patients. La prise en charge a été ambulatoire chez 6 patients. La fonction sexuelle était normale chez six patients avec un IIEF-5≥21 avec une érection normale et une absence de douleur à l’intromission. Aucune complication n’a été objectivée.


Conclusion

La prise en charge chirurgicale en urgence de patients victimes d’une fracture de la verge clinique et confirmée en peropératoire peut être en ambulatoire sans impact négatif sur les résultats fonctionnels et quelle que soit la cause favorisante de la fracture.


Niveau de preuve

3.


Objectives

To study the feasibility of outpatient management of fractures of the penis and to identify factors that promote their occurrence.


Materials and method

This were a prospective, monocentric study of patients who received emergency treatment for fractured penises. It took place from January 2016 to January 2019. The data analyzed were circumstances of occurrence, time elapsed before management, clinic, type of anesthesia, functional outcomes (assessment based on IIEF5 questionnaire) and complications.


Results

Seven cases were recorded. The average age of the patients was 35 years. The diagnosis was clinical and surgical treatment in all our patients. Management was outpatient in 6 patients. Sexual function was normal in six patients with an IIEF-521 with a normal erection and no pain at intromission. No complications were objectified.


Conclusion

Emergency surgical management of patients with clinical and confirmed per-operative penis fractures may be outpatient without negative impact on functional outcomes and regardless of the cause of fracture.


Level of evidence

3.

Traitement de la maladie de Lapeyronie par ondes de choc extracorporelles
Extracorporeal shock wave therapy for Peyronie's disease
2020
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 10, 30, 488-499


Introduction

L’efficacité des ondes de chocs (ODC) extra-corporelles est controversée dans la maladie de Lapeyronie (ML).


Méthodes

Une revue systématique de la littérature publiée entre 2000 et 2019 a été réalisée selon la méthodologie PRISMA. Une recherche sur la base de données Medline a été réalisée en utilisant les mots clés suivants en combinaison : « extracorporeal shock wave therapy » ; « Peyronie's disease » ; « sexuality » ; « penile erection ».


Résultats

Treize articles ont été retenus. Notre revue a montré que les ODC étaient bénéfiques sur le plan des douleurs. En ce qui concerne la taille des plaques et la courbure de la verge, les résultats restent divergents.


Conclusion

Les ODC peuvent s’avérer utiles dans la prise en charge de la douleur chez des patients sélectionnés présentant une ML. Son efficacité sur la taille des plaques et la courbure de la verge reste encore à démontrer à travers des essais contrôlés et randomisés. La population à cibler, ainsi que le protocole de traitement doivent être uniformisés.


Introduction

The efficiency of extracorporeal shock waves (SW) for Peyronie's disease (PD) is controversial.


Methods

A systematic review of the literature published between 2000 and 2019 was conducted using the PRISMA methodology. We used Medline data with the following. Keywords: “extracorporeal shock wave therapy” ; “Peyronie's disease”; “Sexuality”; Penile erection.


Results

Thirteen articles were selected. Our review showed that SW were beneficial in terms of pain. Regarding plaques size and penile curvature, the results remain divergent.


Conclusion

SW may be useful in the management of pain in selected patients with PD. Its effectiveness on plaques size and penile curvature needs to be demonstrated through controlled and randomized trials. The population has to be targeted, and the treatment protocol must also be standardized.

Nouvelle rubrique sur urofrance : Bibliographie commentée
2020

Dès le mois de septembre une nouvelle rubrique apparaitra sur Urofrance. Intitulée Biblio AFU, il s’agit d’une revue de bibliographie des publications essentielles dans les différents domaines de notre spécialité.
Les articles seront sélectionnés par les comités scientifiques de l’AFU et commentés par les experts du sujet. Les articles seront issus des journaux « classiques » d’urologie mais également des journaux des autres spécialités frontières avec qui nous sommes en lien. 

Webinaire de l’AFU avec le CFEU - 3 septembre 2020
2020

Ne manquez pas le webinaire de l’AFU avec le Collège Français des Enseignants en Urologie.

 

JEUDI 3 SEPTEMBRE 2020 À 18H30 

Les sténose de l’urètre et les fractures du bassin (disjonction de l’urètre) : Diagnostic, prise en charge et traitement.
Réalisé par François-Xavier MADEC et animé par Mathieu Roumiguié

 

Accréditation : nouveau référentiel risque urologie 2020–2021
Accreditation: New urology risk referentiel 2020–2021
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 2, 30, F35


L’accréditation de la qualité de la pratique professionnelle des médecins et des équipes médicales exerçant en établissements de santé publics ou privés est une démarche nationale volontaire de gestion des risques fondée sur la déclaration et l’analyse des événements indésirables associés aux soins, l’élaboration et la mise en oeuvre de recommandations et le suivi d’activité de formation et d’évaluation de pratique. Chaque organisme agréé par la Haute autorité de santé (HAS) pour l’accréditation définit la stratégie nationale de gestion des risques valable pour la spécialité dans toutes ses composantes, traduite par un programme d’accréditation. Ce programme définit les actions devant être réalisées annuellement par les médecins engagés dans l’accréditation de façon individuelle ou en équipe. Tous les deux ans l’organisme d’accréditation met à jour le programme à suivre annuellement par les urologues. La HAS a validé le 31 janvier ce nouveau référentiel dit programme « B ».


Accreditation of the quality of professional practice of physicians and medical teams practising in public or private health institution is a voluntary national risk management approach based on the reporting and analysis of adverse events associated with care, the development and implementation of recommendations, and the monitoring of training and practice assessment activities. For one year, the urologist accreditation organization has implemented team accreditation.

Affirmation de l’obstruction sous-vésicale avant chirurgie
Preoperative assessment of bladder outlet obstruction
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 2, 30, F51


Objectifs

Présenter les moyens disponibles pour affirmer l’obstruction sous-vésicale (OSV), leurs valeurs diagnostiques et pronostiques respectives et leurs indications.


Méthodes

Une revue de la littérature a été effectuée à l’aide de la base de données Medline/PubMed et SCOPUS recherchant les articles traitant de l’évaluation préopératoire de l’obstruction sous-vésicale.


Résultats

L’indication d’une chirurgie de désobstruction est basée sur un faisceau d’arguments cliniques et selon les cas radiologiques, endoscopiques et urodynamiques. Outre l’examen clinique et la débitmétrie avec mesure du résidu postmictionnel, l’échographie et l’endoscopie peuvent apporter des arguments en faveur d’une OSV. Bien que le bilan urodynamique ne soit pas systématique avant chirurgie de désobstruction (en particulier prostatique), l’étude pression débit reste le gold standard , l’OSV étant, en soi, un concept urodynamique. L’interprétation de l’étude pression débit se fait à l’aide du nomogramme de l’ICS chez l’homme avec calcul de l’index d’OSV (Bladder outlet obstruction index=PdetQmax−2 qmax). Chez la femme il n’existe pas de critère consensuel définissant l’OSV urodynamique. Bien que peu développé en France, l’examen vidéo-urodynamique qui associe la fluoroscopie au bilan urodynamique standard peut être un outil d’intérêt dans la recherche préopératoire d’une OSV. Plusieurs pistes d’alternatives non invasives à l’urodynamique ont été évaluées au cours des dernières années comme le condom test, le penile cuff test ou les biomarqueurs urinaires mais restent tous du domaine de la recherche clinique.


Conclusion

L’affirmation de l’OSV en préopératoire repose, stricto sensu, sur l’examen urodynamique avec étude pression débit, l’OSV étant en soi un concept urodynamique. Toutefois l’urodynamique n’est pas indiqué de manière systématique avant chirurgie de désobstruction, notamment prostatique. L’examen clinique et la débitmétrie libre avec mesure du résidu post-mictionnel restent les bases indispensables de l’évaluation d’une OSV à pratiquer de manière systématique en préopératoire.


Aims

To present the various evaluations possible to diagnose bladder outlet obstruction (BOO), their diagnostic performances and prognostic values along with their indications.


Methods

A literature review was conducted on PubMed looking for studies addressing the preoperative assessment of BOO.


Results

The surgical decision for a bladder outlet procedure is based on a cluster of clinical arguments That might be completed with radiological, endoscopic and urodynamic parameters. Beyond physical examination and uroflowmetry with post-void residual, ultrasound, cystourethrography and cystoscopy may provide help diagnosing BOO. Although urodynamics are not systematic prior to a bladder outlet surgical procedure (especially benign prostatic obstruction surgery), the pressure flow study remains the gold standard, BOO being, per se , a urodynamic concept. The pressure flow study shall be interpreted suing the ICS nomogram in male patients, with calculation of the BOO index (BOOI=PdetQmax-2Qmax). In female patients, there is no consensual urodynamic definition of BOO. Despite its limited spread in France, video-urodynamics, which combine a “plain” urodynamic with a cystourethrography might be a useful tool to diagnose BOO preoperatively. Several non-invasive exams, such as the penile cuff test, the condom test or urinary biomarkers, have been described over the past few years but none has been assessed enough to be used in daily practice.


Conclusion

The diagnosis of BOO preoperatively relies, per se , on urodynamics with pressure flow study, BOO being a urodynamic concept. However, a urodynamic study shall not be systematically performed before a bladder outlet surgical procedure, especially before BPO surgery. Physical examination, free uroflowmetry and post-void residuals remain the cornerstones of BOO assessment, and to be performed in all patients before an outlet procedure.

Annulation du congrès annuel de la SIFUD-PP et nouvelles dates des futurs événements
Cancellation of the annual SIFUD-PP congress and upcoming dates
2020
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2020, 7, 30, 365-366