Lymphome à forme vésicale et transplantation rénale.

16 juillet 2001

Mots clés : Transplantation rénale, Vessie, tumeur rare
Auteurs : Chebil M, Martin X, Friaa S, Ezzeddine W, Garnier JL, Desmettre O, Maréchal JM, Gelet A, Dubernard JM
Référence : Prog Urol, 1995, 5, 102-105
A partir de l'observation d'un greffé qui a développé un lymphome à cellules B monoclonales à différenciation plasmocytaire, découvert par une localisation vésicale, les auteurs invoquent la responsabilité de l'alourdissement des protocoles d'immunosuppression dans la survenue des syndromes lymphoprolifératifs après transplantation. Le virus d'Epstein-Barr favorise l'apparition de ces lymphomes. La localisation vésicale est rare. Le diagnostic nécessite une résection endoscopique avec des analyses immuno-histochimiques. Le pronostic dépend du stade où est fait le diagnostic. A un stade précoce, une résection de la tumeur associée à une réduction de l'immunosuppression peut être suffisante, alors qu'aux stades évolués il faut associer des traitements plus agressifs. Les anticorps monoclonaux anti-lymphocyte B (CD21, CD24) donnent de bons résultats surtout dans les formes polyclonales et dans les primo-infections par le virus d'Epstein-Barr. Les anticorps monoclonaux anti-CD38 sont actuellement en cours d'étude et semblent être très prometteurs. La radiothérapie et la chimiothérapie conventionnelles sont décevantes.