L’urétérorénoscopie diagnostique augmente-t-elle le risque de récidive vésicale après néphro-urétérectomie totale ? Une revue de la littérature

25 mars 2019

Auteurs : M. Baboudjian, E. Lechevallier, F. Michel, K. Ben Othman, T. Martin, E. Di Crocco, A. Akiki, S. Gaillet, V. Delaporte, G. Karsenty, R. Boissier
Référence : Prog Urol, 2019, 3, 29, 138-146
Objectifs

L’objectif de notre étude était d’évaluer, dans une revue de la littérature, l’impact de l’urétéroscopie (URS) diagnostique avant nephro-ureterectomie totale (NUT) sur le risque de récidive vésicale.

Méthodes

Nous avons mené une revue de la littérature dans Medline en mars 2018. La recherche initiale a identifié 45 publications. Une lecture complète des manuscrits a permis d’inclure 9 études comparatives, soit un total de 1041 NUT avec URS diagnostique préalable versus 2909 NUT seules. Le critère de jugement principal était la récidive vésicale. Les objectifs secondaires étaient la survie spécifique et la survie globale.

Résultats

La récidive vésicale était rapportée dans les 9 études inclues. L’URS diagnostique était significativement associée à une augmentation du risque de récidive vésicale post NUT (HZ 1,42 [1,29–1,56], p <0,01). La survie spécifique et la survie globale à 5 ans, étaient rapportées dans respectivement 4 et 2 études. Il n’y avait pas d’impact de l’URS diagnostique pré-NUT sur la survie spécifique (HZ 0,75 [0,54–1,03], p =0,08) ni la survie globale post-NUT (HZ 1,15 [0,68–1,96], p =0,59).

Conclusion

L’URS diagnostique avant NUT pour TVEUS est associé à une augmentation significative du risque de récidive vésicale postopératoire.




 




Introduction


Les tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure (TVEUS) représentent 5 % des carcinomes urothéliaux [1, 2, 3]. Soixante pourcents des TVEUS sont diagnostiquées au stade infiltrant le muscle et l'incidence des tumeurs de haut grade est en augmentation [3].


Le traitement de référence des TVEUS est la néphro-urétérectomie totale (NUT) avec excision d'une collerette vésicale péri-méatique homolatérale [4, 5, 6, 7]. Après NUT, il existe un risque de récidive vésical de 22 à 47 % [8, 9, 10]. Les récidives vésicales après NUT sont majoritairement diagnostiquées dans les 3 premières années du suivi. Une méta-analyse récente [10] a identifié plusieurs facteurs de récidive vésicale après NUT : des facteurs dépendants du patient (sexe masculin, antécédent de tumeur vésicale, insuffisance rénale chronique préopératoire), des facteurs dépendants de la tumeur (cytologie urinaire positive préopératoire, localisation urétérale, stade≥pT2, nécrose) et des facteurs dépendants du traitement (approche laparoscopique, abord extravésical de la collerette vésicale, marge chirurgicale positive).


L'urétérorénoscopie (URS) est une aide dans le bilan diagnostique des TVEUS, elle permet éventuellement d'effectuer un traitement conservateur dans le même temps et d'éviter une NUT. Elle permet une évaluation macroscopique de la tumeur et l'exploration de l'ensemble du haut appareil homolatéral (biopsies et cytologie urinaire in situ) [11]. Les indications d'URS diagnostique tendent à devenir consensuelles. L'URS est indiquée en cas de cytologies urinaires positives sans lésion objectivée en cystoscopie ou à l'imagerie, en cas de doute diagnostique en imagerie ou lorsqu'un traitement conservateur est envisagé. À l'inverse l'intérêt d'une URS n'a pas été démontré en cas de tumeur évidente, de lésion infiltrant le muscle ou localement avancée [4].


Récemment, plusieurs études ont suggéré une augmentation du risque de récidive vésicale après NUT, en rapport avec la réalisation d'une URS diagnostique. L'objectif de notre étude était de déterminer si l'urétéroscopie diagnostique avant néphro-urétérectomie totale était associée à un risque de risque de récidive vésicale et de quantifier ce risque dans une revue de la littérature.


Matériel et méthodes


Stratégie de recherche et sélection des études


Nous avons réalisé une revue de la littérature dans la base de donnée Pubmed (pubmed) en mars 2018. L'algorithme de recherche était (« ureteroscopy »[MeSH Terms] or « ureteroscopy"[All Fields]) and (« nephroureterectomy »[MeSH Terms] or « nephroureterectomy »[All Fields]) AND ((« urinary bladder »[MeSH Terms] or (« urinary »[All Fields] and « bladder »[All Fields]) or « urinary bladder »[All Fields] or « bladder »[All Fields]) and (« recurrence »[MeSH Terms] or « recurrence »[All Fields] or oncological outcomes)).


Les études comparatives randomisées et non randomisées comparatives, en français ou en anglais, ont été incluses. Nous avons exclu : les cas cliniques, les méta-analyses, les éditoriaux, les résumés de congrès et les revues.


Extraction et analyse des données


Les résumés et manuscrits ont été analysés indépendamment par les 2 relecteurs (M.B et R.B) pour déterminer l'inclusion ou la non-inclusion des études. Les discordances ont été résolues par un troisième relecteur (E.L). Un formulaire d'extraction standard a été élaboré et a permis d'extraire les données suivantes pour chaque étude : type et niveau de preuve scientifique de l'étude, le nombre de patients inclus, l'âge au diagnostic, la durée de suivi médiane, les caractéristiques tumorales (nombre, localisation, stade, grade), la réalisation d'une URS diagnostique, la réalisation de biopsies endoscopiques, le délai médian entre URS et NUT, le taux de récidive vésicale après NUT, le délai médian entre NUT et récidive vésicale.


La qualité méthodologique des études a été évaluée selon l'échelle Newcastle-Ottawa, recommandée par la Cochrane Collaboration. Cet outil a été développé pour évaluer la qualité d'études non randomisées en utilisant un système d'étoiles allant de 0 à 9. Un score total≤5 était considéré comme faible, un score de 6 était considéré comme intermédiaire et un score≥7 classait l'étude en qualité élevée [12].


Le critère de jugement principal était la récidive vésicale. Les critères de jugement secondaires étaient la survie globale et spécifique. Les données ont été synthétisées avec le logiciel Re view Manager (RevMan) [Computer program]. Version 5.3. Copenhagen : The Nordic Cochrane Centre, The Cochrane Collaboration, 2014.


Évaluation des biais


Deux relecteurs ont évalué indépendamment le risque de biais par le Cochrane Risk of Bias Assessment Tool. Cinq facteurs confondants ont été identifiés : réalisation de biopsies endoscopiques, utilisation d'une gaine d'accès urétérale, antécédent de cancer de la vessie pré-NUT, suivi cystoscopique et délai URS-NUT. Pour chaque étude, la prise en compte des facteurs confondants a été analysée comme suit : risque élevé si le facteur confondant n'a pas été pris en compte ou non corrigé dans l'analyse, et faible si le facteur confondant a été pris en compte.


Résultats


Résultats de la recherche


Le diagramme PRISMA résumant la sélection des études incluses est présenté en Figure 1. La recherche initiale a identifié 89 références. Neuf publications [13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21] correspondaient aux critères d'inclusion. Les caractéristiques des études incluses sont rapportées dans les Tableau 1, Tableau 2. Il s'agissait de 9 études rétrospectives incluant un total de 1041 NUT+URS et 2909 NUT seules. Les critères secondaires de jugement, la survie spécifique et la survie globale, étaient rapportées respectivement dans 4 et 2 études. L'évaluation des biais est rapportée dans la Figure 2.


Figure 1
Figure 1. 

PRISMA flow chart.




Figure 2
Figure 2. 

Évaluation des biais.




Urétéroscopie et risque de récidive post NUT


La récidive vésicale était rapportée dans les 9 études incluses. Le suivi moyen était de 34,3 à 64,8 mois.


L'urétéroscopie diagnostique était significativement associée à une augmentation du risque de récidive vésicale post NUT (HZ 1,42 [1,29-1,56], p <0,01) (Figure 3A). Dans les 9 études incluses, le nombre de récidives vésicales post NUT était de 47 % en cas d'URS pré-NUT contre 30 % en l'absence d'URS avant NUT.


Figure 3
Figure 3. 

Impact de l'URS diagnostique pré-NUT sur le risque de récidive vésicale (A), la survie spécifique (B) et la survie globale (C).




À l'inverse aucune étude n'a mis en évidence un impact de l'URS sur la survie globale et la survie spécifique à 5 ans. La survie spécifique moyenne à 5 ans était de 73 % (Figure 3B) et la survie globale moyenne à 5 ans était de 68 % (Figure 3C).


Les 5 facteurs confondants identifiés : réalisation de biopsies endoscopiques, utilisation d'une gaine d'accès urétérale, antécédent de cancer de la vessie pré-NUT, suivi cystoscopique et délai URS-NUT, ont été pris en compte dans respectivement 70 %, 0 %, 60 %, 90 % et 60 % des études incluses (Figure 2).


Discussion


Dans cette revue de la littérature, nous avons démontré que l'urétéroscopie diagnostique avant NUT était un facteur de risque de récidive vésicale. Pour autant, la séquence URS+NUT n'était pas associée à une diminution de la survie spécifique ou globale, comparée à une NUT d'emblée.


Nos résultats sont concordants avec deux méta-analyses récentes [22, 23]. En 2016, l'étude de Marchioni [22] incluait 6 articles originaux pour un total de 2382 patients. Une URS avant NUT était rapportée pour 765 patients. Une association statistiquement significative a été retrouvée entre la réalisation d'une URS avant NUT et la récidive vésicale (HR 1,56, IC à 95 % [1,33-1,88] ; p <0,001). En 2017, l'étude de Guo [23] incluait 8 articles originaux pour un total de 3975 patients (1070 URS diagnostique avant NUT). Cette méta-analyse concluait aussi à une augmentation du risque de récidive vésicale avec la séquence URS+NUT (HR=1,51, IC à 95 % [1,29-1,77] ; p <0,00001).


Les facteurs de risque de récidive vésicale post URS+NUT identifiés dans la littérature sont : la multifocalité de la TVEUS, la taille tumorale<3cm, le faible grade et la localisation urétérale de la TVEUS [13, 16]. Les facteurs pronostiques les plus puissants seraient l'URS diagnostique pré-NUT et la multifocalité tumorale [13].


Dans la prise en charge des TVEUS, l'URS est une aide diagnostique et thérapeutique. Si le lien entre URS et récidive vésicale est avéré, plusieurs points doivent être analysés dans les études incluses afin d'en comprendre le mécanisme étiopathogénique. Il est rapporté qu'une pression intra pyélique élevée au cours de l'URS produit un reflux pyélolymphatique et pyélo-veineux et que ce phénomène pourrait être une cause potentielle d'ensemencement tumoral [24]. Dans une série d'URS diagnostique avant NUT, Kulp et Bagley [25] ont systématiquement examiné les échantillons de reins prélevés après NUT avec une URS antérieure. L'examen des pièces opératoires n'a pas démontré la présence de cellules tumorales flottant librement dans les espaces vasculaires ou lymphatiques de la sous-muqueuse ou du parenchyme rénal environnant. À l'heure actuelle, la notion que des pressions pyéliques élevées au cours d'une URS prédisposerait le patient à l'ensemencement tumoral est basée principalement sur des suppositions et un manque de preuves suffisantes.


Dans le bilan diagnostique des TVEUS, l'emploi d'une gaine d'accès urétérale est remis en question car elle pourrait masquer une tumeur synchrone du bas appareil urinaire et favoriser l'essaimage de cellules tumorales. Cependant dans les études de Luo [16] et Yoo [14], qui retrouvaient un lien statistiquement significatif entre URS diagnostique et récidive vésicale, seuls des URS rigides étaient utilisés pendant la période d'étude. On pourrait supposer que le surrisque induit par l'URS est indépendant du type d'urétéroscope et de l'utilisation d'une gaine d'accès urétérale. De plus, l'utilisation d'une gaine d'accès urétérale lors de l'URS diagnostique permettrait d'éviter la mobilisation des cellules tumorales dans la vessie puisqu'elles seraient évacuées à l'extérieur du patient. Il s'agit néanmoins d'une supposition ou la parfaite étanchéité de la gaine d'accès urétérale reste à prouver.


Plusieurs auteurs ont étudié l'imputabilité de la biopsie per-urétéroscopique comme potentiel facteur de récidive vésical. L'étude la plus récente est celle de Yoo et al. qui a émis l'hypothèse que la biopsie aurait un rôle dans les récidives vésicales mais pourrait être influencée par la localisation de la tumeur [14]. Afin de tester cette hypothèse, ils ont étudié 387 patients, dont 17,8 % de biopsies réalisées avant NUT. La biopsie était un facteur de risque indépendant de récidive vésicale mais seulement pour les patients atteints de tumeurs pyéliques (HR 1,98, p =0,02) et non de localisation urétérale.


Plusieurs auteurs ont étudié l'impact de l'intervalle libre entre le diagnostic urétéroscopique et le traitement par NUT sur la récidive vésicale. Récemment, Nison et al. ont démontré que la réalisation d'une URS diagnostique retardait significativement la NUT, mais que cela n'avait pas de conséquence significative sur le devenir oncologique à long terme (survie spécifique, survie sans récidive et survie sans métastases), même pour les tumeurs invasives [11]. Pour Sung et al. l'existence d'un délai entre URS et NUT n'avait pas d'impact sur le taux de récidive vésical [15]. Pour Lee JK et al. qui a étudié spécifiquement l'effet de l'intervalle entre URS et NUT sur la récidive vésicale, deux groupes ont été constitués : « URS immédiatement suivie de NUT » et « NUT décalée dans le temps » (médiane de 5jours). L'analyse multivariée a révélé que le groupe « NUT décalée dans le temps » était un prédicteur indépendant de récidive vésicale (HR 3,61 ; IC à 95 % [1039-12,557], p =0,043) [17]. D'autres études sont nécessaires afin de trancher sur la question. Dans tous les cas, réaliser une NUT immédiatement après une URS parait tout à fait envisageable en pratique, chez un patient dûment informé.


Les limites de ce travail sont en rapport avec la nature rétrospective de l'ensemble des études inclues. Il pourrait exister un biais de sélection car aucune étude n'a précisée si les patients inclus étaient des patients consécutifs ou sélectionnés bien qu'il semblerait que les centres ont inclus l'ensemble de leurs URS diagnostiques. Ainsi une minorité d'études a inclus des patients avec antécédent de cancer de la vessie (348 patients répartis dans 5 études, soit 8,8 % de la population totale de la revue avaient un antécédent de cancer de la vessie) tandis que la majorité des études considéraient cet antécédent comme un critère d'exclusion. En cas d'antécédent de cancer de la vessie chez un patient traité pour tumeur de la voie excrétrice, il existe une incertitude physiopathologique en cas de récidive vésicale : s'agit-il d'une récidive en rapport avec une dissémination tumorale issue de la voie excrétrice ou d'une authentique récidive vésicale ? Bien que le risque de biais en rapport avec un antécédent de tumeur vésicale ait été pris en compte, cette notion souligne la nécessité d'étude de cohorte conséquente et/ou d'une méta-analyse. Certains patients ont pu avoir une chimiothérapie néoadjuvante et/ou adjuvante à la NUT, ce qui peut modifier le risque de récidive vésicale. Par ailleurs, dans aucune étude les auteurs n'ont clairement identifié leurs indications d'URS diagnostique ; aussi la proportion de patients ayant eu une URS avant NUT était variable selon les séries sans que des critères cliniques ou tumoraux indiquant une URS puissent être identifiés.


Dans notre pratique, l'URS est une aide indéniable dans le bilan diagnostique des TVEUS. Le diagnostic de certitude d'un cancer étant histologique, la pratique d'une URS avec biopsie permet de conforter le chirurgien dans ses indications de traitement conservateur et/ou élargie (intérêt médico-légal). Son impact sur le risque de récidive vésicale impose néanmoins de réguler ses indications. L'European Association of Urology retient comme indication les situations ou la réalisation d'une URS avec biopsie pourrait impacter la prise en charge [5]. Une solution pour diminuer le risque de récidive vésicale pourrait être le recours à une instillation postopératoire précoce (IPOP) de chimiothérapie après URS. Aucune des études inclues dans cette revue n'a eu recours à l'IPOP et actuellement aucune étude n'a évaluée l'intérêt d'une instillation post-URS. L'AFU et l'EAU recommandent une surveillance cystoscopique après NUT, selon un rythme dépendant du risque tumoral : faible risque (cystoscopie à 3 mois puis 1 fois par an), haut risque (cystoscopie tous les 3 mois les 2 premières années puis tous les 6 mois jusqu'à 5 ans et enfin 1 fois par an). Cette surveillance permettrait de diagnostiquer la récidive vésicale précocement et limiter son impact sur la survie spécifique.


Conclusion


Dans cette revue, nous avons montré que la réalisation d'une URS dans le bilan diagnostique des TVEUS était un facteur de risque indépendant de récidive vésicale après NUT. Bien que d'autres facteurs de risque de récidive vésicale aient été identifiés (multifocalité, stade, grade, localisation urétérale), l'URS diagnostique semble être le facteur de récidive le plus significatif. L'urétéroscopie apporte néanmoins des informations indispensables à la stadification d'une TVEUS, en particulier la faisabilité d'un traitement conservateur. Une solution pourrait être la réalisation d'une IPOP après chaque URS diagnostique, comme cela est actuellement recommandée après NUT mais le niveau de preuve est faible.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 - Caractéristiques des études et de leurs populations.
Reference  Type d'étude  Nombre de patients  Âge médian (années)  Durée de suivi médiane (mois)  Antécédent de tumeur de vessie  Localisation de la tumeur  Stade tumoral  Grade tumoral 
Hendin BN et al. 1999  Rétrospective et monocentrique  96  65,4  46,4  30  Rein=40
Uretère=37
Uretère+Rein=19 
Tis=6,3 %
Ta=47,9 %
T1=16,7 %
T2=3,1 %
T3=22,9 %
T4=1 % 
G1=15,6 %
G2=43,8 %
G3=37,5 % 
Ishikawa S et al. 2010  Rétrospective et multicentrique  208  70  44  39  Rein=111
Uretère=97 
Ta-is=19,5 %
T1=28,2 %
T2=21,2 %
T3=26,9 %
T4=4,3 % 
Bas grade=68,2 %
Haut grade=31,8 % 
Gurbuz C et al. 2011  Rétrospective et multicentique  1268  67,5  52,8  Rein=838
Uretère=430 
Tis=1,7 %
Ta=20,4 %
T1=22,6 %
T2=18,5 %
T3=32,2 %
T4=4,6 % 
Bas grade=37,8 %
Haut grade=62,2 % 
Luo HL et al. 2013  Rétrospective et monocentrique  396  66,4  40,7  98  Rein=285
Uretère=232 
≤T2=72,9 %
>T2=27,1 % 
Bas grade=9,8 %
Haut grade=90,2 % 
Sung HH et al. 2015  Rétrospective et monocentrique  630  64  34,3  123  Rein=146
Uretère=316
Uretère+Rein=168 
Ta=17,3 %
T1=24,3 %
T2=16,3 %
≥T3=42,1 % 
G1 et G2=56 %
G3=44 % 
Liu P et al. 2016  Rétrospective et monocentrique  664  68  48  Rein=368
Uretère=296 
≤T2=69 %
≥T2=31 % 
Bas grade=57,4 %
Haut grade=42,6 % 
Sankin A et al. 2016  Rétrospective et monocentrique  201  70,3  64,8  Rein=127
Uretère=47
Uretère+Rein=27 
Tis=1,5 %
Ta=29,8 %
T1=17,9 %
T2=20,9 %
T3=26,4 %
T4=3,5 % 
Bas grade=19,9 %
Haut grade=80,1 % 
Lee JK et al. 2016  Rétrospective et monocentrique  104  67,3  34,4  Rein=89
Uretère=15 
T≤1=38,5 %
T2=45,2 %
≥T3=16,3 % 
Bas grade=24 %
Haut grade=76 % 
Yoo S et al. 2017  Rétrospective et monocentrique  387  63,8  62  58  Rein=185
Uretère=202 
Ta-T1=53,5 %
T2=17,6 %
≥T3=28,9 % 
Bas grade=50,4 %
Haut grade=49,6 % 





Tableau 2 - Caractéristiques de l'urétéroscopie, la néphro-urétérectomie et des récidives vésicales.
Reference  URS
(n et %) 
Biopsie
(n et %) 
Délai URS-NUT (médiane)  RV  Délai médian NUT-RV (mois)  URS facteur de risque de RV  Impact sur la survie (globale et/ou spécifique) 
Hendin BN et al. 1999  48/96
50 % 
NC  NC  22/96
22,9 % 
NC  Non  Non 
Ishikawa S et al. 2010  55/208
26,4 % 
36/208
17,3 % 
NC  86/208
41,3 % 
Non  Non 
Gurbuz C et al. 2011  175/1268
13,8 % 
NC  NC  339/1268
26,7 % 
NC  Non  Non 
Luo HL et al. 2013  115/396
29 % 
NC  1 semaine avant ou immédiatement avant NUT  125/396
31,6 % 
NC  1,44 [1,00, 2,07]  Non 
Sung HH et al. 2015  282/630
44,8 % 
261/630
41,4 % 
16jours  268/630
42,5 % 
8,2  1,56 [1,20, 2,01]  NC 
Liu P et al. 2016  81/664
12,2 % 
NC  NC  223/664
33,6 % 
17  1,59 [1,14, 2,21]  NC 
Sankin A et al. 2016  144/201
78 % 
NC  71jours  87/201
43,3 % 
NC  2,37 [1,34, 4,19]  Non 
Lee JK et al. 2016  74/104
71,2 % 
44/104
42,3 % 
5jours avant ou immédiatement avant NUT  34/104
32,6 % 
7,2  3,61 [1,04, 12,54]  NC 
Yoo S et al. 2017  69/387
17,8 % 
69/387
17,8 % 
20jours  163/387
42,1 % 
NC  1,28 [0,88, 1,86]  NC 



Légende :
NC : non communiqué ; URS : urétérorénoscopie ; NUT : néphro-urétérectomie totale ; RV : récidive vésicale.


Références



Forman D, Bray F, Brewster DH, Gombe Mbalawa C, Kohler B, Pineros M, et al. Cancer Incidence in Five Continents, vol. X. Lyon, le CIRC2013.
Visser O., Adolfsson J., Rossi S., Verne J., Gatta G., Maffezzini M., et al. Incidence and survival of rare urogenital cancers in Europe Eur J Cancer 2012 ;  48 : 456-464 [cross-ref]
Ouzzane A., Roupret M., Leon P., Yates D.R., Colin P. Épidémiologie et facteurs de risque des tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure : revue de la littérature pour le rapport annuel de l'Association française d'urologie Prog Urol 2014 ;  24 : 966-976 [inter-ref]
Rouprêt M., Colin P., Xylinas E., Compérat E., Dubosq F., Houédé N., et al. Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : tumeurs de la voie excrétrice supérieure Prog Urol 2016 ;  27 (Suppl. 1) : S55-S66 [inter-ref]
Rouprêt M., Babjuk M., Burger M., Compérat E., Cowan N., Gontero P., et al. European Association of Urology Guidelines on Upper Urinary Tract Urothelial Cell Carcinoma: 2017 update Eur Urol 2018 ;  73 : 111-122
Margulis V., Shariat S.F., Matin S.F., et al. Outcomes of radical nephroureterectomy: a series from the upper tract urothelial carcinoma Collaboration Cancer 2009 ;  115 : 1224-1233 [cross-ref]
Neuzillet Y., Colin P., Phe V., Shariat S.F., Roupret M. Traitement chirurgical des tumeurs de la voie excrétrice supérieure par néphrourétérectomie totale : état-de-l'art pour le rapport annuel de l'Association française d'urologie Prog Urol 2014 ;  24 : 1021-1029 [inter-ref]
Fradet V., et al. Risk factors for bladder cancer recurrence after nephroureterectomy for upper tract urothelial tumors: results from the Canadian Upper Tract Collboration Urol Oncol 2014 ;  32 : 839
Pignot G., Colin P., Zerbib M., Audenet F., Soulie M., Hurel S., et al. Influence of previous or synchronous bladder cancer on oncologic outcomes after radical nephroureterectomy for upper urinary tract urothelial carcinoma Urol Oncol 2014 ;  32 (1) :
Seisen T., Granger B., Colin P., Leon P., Utard G., Renard-Penna R., et al. A systematic review and meta-analysis of clinicopathologic factors linked to intravesical recurrence after radical nephroureterectomy to treat upper tract urothelial carcinoma Eur Urol 2015 ;  67 : 1122-1133 [cross-ref]
Nison L., Bozzini G., Roupret M., Traxer O., Colin P. Diagnostics clinique, urétéroscopique et photodynamique des tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieures : état-de-l'art pour le rapport scientifique annuel de l'Association française d'urologie Prog Urol 2014 ;  24 : 977-986 [inter-ref]
Wells G, Shea B, O'connell D, Peterson J, Welch V. The Newcastle -Ottawa Scale (NOS) for assessing the quality of nonrandomised studies in meta -analyses. (2012) Available at: nosgen.pdf. (Accessed: 20 June 2016).
Liu P., Su X.H., Xiong G.Y., Li X.S., Zhou L.Q. Ureteroscopy for upper tract urothelial carcinoma is independently associated with intravesical recurrence after radical nephroureterectomy Int Braz J Urol 2016 ;  42 (6) : 1129-1135 [cross-ref]
Yoo S., You D., Song C., Hong B., Hong J.H., Kim C.S., et al. Risk of intravesical recurrence after ureteroscopic biopsy for upper tract urothelial carcinoma: does the location matter? J Endourol 2017 ;  31 (3) : 259-265 [cross-ref]
Sung H.H., Jeon H.G., Han D.H., Jeong B.C., Seo S.I., Lee H.M., et al. Diagnostic ureterorenoscopy is associated with increased intravesical recurrence following radical nephroureterectomy in upper tract urothelial carcinoma PLoS One 2015 ;  10 (11) : e0139976
Luo H.L., Kang C.H., Chen Y.T.Chuang Y.C., Lee W.C., Cheng Y.T., et al. Diagnostic ureteroscopy independently correlates with intravesical recurrence after nephroureterectomy for upper urinary tract urothelial carcinoma Ann Surg Oncol 2013 ;  20 (9) : 3121-3126 [cross-ref]
Lee J.K., Kim K.B., Park Y.H., et al. Correlation between the timing of diagnostic ureteroscopy and intravesical recurrence in upper tract urothelial cancer Clin Genitourin Cancer 2016 ;  14 : e37-e41 [inter-ref]
Sankin A., Tin A.L., Mano R., et al. Impact of ureteroscopy before nephroureterectomy for upper tract urothelial carcinoma on oncologic outcomes Urology 2016 ;  94 : 148-153 [inter-ref]
Ishikawa S., Abe T., Shinohara N., Harabayashi T., Sazawa A., Maruyama S., et al. Impact of diagnostic ureteroscopy on intravesical recurrence and survival in patients with urothelial carcinoma of the upper urinary tract Urology 2010 ;  184 (3) : 883-887 [cross-ref]
Hendin B.N., Streem S.B., Levin H.S., Klein E.A., Novick A.C. Impact of diagnostic ureteroscopy on long -term survival in patients with upper tract transitional cell carcinoma J Urol 1999 ;  161 : 783-785 [cross-ref]
Gurbuz C., Youssef R.F., Shariat S.F., et al. The impact of previous ureteroscopic tumor ablation on oncologic outcomes after radical nephrouretectomy for upper urinary tract urothelial carcinoma J Endourol 2011 ;  25 : 775-779 [cross-ref]
Marchioni M., Primiceri G., Cindolo L., Hampton L.J., Grob M.B., Guruli G., et al. Impact of diagnostic ureteroscopy on intravesical recurrence in patients undergoing radical nephroureterectomy for upper tract urothelial cancer: a systematic review and meta-analysis BJU Int 2017 ;  120 (3) : 313-319 [cross-ref]
Guo R.Q., Hong P., Xiong G.Y., Zhang L., Fang D., Li X.S., et al. Impact of ureteroscopy before radical nephroureterectomy for upper tract urothelial carcinomas on oncological outcomes: a meta-analysis BJU Int 2017 ;
Lim D.J., Shattuck M.C., Cook W.A. Pyelovenous lymphatic migration of transitional cell carcinoma following flexible ureterorenoscopy J Urol 1993 ;  149 : 109-111 [cross-ref]
Kulp D.A., Bagley D.H. Does flexible ureteropyeloscopy promote local recurrence of transitional cell carcinoma? J Endourol 1994 ;  8 : 111-113 [cross-ref]






© 2019 
Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.