L’orgasme féminin dans les pathologies neurologiques

25 septembre 2020

Auteurs : F. Babany, V. Coindreau, A. Declémy, E. Savard, A. Charlanes, C. Chesnel, G. Amarenco
Référence : Prog Urol, 2020, 11, 30, 554-570
Introduction

Les troubles sexuels chez la patiente neurologique ont peu été évalués en pratique quotidienne, en particulier, les troubles de l’orgasme. La prévalence semblait multipliée par deux chez les patientes médullaires comparativement à la population générale (Sipski, 2001).

Objectifs

Analyser la prévalence, la typologie et l’impact des troubles de l’orgasme chez les patientes neurologiques (accident vasculaire cérébral [AVC] [50 %], sclérose en plaques [SEP] [>65 %], maladie de Parkinson idiopathique [MPI], blessées médullaires [BM] [>50 %] et neuropathies périphériques [NP]).

Méthode

Revue systématique de la littérature à partir de Medline via l’outil Pubmed et The Cochrane Database of Systematic Review (Cochrane library).

Résultats

Les dysorgasmies féminines ont peu été étudiées au cours des maladies neurologiques. Il s’agissait d’études pour la plupart rétrospectives, réalisées sur de petits effectifs. Elles s’appuyaient sur des données cliniques à base de questionnaires généralistes étudiant la fonction sexuelle parfois associées à une exploration neuropérinéale. SEP et BM ont été les deux populations les plus étudiées. La prévalence des troubles de l’orgasme était importante (plus de 1/3 des patientes), souvent associés à d’autres troubles sexuels (altération de la libido) et à des troubles urinaires et anorectaux. Les lésions médullaires complètes et l’atteinte de l’arc réflexe sacré avaient un impact négatif sur ces troubles et sur la qualité de vie sexuelle (p <0,05).

Conclusion

L’évaluation spécifique des troubles sexuels et en particulier des troubles de l’orgasme chez les patientes neurologiques semblait importante dans la prise en charge globale du handicap pelvipérinéal afin d’améliorer la qualité de vie de ces patientes. L’éducation thérapeutique et des thérapies sexuelles ciblées paraissaient indiquées dans le traitement de ces troubles.




 




Introduction


L'orgasme a été défini comme un point culminant de sensation de plaisir intense, variable.


Ce pic transitoire ressenti créerait un état de conscience altéré induisant un état de bien-être et de contentement. Chez la femme, il serait accompagné de contractions rythmiques involontaires de la musculature striée périvaginale, souvent concomitantes de contractions utérines, anales et de tensions musculaires induites par la vasocongestion [1].


Les premiers travaux s'intéressant aux troubles sexuels ont été décrits par A. Kinsey (1930) et les époux Masters et Johnson dans les années 1960. Ils se sont intéressés au cycle de la réponse sexuelle [2] et ont exploré les différentes dysfonctions sexuelles (DS) chez la femme.


La prévalence des troubles de l'orgasme féminin varierait selon les pays et les études épidémiologiques. Elle oscillerait entre 10 % dans le nord de l'Europe et 34 % dans le Sud de l'Asie [3]. Peu d'articles se sont intéressés à ces troubles chez les patientes neurologiques.


D'un point de vue physiologique, l'orgasme met en jeu des structures nerveuses centrales (cérébrales, médullaire) et périphériques (racines lombosacrées) et tout un contingent de structures musculaires (lisses et striées) et végétatives.


Les impulsions nerveuses sont transmises via le système parasympathique pelvien et sympathique lombosacré au nerf dorsal du clitoris.


Les pathologies neurologiques sont responsables de troubles de la sphère périnéale et notamment de troubles sexuels. La préoccupation des professionnels envers les troubles de l'orgasme semblerait plus faible dans cette population et moins évalués en pratique courante.


Chez les femmes atteintes de sclérose en plaques (SEP), les difficultés pour atteindre l'orgasme oscilleraient entre 4,5 et 77 % [4]. La fonction sexuelle a été décrite comme un des facteurs le plus important de la qualité de vie chez les blessés médullaires (BM) [5]. Or, les femmes BM présenteraient des difficultés d'accessibilité à l'orgasme dans 48 % des cas [6].


D'après Brindley et al. [7], le réflexe pudendal pouvait être absent chez les sujets sains et présent chez les blessés médullaires y compris lors des sections complètes de la moelle. Le réflexe était similaire chez les sujets sains et blessés médullaires, mais pouvait être inhibé par des facteurs psychosociaux telle que l'anxiété.


Ce résultat a supposé qu'il existait une autre voie qui serait responsable de la transmission de l'expérience sensitive de l'orgasme, le nerf vague, d'innervation autonome. Cette voie sensorielle génitale (vagin-col) serait directement projetée sur le cortex sans passage trans-spinal. C'est ce qui permettrait notamment aux populations blessées médullaires de ressentir des sensations orgasmiques même dans le cadre d'une section spinale complète [8].


Le réflexe sacré a été évalué chez cinquante-deux femmes anorgasmiques après stimulus cutané sur le gland du clitoris [9]. On recueillait par mesure EMG la contraction des muscles périvaginaux et du sphincter externe de l'anus. Toutes les patientes ont bénéficié d'exercices d'autorééducation au domicile et ont été réévaluées au décours, hormis une patiente sur 42 ayant terminé la rééducation, le réflexe sacré était augmenté.


Le temps d'accessibilité à l'orgasme augmentait chez les femmes BM qui souvent arrêtaient toute stimulation avant le déclenchement de l'orgasme.


La vascularisation vaginale a été étudiée par la méthode de Gillan et Brindley via la photoplethysmographie. Il a été démontré l'impossibilité des femmes ayant une lésion médullaire complète supérieure à T6 d'accéder à l'orgasme de manière psychogène. Ainsi, il n'existait pas de vasocongection vaginale lors de stimulus visuels érotiques dans cette population.


Lors de lésions incomplètes, l'accessibilité au plaisir chez les patientes ayant un niveau lésionnel supérieur à T6 restait possible via la voie sympathique issu des centres thoracolombaires, qui permettait une augmentation du débit sanguin génital.


Qu'elle soit complète ou incomplète, la réponse orgasmique de ces patientes était d'origine réflexe via les centres parasympathiques issus des centres sacrés S2-S4 et est provoquée par un stimulus local.


Nous avons réalisé une revue systématique de la littérature selon les recommandations PRISMA [10] sur les troubles de l'orgasme féminin au cours des maladies neurologiques.


Matériels et méthodes


Nous avons effectué une recherche à partir de la base de données Medline via l'outil Pubmed et The Cochrane Database of Systematic Review (The Cochrane Library). Nous avons inclus les articles disponibles en français et en anglais, publiés de 2000 à 2019. Les mots clés suivants ont été utilisés dans la stratégie de recherche : (« orgasm difficulty » OR « orgasm ability » OR « orgasm disorder » OR « orgasm disorders » OR « orgasm dysfunction » OR « female sexual dysfunction ») AND (« female orgasm » OR « female » OR « woman » OR « women ») AND (« neurogenic disorder » OR « spinal cord injury » OR « multiple sclerosis » OR « Parkinson's disease » OR « stroke » OR « spina bifida » OR « traumatic brain injury » OR « neuropathy » OR « diabetes mellitus » OR « myopathy »).


Les titres puis les résumés identifiés ont été analysés et sélectionnés. Seuls ceux qui étaient pertinents pour la question posée et répondant aux critères d'inclusion ont été inclus.


Critères d'inclusion : études portant sur la prévalence, le modèle et les options de traitement (pharmacologiques ou non pharmacologiques) des troubles de l'orgasme chez les femmes atteintes d'une pathologie neurologique.


Critères d'exclusion : résumés de conférences, études limitées aux patients masculin, ou non pertinentes sur le sujet et les études expérimentales chez les animaux.


Les résumés qui ont été acceptés ont ensuite été récupérés en texte intégral et évalués pour inclusion selon les critères énumérés ci-dessus.


Les variables suivantes ont été examinées : année de publication, conception de l'étude, nombre de participants, âge des participants, population neurologique concernée, outils (questionnaires, scores) utilisés pour évaluer les troubles orgasmiques (TO), facteurs contribuant aux TO et à la prise en charge.


Résultats


Maladie de Parkinson et autres syndromes extrapyramidaux


Les troubles sexuels décrits dans la maladie de Parkinson idiopathique (MPI) ont concerné les problèmes liés à l'hypersexualité secondaire aux traitements. Les dysorgasmies chez les femmes étaient peu abordées [11].


L'activité sexuelle décroît avec l'âge et cette altération se majorait en cas de maladie chronique telle que la MPI. Peu d'études ont portées exclusivement sur les troubles sexuels des femmes MPI. Il n'existait pas d'article sur les troubles orgasmiques seuls. L'étude de Buhmann [12] a évaluée l'impact de la MPI sur la sexualité et les relations des hommes et des femmes atteints avant et après la pose du diagnostic. Cette étude rétrospective a inclus 54 patients (39 hommes et 15 femmes) en couples et utilisé le questionnaire sur le fonctionnement sexuel dans les maladies chroniques (SFCE) et l'échelle BDI (Beck Depression Inventory) pour évaluer la dépression. Il n'y avait pas de différence significative concernant la fréquence des orgasmes chez les femmes MPI avant ou après le diagnostic (Delta=0,13, p =NS) contrairement aux hommes dont la fréquence des orgasmes lors des rapports sexuels était supérieure avant le diagnostic de MPI (Delta=−0,51, p <0,001).


Bronner et al. [13] ont étudié le fonctionnement sexuel de 32 femmes et 43 hommes atteints de MPI et ont comparé ces données avec leur fonctionnement sexuel antérieur. L'objectif était d'identifier les facteurs de risque de développement des troubles sexuels, de les prévenir, notamment via une thérapie de couples pour en diminuer leur développement et éviter ainsi une nouvelle détérioration de la qualité de vie des patients.


L'âge moyen était de 63,9±11,3 ans et 84 % des patients étaient en couple. La durée d'évolution de la maladie, l'échelle H&Y* et les traitements contenant de la dopamine (l-dopa et agonistes) étaient évalués.


Au total, 87,5 % (21/24) des femmes rapportaient des difficultés d'excitation, 75 % (18/24) de difficultés à atteindre l'orgasme, 46,9 % décrivaient une diminution du désir sexuel et une insatisfaction sexuelle dans 37,5 %. Survenue de rapports douloureux (dyspareunies) dans 12,5 %. Une proportion de 34,2 % des patients discutaient de leurs problèmes sexuels avec leur partenaire. Les patientes non actives sexuellement au moment de l'étude présentaient moins de satisfaction sexuelle (p =0,006), des difficultés à atteindre l'orgasme (p =0,001) et plus de dyspareunies (p =0,004) avant le début des symptômes de MPI comparativement aux femmes actives sexuellement. Interroger les patients sur les aspects de leur vie sexuelle dès que possible serait utile pour prévenir la détérioration de la vie sexuelle des patientes MPI. L'utilisation de l-dopa participent à la diminution du plaisir chez les patientes MPI conformément aux données antérieures de la littérature. Les limites de l'étude étaient le faible nombre de patients, le recrutement dans une clinique de rééducation non représentatif de la population MPI et le caractère rétrospectif d'une partie des données. La plupart des partenaires des patients MPI étaient réticents à répondre aux questions.


Ozcan et al. [14] ont conduit une étude prospective de 2011 à 2014 sur 89 patient-e-s MPI dont 65,2 % d'hommes (58/89) et 34,8 % de femmes (31/89). L'objectif était d'évaluer si les dysfonctions sexuelles (désir, stimulation, érection/lubrification chez l'homme, orgasme et satisfaction de l'orgasme) étaient associées à l'incapacité physique et si les relations de couples étaient modulées par les symptômes d'anxiété-dépression. Troubles de l'orgasme chez plus de la moitié des patient-e-s (52,4 %), peu satisfaisant dans l'ensemble (47,6 %). Il existait une corrélation entre l'intensité des troubles sexuels et notamment les troubles de l'orgasme avec la sévérité de la maladie, la dépression (HAMD) et l'anxiété (HAMA). Il n'existait cependant pas de données significatives concernant la population féminine contrairement à la population masculine. De même, la survenue de l'orgasme était corrélée avec l'âge des patients, l'âge du début des symptômes, la sévérité de l'atteinte motrice et l'anxiété (Tableau 1). La satisfaction de l'orgasme était corrélée aux mêmes facteurs (âge, âge de début, atteinte motrice) et la dépression. La survenue d'un orgasme satisfaisant diminuait avec l'augmentation de l'âge et des différents scores relatifs à la sévérité de l'atteinte. L'absence de groupe témoin et le petit nombre de patients inclus participaient aux limites de l'étude. L'importance de l'anxiété et de la dépression augmentait naturellement avec l'évolution de la MPI mais pourrait être majorée par les trouble sexuels.


Accident vasculaire cérébral (AVC) et traumatisés crâniens (TC)


Les patientes victimes d'AVC avaient souvent de nombreuses comorbidités associées telles que l'hypertension artérielle, le diabète sucré et la dyslipidémie qui affectaient leur vie sexuelle et leur sensation orgasmique avant même la survenue d'un AVC [15].


On notait des résultats similaires dans l'étude de Kimura [16] où les dysfonctions sexuelles et spécifiquement orgasmiques étaient significativement associées à des symptômes dépressifs. Les troubles orgasmiques étaient communs et fréquemment observés. Ils semblaient significativement plus fréquents et marqués chez les patients présentant des lésions cérébrales hémisphériques droites (syndrome de l'hémisphère mineur).


La plupart des études évaluant les troubles orgasmiques post-AVC étaient descriptives et reposaient sur le recueil d'informations via des questionnaires validés ou non [17]. Ce mode de recueil a été soumis à de nombreux biais tels que le biais de sélection avec l'évaluation de patients peu sévères sans trouble majeur de la compréhension ou de l'expression, le biais de mémorisation inhérent au temps et aux troubles cognitifs et la subjectivité des réponses données par déni ou surestimation des troubles ressentis. Le rôle iatrogénique des traitements multiples post-AVC tels que les antihypertenseurs ou les antidépresseurs jouaient un rôle non négligeable dans l'émoussement orgasmique.


Les femmes TC [18] ont rapporté une diminution de leur satisfaction sexuelle dont l'orgasme, comparativement au groupe témoin dans une étude multicentrique portant sur 39 patientes. La qualité de vie, le désir, l'orgasme mais aussi la lubrification, l'excitation et la satisfaction étaient touchés. L'âge était un facteur prédictif négatif de l'orgasme contrairement au temps passé depuis le TC qui permettrait une amélioration de l'accès à l'orgasme avec le temps. Cette étude transversale cas-témoins a présenté certaines limites telles que la méthodologie, l'utilisation d'autoquestionnaires chez ces patients présentant d'importants troubles cognitifs et le faible nombre de patients. La survenue d'une insuffisance hypophysaire dans cette population diminuait la survenue d'un orgasme via l'atteinte de l'axe gonadotrope. Cela s'opposait aux comportements de désinhibition secondaires à l'atteinte frontale dans cette population.


Sclérose en plaques (SEP)


C'est l'une des pathologies neurologiques centrales pour laquelle on dispose du plus de littérature. Cela s'explique par la prédominance féminine et le jeune âge des sujets atteints.


La prévalence des troubles sexuels chez les patientes SEP variait de 34 à 85 % [19]. La plupart de ces troubles semblaient liés à une atteinte médullaire [20, 21] et sont responsables d'une altération significative de la qualité de vie. D'autres facteurs entraient en compte comme le handicap physique, les troubles vésicosphinctériens, la dépression et la diminution des sensations périnéales locales.


La difficulté d'accessibilité à l'orgasme a été associée à une absence ou une anomalie des potentiels évoqués corticaux (PEC) du nerf pudendal dans une cohorte de 14 femmes SEP [22]. Une large majorité des patientes (93 %) présentaient des difficultés à atteindre l'orgasme. Celles-ci étaient hautement associée à un PEC pudendal anormal ou absent (p <0,01), touchant particulièrement les temps de latences, qui étaient anormales (21 %) ou absentes (71 %).


La majorité présentait aussi des troubles vésicosphinctériens et des troubles du désir. La prévalence des anorgasmies n'était pas liée à l'âge, à la durée d'évolution de la pathologie ou à la sévérité de l'atteinte neurologique (score EDSS).


On notait une atteinte des différents domaines de la fonction sexuelle et notamment de l'orgasme dans une étude portant sur 26 patientes SEP tunisiennes comparativement au groupe témoin. Les scores moyens de FSFI global étaient significativement plus faibles chez les patientes SEP par rapport aux témoins. Il existait des corrélations négatives entre le score global FSFI et l'âge des patientes, la durée du mariage et l'EDSS global.


La présence et l'intensité de la dépression majorait la survenue de troubles sexuels et notamment orgasmiques. La dysfonction orgasmique était la troisième fonction altérée chez les patientes de l'étude.


La dysfonction orgasmique était associée à une diminution de la sensation vibratoire clitoridienne locale [23]. Gruenwald et al. ont évalué la valeur et la pertinence d'un test sensoriel périphérique quantitatif (QST) comme outil de mesure des sensations génitales chez 41 patientes SEP présentant des dysfonctions sexuelles. Il proposait des stimuli vibratoires et/ou thermiques d'augmentation progressive du clitoris et du vagin. Dans cette cohorte, 61 % déclaraient avoir des troubles sexuels dont 54 % de troubles orgasmiques. On montrait une relation statistiquement significative entre la fonction orgasmique et la sensation clitoridienne vibratoire. Cela signifie qu'il existait une hyposensibilité vibratoire clitoridienne chez les patientes présentant des DS. En particulier, une association entre la diminution des perceptions vibratoires clitoridiennes et la dysfonction orgasmique. De même, association significative entre la présence de troubles cérébelleux et la dysfonction orgasmique. Le QST pourrait être un outil de mesure utile à l'évaluation diagnostique des troubles de l'orgasme avec des valeurs correctes de sensibilité et de spécificité.


Lew-Starowicz [24] a inclus 204 patient-e-s (137 F, 67 H) SEP pour déterminer s'il existait des liens entre DS et trouble neurologique focal, dépression et facteurs relationnels dans le couple. L'objectif était d'en évaluer le retentissement sur la qualité de vie et de déterminer s'il existait des différences selon le sexe.


La préservation de la fonction orgasmique était importante pour les femmes et les hommes et représentait un facteur important de la qualité de vie.


Chez la femme, la présence et l'intensité de la dépression retentissait sur la survenue et la qualité de l'orgasme mais aussi sur la qualité de vie. La préservation de l'orgasme avait un impact très positif sur la qualité de vie chez les femmes. La conjugopathie altérait tous les domaines sexuels chez la femme et retentissaient sur la qualité de vie alors qu'elle n'altérait que le désir chez l'homme.


Certaines structures cérébrales telles que le cortex insulaire, l'hypothalamus et le cervelet augmentent lors de l'orgasme féminin [8], en lien avec le système nerveux autonome. Les régions corticales telles que le cortex préfrontal sont impliquées dans l'excitation idéomotrice. L'étude de Winder [25] s'est intéressée aux rapports entre la fonction orgasmique et l'atteinte neurologique cérébrale (site et taille lésionnelle) chez les patientes SEP. Cinquante femmes ont été inclues, ont rempli un questionnaire FSFI et ont bénéficié d'une IRM cérébrale dont la séquence T2-FLAIR a été analysée.


Il n'existait pas de corrélation entre les données démographiques et le test FSFI sur l'âge, la durée d'évolution de la maladie et l'EDSS.


Plus la charge lésionnelle périventriculaire (temporale gauche et médio-inférieure occipitale droite) était élevée, plus l'atteinte sexuelle et notamment le champ de l'orgasme était atteint. Au contraire, amélioration de l'orgasme lors de l'atteinte du cortex frontal (cortex moteur primaire frontal droit, cortex frontal gauche/inférieur, amygdale droite, secteurs moyens-inférieurs et fusiformes inférieurs de milieu gauche).


La fonction orgasmique était particulièrement vulnérable lorsque les zones associatives visuelles droites étaient lésées. La vue est un moyen privilégié d'accès et de développement de l'excitation psychogène.


Les lésions des zones périventriculaires temporales gauches pouvaient expliquer l'émoussement orgasmique par l'atteinte du circuit végétatif, et notamment le système sympathique. Ils observaient un comportement désinhibé avec une augmentation de la fonction orgasmique. Par ailleurs, pas de corrélation entre le score FSFI-orgasme, l'âge, l'évolution ou la sévérité de la SEP.


La taille lésionnelle ne semblait pas corrélée avec la dysfonction orgasmique.


La stimulation vibratoire clitoridienne (CVSD) et/ou d'un vacuum (V) sont des techniques ayant été utilisées dans la population générale féminine présentant des difficultés à atteindre l'orgasme. Un essai clinique randomisé a été conduit en 2017 par Alexander [26] sur la possibilité d'accéder à l'orgasme via un ré-entrainement des réflexes sacrés sur une population de 31 patientes neurologiques (20 SEP/11 BM) randomisée selon les mêmes méthodes. L'efficacité des différentes techniques sur l'amélioration de l'orgasme et de la fonction sexuelle en général a été évaluée via le remplissage de questionnaires validés (FSFI/FSDS).


Amélioration du score FSFI lors de l'évaluation à 3 mois du traitement dans le groupe CVSD, et notamment dans le domaine de l'orgasme (p =0,012) (de même que les domaines de désir, d'excitation, de lubrification et de satisfaction). L'angoisse en rapport avec les difficultés sexuelles avait diminué (p =0,02). Chez les patientes utilisant le vacuum (V), on notait une amélioration significative de l'orgasme (p =0,028). À 16 semaines, maintien de l'amélioration de la fonction sexuelle et notamment de l'orgasme (p =0,028) dans le groupe CVSD mais pas dans le groupe V. Les résultats obtenus avec la population SEP et BM étaient comparables avec les résultats obtenus dans la population féminine générale. D'où l'intérêt du même type de prise en charge chez ces patientes neurologiques présentant des troubles de la fonction orgasmique. Cette amélioration pouvait être expliquée par la succion douce du système vibratoire, augmentant le flux sanguin et l'engorgement du clitoris en favorisant l'augmentation de la lubrification locale et de la stimulation nerveuse. On pouvait penser que la stimulation nerveuse locale répétée, manuelle ou vibratoire pourrait conduire à une amélioration au long cours de l'accès à l'orgasme. Les conclusions doivent cependant être interprétées avec prudence compte tenu de l'absence de groupe témoin, du faible nombre de patientes randomisées et ne pourrait s'appliquer en l'état qu'aux patientes SEP et BM.


Autre cohorte à prédominance féminine (65 %) dont la grande majorité présentait des DS comprenant entre-autre une diminution de la fréquence ou de l'intensité de l'orgasme (77,5 %) et altérations des sensations génitales (80,5 %) [20].


Blessés médullaires (BM)


Le rôle de l'atteinte spinale chez la femme a été mis en évidence par des études réalisées sur la population de blessés médullaire (BM) [8, 27, 28, 29, 30]. Différentes voies semblent impliquées dans ce processus dont une boucle hormonale rétro-négative neuromusculaire et des centres lombosacrés sur le potentiel orgasmique.


Un autre modèle neurophysiologique a été proposé, associant l'orgasme à un phénomène d'hyperréflexie autonome normalement soumis à une inhibition supra-spinale qui agit sur les centres médullaires pour calmer l'orage végétatif [6] et ne laisser que des sensations paroxystiques d'orgasme [22, 28]. Les BM pouvaient éprouver un paroxysme sexuel similaire à la population saine mais qui pouvait prendre diverses formes y compris chez les plus sévères (lésions complètes) avec absence totale d'inhibition de la décharge autonomique généralisée. Le paroxysme pouvait ainsi atteindre et parfois dépasser le plaisir en raison de signes autonomiques pathologiques [31] avec hypertension, céphalées, hyperactivité dysfonctionnelle correspondant à cette dysréflexie autonome.


De nombreuses études sur les BM ont permis de comprendre et de cerner les sensations et les perceptions individuelles de l'orgasme. Les sensations ressenties lors de l'orgasme dans une population saine ont en effet été proches de celles décrites par les BM lors d'une hyperréflexie autonome [31, 32] avec hypertension artérielle, tachycardie et signes autonomes tels que la sudation, flush cutané ou dyspnée.


En cas d'atteinte sous-jacente et notamment des centres sacrés, l'accessibilité de l'orgasme restait possible via un stimulus psychogène [33].


Sipski [34] a étudié, d'une part, le plaisir sexuel et, d'autre part, la réponse orgasmique chez une population de femmes BM avec divers niveaux d'atteinte (capacité d'accessibilité à l'orgasme de 25 patientes volontaires BM de niveau supérieur à T6 complète ou incomplète par rapport à une population saine).


Les patientes devaient avoir recours à une stimulation génitale et recevait un stimulus érotique audiovisuel (film érotique). Si au bout de 75minutes, l'orgasme n'était pas atteint, la procédure s'arrêtait.


Un peu moins de la moitié des patientes BM ont pu accéder à l'orgasme contre 100 % des patientes témoins.


La préservation de la sensibilité au tact grossier témoignait du respect, au moins en partie, de la voie sympathique et de la présence d'une réponse psychogène (centres T11-L2), responsable d'une vasocongestion présente mais diminuée.


Si le système parasympathique issu des centres sacrés S2 à S5 est lésé, l'orgasme ne peut être atteint via une stimulation génitale directe, la voie psychogène restant possible.


Comme vu précédemment, l'arc réflexe sacré semble primordial pour atteindre l'orgasme.


L'expérience orgasmique n'a pas été décrite différemment entre les populations de femmes BM et le groupe témoin. La subjectivité des sensations était difficilement mesurable mais on a supposé qu'il existait une voie nerveuse autonome qui ne nécessitait pas d'initiation et d'inhibition cérébrale.


Aucun facteur prédictif n'a été identifié pour déterminer quelles patientes BM pourront accéder à l'orgasme, tout comme la nature complète ou incomplète de la lésion.


Les patientes ayant reçu plus d'informations sur la sexualité et ayant eu l'expérience de l'orgasme avant l'accident pouvaient obtenir un orgasme plus facilement.


Ces patientes étaient de bonnes candidates à la thérapie sexuelle.


Sur un échantillon de 32 patientes BM [35], principalement paraplégiques complètes (44 % AIS A), 71,9 % déclaraient avoir eu des rapports depuis la lésion médullaire (56,3 % couramment et 61 % aussi fréquemment qu'avant la lésion). Plus de la moitié déclaraient avoir des sensations génitales et la stimulation de cette région permettait l'accroissement du désir (56,3 %). Plus d'un tiers étaient capables d'atteindre l'orgasme (42,9 %). La plupart des patientes interrogées ne pensaient pas que l'amélioration de leur vie sexuelle pourrait améliorer leur qualité de vie, cependant elles pensaient que les professionnels de santé pourraient avoir un rôle à jouer dans l'amélioration des dysfonctions sexuelles (87,5 %). Plus de la moitié déclaraient être actives sexuellement. Les facteurs prédictifs de vie sexuelle active étaient la préservation des sensations périnéales (72 %, p =0,039) et la vie en couple (83 %, p =0,017).


Une étude scandinave [36] portant sur 392 femmes BM s'est interrogée sur les modifications de l'orgasme. Deux cent trente-quatre femmes ont répondu sur cette thématique, moins de 10 % ont déclaré qu'il n'y avait pas de modification de l'orgasme avant et après la lésion médullaire. Un quart a décrit l'orgasme comme une sensation de « flottement » et un sentiment de force décuplé. L'accès à l'orgasme était plus difficile, tant sur l'intensité (plus faible qu'avant) que sur le temps pour y parvenir.


Peu de femmes BM (13 %) ont déclaré être satisfaites par la qualité de leur orgasme. L'orgasme était décrit comme une sensation relaxante, pulsative, vibratoire ou comme une onde de pression. Certaines décrivaient des sensations désagréables telles que la douleur, des crampes, la survenue de spasticité ou des céphalées (symptômes d'HRA).


Parmi un échantillon de 37 femmes BM espagnoles [37], plus de la moitié déclaraient avoir une activité sexuelle régulière. Pas d'influence du niveau neurologique, du grade ASIA, de l'autonomie ou de la présence de troubles vésicosphinctériens chez les femmes sexuellement actives. Diminution de moitié de l'activité sexuelle, le plus souvent à cause d'une baisse de la libido liée à la perte de sensibilité périnéale (60 %). Diminution de l'accès à l'orgasme de 95 à 53 % après la lésion (p =0,008). L'atteinte de la sensation orgasmique était plus difficile et moins intense qu'avant la lésion médullaire (72 %). Pas de corrélation entre le score ASIA et l'accès à l'orgasme. L'information donnée par l'équipe médicale sur les modifications de leur vie sexuelle était insuffisante ou inexistante.


Sur un échantillon de 97 patientes BM [38], 82,8 % des participants avaient des orgasmes avant la lésion et 93,1 % déclaraient atteindre l'orgasme après la lésion. Corrélation entre l'orgasme et la relation de couple pré- et post-lésionnel (p =0,0026). Quarante-six pour cent de la population ont réussi à atteindre l'orgasme en post-lésionnel. Corrélation positive entre la présence de sensations génitales et l'accès à l'orgasme (p =0,0005). Cela suggère la préservation de l'arc réflexe sacré dans le mécanisme d'atteinte orgasmique, comme le suggérait déjà Gillan et Brindley [9]. La diminution de l'estime de soi est corrélée à plus de difficultés à atteindre l'orgasme (p =0,0029).


Vie sexuelle pauvre chez les jeunes femmes myélomeningocèles et spina bifida (MM/SB), largement influencée par les troubles vésicosphinctériens. Des études antérieures ont montré l'influence de l'hyposensibilité génitale et l'anorgasmie (>70 %) chez nombre d'entre elles.


Faible taux de réponse (56,8 %) au questionnaire s'intéressant à cette question dans une population de femmes MM/SB [39]. Altération de tous les domaines sexuels incluant l'orgasme. L'incontinence urinaire (utilisation de protections) était le principal facteur influençant les troubles sexuels et associés à des scores inférieurs du désir/excitation/initiation activité sexuelle.


Neuropathies périphériques


La revue de la littérature réalisée par Pontiroli et al. En 2013 [40] a porté sur 26 études incluant 3168 diabétiques et 2823 témoins.


Les troubles sexuels étaient plus fréquents chez les patientes diabétiques (type 1 et/ou 2) atteintes depuis environ 10 ans comparé aux groupes témoins. Il n'y avait pas de différence significative entre les différents types de diabète, ce d'autant que certains groupes étaient hétérogènes. Le score FSFI était significativement plus bas chez les diabétiques. Un index de masse corporel (IMC) élevé était corrélé à un score FSFI bas. De plus, la dépression était plus marquée chez les patientes diabétiques et associée à des troubles sexuels plus fréquents. Les causes de ces associations étaient peu clairement établies, mais il s'agirait probablement d'une origine mixte, à la fois la neuropathique (neuropathie diabétique) et vasculaire (athérome artériel). Cependant, le score FSFI n'était pas détaillé et on ne pouvait différencier les troubles sexuels dans leur globalité des troubles de l'orgasme (3 items).


Sur 42 patientes atteintes d'une maladie de Charcot-Marie (CMT), les troubles sexuels étaient majoritaires chez les femmes jeunes et diminuaient avec l'âge [41]. La sévérité de l'atteinte était associée à un meilleur fonctionnement sexuel qu'il s'agisse du désir, du plaisir, de l'orgasme ou de la satisfaction sexuelle. Cependant, les CMT sévères rapportaient plus de douleur durant les rapports. Le type de CMT (axonale ou démyélinisante) n'était pas associé à un fonctionnement sexuel différent.


Troubles sexuels rapportés chez 42 % des patient-e-s atteintes de polyneuropathie amyloïde périphérique (PAF) comparés à 12 % des témoins [42]. De tous les patients atteints de PAF, diminution de désir (39,2 %), troubles d'excitation (72,5 %) et de lubrification (68 %). Troubles de l'orgasme dans près de deux-tiers des cas (62 %), douleur et insatisfaction sexuelle (IC à 95 %, 35,3 à 62,7). Après analyse de régression logistique multiple, PAF associés à tous les types de dysfonction sexuelle chez les femmes et en particulier de l'orgasme.


Diminution des scores de dysfonctions sexuelles chez 60,9 % de patientes atteintes de dermatomyosite ou polymyosite (DM/PM) versus groupe témoin [43]. Importance des dyspareunies dans le groupe DM/PM et moins de satisfaction sexuelle. Pas d'information sur l'influence de la maladie ou des traitements comme cause de DS. Influence non évaluée de la fatigue, des myalgies ou de l'incapacité. Quid du rôle des corticoïdes dans l'atteinte de l'axe hypothalamohypophysaire et son retentissement hormonal sur l'orgasme.


Discussion


Chez les femmes atteintes de MPI, influence des TVS et des troubles du système nerveux autonome dans les DS. Les troubles vésicosphinctériens provoquaient un déséquilibre neurologique mais aussi psychologique car facteur de dépression et donc de retentissement sur la qualité de vie et l'orgasme.


Intérêt d'une attention particulière quant à l'évolution des troubles pour les prévenir et les diminuer via des conseils éclairés.


De même, intérêt à traiter la dépression chez les SEP, facteur corrélé aux DS.


Beaucoup de patientes BM sont persuadées que l'accessibilité à l'orgasme était impossible après une lésion médullaire, d'où la nécessité d'informer précocement les patientes.


En conclusion, intérêt de programmes d'éducation thérapeutique pour informer, préparer, soutenir, informer les patientes et leur permettre d'acquérir une vie sexuelle active et épanouissante.


La corrélation entre les sensations génitales et une libido développée semblait être unanimement reconnue. D'où l'importance de rechercher et d'explorer les possibilités érotiques du corps.


Conclusion


Les troubles de l'orgasme étaient fréquents chez la femme neurologique et ce quel que soit le niveau lésionnel qu'il soit central ou périphérique, encéphalique ou spinal.


Ces troubles étaient mal connus, mal codifiés car on parlait souvent de « dysorgasmie » sans préciser s'il s'agissait d'une anorgasmie, d'un émoussement de l'orgasme ou d'une durée des rapports plus longue. Ils sont peu évoqués avec les patientes qui pourtant en souffraient et réclamaient de manière explicite ou non une réponse à leur plainte. L'information claire et exhaustive, une approche multimodale, psychologique, rééducative et parfois médicamenteuse, peuvent souvent aider ces patientes à retrouver une satisfaction personnelle dans leur sexualité.


Des travaux complémentaires sont à l'évidence nécessaires pour parfaire nos connaissances physiologiques et pathologiques, pour améliorer nos méthodes d'évaluation [44] et enfin pour optimiser les stratégies thérapeutiques.


À noter que la survenue de troubles médullaires avant l'âge de 18 ans était un facteur prédictif d'absence de vie sexuelle.


Un suivi psychologique semble primordial pour lutter contre l'atteinte de l'image du corps et l'estime de soi, auquel on associerait une thérapie sexuelle ciblée utilisant des outils cliniques et/ou instrumentaux seraient intéressants pour lutter contre ces troubles. L'interrogatoire et l'évaluation en consultation pourrait être le point de départ de cette prise en charge.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 - Articles concernant les troubles de l'orgasme chez la patiente neurologique.
Méthodologie  Niveau de preuve  Revue  Année  Population  Nombre de participants  Âge±SD (années)  Tests statistiques utilisés  Items évalués  Résultats 
Étude cas-témoins  Prog Urol  2018  SEP  26 femmes mariées  37,73±8,16 ans  Tests non paramétriques de Mann-Whitney (groupes indépendants) pour les variables quantitatives et de Chi2 pour les variables qualitatives et test de corrélation r de Spearman  EDSS, FSFI, BDI-SF score  Dysfonction sexuelle 69,2 % SEP/26,9 % population témoin. Altérations plus élevées désir sexuel, excitation et orgasme. Corrélation SEP et âge (r =−0,68 ; p <0,001), durée mariage (r =−0,57, p =0,002), niveau d'incapacité (r =−0,45 ; p =0,021) et BDI-SF (r =−0,51, p =0,008). FSFI associé à un faible niveau d'éducation (p =0,02) et TVS (p =0,04) 
Essai clinique randomisé  Arch Phys Med Rehabil  2017  SEP et BM  31 patientes 20 SEP/11 BM. 23 (18 SEP/5 BM) ont été randomisées. 13/16 pour CVSD, 10/15 pour V  Données démographiques non disponibles  SPSS version 24. Test de Wilcoxon rank test (petit échantillon et données non paramétriques) pour critères primaires et secondaires  FSFI, FSDS  23 patientes (18 SEP/5 BM) ont été randomisées en deux groupes (13/16 pour CVSD, 10/15 pour V). L'efficacité des différentes techniques sur l'amélioration de l'orgasme et de la fonction sexuelle en général a été évaluée via le remplissage de questionnaires validés (FSFI. FSDS) à j0, 12 et 16 semaines. L'objectif secondaire était de caractériser l'orgasme des patientes SEP via le questionnaire MSISQ. La dysfonction sexuelle principale primaire était de 17,28 SEP/7,55 BM, critère secondaire 21,24 SP/7,50 BM et critère tertiaire 13,21 SEP/5,47 BM. La comparaison des sous-scores montrait une amélioration significative pour le critère primaire comparativement aux critères secondaire et tertiaire. Le score total FSFI a montré une amélioration significative du A 12 semaines du début de l'étude, dans le groupe CVSD, on observait une amélioration du score total FSFI (21,48±6,15, p =0,009) et notamment dans le domaine de l'orgasme (p =0,012) (de même que les domaines de désir, d'excitation, de lubrification et de satisfaction). L'angoisse en rapport avec les difficultés sexuelles avait diminué (p =0,02). Chez les patientes utilisant le vacuum (V), on notait une amélioration significative de l'orgasme (p =0,028). À 16 semaines, 13 patientes (6 CVSD, 7 V) ont été évaluées. On observait un maintien de l'amélioration de la fonction sexuelle et notamment de l'orgasme (p =0,028) dans le groupe CVSD mais pas dans le groupe V. Les résultats obtenus avec la population SEP et BM sont comparables avec les résultats obtenus dans la population féminine générale. CVSD+augmentation score total FSFI (p =0,011), désir (p =0,009) ; lubrification (p =0,008), orgasme (p =0,012) et satisfaction (p =0,049) et diminution du stress (FSDS) p =0,020. V+ : augmentation du sous-score orgasme du FSFI (p =0,028). Poursuite de l'effet du CVSD pendant 4 semaines après le traitement 
Transversale  Spinal Cord  2007  BM  87  41,5±9,2  Analyse descriptive des données puis analyse bivariée (X selon Y)  Questionnaires suites variables X et Y  82,8 % des participants avaient des orgasmes avant la lésion et 93,1 % déclarent atteindre l'orgasme après la lésion. Corrélation entre l'orgasme et la relation de couple pré- (R 2=0,54 [r =0,73] ; Chi2=54,23, p <0,0001) et post-lésionnel (R 2=0,11 [r =0,33] ; Chi2=9,05, p =0,0026). 46 % de la population ont réussi à atteindre l'orgasme en post-lésionnel. Corrélation positive entre la présence de sensations génitales et l'accès à l'orgasme (R 2=0,11 [r =0,33] ; Chi2=11,98, p =0,0005). La diminution de l'estime de soir est corrélée à plus de difficultés à atteindre l'orgasme (p =0,0029) 
Étude cas-témoins  Rev Bras Reumatol Engl Ed  2017  Dermatmyosite et polymyosite  23 (16 DM/7 PM)  32,7±5,3 (18-40) et témoins 31,7±6,7  Test de Kolmogorov-Smirnov pour distribution des paramètres. M±écart-type or médiane (25-75 % quartiles) ppour variables continues et en % pour variables catégorielles. Comparaison groupes patient/témoin avec test de Student ou Mann-Whitney pour variables continues  FSQ, FSFI  Diminution des scores chez 60,9 % DM/PM+ vs témoins. Score FSQ plus faible chez les patientes (60 [42-72]) versus groupe témoins (88 [66-87], p =0,021). Pas de « bonne ou excellente » réponse aux questions groupe P alors que présents chez 26,1 % groupe C. Score FSFI plus faible groupe P (y compris tous les sous-groupes) vs C (p <0,05) et score<26,55 a été retrouvé chez 60,9 P vs 14,7 C (p =0,036). Plus de dyspareunies chez les P (65,2 vs 7,7, p <0,001). Pas d'info sur influence maladie ou traitement comme cause des DS 
Étude rétrospective  J Neural Transm  2017  MPI  54 patients et leurs conjoints  64,2±9,9  Analyse de variance (Anova)  SFCE, BDI-II  Évaluation consécutive de 53 MPI+ en couple. Chez la femme, après le diagnostic de MPI, tendance sur l'échelle de Likert à la diminution de la fréquence des rapports sexuels (−0,07), pas de modification de la fréquence de l'orgasme pendant la masturbation mais diminution de la fréquence de l'orgasme pendant les rapports (0,13) et pendants les préliminaires (0,33). Pas de différence significative chez la femme contrairement à l'homme concernant la fréquence de l'orgasme après diagnostic MPI. Les seuls paramètres statistiquement significatifs chez la femme concernent l'importance de la tendresse et communiquer à propos de ses sentiments avec son partenaire. Fréquence dysfonction orgasmique, peur de ne pas satisfaire le partenaire et évitement acte sexuel, détérioration relation. Dépression corrélée avec augmentation rapports sexuels 
Étude transverale cas-témoins  Behav Neurol  2015  TC  39 patientes TC modéré à sévère groupe P et 29 groupe C  36,41±11,87 groupe P et 36,34±11,97 groupe C  Tests de Kolmogorov-Smirnov et Shapiro-Wilk, p <0,05  SQoL, FSFI, SDI, ISS  Femmes TC rapportent une diminution de leur satisfaction sexuelle dont orgasme. comparativement au groupe témoin. Résultats statistiquement inférieurs chez TC vs témoins pour la SQoL (p <0,001), les sous-échelles de désir FSFI (p 0,05), l'excitation (p - 0,05), la lubrification (p 0,05), l'orgasme (p 0,05), et la satisfaction (p 0,05), et l'ISS (p <0,001). L'évolution de l'âge influence négativement l'orgasme contrairement au temps passé depuis le TC dont l'orgasme évolue positivement avec le temps. Corrélation négative symptômes TC et fonction orgasmique. Corrélation positive TC et excitation chez les femmes. 52,1 % dépressifs d'après BDItroubles orgasme et jouissance chez la F 
Étude prospective  J Neural  2015  SEP  50  37,0±9,9  Test de Shapiro-Wilk et test de Spearman pour corrélations, p <0,05  FSFI, EDSS, temps évolution maladie, Spearman rank corrélation avec charge lésionnelle IRM  Corrélations positives entre score orgasme FSFI et l'aire motrice droite (r =0,41, p =0,003), le cortex frontal droit (r =0,32, p =0,022), cortex frontal inférieur et préfrontal gauche (r =0,3, p =0,032), l'amygdale droite (p =0,3, p =0,033) et les zones moyenne et inférieure du lobe temporal gauche (r =0,29, p =0,042). En revanche, corrélations négative avec les zones périventriculaires temporales gauches (r =−0,32, p =0,023), occipitales moyenne droite (r =−0,29, p =0,024). FSFI-orgasme non corrélé avec âge patient, durée de la maladie et EDSS (p =0,05). Les circuits neuronaux impliqués sont les zones périventriculaires temporales gauches (r =−0,32, p =0,023). Ils observent un comportement désinhibé avec une augmentation de la fonction orgasmique lors de l'atteinte mésencéphalique, pré-frontale et frontale gauches (r =0,3, p =0,0332) 
  Spinal Cord  2015  BM  32  42,8±10,5  Test du Chi2, test de Fisher, Mann-Whitney et Wilcoxon    44 % AIS A/28 % AIS D/19 % AI B/9 % AIS C. 71,9 % des patientes ont eu des rapports depuis la lésion médullaire, 56,3 % couramment, 61 % aussi fréquemment qu'avant la lésion. 56,3 % déclarent avoir des sensations périnéales et excitation lors stimulation chez 56,3 %. 42,9 % sont capables d'atteindre l'orgasme. La plupart des patientes interrogées ne pensent pas que l'amélioration de leur vie sexuelle pourrait améliorer leur QoL, mais pensent que les professionnels de santé pourraient avoir un rôle à jouer dans l'amélioration des dysfonctions sexuelles (87,5 %). Plus de la moitié de l'échantillon interrogé déclarent être actives sexuellement. Les facteurs prédictifs de vie sexuelle sont la préservation des sensations de la zone génitale (72 %, p =0,039) et la vie en couple (83 %, p =0,017) 
Étude prospective  Acta Neuropsychiatr  2014  MPI  89 (58 H soit 65,2 %/31 F soit 34,8 %)  67,74±9,05    HAMD, HAMA, ASEX  ASEX total 18,54±3,27 (8-30) et sous-groupe Orgasme 3,69±1,67 (1-6). Corrélation scores ASEX total et sous-groupe, UPDRS total, HAMD et HAMA : pas de données significatives pour les femmes mais pour les hommes. Corrélation orgasme (p <0,05) avec âge des patients (R 2=0,001, p <0,05), âge du début des symptômes (R 2=0,001), stade H&Y (R 2=0,027), score HAMA (R 2=0,038). Corrélation satisfaction de l'orgasme avec l'âge (R 2=0,009), âge du début des symptômes (R 2=0,004), stade H&Y (R 2=0,017) et score HAMD (R2=0,042) 
Étude prospective petit échantillon  J Sex Med  2014  SEP  204 (137 F/67 H)  50,7±16,4 F et 49,9±15,5 H  Moyenne±ET. Test de Student et analyse Anova et test non paramétriques de Mann-Whitney. Corrélations utilisation modèle de régression linéaire. Pour valeurs dans courbe de Gausse, utilisation non paramétrique par test de Spearman. P <0,05  IIEF (H), FSFI (F), SQoL, BDI, EDSS  Corrélation entre la qualité de vie sexuelle et la fonction orgasmique chez les femmes (r =0,55, p <0,0001) mais aussi chez les hommes (r =0,34, p =0,0364) (test de Pearson)
Chez la femme, après analyse de régression linéaire, corrélation entre la dépression (évaluée via le test BDI) et le score SFQ-28-orgasme (r =−0,34, p =0,001) tout comme la qualité de vie (SQoL-F) (r =−0,46, p <0,0001) contrairement à l'homme où il n'existe pas de corrélation entre l'orgasme (IIEF) et la dépression. La préservation de l'orgasme a un impact très positif sur la qualité de vie chez les femmes (8,7±4,0, p =0,0001) contrairement aux hommes (p =NS) 
Étude postale en cross-over  J Pediatr Urol  2014  SB et myélomeningocèle  44  27,66±5,89  Test t de Student, Chi2 et Fisher, p <0,05  BISF-W  Taux de réponse 56,8 % (25/44) altération de tous les domaines du BISF incluant orgasme (3,75±2,17 SB vs 4,91±0,16 S. Incontinence urinaire (utilisation de couches) était le principal facteur responsable de les troubles sexuels et associés à des scores inférieurs du désir/excitation/initiation activité sexuel 
Étude descriptive prospective  J Sex Med  2013  CMT chez F démyélinisante et axonale  79  <25 ans n =4, 10 % ; 25-30 ans, n =11, 27,5 % ; 31-40 ans, n =6, 15 % ; 41-50 ans, n =12, 30 % et 51-60 ans, n =7, 17,5 %.  Analyse ANCOVA  MFSQ-SEX et MFSQ-partners  30 % de célibataires. Troubles sexuels plus importants chez les jeunes et diminuent avec l'âge (F (4,35)=2,64, p <0,05). La sévérité de CMT a été associée à un meilleur fonctionnement sexuel dans les secteurs du désir, de l'excitation, de l'orgasme, et de la satisfaction : score MFSQ-SEX sévère 26,6±3,8 vs modéré 22,1±6,9, t (37)=−2,52, p <0,05. Concernant la fréquence de l'orgasme p =0,003 et l'intensité 6,65, p =0,014. Les femmes présentant des symptômes plus graves de CMT ont rapporté plus de douleur pendant les rapports 
Étude observationnelle cas-témoins  J Sex Med  2013  Polyneuropathie amyloïde familiale (PAF)  67 ITT51 (PP)  37,7±6,5 (25--52) P vs 33±7,7 (20-50) C  Test de Mann-Whitney pour variables quantitatives et test de Fisher pour variables qualitatives  FSFI total et sous-scores  Troubles sexuels rapportés chez 42 % (IC 95 %=28,3-55,7) des PAF comparés à 12 % des témoins. De tous les patients atteints de PAF, 39,2 % problèmes de désir (IC à 95 % 25,6-52,4), 72,5 % problèmes d'excitation (IC à 95 % 60,2-84,8), 68 % problèmes de lubrification (IC 55,1-80,9), 62 % problèmes d'orgasme (IC à 95 % 48,5-75,5), 39,2 % douleur (IC à 95 %, 25,8-52,6), et 49 % insatisfaction sexuelle (IC à 95 %, 35,3 à 62,7). Après analyse de régression logistique multiple, PAF associés à dysfonction sexuelle chez les femmes (OR 4,3, IC à 95 % 1,2-15,5, p =−0,03), et les domaines affectés sont le désir (OR 5,1, IC à 95 % 1,3-19,7, p =0,02), excitation (OU 4,7, IC à 95 % 1,5-14,1, p =0,007), orgasme (OU 5, IC à 95 % 1,6-16, p =0,007), et satisfaction sexuelle (OU 4,8, IC à 95 % 1,4-16,9, p =0,02). La prise de traitement avec potentiel effet sur dysfonction sexuelle a été trouvé comme étant un facteur prédictif de trouble de l'orgasme (OR 4,2, IC de 95 % 1,1-15,6, p =−0,03), idem pour âge avec insatisfaction sexuelle (OU 1,1, IC de 95 % 1,0-1,2, p =−0,04) 
Cross-sectional, questionnaire postal  Spinal Cord  2011  Femmes BM  392  42,3±11,5    SCIWQ  234/392 ont répondu au questionnaire. 8 % (19/234) déclarent qu'il n'y a pas de modification de l'orgasme avant et après la lésion médullaire. 59 (25 %) décrivent l'orgasme comme une sensation de « flottement » et un sentiment de force décuplé. 38 (16 %) ressentent moins d'orgasmes, aussi bien sur la difficulté à l'accès orgasmique mais aussi au temps plus long pour y accéder ou une sensation orgasmique plus faible qu'avant
31 (13 %) déclarent être satisfaites par la qualité de leur orgasme 
Étude prospective sur faible échantillon  Mult Scler  2007  SEP RR PP SP avec EDSS<6,0  41  44 (21-56)  Test de Fisher, analyse de régression logistique  Quantitative Sensory Testing (QST)+FSFI+entretien  relation statistiquement significative entre la fonction orgasmique et la sensation clitoridienne vibratoire (p =0,0059, r =−0,42, par analyse de régression linéaire). Cela signifie qu'il existe une hyposensibilité vibratoire clitoridienne chez les patientes présentant des DS. Association entre la diminution des perceptions vibratoires clitoridiennes et la dysfonction orgasmique (r =0,423, p =0,006). De même, association significative entre la présence de troubles cérébelleux et la dysfonction orgasmique (p =0,0012). Le QST pourrait être un outil de mesure utile à l'évaluation diagnostique des troubles de l'orgasme avec des valeurs correctes de sensibilité (82 %) et de spécificité (58 %) (p =0,01) 
Étude prospective descriptive  Spinal Cord  2007  Femmes BM  87  41,5±9,2  Moyenne±ET et test du Chi2  Questionnaire spécifique à l'étude non validé  82,8 % orgasme avant accident vs 93,1 % après la lésion. Corrélation entre l'orgasme et la relation de couple pré- et post-lésionnel (p =0,0026). 46 % de la population ont réussi à atteindre l'orgasme en post-lésionnel. Corrélation positive entre la présence de sensations génitales et l'accès à l'orgasme (p =0,0005). Diminution de l'estime de soi corrélée à plus de difficultés à atteindre l'orgasme (p =0,0029) 
Entretiens semi-structurés  Spinal Cord  2005  Femmes BM  37  40,6  Chi2, Student, Fisher, McNemar et Wilcoxon  Questionnaire spécifique non validé  62 % déclarent une activité sexuelle régulière. Pas d'influence du niveau neurologique, grade ASIA, autonomie et/ou TVS chez les femmes sexuellement actives. Diminution de moitié de l'activité pré- et post-lésion, le plus souvent à cause d'une baisse de la libido liée à la perte de sensibilité périnéale (60 %). Diminution de l'accès à l'orgasme de 95 à 53 % après la lésion (p =0,008). L'atteinte de la sensation orgasme était plus difficile et moins intense qu'avant la lésion médullaire (72 %). L'information donnée par l'équipe médicale sur les modifications de leur vie sexuelle était insuffisante ou inexistante 
  J Sex Marital Ther  2004  MPI  75 (32 F/43 H)  63,9±11,3 (31-93) 84 % des patients en couple. Durée d'évolution de la maladie était de 8,9±5,1 et H&Y était de 2,5±0,6. 89,3 % prenaient de la l-dopa et/ou des agonsites dopaminergiques  Score de corrélation de Pearson et test t de Student. Analyse de régression statistique avec variables combinées, p <0,1 et ajustement de R 2  Auto-évaluation ISBI (ISBI Israeli Sexual Behavior Inventory) sur leur vie sexuelle des 6 derniers mois et rétrospectivement avant l'apparition des premiers symptômes de MPI  Femmes reportaient des difficultés d'excitation dans 87,5 % (21/24), 75 % de difficultés à atteindre l'orgasme (18/24), 46,9 % décrivent une diminution du désir sexuel (15/32) et une insatisfaction sexuelle dans 37,5 % (12/32). Par ailleurs, 21,9 % déclarent avoir arrêter tous types de rapports sexuels (7/32) et des rapports douloureux (dyspareunies) dans 12,5 % (3/24). Une proportion de 34,2 % des patients discutent de leurs problèmes sexuels avec leur partenaire. Les patientes non actives sexuellement au moment de l'étude présentaient moins de satisfaction sexuelle (p =0,006), des difficultés à atteindre l'orgasme (p =0,001) et plus de dyspareunies (p =0,004) avant le début des symptômes de MPI comparativement aux femmes actives sexuellement 
Étude contrôlée randomisée  Ann Neurol  2001  Femmes BM  68 groupe BM/21 groupe C  33,88±7,82  Analyses variance Anova  DSFI  La préservation des centres T11-L2 est associée à une meilleure vasocongestion génital d'origine psychogène. Moins de 50 % des BM ont pu atteindre l'orgasme comparé à 100 % des témoins (p =0,001). 17 % des BM avec lésion sacrée complète arrivent à atteindre l'orgasme contre 59 % si autre lésion (p =0,048). BM atteignent moins l'orgasme que les témoins (p =0,001). Scores DSFI diminués BM vs C pour l'estime de soi (p =0,02). BM moins satisfaits sexuellement (p =0,002). Temps moyen d'accès à l'orgasme plus long chez les BM (p =0,049). Majoration FC BM vs C (p =0,001) 
Étude prospective sur faible échantillon  J Urol  2000  SEP  14  47 (34-57)  Chi2 test. Kruskal-Wallis test  PES/EEG, questionnaire aspect général fonction sexuelle (non validé répertoriant principales plaintes des patientes). EDSS  93 % des patientes présentaient de difficultés à atteindre l'orgasme (13/14). Difficultés à atteindre l'orgasme était hautement associée à un PES pudendal absent ou anormal (Chi2 test p <0,01). En particulier, latences anormales des PES chez 6/28 et 20/28 absentes. Une patiente ne présentait pas d'anomalie 
Études prospectives cas/témoins  Mult Scler  2006  SEP  67 inclus51 répondeurs (33 F/18 H)  37,9±8,9 (20-53) DS+/31,6±5,0 (26-41) DS−  Test Chi2, Test de Fisher, Student et Mann-Whitney et Kruskal-Wallis. Spearman Rank pour corrélations  MSISQ-19, EDSS, MMSE  80,4 % DS primaires (altération sensations génitales, 80,5 % diminution libido, 77,5 % diminution fréquence ou intensité de l'orgasme et du désir, troubles lubrification F/érection H 73,2 %). Corrélation à un âge (p =0,036) et un score EDSS (p =0,048) plus élevé. Augmentation DS avec troubles de la concentration (p =0,036). Diminution de l'orgasme corrélée avec l'âge (r =0,47, p =0,001), durée de la maladie (r =0,39 ; p =0,005), EDSS (r =0,32, p =0,025) et anxiété (r =0,33, p =0,019) 




Références



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