Lithotripsie extra corporelle (LEC) dans le traitement de la maladie de La Peyronie.Utilisation d¹un lithotripteur standard (Multiline Siemens) sur des plaques "jeunes" (moins de 6 mois)

08 octobre 2001

Mots clés : maladie de La Peyronie, lithotripsie extra corporelle
Auteurs : LEBRET T, HERVé JM, LUGAGNE PM, BARRé P, BUTREAU M, BOTTO H
Référence : Prog Urol, 2000, 10, 65-71
Objectifs : Le traitement de la maladie de La Peyronie reste controversé. Récemment, la LEC a été proposée pour traiter des plaques symptomatiques. Les résultats, bien que discordants, et utilisant des critères de jugement souvent subjectifs, semblent montrer une certaine efficacité sur les plaques "jeunes", c'est-à-dire en phase aiguë de la maladie. Cette étude a pour but d'évaluer les résultats obtenus avec un lithotripteur classique (Siemens Multiline) sur des plaques apparues depuis moins de 6 mois.Matériel et Méthode : 26 patients ont été inclus dans cette étude prospective. Ils présentaient tous une plaque douloureuse à l'érection. Sous anesthésie générale, la plaque était palpée et injectée avec 0,5 à 2 ml de produit de contraste afin de permettre le repérage radiologique. Tous les patients ont reçu 3000 impacts à puissance 7 kilo-joules en 1 séance. Ils ont tous été revus 1 mois et 3 mois après la séance de LEC.Résultats : La tolérance a été excellente. Parmi les 26 patients traités : 19 patients (73%) ont décrit une diminution très nette de la douleur à l'érection, 8 (31%) ont rapporté une diminution de la courbure à l'érection. Cette diminution n'a été objectivement retrouvée (par le calque ou les photos) que pour 3 patients (11%). Sept patients (27%) ont ressenti un assouplissement de la plaque. Parmi les patients souffrant de dysfonctionnement érectile, 6 (37%) ont noté une amélioration de la qualité de l'érection objectivée par le score IIEF.Conclusion : Il est possible d'utiliser un lithotripteur standard pour traiter les plaques de la maladie de La Peyronies. La LEC semble avoir un effet antalgique net, mais son efficacité sur la correction de la courbure du pénis n'est pas clairement retrouvée dans cette étude.