Lipodystrophies : une complication des inhibiteurs des protéases chez le patient séropositif pour le VIH.

16 juillet 2001

Mots clés : SIDA, complication iatrogène
Auteurs : Hermieu JF, Leport C, Ravery V, Delmas V, Boccon-Gibod L.
Référence : Prog Urol, 1999, 9, 537-540
Les lipodystrophies sous indinavir représentent une nouvelle complication de cette classe thérapeutique.Elles se caractérisent par une fonte des graisses au niveau du visage et des membres et par des dépôts graisseux dans la paroi abdominale (pouvant simuler une masse abdominale), mais aussi dans la cavité abdominale (rétropéritoine, grand épiploon, mésocolon, mésentère).Cette complication, de fréquence variablement appréciée actuellement (24 à 64%), survient dans un délai moyen de 10 mois après le début du traitement. Elle s'accompagne souvent de modifications biologiques à type d'hypertriglycéridémie, d'hypercholestérolémie ou d'insulino-résistance.La physiopathologie et les conséquences à long terme de cette complication demeurent encore mal connues.